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Clément R
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4,0
Publiée le 1 avril 2022
La descente aux enfers de la famille Gucci mis en lumière de façon sobre par Rodney Scott. Le casting est incroyable tout autant que la prestation de Lady Gaga. Jeux d'influence, de trahison et de passions à découvrir durant ces 2h30
Gucci, son univers impitoyable, le luxe, les trahisons, la déchéance, le meurtre. N’étant pas très au fait de ce jeu de massacre, « House of Gucci » s’est avéré, pour moi en tout cas, intéressant. Lady Gaga confirme son aptitude à être une brillante actrice face aux excellents Adam Driver, Jeremy Irons et Al Pacino. Complétant l’arbre généalogique au risque de diviser l’opinion, le méconnaissable Jared Leto ne laisse décidément personne indifférent : caricatural pour les uns, génial pour les autres. Croquée avec élégance mais de manière étonnamment lisse par Ridley Scott, cette fresque familiale déstabilise quelque peu par son humour alors qu’elle est on ne peut plus dramatique. De plus, en se passant des scènes inutiles, le film aurait facilement gagner en rythme, comme l’est sa playlist.
A 84 ans et 27 films à son palmarès 44 ans de carrière, Ridley Scott n’a jamais été aussi actif. L’ancien réalisateur de publicité venu en 1978 de son Angleterre natale à Hollywood pour y réaliser « Alien » qui révolutionna l’univers des films de science-fiction en introduisant l’horreur dans un vaisseau spatial est aujourd’hui presque unanimement célébré. Si c’est à travers les films d’anticipation (« Blade Runner » en 1982, « Seul sur Mars » en 2015) et les films épiques (« Les duellistes » en 1977, « Thelma et Louise » en 1991, « Gladiator » en 2000) qu’il est le plus reconnu, Scott a depuis abordé tous les genres avec plus ou moins de succès y compris la comédie qui semble à priori le plus éloigné de son univers (« Les associés » en 2003, pochade déjantée méconnue avec Nicolas Cage et Sam Rockwell, particulièrement jouissive). En ce début des années 2020, il finit par concrétiser un projet datant de 2006, relatant par le menu les déboires financiers, sur fond de guerres intestines, de la famille Gucci qui jalonneront les années 1980 et 1990 pour aboutir à la perte de contrôle de la direction de l’empire du luxe Gucci et à l’assassinant de l’héritier Mauricio Gucci (Adam Driver) commandité par son épouse, Patricia Reggiani (Lady Gaga). Deux générations auront donc suffi pour voir une famille puissante et richissime éjectée de la direction de l’entreprise fondée en 1921 par le maroquinier italien Gucio Gucci. Cette saga tragique a été le sujet du livre romancé de l’écrivaine allemande Sarah Gay Forden, best-seller de l’année 2000, « The house of Gucci, a sensational story of murder, madness, glamour and greed ». Un tel sujet, traitant des vices et turpitudes au sein du monde de l’argent et de la jet-set, devait fatalement attirer Hollywood. Pressenti on l’a dit en 2006, Ridley Scott après bien des péripéties de production revient dans le jeu en 2019. Après sa nomination aux Oscars en 2019 pour sa prestation remarquée dans le remake de « A star is born » (Bradley Cooper en 2018), c’est Lady Gaga qui tient le rôle de Patricia Reggiani, celle qui désormais en prison n’est plus connue que comme la veuve noire du clan Gucci, pour avoir possiblement précipité ladite famille dans le gouffre en raison de son influence néfaste sur le trop tendre Mauricio Gucci qu’elle avait « déniaisé » alors qu’il était encore étudiant avocat. Le scénario reprend cette thèse qui permet à la formidable Lady Gaga de livrer une prestation époustouflante en virago prise de la folie des grandeurs et prête à tout pour se retrouver à la tête du groupe une fois la bague au doigt obtenue. La jeune chanteuse expérimentée devenue actrice qui effectue une mue des plus intéressantes est de quasiment tous les plans, livrant une interprétation à mi-chemin entre le jeu enfiévré d’une Anna Magnani et celui tout aussi volcanique mais davantage sensuel d’une Liz Taylor à laquelle son époux dans le film la compare fort à propos. Son manque d’instruction et de rang qui la conduit à être un peu dédaignée voire parfois méprisée par les membres actifs de la famille n’empêche pas l’obstinée Patricia de comprendre parfaitement la psychologie de chacun des personnages importants qu’elle saura tour à tour séduire, corrompre puis monter les uns contre les autres. La réalité vraie n’a sans doute pas été celle-là, mais Ridley Scott profite habilement des entorses insérées dans le roman et le scénario pour plonger le spectateur dans une intrigue captivante mais aussi acerbe et souvent moqueuse qui décrit parfaitement les mœurs d’un milieu où l’argent ne compte plus jusqu’à ce qu’une génération moins brillante que les précédentes finisse par oublier qu’il faut tout de même alimenter la machine. Processus connu qui a détruit petit à petit le capitalisme familial tout au long du XXème siècle mais qui aura été particulièrement rapide et violent concernant la famille Gucci. Autour d’une Lady Gaga en apesanteur, s’ébattent un Al Pacino toujours aussi charismatique, un Adam Driver ambigu à souhait, devenu l’homme qui monte à Hollywood, un Jeremy Irons efficace comme à son habitude, une Salma Hayek surprenante, un Jared Leto comme toujours adepte d'un transformisme outrancier et enfin un Jack Huston, petit-fils du grand John, onctueux au possible dans le rôle du conseiller de l’ombre tirant les ficelles. Le tout ceint d'une esthétique comme toujours somptueuse avec Ridley Scott qui travaille encore une fois avec le chef opérateur Dariusz Wolski qui ne le quitte plus depuis « Prometheus » (2012). La musique de Harry Gregson-Williams mariant avec efficacité airs d’opéra et musique disco donne à chacune des scènes la tonalité qui lui convient. Le réalisateur n’a certainement plus la force créatrice ni la fulgurance visuelle de ses meilleures années ce qui l’amène à traiter de manière plus conventionnelle des sujets peut-être moins ambitieux mais son savoir-faire incomparable intacte, façonné par l'expérience, fait de « House of Gucci » un film captivant à défaut d’être destiné à rester durablement inscrit dans les mémoires.
Une saga familiale baignant dans l'opulence et la vanité, une success story, une chronique fait divers mais aussi l'ascension d'une veuve noire, avec une Lady Gucci impériale au milieu d'un casting de luxe. Le film est une incroyable reconstitution, un vrai soap vénéneux mais manquant cruellement de relief.
Assez mal accueilli à sa sortie, House of Gucci est très intéressant pour qui ne connait pas l'histoire de Maurizio Gucci, ce qui était mon cas.
Ridley Scott nous conte d'une façon très professionnelle ces mésaventures familiales, qui n'ont rien à envier en férocité à celles de la famille Roy dans Succession.
La première partie du film est véritablement captivante. Lady Gaga révèle un potentiel d'actrice insoupçonné, Adam Driver est incroyablement juste et séduisant, Jared Leto compose un personnage unique avec classe, Al Pacino n'en fait pas trop et Jeremy Irons est glaçant. La qualité du casting est d'un niveau rarement atteint.
La direction artistique est parfaite et la mise en scène redoutablement efficace. A noter que le sujet du film n'est pas du tout la mode, ce qui a été pour moi une vraie surprise. C'est à peine si on voit dans le dernier tiers du film quelques images d'un défilé de Tom Ford.
Le film s'assombrit doucement alors que les années passent, et le récit se délite un petit peu dans la deuxième partie. Le rythme semble s'amollir et notre intérêt s'émousse, peut-être parce que le personnage joué par Lady Gaga devient secondaire. Les tensions dramatiques paroxystiques qui se développent alors manquent d'incarnation, et les 2h37 du film se font par moment lourdement sentir.
L'ensemble constitue toutefois un morceau de choix, qu'on pourra apprécier de différentes façons, suivant qu'on soit plutôt sensible à la munificence des décors, ou à la maestria des acteurs et actrices.
Bien très intéressant... On connaît le nom mais l'histoire était méconnue.. 'l'image est juste géniale. Les acteurs tous parfaits Il a manqué un petit qqch au film pour qu'il soit génial. La bande son est top !
J'ai été voir ce film sans rien savoir de la saga Gucci et l'histoire est tout à fait fascinante. Scénario top donc, même si la longueur du film a aussi obligé Ridley Scott à des ellipses parfois difficiles à saisir (Maurizio Gucci change tout de même très rapidement de comportement envers sa femme sans que l'on comprenne pourquoi). Les décors sont eux aussi grandioses et le casting "monstrueux". On regrettera tout de même ce choix de l'accent italien : ok ça fait un peu plus authentique, mais il irrite très souvent (surtout celui de Lady Gaga, qui est pourtant excellente dans son rôle). Jared Leto, méconnaissable, le manie le mieux. Une oeuvre puissante donc mais truffée aussi de défauts qui la rendent bien imparfaite.
house of gachi ridleys coot a fait un four son film est raté du debut a la fin mal filmer des acteurs pas a l aise dans leurs roles le film est un peu en roue pour lady gaga reste de beaux paysages mais un scénario qui est bien mince son meilleur film de cette année reste le dernier duel
Très bon biopic avec un Adam Driver très convaincant dans le rôle de Maurizio Gucci, décidément de film en film cet acteur me fascine toujours plus, Lady Gaga confirme qu'elle est une sacrée actrice, la réalisation est superbe, j'ai passer un super moment sans voir le temps passer, ne va pas plaire à tout le monde mais ce film faut le voir au moins une fois.
Ridley Scott signe toujours de grands films, admirablement mise en scène et rassemblant la crème des acteurs. Tiré d'une histoire vraie, l'histoire de la célèbre famille GUCCI, j'ai été happé par la chronologie mise en œuvre à l’écran, réaliste et dramatique. Les acteurs sont excellents, dirigés par une main de maître, Lady Gaga est pour moi la meilleur actrice de ce film, authentique, bouleversante et charismatique, tout autant que Al Pacino d'une autre manière. Adam Driver est formidable dans son rôle sur mesure, le casting est tout simplement parfait. Les événements sont dramatiques, sincères mais la trame est un peu longue à mon goût. La bande son s'offre le luxe de proposer 4 ou 5 grands morceaux d de musique d'artiste très connus tel Elton John quelle classe ! Un grand film, assurément.
On suit les péripéties de la famille Gucci sans s'ennuyer mais sans réel entrain non plus. Un joli casting sur le papier mais le résultat n'est pas très homogène.
Un film de 2h30 qui retrace les évènements marquants de la famille Gucci... La réalisation est classique, le casting vraiment bon (sauf Adam Driver, j'ai vraiment du mal à supporter sa mono-expression permanente), et un BO géniale. Pa contre, c'est vraiment trop long, bcp de scènes inutiles. En résumé, un film à voir mais pas non plus le film du siècle.
Une belle reconstitution de l'histoire tragique de la famille Gucci. Un récit qui aurait pu rendre meilleure peinture malgré tout, car les longueurs se font hélas sentir.
Chez lady gaga, la seule chose qui soit aussi lamentable que sa technique vocale est son jeu d'actrice. Monoxpressive, aux antipodes du naturel, surjouant... On ne comprend, à aucun moment du film, l'intérêt ni le message. Il n'y a aucun parti pris, aucune position défendue. Le meilleur nanar de 2022. Une honte absolue. Ridley scott doit prendre sa retraite.