1867 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
132 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
43 critiques
3
55 critiques
2
14 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Guillaume
155 abonnés
1 753 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 8 septembre 2022
Une comédie britannique de très bon aloi, avec cette humour si particulier, tout en élégance. Si la mise en scène reste de facture classique, l'écriture est enlevée ; difficile de s'ennuyer. Un divertissement léger; mais de qualité.
Á partir « d'une invraisemblable histoire vraie », le regretté Roger Michell nous concocte une jolie comédie anglaise typique, délicieuse comme un scone à la clotted cream, avec acteurs parfaits, foutraques mais authentiques, cabotins juste comme il faut, rythme sans baisse et de grands moments de rigolade (le procès). C'est léger mais ça n'empêche pas de griffer méchamment le mode social britannique avec des accents de Ken Loach. Un film so british, décalé, spirituel et intelligent.
Pas mal seulement en raison de la première partie vraiment peu prenante : le combat de ce senior pour faire exonérer les plus de 75 ans de la redevance tv est un peu amusant mais sans plus. Reste la deuxième partie autrement plus drôle, avec les scènes du tribunal à la suite du vol du portrait du Duke d’Ellington à la Tate Gallery dont est accusé notre senior. Là on assiste à un feu d’artifice d’humour anglais jubilatoire qui sauve vraiment le film. Original, surtout qu’il s’agit d’une histoire vraie, donc à voir.
« The Duke » est un film britannique sympa, dénué d’esbroufe, mais toujours nanti de son humour particulier so british sans oublier sa dimension sociale. Jim Broadbent sous les traits de Kempton Bunton est truculent, et Helen Mirren dans le rôle de sa femme Dorothy est toujours aussi agréable à voir jouer. Maintenant, le récit, basé sur une histoire vraie, s’est un peu éloigné de la réalité ; en effet, le tableau a été récupéré par le Daily Miror dans une consigne d’une gare. Le journal avait été averti... au bout de quatre années ! Or le réalisateur Roger Michell semble avoir concentré son histoire en quelques mois. Un détail. A voir en V.O si possible pour cet accent so british…
la VF ne sied pas du tout à ce biopic so english, sans surprise, bien servi par le duo Broadbent/Mirren. Avec ce Robin des bois des sixties laborieuses, voilà le portrait d'une famille de Newcastle, tragicomique, issue d'une histoire vraie, honnêtement reconstituée, mais au charme inoxydable comme la Reine Elisabeth 2. Michell achève sa carrière sur un succès d'estime que l'on pourra revoir en version originale en DVD quand le blues sera trop fort de revoir le coté toujours gentiment frondeur des britanniques. cinéma - juin 22
Ça alors ! On a volé le portrait du duc de Wellington à la National Gallery… Une œuvre de Goya tenue pour un de ses chefs-d’œuvre. Cela se passe en 1961, et tout le monde de l’art et de la finance est en émoi. Mais qui va-t-on trouver derrière ce « on » que l’on a bien du mal à définir ? Un certain Kempton Bunton, sexagénaire au verbe haut, un chauffeur de taxi qui ne tardera pas à être remercié pour ses bons ( ?) et loyaux ( ?) services, fâcheusement accompagnés d’incessantes considérations socio-politiques aux dires de sa patronne, et qui vit avec son épouse et l’un de ses fils dans une maison du quartier ouvrier de Newcastle. Kempton coupable ? C’est du moins ce que laisse entendre ce bonhomme haut en couleur dont on ne demande pas mieux que de suivre les péripéties afin de savoir s’il est « guilty or not guilty ». Tout le film, dont l’intrigue repose sur une histoire véridique, s’articule autour de ce délicieux personnage qui consacre une bonne partie de son temps à écrire des pièces de théâtre qui demeurent à l’état de manuscrits, l’autre étant destinée à protester de la manière la plus directe contre le triste sort infligé aux retraités dans l’Angleterre du début des années soixante. A commencer par l’obligation d’acquitter la redevance audiovisuelle, à laquelle Kempton n’a jamais souscrit, ce qui lui vaudra un séjour en prison. Chemin faisant, l’on découvre des blessures d’ordre psychologique chez ce révolté aux allures débonnaires qui vit en parfaite entente avec son épouse et qui a tout du brave type fort en gueule et doué d’un humour irrésistible. L’une de ses blessures étant liée à la mort accidentelle de sa fille. Rien de plus anglais que cette comédie douce-amère signée Roger Michell, où le rire et le sourire le disputent à l’émotion et où les personnages – y compris les seconds rôles – sont de vrais « types » qui semblent issus parfois de quelque tableau satirique de Hogarth. Et puis les revendications de Kempton Bunton éveillent d’indéniables échos dans nos sociétés du XXIe siècle où le troisième âge ne cesse d’être la proie des vautours de la finance et de la politique. On comprend que pour assurer tout le relief à ce film qui offre à la fois les caractéristiques du « feel good movie » et de la satire sociale, un casting d’exception s’imposait. Et le choix de Jim Broadbent et d’Helen Mirren pour incarner le couple Bunton est d’une indéniable pertinence. Deux acteurs formés à la meilleure école anglaise, celle du théâtre, qui nous a donné tant d’actrices et d’acteurs d’une présence et d’une diction qu’envie le monde entier du spectacle. Jim Broadbent incarne avec délice un personnage au verbe haut : il sait en exploiter le côté cabotin en même temps qu’il peut faire surgir l’émotion sans toutefois donner dans l’outrance et la facilité. De son côté, Helen Mirren est une fois de plus « the queen », la reine de l’intelligence et de la sensibilité. Et tous les seconds rôles offrent également un bel ensemble d’une parfaite cohérence. Roger Michell – à qui l’on doit entre autres le très fameux « Coup de foudre à Notting Hill » – nous a quittés au mois de septembre dernier. Il a eu le temps d’assurer la promotion de ce qui devait constituer son dernier film. Saluons sa mémoire et reconnaissons que ce « chant du cygne » ne peut que conforter la haute idée que nous avons de ce cinéaste qui s’inscrit assurément dans une vision classique du cinéma mais qui a su en tirer tout le parti de l’humour et de la finesse.
Une bonne comédie anglaise inspirée d'une histoire vraie. A la fois amusant et touchant on ne peut faire autrement que ressentir de la sympathie pour ce robin des bois sexagénaire un peu (voir très) loufoque. De quoi passer un bon moment sans se prendre la tête.
Ce film sans prétentions est un vrai bijou qui fait passer un agréable moment.Si le banc titre est un peu léger au début, par contre, il est assez original. Le film est tour à tour dramatique, très émouvant parfois et surtout très drôle avec un humour très " british": ce mélange est savamment dosé pour être bien apprécié
Dans l’Angleterre du début des années 60, un septuagénaire contestataire se rêvant dramaturge marqué par la mort de sa fille cadette entreprend le vol d’un prestigieux tableau de Goya pour forcer le gouvernement britannique à accorder la gratuité de la redevance télévisée pour les retraités. Une comédie bien sentie réalisée avec savoir-faire par Roger Mitchell soutenue par les compositions savoureuse à l’écran de Jim Broadbent et Helen Mirren. Un film touchant en particulier lorsqu’il évoque la gestion de la perte d’un enfant et de la communication entre parents endeuillés.
Un film qui s'en sort grâce à l'excellente interprétation de l'acteur principal particulièrement irrévérencieux. Le scénario léger et romancé n'est finalement que secondaire
Roger Michell a le chic pour évoquer des sujets graves tels que le chômage, la pauvreté et le racisme en y mettant une pincée de fantaisie qui allège bien sa mise en scène par ailleurs tout aussi sommaire. Le scénario est de la même trempe. Un film donc bien pépère sur un pépère qui n’en finit pas de râler après le gouvernement et la redevance TV. Après bien des tentatives avortées et des petits boulots perdus, pour cause de grande gueule, le voici en possession d’un tableau de Goya subtilisé dans une galerie de Londres . Retraité recherché par toutes les polices de Grande Bretagne, il règlera lui-même le problème avant que le tribunal ne se penche sur son cas. En dehors du jeu très typé de Jim Broadbent en retraité bougon ( typiquement britannique dira-t-on) , et de la présence discrète d’Helen Mirren, cette histoire gentiment racontée ne mène pas très loin . Elle peut occuper une belle soirée d'hiver. Deux intermèdes sur la véritable histoire et un petit making of Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Une gentillette comédie anglaise, avec toujours ce fond de critique sociale qui n'appartient qu'à eux, dans laquelle Jim Broadbent assure le spectacle presque à lui tout seul. L'histoire en elle-même n'est pas fertile en surprises et demeure d'un intérêt assez limité, mais après tout, ce n'est pas pire que d'autres films pour divertir un tantinet le spectateur tout en jouant les poils à gratter de la bonne société.
Comédie britannique vraiment fun, inspirée d’un vol réel. Le truculent Jim Broadbent, dont le personnage est pour le moins haut en couleurs, et Helen Mirren ne sont pas étrangers à la réussite de « The Duke ». Leurs répliques et les scènes du procès à la fin de la deuxième partie, sont pleines de drôlerie. Touchant sa cible, le dernier film de Roger Mitchell est un vrai "feel good movie", plaisant à souhait.