Hinterland
Note moyenne
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Florence Bisiaux
Florence Bisiaux

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4,0
Publiée le 15 novembre 2025
très étonnant. Univers visuel impressioniste, nous plongeant aussi dans une esthetique . A voir
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Hinterland est signé d’un réalisateur dont j’avais bien aimé le premier Anatomie et pas du tout le 2e ! Par la suite il m’avait plus ou moins déçu avec des incursions dans le genre horrifique pas très attrayantes. Avec Hinterland il signe cela dit son meilleur film ! Déjà le métrage séduit sur la forme. Bourré de référence à l’expressionnisme allemand, au steampunk, au réalisme du XIXe siècle, on plonge dans un film au visuel très séduisant. Dans une ville de Vienne biscornue, sale, effrayante, décadente, à la fois fantastique et étrangement réaliste par une multitude de références historiques judicieusement placées, Hinterland est un film très beau qui exploite à merveille le tout numérique. Ca pourra rappeler le cinéma de Del Toro mais avec une patte très personnelle néanmoins, à savoir cette tonalité ironique, sarcastique, cet humour noir qui passe par l’image et qui est vraiment typique du réalisateur. Il y avait cette même manière ironique de filmer l’horreur dans Anatomie par exemple. Visuellement c’est très bon, et les scènes horrifiques sont filmées comme des tableaux macabres (attention, le film peut heurter les âmes sensibles).
Là-dessus faut admettre que le casting tient la route. Murathan Muslu impose son charisme, son physique imposant, il porte un personnage torturé avec une conviction certaine et il a pas de mal à se draper de la noirceur du métrage. Autour de lui de bons seconds rôles écrits de surcroit de façon évolutive et jamais monolithique. Même si la présence de Liv Fries fait un peu « quota féminin » car elle ne sert pas à grand-chose hormis la romance forcée, l’actrice arrive à lui donner du relief et à trouver sa place au milieu de ce casting viril et borderline ! Mention spéciale aux 3e rôles, souvent des trognes improbables !
Le scénario a l’intelligence de ne pas utiliser l’histoire comme un simple décorum mais de s’en emparer vraiment pour son récit et même de la placer au cœur de celui-ci. Ca apporte une vraie intelligence au métrage qui reste néanmoins surtout un film policier plutôt qu’historique, même si le film aborde des thématiques variées comme le difficile retour des vétérans, à fortiori dans un pays défait. Paradoxalement, tous ce fond d’intrigue m’a peut-être plus convaincu que l’enquête qui au final est presque un prétexte. Il y a quelques facilités scénaristiques, on aurait aimé un poil plus d’aspect scientifique pour soutenir le petit côté steampunk du film, et surtout mieux employer la médecin légiste, Fries, qui comme je disais est très présente mais au final se contente de constatation superficielle lorsque sa sagacité aurait pu la rendre indispensable à l’enquête. Maintenant l’identité du tueur est soigneusement dissimulée, le rythme est globalement solide, on a ce qu’il faut de gore et le ton caustique n’est pas déplaisant.
Franchement, Hinterland est un film très appréciable comme j’aimerais en voir plus. C’est très imaginatif sur la forme, original par le contexte (Vienne, 1918), ça mélange les genres avec une certaine habileté, c’est bien interprété… Ah, peut-être une petite déception sur la bande son, pour le moins oubliable. C’est dommage dans ce genre de métrages. 4
Enzo.C
Enzo.C

3 abonnés 78 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2025
FIlm au style gothique mal géré, tout comme la colorimétrie qui laisse à désirer.

Et l'histoire urait pu être mieux écrite.
Virgile Ottin-Pecchio
Virgile Ottin-Pecchio

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 avril 2024
Quelle claque, dans un Vienne bouleversé au lendemain de la première guerre mondiale notre héros découvre une société qu'il ne reconnaît plus. Plus que le thriller c'est le portrait expressionniste d'un Vienne changeant que nous livre ce film .
Bravo
LEMON
LEMON

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2024
beaucoup de recherche dans la mise en scène et les décors pour faire apparaitre le décalage ressenti par les soldats de retour à 'l'arrière', ça fait penser aux décors de théâtre, à la bande dessinée et c'est plutôt réussi; il y a des scènes superbes.
On a du mal à ressentir de l'empathie pour les héros (sauf pour la jolie médecin), et c'est sans doute voulu car les prisonniers ont manifestement perdu toute humanité.
Mais le film a l’intérêt de faire revivre l'époque d'après première guerre mondiale où l'empire d’Autriche Hongrie à disparu et où le nazisme a pris naissance en Autriche.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2023
Avec ses crimes rituels sanglants qui terrorisent la Vienne des années 20, ‘Hinterland’ ressemble à une version autrichienne d’un roman de Jean-Christophe Grangé. D’ailleurs, un autre point commun à établir avec les diverses adaptations de Grangé à l’écran tient au fait que si on est charmé quand le film s’attèle à planter le décor, la résolution finale du mystère laisse systématiquement le spectateur sur sa faim, sur le mode du “Tout ça pour ça?”. Il n’empêche que le scénario de ‘Hinterland’ parvient à balader le spectateur pendant tout le film sans trop l’aiguiller vers le coupable, ce qui, après tout, est tout ce qu’on demande à un polar fonctionnel. La spécificité de ‘Hinterland’ repose sur le fait que l’enquêteur mais aussi les victimes sont tous d’anciens soldats revenus des camps des prisonniers à l’est plusieurs années après la chute de l’empire austro-hongrois. Déboussolés, amers et rejetés par leurs concitoyens, ils découvrent un pays réduit au statut d’état-nain et une société hédoniste, républicaine et cynique, qui ne veut plus rien savoir de l’ancien monde pour lequel ils ont tout sacrifié. Pour figurer la désorientation dans laquelle les plonge ce monde qu’ils ne reconnaissent plus, la Vienne du film ressemble à un cauchemar expressionniste, une hommage à un siècle d’intervalle aux visions artistiques radicales de Wiene et Murnau, dont les palais aux lignes de fuite irrégulières et les églises déformées ne répondent à aucune des lois architecturales les plus élémentaires. C’est parfois un peu trop ostentatoire, un peu trop numérique, mais ce choix dote ‘Hinterland’ d’une identité visuelle forte.
malioth
malioth

50 abonnés 309 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2023
Thriller tout à fait exceptionnel! Tant pour son scénario, que sa mise en scène, son ambiance... Pas aussi bon que Seven ou Usual suspects mais on s'en rapproche.
Ibel67
Ibel67

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2023
Remarquable . Je regrette de voir que ce film n.a ete que peu apprécié. Le sujet du retour de la guerre y est traité avec noirceur sur fond denquête policière bien menée. L.acteur principal est remarquable.je recommande.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2023
Il y a un partie pris dans le design, on aime ou on aime pas, c'est particulier, tout est penché, ya pas un cadre de porte droit ou un seul sol plat, même le cameraman film de travers, c'est pas possible tout ça.
j'suis resté totalement en dehors du film.
Il y a une scène dans un bar café ou les tables sont évidement en biais, comment se fait il que les assiettes et tasses ne glissent pas ?

Pourquoi la dernière victimes n'a pas une mort en lien avec le nombre qu'est 19 ?

Film gris et moche.
masthom775
masthom775

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2023
Une histoire bien tordue, un personnage central bien campé, une esthétique qui m'a rappelé le film Vidocq !? Et au final un bon moment de cinéma.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2023
Une demi-douzaine de soldats en piteux état regagnent Vienne en 1920 après avoir été prisonniers en Union soviétique. Ils ne reconnaissent rien à la capitale de l’ancien Empire austro-hongrois, dévastée par la guerre. Parmi eux, Peter Perg, un ancien inspecteur de police. Il va reprendre son ancien travail et enquêter sur une séries de crimes sadiques qui frappent ses anciens compagnons d’armes.

"Hinterland" est constitué de deux ingrédients différents : un fond et une forme.

Le fond n’est pas très intéressant. Il s’agit d’une banale enquête policière, comme on en lit tant et tant dans ces romans policiers qui se voudraient attrayants parce qu’ils se déroulent en d’autres temps ou sous d’autres latitudes : polar islandais, enquête dans la Chine des Ming ou dans l’Irlande du Moyen-Âge. Je sais le succès de ces ouvrages – dont ma belle mère, notamment, raffole – mais je les trouve insipides et répétitifs. Les rebondissements dont est émaillé le scénario de Hinterland manquent trop de finesse pour me faire changer d’avis sur cette littérature.

En revanche, la forme de Hinterland m’a enthousiasmé. Faute de disposer des moyens de reconstituer la Vienne des années vingt, Stefan Ruzowitzky a choisi de filmer ses acteurs sur fond bleu puis d’insérer des décors. Ces décors, aux lignes distordues, aux perspectives aberrantes, comme en voit un échantillon en arrière-plan de l’affiche, sont bluffants. Au point qu’en les scrutant, on en perd le fil de l’action. Ils constituent autant d’hommages aux films expressionnistes allemands – qui étaient eux aussi filmés en studios avec des décors artificiels – mais aussi à la bande dessinée (on pense aux univers de Tardi ou au "steam punk").
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2023
Le film est une réussite, tant visuelle que scénaristique, car il traite du retour à la vie civile de militaires autrichiens après la fin de la 1ère guerre mondiale (beaucoup moins traité au cinéma que le sort des soldats allemands dont le pays soutenait l’empire austro-hongrois qui avait déclaré la guerre à la Serbie) et de la chute de l’empire austro-hongrois (1867-1918) qui devient une république pour la partie autrichienne, et sur lequel se greffe une enquête sur un tueur en série sadique [ambiance rappelant celle de « Seven » (1995) de David Fincher]. Grâce à une photographie expressionniste voire steampunk du Suisse Benedict Neuenfels, où les bâtiments de Vienne, les murs et le sol sont déformés, le réalisateur rend bien compte de l’état d’esprit du personnage principal, Peter Perg (Murathan MUSLU), lieutenant pendant la guerre, prisonnier pendant 2 ans en Russie (le front austro-russe, en Galicie, est beaucoup moins connu que le front franco-allemand) et commissaire réputé avant la guerre ; il a du mal à retrouver sa place dans la vie civile et ceux qui sont restés à Vienne (qualifié, probablement, d’hinterland, arrière-pays en allemand) n’ont pas été impactés par la guerre.
Philippe Glapa
Philippe Glapa

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2023
Très prenant, ce film au scénario original est porté par l'acteur principal d'une force et d'une profondeur extraordinaire. Décor hyper réaliste! Le retour des soldats après la guerre, gênant pour la population qui est restée à l'arrière, est très bien perçu.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2023
C'est un plaisir que de se plonger dans un tel film graphique qui colle à une esthétique qui tangente la BD. Je me souviens d'un des films de Rohmer qui avait touché cette forme avec une histoire de Philippe Égalité passionnante.
Là on est après l'effondrement de l'empire austro hongrois plus précisément deux après et la libération d'un camp de prisonniers qui rentrent dans un pays qu'ils ne reconnaissent plus. Donc au début des années 20. L'intrigue est policière avec des meurtres qui obéissent à un rite macabre et violent. C'est bien mené et le film dit plus de choses qu'il n'en montre sans tomber dans l'exégèse. L'acteur principal est ultra massif et ressemble à l'empereur Guillaume II d'Allemagne. Pas de relation directe mais le film est intéressant pour ce pan de l'histoire des empires centraux défaits en 1918 après avoir déclenché la guerre. A voir.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2023
Mauvais polar travesti en pseudo œuvre d'art.
Tout est mauvais, interprètes, reconstitution lourde et décor expressionniste appuyé.
À fuir.
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