Hinterland
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Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2023
Mais quel spectacle !
Sur fond de Vienne, anamorphosée (images magnifiques), une intrigue historique qui nous éclaire sur les réalités de l'après guerre, 14, 18, et les horreurs vécues par les Allemands prisonniers dans la nouvelle URSS.
L'intrigue policière, certes, improbable, sert bien l'évocation de cette période.
Mais aussi, on y « vit" les drames qu'entraîne un changement radical de régime : on découvre, ainsi que servir l'empereur ne voulait pas dire servir son pays.
À transposer dans les situations analogues vécues ultérieurement en Roumanie, en Grèce, en Bulgarie…
Et subtilement, on voit aussi pourquoi le nazisme pointe le bout de son nez.
Vraiment mémorable !
Le cinéphile

793 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2023
Même si Hinterland est une œuvre singulière, à l'esthétique étonnante qui rend hommage à l'expressionnisme allemand, le long-métrage souffre d'une intrigue ennuyeuse et de dialogues fonctionnels hallucinants de banalité... Dommage, que le visuel ne suffise pas...
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 226 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 janvier 2023
Vienne, 1920, après l’effondrement de l’empire austro-hongrois, Peter Perg revient après deux ans de captivé. Ce soldat de la Première Guerre Mondiale ne reconnait plus sa ville, ni son pays, au point de se sentir étranger chez lui. Alors qu’il tente de reprendre ses marques, au même moment, plusieurs vétérans sont retrouvés torturés et assassinés…

Si comme moi, vous n’avez regardé aucun teaser du film, le dépaysement sera total et pour cause, l’intégralité du film a été entièrement tourné sur fond bleu (excepté la scène finale). N’ayant jamais apprécié les films qui étaient totalement réalisé en numérique (où les acteurs sont filmés sur fond bleu, avant de rajouter en post-production des décors numériques), il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour pleinement y adhérer, d’autant plus que le film se déroule dans une Autriche inventée de toute pièce et pour cause, le réalisateur s’est inspiré de l’expressionnisme allemand, conférant au film une déformation de la réalité (avec des formes géométriques et des décors penchés ou tordus)

Hinterland (2021) nous immerge au cœur d’un roman graphique expressionniste et à des allures de pièce de théâtre, à en voir les différents plans, la mise en scène et les acteurs évoluant dans des décors dont l’échelle de plan varie sans cesse.

Après avoir été oscarisé avec Les Faussaires (2008), Stefan Ruzowitzky nous plonge dans la capitale autrichienne méconnaissable, réinventée de toute part. Oscillant entre le polar et le thriller horrifique, avec pour originalité, cette esthétique propre à l’expressionnisme allemand digne du Cabinet du docteur Caligari (1920) de Robert Wiene.

Artistiquement audacieux mais plombé par une écriture apathique et un manque de cohésion.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Bart Sampson

416 abonnés 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2022
Mais quel choc !!!!
Ceux qui avaient déjà vu son précédent succès "Le Faussaires" ( Oscar du meilleur film étranger) connaissent les cinéma de Stefan Ruzowitzky.
Il place encore une fois la barre très haute avec HINTERLAND.
Vienne, 1920. Après l’effondrement de l’empire austro-hongrois, Peter Perg, soldat de la Grande Guerre revient de captivité. Tout a changé dans sa ville, où le chômage et les pulsions nationalistes prennent chaque jour un peu plus d’ampleur. Il se sent étranger chez lui. Soudainement, plusieurs vétérans sont brutalement assassinés. Touché de près par ces crimes, Peter Perg s’allie à Theresa Korner, médecin légiste, pour mener l’enquête. Au fur et à mesure de ses découvertes, Peter se retrouve malgré lui mêlé aux évènements et doit faire face à des choix cruciaux dans un chassé-croisé aux allures de thriller expressionniste.
Le film est un bijou à la hauteur de Guillermo Del Toro (non je ne plaisante pas !) et reprend l'esthétique d'un film comme "Freaks Out" en adoptant une approche steampunk très "fin de siècle "Viennoise et une noirceur digne des pires thriller scandinaves...
Le film utilise des effets spéciaux pour tous les décors et montre un univers tout en bâtiments qui se tordent, un monde prêt à s'écrouler à l'approche du Nazisme. ( je vous ai mis quelques images)
C'est d'une beauté folle, le scénario et génial et les acteurs formidables.
Quel film !!!!!
Gautier M.
Gautier M.

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2022
Très belle surprise. Un aspect historique d'un point de vue différent de ce que l'on connaît habituellement. Belle musique. L'histoire est bien amenée ! Cela fait plaisir de voir une version originale sous titrée allemande dans un cinéma français.
Un des spectateurs de la salle y était figurant, sa compagne n'a pas manqué de le faire remarquer c'était très sympa.
Bravo !
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2022
A la fois, film policier et film historique, "Hinterland" tire son originalité de son esthétique expressionniste qui accompagne parfaitement une action se déroulant en 1920. Dans une interprétation très solide, on remarque particulièrement la jeune comédienne allemande Liv Lisa Fries. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-hinterland/
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2022
"Hinterland" est un thriller sombre et singulier grâce à une mise en scène déroutante avec ses décors expressionnistes et ses cadrages impactants. On en oublierait presque son macabre scénario.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2022
Hinterland de Stefan Ruzowitzky, dont on se souvient de l'oscarisé Les Faussaires, intrigue et fascine autant par la qualité de son scénario (avec quelques failles quand même) que par son identité visuelle. Le film se déroule à Vienne, au début des années 20, au sortir d'une guerre perdue, avec des soldats qui ne reconnaissent plus rien de leur ville et de leur vie d'avant et qui se sentent comme humiliés par une population qui n'a que faire d'eux, symboles de la défaite et d'un monde révolu. Là-dessus, se greffe un véritable polar assez perturbant de par ses ramifications avec le conflit qui s'est achevé quelques années plus tôt (n'en disons pas plus). Mais le film se différencie principalement par son atmosphère sordide et l'utilisation systématique du numérique pour recréer les décors de la capitale autrichienne en une époque où les extrémismes commencent à émerger, préfigurant une nouvelle conflagration mondiale. Cet univers digne de l'expressionnisme allemand, avec ses effets spéciaux qui distordent le paysage urbain, et qui coïncide avec l'univers mental de son personnage principal, ancien lieutenant de l'armée austro-hongroise, éloigne Hinterland du réalisme et le pousse vers un fantastique presque gothique, à la façon du récent Les mystères de Barcelone, mais avec bien plus de densité poisseuse et dramatique. Le premier rôle du film est interprété par l'acteur autrichien Murathan Muslu, aussi impressionnant que minéral.
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2022
Comme d'autres soldats avec lui, Perg revient de la Grande Guerre en étant profondément marqué par tout ce qu'il a vécu. Après avoir vu des paysages de désolation sur leur chemin de route, il arrive à Vienne pour découvrir une ville qu'il ne reconnaît plus. On découvre nous-mêmes une ville étrange avec des immeubles "inclinés" et ses rues où les pires choses se produisent la nuit avec ce tueur en série qui fait régner la terreur. Perg va prêter main-forte aux autorités pour arrêter la personne qui torture ses victimes qui ont toutes un point en commun. L'enquête n'est pas très passionnante avec peu de fausses pistes et quasiment pas de rebondissements. La principale attraction de ce film est son esthétique très spéciale. C'est clairement une motivation artistique plutôt que budgétaire, mais c'est très spécial et pas très beau... On se croirait parfois dans un point and click avec le décor de fond qui semble totalement factice, mais c'est en réalité plutôt un clin d'œil ou hommage au cinéma expressionniste allemand. Cela ne m'a pas plu, mais pas dérangé non plus, c'est encore une fois surtout le scénario que je n'ai pas trouvé terrible avec cette enquête sans suspens et mal racontée. Bref, une proposition originale qui ne m'a pas plus emballé que ça.
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