The Card Counter
Note moyenne
3,4
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136 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2022
La culpabilité et la mauvaise conscience d’un homme, camouflées sous une pratique de jeux d’argent monomaniaque. Un scandale national, mis un peu vite sous le tapis. Horreurs et traumatismes. Bouc-émissaires et victimes collatérales. Injustice et désir de vengeance. Expiation et rédemption. En revenant sur les atrocités commises par l’armée US dans la prison iraquienne d’Abu Ghraib, Paul Schrader développe un scénario dur et sec, qui essaime dans ces multiples directions. Toutes aussi impactantes les unes que les autres. L’évocation du monde du jeu est l’arbre qui cache une forêt sombre d’où sortent deux personnages ravagés : un ex-GI devenu joueur professionnel et un jeune homme orphelin d’un père soldat, suicidé. Le premier va prendre le second sous son aile. Il y avait un énorme potentiel dramatique dans cette relation, concrétisé honnêtement, mais partiellement, à cause d’une caractérisation un peu faible du jeune homme et d’un manque de scènes évoquant son évolution. L’histoire reste néanmoins forte, mise en images avec une sobre intensité et une froideur nerveuse qui sont aussi les qualités du jeu d’Oscar Isaac, excellent. Par peur de trop de noirceur, peut-être, Schrader a accentué l’importance du troisième personnage central du récit, personnage féminin qui amène un peu de douceur, de tendresse et d’amour dans cet univers plombé. Une importance jusque dans la scène finale, assez convenue, qui laisse une pointe de regret en termes d’aboutissement, sans remettre en cause pour autant l’efficacité de l’ensemble.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2022
Paul Scrader réalise avec the card counter un film absolulement fascinant, une œuvre sombre et tortueuse sur fond de tournoi de pocker qui traite du passé sombre de l'Amérique. D'une beauté crépusculaire, le film aux forts accents bressoniens est hanté par l'interprétation magistrale de Oscar Issack. La mise en scène élégante de Schrader associé à une bande originale aussi somptueuse qu'hypnotique contribue à la réussite de ce récit de redemption et de vengeance qui évoque autant la tragédie antique que le film noir. Malgré une certaine froideur, le récit reussit même à émouvoir à travers notamment une romance d'une splendide sobriété. Bref Schrader a fait fort avec the card counter, sans aucun doute l'un de ses plus beaux films.
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2022
The card counter denote des thrillers modernes par sa quasi absence d’action, sa noirceur absolue dénuée d’espoir, sa lenteur contemplative. Et ce qui dit ainsi sonne comme des défauts, lui confère en fait une intensité folle, sublimée par le magnétisme d’Oscar Isaac. Au travers de l’histoire de l’homme qu’il incarne, ce sont les regrets et les traumatismes de tout une société qui s’expriment.
Just A Word
Just A Word

11 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2022
À l’opposé des films Marvel et autres blockbusters de l’année 2021, Paul Schrader propose une expérience en nuances de gris où le super-héros est aussi le super-vilain. Produit par Martin Scorsese, The Card Counter est le dernier film du scénariste de Taxi Driver et réalisateur de Blue Collar.
Après un passage remarqué au festival de Deauville et à la Mostra de Venise, le long-métrage arrive dans les salles obscures françaises avec une réputation des plus flatteuses.

Au centre de The Card Counter, Oscar Isaac (William Tell), ancien militaire américain dont on sait peu de choses au départ si ce n’est qu’il sort de prison et passe sa vie entre casinos et motels cheap. Particulièrement doué, William prend soin de rester bien en-dessous des radars afin de ne pas attirer l’attention (puisqu’on compter les cartes n’est pas très bien vu lorsque l’on joue au Black Jack). Il va même jusqu’à refuser l’offre de La Linda (Tiffany Haddish) lorsque celle-ci lui propose d’être sponsorisé. Tout change cependant lorsque William croise Cirk, un jeune homme en quête de vengeance. Celui-ci lui propose de retrouver un ancien haut-gradé militaire, le major Gordo, pour le torturer et le tuer.
Cirk tient en effet Gordo pour responsable du suicide de son père et de sa vie brisée qui semble ne plus avoir de sens lorsqu’il rencontre William.
Dès lors, les deux hommes se rejoignent pour la tournée des casinos et William accepte l’offre de La Linda dans un but bien précis : offrir un nouveau départ à Cirk.
The Card Counter est le portrait d’un homme en quête d’une rédemption impossible. Oscar Isaac, génial de bout en bout avec sa poker face qui se fissure quand on l’attend le moins, incarne un militaire torturé par son passé et les crimes affreux qu’il a commis à la sinistre prison d’Abou Ghraib sous l’égide du major Gordo. Huit années de prison n’y ont rien changé, William est un homme brisé qui ne supporte plus que la routine et la répétitivité du monde du jeu. Un monde où le hasard semble réserver aux novices et dans lequel William évolue en vrai surdoué.
Paul Schrader tente l’exercice périlleux de mettre en parallèle le monde du jeu professionnel et celui du tortionnaire militaire. Pour y rester maître, il faut déchiffrer les cartes de l’adversaire mais aussi sa psychologie, pour mieux le briser et le vaincre. William évalue les côtes, calcule les chances, compte les cartes, devine les autres joueurs.
Mais William est surtout un spectre vengeur en quête de pardon.

Ce pardon, c’est en éloignant Cirk du chemin de la vengeance aveugle et brutale qu’il pense le trouver. Mais comme lui dira le vrai responsable de toute cette horreur : « Chacun est responsable de ses propres actes ».
Homme brisé, à la fois monstre et ange gardien, William se révèle par petits bouts où Paul Schrader utilise voix-off et fish-eye pour quelques séquences traumatiques qui usent les nerfs et distillent la terreur.
En réhumanisant son héros déchu, le réalisateur nous montre le pire du visage américain : une violence inhumaine, la domination de l’argent, la solitude des motels, l’artificialité de la justice. Avec The Card Counter, le spectateur s’enfonce dans les tréfonds de l’horreur bordés par les lumières chatoyantes des casinos, nouveaux temples de la civilisation américaine où le faux est roi, jusqu’au champion made in USA bouffon et arrogant.
Paul Schrader s’intéresse à l’humanité démolie de ses personnages et montre les failles, les blessures. Celles, évidentes, de William, déjà tombé en enfer mais aussi celles du jeune Cirk, battu par son père et abandonné par sa mère sans même parler de La Linda qui a déjà vu le tilt à l’œuvre sur celui qu’elle aimait. Ensemble, ces gueules cassées s’embarquent dans un road trip qui ne peut que mal tourner.
Formellement, The Card Counter mise tout sur son personnage principal, faisant reposer l’entièreté de ce récit au noir sur les épaules d’un Oscar Isaac constamment suivi et traqué par la caméra. On alterne les chambres froides et désincarnées de motels anonymes transformés en salles de torture prêtes à l’emploi et les salles de jeux clinquantes et bourdonnantes où William se concentre et oublie le passé qui le poursuit. Seulement voilà, peut-on indéfiniment fuir ses démons ? Le chemin de la rédemption sera aussi douloureux qu’il le faut et c’est en toute fin de métrage que Paul Schrader offre une porte de salut, par un geste d’amour et de pardon, le pardon d’autrui. Puisque William semble au-delà de pouvoir se pardonner lui-même.

Film cathartique où la rédemption se paye en livre de chair, The Card Counter offre un rôle magnifique à un Oscar Isaac bluffant, dans tous les sens du terme. Thriller noir qui égratigne l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui et montre les horreurs quand on s’y attend le moins, le long-métrage de Paul Schrader s’impose naturellement comme l’un des sommets cinéma de l’année 2021.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2022
Pendant 1h40, The Card Counter est très supérieur à ce que j'avais imaginé. Paul Schrader et Oscar Isaac parviennent à créer une ambiance très particulière, mélange d'hyper-rigueur d'un ancien détenu psychorigide et de superficialité des casinos d'Atlantic City, Kansas City et Saint-Louis. La mécanique du joueur professionnel, allant de salle de jeu en salle de jeu, est parfaitement décrite. L'ensemble étant souligné par des choix musicaux singuliers. Petit à petit, on saisit comme cet homme soumis à l'irrationalité la plus violente lors de la guerre en Irak se réfugie dans une approche scientifique des jeux de hasard et gagne ainsi sa vie. Les deux principales rencontres qu'il fait sont assez convaincantes. La Linda, rabatteuse de joueurs pros, porte en elle cette part d'étrangeté qu'on retrouve partout ailleurs dans le film. Le plus jeune n'est en soi pas formidable, mais l'idée du rachat qu'engage le personnage d'Oscar Isaac via ce fils de vétéran suicidé fonctionne assez bien. Oscar Isaac lui-même porte l'essentiel du film, assurément. Tout fonctionne bien jusqu'aux spoiler: dix dernières minutes, moins convaincantes. On a vraiment le sentiment qu'en se mettant à une table 2h pour réfléchir à une autre fin possible, on trouverait bien mieux...
C'est un peu dommage.
Victor B
Victor B

2 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2022
Une mise en scène qui sait se faire discrète et éclater quant il faut, un Oscar Isaac incroyable, un scénario génial, une très belle bo. Bref, un excellent film qui connaît des moments de génie.
Hulufo
Hulufo

7 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2022
Dans la continuité de son travail avec "First reformed", Paul Scrader métamorphose le photographie en un essai glacé et funèbre.
La vie de ce compteur de carte : sa déformation du souvenir et la fiscion des néons en seule source d'existence. 
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2022
Critiques elogieuses, pour un film de Schrader qui m'a laissé perplexe. Mise en scène superbe, mais scénario alambiqué: même si on comprend les traumas du " compteur", la liaison guatanamo-jeu de cartes m'a semblé artificielle. On s'y perd au fur et à mesure que le film avance. Évidemment on pense à "Taxi driver", du même scénariste et de Scorcese, qui produit le film...la boucle est bouclée ! Trop long, trop emphatique, la fin en particulier me semble inutile.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 janvier 2022
Rarement ai-je vu un film aussi invraisemblable et risible. Le scénario ? Une histoire débile de vengeance, initiée par un jeune homme pour qui le héros va avoir de l'affection.
Au secours.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2022
Un militaire engagé pendant la guerre d'Irak et qui a œuvré à la prison d'Abou Ghraib, de sinistre mémoire, est sorti de prison après une condamnation de plus de huit ans aux états-unis. A l'epoque une photo avait ete publiée sur des exactions commises dans cette prison et les militaires qui figuraient sur cette photo avaient tous été condamnés. Pourtant leur chef, formé pendant la guerre du Nicaragua et reconverti comme mercenaire recruté pour former à faire parler les détenus, n'avait pas été poursuivi uniquement car il ne figurait pas sur cette photo. Hypocrisie totale, absence d'implication des donneurs d'ordre politiques et militaires américains de premier ordre (Donald Runsfeld apparaît à l'écran dans une séquence d'archives) le ressentiment des militaires condamnés ne s'est pas complètement tari. Un d'entre eux, sorti de prison, s'est reconverti dans les jeux de cartes ou il excelle, grâce à sa mémoire exceptionnelle qu'il a cultivé en prison : il sait " compter les cartes" ce qui lui permet de gagner contre le casino. Il rencontre un jeune homme , qui veut venger le suicide de son père lui aussi bouc émissaire dans l'affaire Abou .Excellent dans sa première demi-heure, le film decrante peu à peu et perd en intensité dans sa seconde partie. La faute sans doute au scénario pas toujours bien amené. Le casting est plutôt réussi ( à l'exception de l'acteur interprétant le jeune homme). Oscar Isaac, vraiment excellent porte le film sur ses épaules. La réalisation et la photo sont particulièrement réussies. Il faut dire que Paul Schrader est loin d'être le premier venu. Je pense à ses premiers opus et notamment à "mishima" qui m'avait particulièrement séduit lors de sa sortie. Afin d'avertir le spectateur éventuel, il faut préciser que le film ne porte pas sur le jeu qui n'est finalement qu'un prétexte. Il est utilisé pour souligner la clairvoyance acquise par le héros dans l'exercice de ses tâches ignobles pour jauger ses adversaires. Les réactions humaines n'ont plus de secret pour lui. D'autant que ses lectures et notamment celle de l'empereur romain Marc Aurèle , stoïcien et auteur de " pensées pour moi même" l' on converti à la faculté de mettre la douleur à l'écart de soi-même. Rappelons que le rapport à la douleur et à la souffrance est une des clefs de l'école de philosophie stoïcienne.La scène dans la prison Nord-américaine ou il se relève plusieurs fois, le sourire aux lèvres après avoir reçu des coups de la part d' un co détenu témoigne de la conversion au stoïcisme du héros. "Card counter" est finalement une variation politique sur l'engagement des usa en Irak. Il souligne que les véritables responsables de ce chaos, ne sont pas ceux qui se sont sali les mains. Ce sont ces derniers qui porteront seuls le poids de la culpabilite des traumatismes et qui ne quitteront plus leur prison mentale et réelle. Meme l'amour rencontré ne pourra rien contre la négativité tatouée à jamais dans les méandres de la psychologie des acteurs de terrain. En témoigne la valise des instruments de torture qu'il a toujours avec lui et l'emballage des meubles de ses chambres d'hôtel, mon hypothèse est qu'elle témoigne de la prégnance des pratiques de préparation aux séances de torture dont il ne peut plus se départir. En tout cas certainement pas comme la volonté de ne pas laisser ses empreintes comme je l'ai lu dans un article de la part de la critique professionnelle ( qui confond d'ailleurs dans le même article Guantanamo et Abou Ghraib, mais passons). Le dernier plan laisse entendre un futur heureux encore possible. Sans doute, un faux film grand public.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2022
Un film tout simplement excellent de Paul Schrader avec un Oscar Isaac éblouissant au paroxisme de la retenue et de la justesse de jeu. Le monde du jeu parcouru par un homme solitaire pour spoiler: venir en aide à un jeune homme
. Une forme spoiler: de rédemption
pas banale qui se vit comme un thriller où les plans traduisent avec maestria les états d'ames des protagonistes avec humanité et délicatesse pour évoquer parfois spoiler: l'inhumanité passée
. A voir absolument !
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

36 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2022
Film en toute sobriété où les actions se déroulent dans un ensemble de lieux qui se ressemblent : des casinos luxueux, des chambres d'hôtels dénaturées par le héros du film. Les personnages passent beaucoup de temps à jouer ou au comptoir et pourtant, je ne saurai expliquer pourquoi, l'ennui ne m'a jamais traverser. Les acteurs savent se contenir, les plans rapprocher nous absorbent dans des détails de peaux, de tissus de tapis de jeu. Il n'y a rien qui dépasse, les émotions sont retenues, insufflée. Les relations entre les personnages sont évidentes, ne passent jamais en force. la Linda est un type de personnage assez rare au cinéma, aussi bien par son physique que par son caractère. Tous les protagonistes ont de multiples facettes, mais, en tant que spectateur, on reste convaincu de leur profonde gentillesse. C'est un film, qui, en ce sens, est très juste et qui se joue du cliché des films de soldats américains, qui sont souvent présentés comme des héros, fiers de leur patrie. Ce film est d'une profondeur insondable, hermétique et absorbant. Tout est dans les émotions les textures, les sensations. Je mettrais un bémol sur la fin, qui est peut-être un peu disconante par rapport au reste du film.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2022
Paul Schrader est un réalisateur également connu pour avoir rédigé les scénarios de plusieurs longs-métrages de Martin Scorsese : “Taxi Driver”, “Raging Bull”, “La Dernière Tentation du Christ” ou encore “À tombeau ouvert”. Pour son vingt-deuxième film derrière la caméra, Schrader met en scène Oscar Isaac dans la peau d’un joueur de poker qui sillonne les casinos. Un jour, il croise le personnage joué par Tye Sheridan et le prend sous son aile. C’est avec sobriété que le cinéaste déroule son scénario introspectif et y appose une mélancolie énigmatique sur le regard de l’ancien militaire qui fuit ses anciens démons par le jeu. Oeuvre pas franchement optimiste, on a finalement du mal à ressentir de l’empathie pour un compteur de cartes certainement trop dans la retenue.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
HASTENEP
HASTENEP

14 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2022
Une très belle mise scène avec une interprétation incroyablement subtile d'Oscar Izaac.

On ne voit pas le temps passer
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 janvier 2022
Je m'attendais à un bon thriller avec une ambiance à la Scorcese...mais rapidement les invraissemblances du scénario, la lourdeur de certains plans et le jeu des acteurs souvent perdus m'ont fait comprendre que cela ne serait pas. Heureusement certaines répliques abracadabresques sauvent le film et ont fait que j'ai finalement passé un bon moment avec ce nanar.
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