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Timoté L.
68 abonnés
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5,0
Publiée le 19 août 2021
Horrible de voir que ça soit une histoire vraie ressent, je ressors choqué, traumatiser de ça mais il le fallait, c'est un film très important à voir pour ce rendre compte. Film excellemment bien amené, intéressant et pleins d'espoir dans ce chaos absolu.
Un très grand film, enquête politique sur des faits dramatiques, portés par des acteurs et une histoire incroyablement prenante ! Mention spéciale à Tahar Rahim, qui excelle une nouvelle fois dans son rôle !
Brillant tant par la réalisation, le réalisme, le jeu des acteurs. L'histoire est vraie, poignante, touchante. Certains sont difficilement supportable mais l'objectif est atteint, on prend conscience de l'horreur de ces prisons. Merci encore au Club 300 pour ses retrouvailles avec les avant premières, vivement la rentrée !
Ah la belle démocratie américaine .... et dire que Guantanamo n'est toujours pas fermé. Un film utile sur le fond, utile et qui montre bien comment les USA ont totalement déraillé dans le respect des droits de l'homme à cause de leur obsession du 11 septembre. On apprend finalement rien de nouveau mais voir retranscrite une histoire vraie permet de saisir l'horreur du systeme. Dommage néanmoins que le dossier judiciaire ne soit pas abordé plus en profondeur. En effet, le fond des accusations et la confrontation avec les versions de ceux qui accusent Mohamedou ne sont qu'effleurées. En outre, le milieu du film est un peu mou avant une dernière demi heure dans laquelle tout s'accèlère, à la fois dans la prison (torture) et en dehors (le procès). Un meilleur équilibre aurait pu être trouvé. Ces quelques défauts ne doivent pas vous empêcher d'aller le voir.
Relatant l'histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi, The Mauritarian (Désigné Coupable en V.F) est un film d'utilité publique. Il est toujours bon de pointer les dérives fascisantes dans lesquelles se sont engluées les États-Unis après le 11 septembre 2001, en s'essuyant les pieds sur leur Constitution ou l'Habeas Corpus au passage. Les dernières minutes ont le bon goût de rappeler qu'elles ne se sont pas arrêtées à l'arrivée de Barack Obama dans le bureau ovale. Néanmoins, la percée du long-métrage réside dans un renversement du centre de gravité. Contrairement à Détention Secrète (Gavin Hood, 2007) qui partait d'un postulat analogue, l'empathie se porte essentiellement sur Slahi. On le suit de son extradition aux interrogatoires jusqu'à sa déportation à Guantanamo. Si le réalisateur Kevin MacDonald feint la suspicion au départ, le doute se lève graduellement, à la grâce d'une performance mesurée et bouleversante de Tahar Rahim. Les 20 dernières minutes remuent les tripes autant qu'elles terrassent par l'émotion. L'autre belle idée de The Mauritarian consiste à transformer l'adversaire attitré (le Lieutenant Stuart Couch) en catalyseur d'une prise de conscience. Ces deux angles forts suffisent à donner corps à ce réquisitoire très chargé (la séquence des sévices, écœurante) sans être dogmatique. On rate de peu le classique, en cause une mise en scène pas toujours très fine (caméra à l'épaule & montage cut, pas forcément un bon ménage) puis certains seconds-rôles dont l'utilité est contestable (Shailene Woodley par exemple). Le besoin de respecter l'autobiographie Mohamedou Ould Slahi (Guantanamo Diary) est hautement louable, mais le travail d'adaptation implique certaines astuces narratives justement pour pallier ce genre d'écarts. En soi, rien qui empêche le film d'être un instantané édifiant sur l'échec de ce concept débilitant de "guerre juste" dont la première victime est l'humanité elle-même.
Une prestation sans faille une fois de plus de Tahar Rahim qui ne fait pas dans simplicité dans ces choix de rôle. L'histoire nous laisse néanmoins entre deux eaux. D'un côté les Etats Unis conserve en cette prison sur territoire cubain des centaines de prisonniers à l'abri de tout regard sur les techniques d'interrogatoire et des charges retenues et de l'autre on sort ce film expliquant que chacun a sa 'chance' car le pays respecte la Loi constitutionnelle, limite à verser une larme.
Malgré quelques tics hollywoodiens et un déroulé parfois un peu classique, un drame judiciaire efficace, mettant en lumière la paranoïa post-11 septembre et plus particulièrement le camp de Guantanamo, zone de non-droit dans laquelle la culpabilité des prisonniers est déjà établie avant même qu'elle n'ait pu être prouvée.
Une histoire d'(in)justice et d'incarcération par le réalisateur du "Dernier Roi d'Écosse", et nous (re)confirmant le grand talent de Tahar Rahim dans la peau de ce coupable désigné. Après "The Looming Tower", ce dernier semble bien s'installer, peu-à-peu, dans le paysage américain. Et à juste titre.
Au-delà du film de procès, du talent extraordinaire des acteurs, ce qui marque, c'est la capacité à rendre cinématographique la perte de sens psychologique qu'entraîne les tortures infligées aux détenus de Guantanamo. Histoire étonnante et véridique, le sujet est vraiment Mohamedou Ould Slahi et non une quelconque prétention artistique le plus beau, le plus fort ou le plus traumatisant possible. Ce qui permet avec une étonnante aisance le passage de l'acteur au sujet réel.
“Désigné coupable” est l’adaptation des mémoires de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien détenu au camp de Guantánamo. Accusé d’être impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001, ce dernier sera illégitimement détenu et torturé de 2002 à 2016. C’est Tahar Rahim qui a la lourde charge d'interpréter le rôle de cet homme au destin tragique et il le fait à la perfection. Sa justesse et ses regards nous révoltent au fur et à mesure des châtiments qu’il reçoit. Pourtant l'intrigue ne nous dit pas clairement s' il est véritablement impliqué dans des actes terroristes. Le comédien français n’est pas le seul à exceller dans le film. Jodie Foster, Benedict Cumberbatch et Shailene Woodley ont saisi tous les enjeux de l’histoire et offre à “Désigné coupable” un plaidoyer violemment touchant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Désigné Coupable est un film franchement convaincant. Racontant l'histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi, un jeune homme enfermé à tort pendant 14 ans à Guantánamo et subissant les sévisses infligés par l'armée américaine à ses pires ennemis, le film est à la hauteur du propos qu'il dénonce. C'est assez glaçant de voir comment l'armée américaine (et par extension la société américaine) se déshumanise totalement à Guantánamo et se cache derrière la simple suspicion (sans besoin de preuve) de terrorisme pour commettre les pires atrocités. Les acteurs sont irréprochables que ce soit Tahar Rahim, Jodie Foster et Benedict Cumberbatch. Bon film à voir.
Un véritable film qui nous prend aux tripes, où la résistance de l'homme face à ces détracteurs est plus grande grâce à sa foi et au pardon. Pardonner l'impardonnable.. on sort de la salle en étant révolté et bouleversé
Réalisateur de plusieurs documentaires tels que « Whitney » ou « Marley », Kevin Macdonald se lance cette fois-ci dans le registre du biopic avec « Désigné coupable » (titre original : The Mauritanian). Le film est une adaptation des mémoires « Les Carnets de Guantánamo » écrits par Mohamedou Ould Slahi, le protagoniste de ce thriller dramatique.
Basé sur une histoire vraie, le long-métrage retrace donc la vie de cet homme et tout particulièrement le temps de son incarcération dans une prison de Cuba. Malgré une première partie assez longue (une bonne heure) mais nécessaire pour introduire le contexte narratif, Kevin Macdonald nous livre un drame passionnant et puissant de par ses thématiques : islamophobie, terrorisme, justice et liberté. Chaque minute du scénario est prenante, avec des dialogues percutants et un suspens omniprésent quant à l’innocence ou non de Mohamedou. D’autre part, la mise en scène est également marquante et met en lumière les agissements du gouvernement américain sur l’île de Cuba. C’est réaliste et violent ! Enfin, le film se démarque grâce à l’excellente distribution portée par la belle performance de Tahar Rahim, nominé aux Golden Globes, aux côtés de Jodie Foster, talentueuse et récompensée d’un Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle. Sans oublier la présence de Benedict Cumberbatch !
Capturé par le gouvernement américain, Mohamedou Ould Slahi est détenu depuis des années à Guantánamo, sans jugement ni inculpation.
C'est Kevin Macdonald, réalisateur de Le Dernier roi d'Ecosse (2007), qui adapte les mémoires "Les Carnets de Guantánamo" de Mohamedou Ould Slahi. Le scénario a été écrit par Rory Haines, Sohrab Noshirvani et M.B. Traven. Le film a été présenté hors compétition à la Berlinale 2021.
J'adore les biopics et celui-ci ne déroge pas à la règle. D'autant plus qu'il aborde un thème assez épineux avec Guantanamo.
Ce film va donc nous plonger dans le Camp de Guantánamo pour suivre l'histoire de Mohamedou Ould Slahi. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un Centre de détention militaire haute sécurité située dans une base Américaine à Cuba. Elle regroupe des hommes capturés à l'étranger par l'armée, et qui pour la majorité sont accusé de terrorisme. C'est avec force que le réalisateur va s'attaquer à cette institution tant polémique. En effet, les détenus n'ont pas eu de jugement ni même pour la plupart de chef d'inculpation. Il y a aussi de nombreux cas de torture et de violation des droits de l'homme.
C'est donc avec un prisonnier qu'on va découvrir toute l'horreur de ce qui s'y passe.
Ce qui est intéressant, c'est qu'on ne va pas se positionner sur le fait de savoir si les détenus sont coupables ou non, mais plutôt du respect de leur droit au sein d'une démocratie, et surtout que la justice soit faite dans les règles. Une grande remise en question de ce modèle va donc être faite.
Comme l'équipe n'a pas pu se rendre à Guantanamo pour se documenter, le film est donc basé sur le témoignage de Mohamedou Ould Slahi et de ses avocats. Pour autant, les faits ayant été corroboré par des instances Américaines, on ne peut douter que l'horreur montrée devant nos yeux, ne soit pas vrai.
J'ai beaucoup aimé la mise en scène percutante. Il n'y a pas d'hésitation à nous montrer des images fortes. Je retiens surtout un passage sur la torture où on a l'impression de la vivre avec Mohamedou. Ce n'est pas forcément agréable, mais en tout cas c'est très marquant. Je dois toutes fois avouer que niveau temporalité cela peut être confus avec les flashbacks de flashback durant les récits. Par moments, nous ne savons pas à quelle époque nous sommes. Cependant, cela n'empêche pas l'histoire de rester ultra passionnante tout du long.
Et que dire du talent d'un Tahar Rahim impressionnant. L'acteur Français s'exporte à merveille. Jodie Foster avec son Golden Globes de Meilleure actrice dans un second rôle est tout aussi bluffante. A souligner les apports capitaux de Shailene Woodley (Big Little Lies) et de Benedict Cumberbatch.