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GéDéon
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2,5
Publiée le 22 janvier 2023
Le dernier long-métrage du réalisateur Roger Michell (connu notamment pour le célèbre « Coup de foudre à Notting Hill »), constitue une gentille comédie. Inspiré d’une histoire vraie, le pitch de ce film, sorti en 2020, suffit à dévoiler le déroulé de l’intrigue. Un sexagénaire bourré de convictions philanthropiques (Jim Broadbent) dérobe un tableau du peintre Goya pour obtenir en échange la gratuité de la redevance TV pour les personnes âgées. La description des classes populaires du Royaume-Uni des années 1960, offre quelques passages délicieux en raison d’un humour british caractérisé. Mais l’ensemble demeure prévisible et convenu, sans véritable critique acerbe de la société de l’époque comme certains réalisateurs britanniques peuvent le proposer. Bref, un simple divertissement sur le thème d’un Robin des Bois contemporain.
Film britannique un peu décevant qui raconte l’histoire d’un vieux monsieur engagé et qui souhaite que la redevance soit gratuite pour les seniors de plus de 75 ans. Un jour, il va voler un célèbre tableau de Goya pour faire œuvre de charité. Alors qu’il rend le tableaux il est arrêté. Avec son humour so british, il va se mettre l’assistance dans la poche lors de son procès. C’est tendre mais un peu ennuyeux et très attendu.
Le sujet de la redevance télé doit elle être payée également par les retraités devient vite ennuyeux, comme le petit salon de cet Anglais, deux étoiles et demie.
Ce fu la dernière réalisation de Roger Michell qui nous a quitté le 22 septembre 2021 à l'age de 65 ans. Le scénario a été écrit par Richard Bean (Ima) et Clive Coleman.
On connaît les Britanniques pour leurs drames sociaux, mais cette fois ça sera avec un biopic feel good qu’on va vibrer. Les faits vont s’inspirer de la réalité avec l’histoire du vol en 1961 du portrait du duc de Wellington peint par Goya et exposé à la National Gallery de Londres par Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire. Cela avait fait grand bruit à l’époque au Royaume-Uni.
Une histoire qui est donc des plus étonnantes. Déjà s’imaginer un homme de 60 ans réussissant à défier toute la sécurité du tableau le plus cher d’Angleterre. Ensuite par le caractère atypique de cet homme. Kempton Bunton est quelqu’un de haut en couleur qui n’a pas sa langue dans sa poche et c’est cela qui va être bon. On prend plaisir à chaque fois qu’il commence ses discours. Il va rajouter une touche de vie et d’espérance dans notre journée. Les rires vont être nombreux grâce à lui. Le plus fou, c'est qu'on ne rigole pas par bêtise, mais parce qu'il dit la vérité d'une manière tellement percutante que nous n'avons pas l'habitude. C’est un génie.
Soyons clairs, s’il n’y avait eu que de la rigolade, The Duke n’aurait pas eu le même impact. C’est bien à travers ces revendications que l’on va être touchés. Beaucoup de vérité sort de la bouche de cet homme et elles font forcément réfléchir à la condition humaine. Le temps de plaidoirie va être le moment de se rendre compte des réalités. Il ne faut pas juste des beaux discours, mais des actes au quotidien pour améliorer la vie de son voisin. En plus de cela, sa situation familiale ne va pas être des plus roses. Cette dureté de la vie le rendant encore meilleur, donne des passages encore plus émouvants. Il faut avoir un cœur de pierre pour ne pas lâcher sa petite larme à la fin. On peut donc remercier le cinéma nous faire découvrir ces histoires inconnues du grand public.
Jim Broadbent est tout simplement fantastique. On va prendre un plaisir infini à le voir jouer. C’est le cas aussi pour Helen Mirren parfaite dans son interprétation de l’épouse. Les rôles secondaires, bien plus discrets, vont faire partie du charme.
Complètement amoureuse de l'image, du point de vue en fonction du positionnement de la caméra, amoureuse des couleurs, des lumières, des contrastes, des reflets du film. Bravo pour le travail de l'image, et en même temps, c'est tellement talentueux et ça renforce tellement l'histoire que ça a l'air facile. Même la qualité de la pellicule, j'adore. Excellent accompagnement musical et où les notes du générique restent en tête. Un scénario bien rythmé, beaucoup d'humour à l'anglaise, un jeu d'acteurs efficace en émotions, et une super histoire tirée du réel : pour moi un moment mieux que parfait.
Qu'y a-t-il de plus savoureux au cinéma qu'une très bonne comédie anglaise pleine d'humour british, qu'elle date, au hasard, de 1949 comme "Noblesse oblige" et "Passeport pour Pimlico" ou de 1995 comme "L'Anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne" ? Problème : "The duke", inspiré par l'histoire véritable de Kempton Bunton, n'est pas une très bonne comédie anglaise, c'est une comédie anglaise très moyenne à la réalisation très poussive qui n'arrive même pas à être totalement sauvée par les prestations de Jim Broadbent et d'Helen Mirren. Certes, il y a quelques moments réussis, quelques répliques qui entrainent le rire mais, globalement, c'est trop mollasson pour satisfaire vraiment un amateur de comédies britanniques.
En 1961 fut volé au sein de la prestigieuse National Gallery le tableau du Duc de Wellington, de Goya. Un fait largement commenté à l'époque. Le Duc de Wellington est considéré au Royaume-Uni comme le héros qui a stoppé définitivement Napoléon (les Prussiens apprécieront, mais je m'égare !). Le tableau avait été fraîchement installé. Et il s'agit du premier vol au sein de la National Gallery. L'affaire a même inspiré la production de "Dr No", qui s'était permis de référencer le vol... séquence elle-même référencée dans le présent film. La boucle est bouclée. La surprise fut encore plus large quand il s'est avéré que le tableau fut rapporté par Kempton Burton, prétendument auteur du vol. Un sexagénaire qui voulait faire pression sur le gouvernement pour que les licences de TV deviennent gratuites pour le troisième âge ! Bref, de quoi faire un film amusant. "The Duke" capitalise sur l'absurdité de la situation. Avec quelques bon mots, et l'utilisation de la sympathie déployée par Jim Broadbent. Ses tirades au tribunal, assez drôles, étant peut-être les meilleurs passages. Pour le reste, le film s'avère inoffensif. Des personnages proprement interprétés, mais souvent peu utiles au récit. Une mise en scène qui joue avec des split screens, mais sans en faire grand chose d'autre que de se donner un peu de style. Et de bons sentiments attendus. L'ensemble étant d'ailleurs prévisible, mais tout à fait appréciable.
Ce film développe une saveur particulière puisque c’est le dernier réalisé par Roger Michell avant sa mort l’an passé. Un cinéaste des plus éclectiques en son genre puisqu’il a pu nous offrir à la fois une des comédies romantiques les plus culte et célèbre de l’Histoire du cinéma (« Coup de foudre à Nothing Hill ») tout comme un thriller urbain du meilleur goût (« Dérapages incontrôlés ») ou encore la comédie satirique « Morning Glory » tout autant que le suspense victorien « My cousin Rachel ». Des genres, des thèmes, des époques et l’occasion de travailler avec tout un tas d’acteurs talentueux pour ce cinéaste d’origine britannique qui alternait tournage dans son pays et à Hollywood. Sa dernière œuvre, celle qu’on nommera son œuvre posthume, sera donc ce « The Duke », une sympathique mais inoffensive comédie rétro et vintage tirée d’un fait divers réel.
Sauf que pour le besoin du film, la véritable histoire de ce quidam humaniste et au bagout incontestable a été quelque peu enjolivée. On est dans un feel-good movie et forcément certains détails moins glorieux ont été effacés pour le bien du déroulement de l’histoire. On n’y prêtera pas attention outre mesure pour se laisser porter par le charme désuet de cette petite comédie dramatique mâtiné de propos social et de film de procès. C’est d’ailleurs dans la dernière partie, celle du procès, que « The Duke » nous emporte le plus. Avant, on a un peu plus de mal à s’intéresser à ce qui reste avant tout le portrait d’un homme marginal et truculent. Heureusement, le duo formé par Jim Broadbent, impérial dans l’un des rôles d’une vie, et Helen Mirren, égale à elle-même, fait des étincelles, inspire respect et attendrissement et provoque le sourire tout aussi bien que les émotions.
La reconstitution de l’Angleterre des sixties est discrète et manque de budget, on le voit mais reste tout à fait correcte. La mise en scène de Michell s’adapte parfaitement à son sujet et le cinéaste s’essaie à quelques facéties visuelles du meilleur effet pour moderniser un long-métrage qui sentirait un peu trop la naphtaline et le téléfilm de luxe pour et par la BBC (dont les pratiques sont au centre du film d’ailleurs). En somme, si « The Duke » ne s’avère pas particulièrement palpitant dans sa première partie, le charme fait peu à peu son effet et finit par nous conquérir. Une histoire quelque peu saugrenue mais vraie, qui valait certes un film mais peut-être pas aussi sage et presque poussiéreux. Un film musée en somme comme on pourrait le nommer, mais une œuvre animée des meilleures intentions ainsi qu’un cadeau d’au revoir involontaire pour son réalisateur.
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Inspirée d’un fait divers insolite, une comédie sociale sympathique à l’humour savoureux typiquement british, portée par le couple truculent Helen Mirren/Jim Broadbent.
Inspiré par un fait divers étonnant, une petite comédie pleine d'énergie servie par la gouaille de Jim Broadbent, des dialogues savoureux et un humour so british. Sympathique.
C'est plutôt fréquent, des films qui se basent sur un fait divers qui tient en 1 ligne. Là c'est clairement un exemple, cette "comédie" anglaise n'a rien de transcendant mais reste tout de même fraîche et sympa à voir grâce au personnage principal truculent et doté d'humour. Pas incontournable mais pourquoi pas si vous n'avez rien d'autre à voir.
Une histoire vraie basée sur un personnage hors du commun au cœur tendre, incarné par J. Broadbent. Ainsi, cette étonnante évocation nous plonge dans une reconstitution de l'Angleterre du début des années 60. Au démarrage du procès, ce drame devient particulièrement émouvant, avec une belle écriture et ce, jusqu'au final.
Ah cette fameuse histoire de Kempton Bunton, je l'ai toujours adorée, avant même de connaître le film il y a deux ans. Mais, je me dois de préciser une chose : pareille histoire ne saurait tomber entre toutes les mains. Parce ce genre de film, c'est-à-dire le film social, il n'y a que les Anglais qui savent les faire. Et ce savoir faire (ne se limitant pas seulement à Ken Loach) dure depuis le tout début des années 70, voire la toute fin des années 60. Si "The Duke" n'avait pas été un film anglais (dans le monde d'aujourd'hui, tout le monde s'approprie sans vergogne les histoires des autres), je n'aurais pas regardé. Le contexte social (débuts de la désindustrialisation du Nord de l'Angleterre) y est formidablement retranscrit, précarité des emplois, salaires faibles, tout y est. Ajoutons à cela des personnages qui ne manque pas de sel : notamment Helen Mirren en bonne vieille épouse Elizabethaine et surtout un vieux frondeur de la première heure campé par Jim Broadbent qui nous fait un récital. On oubliera pas de mentionner dans le lot pas mal de dialogues qui claquent bien.
The Duke c’est l’élève qui a des facilités et qui se repose dessus. Et bien les facilités de The Duke c’est son histoire, qu’il se contente de nous délivrer proprement, sans le brin de folie qu’elle aurait méritée.