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AHEPBURN
112 abonnés
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4,0
Publiée le 2 juillet 2021
J'ai vraiment beaucoup aimé cette critique du mode de fonctionnement des sociétés actuelles. L'individualisme, l'hypocrisie professionnelle sont bien dépeintes. Le casting au grand complet est excellent. Je ne peux en dire plus sans spoil. Sauf que je suis prêt à le revoir avec plaisir.
Une petite satire de la start-up nation et de l'uberisation du monde très plaisante, à la Tati, non pas acerbe ou énervée (pour cela, dirigez-vous plutôt vers le grolandais Effacer l'historique), juste un peu inquiète, pas réfractaire non plus, juste un peu circonspecte.
Vu au ciné "LES 2 ALFRED" de Bruno Podalydes avec lui-même et son frère Denis, comédie sociale sur l'uberisation du monde moderne et particulièrement dans le milieu de l'entreprise, un senor séparé de sa femme et père de deux jeunes enfants, dans une situation financière délicate, doit retrouver du travail et se voit proposer un poste dans une start-up, mais il va se retrouver totalement déconnecté de ce monde qui se veut justement hyper connecté, avec son propre mode de fonctionnement et ses propres modes de langage (avec ses confcalls par exemple) une entreprise qui a pour code "no child", aussi les employés ne doivent pas avoir de vie de famille! Il va donc devoir mentir et user stratagèmes pour le dissimuler tout en devant s'adapter à ce monde particulier! Le réalisateur a le mérite de ne pas moraliser ni de dénoncer violemment mais juste d'apporter un constat avec toujours une certaine fantaisie et un vrai sens de l'absurde, avec ces objets particuliers (comme ces drôles de drones qui jonchent les trottoirs), dommage alors que le scénario reste assez plat et que ça patine quelque peu en milieu de film, mais ça réussit à rester toujours pétri de tendresse et d'humanité (notamment avec les scènes de paternité), même si la poésie urbaine habituelle de Podalydes est ici moins fréquente (jolie scène des 2 Alfred -2 singes mais un seul doudou!- accrochés à un drone et s'envolant dans la nuit), Sandrine Kiberlain est extra en partenaire très énervée -surtout par sa voiture sans chauffeur qui ne lui obéit plus!- et les deux frères Podalydes développent à merveille leur évidente complicité, très sympa à défaut d'être totalement réussi!
Dans la catégorie la fratrie s'amuse, les Podalydès remettent le couvert, avec une certaine réussite, et pourtant que ce n'est pas facile de faire une bonne comédie. Les drones font décoller cette fois l'ambiance, au lieu de s'écraser mollement Comme un avion. Malgré quelques trous d'air dans les transitions et une musique agréable mais pas imaginative, les dialogues font mouches et le scénario fait penser à une transposition de Playtime dans le monde dé(connecté) voire déconnant des start-ups actuelles. Donc pas de minorité mise en boite pour faire rire l'audience, mais bien notre société si friante de gadgets, de nouveaux boulots, de concepts, de prise de tête, mais surtout de vide sidéral dans les rapports humains et de rapport au temps. Kiberlain s'amuse follement comme chez Dupontel. Un bol d'air salutaire dans une ambiance morose, qui fait oublier un titre de film peu percutant. Cinéma - juillet 21
Autant j'avais apprécié l'humour un peu désuet de l'opus précédent de Podalydes, le personnage de Bécassine s'y prêtant bien ; autant sur ce film qui traite d'un futur proche hyper connecté, je suis plus circonspect. Cet humour un peu suranné face à ce monde tourné vers les nouvelles technologies, ne fait pas toujours mouche. Bien sûr j'ai aimé les acteurs, notamment S. Kiberlain et D. Podalydes et de nombreuses scènes font sourire. Mais c'est un film plutôt destiné aux cinquantenaires et plus qui sont parfois un peu dépassés par cette frénésie technologique. Ils doivent se retrouver dans le personnage d'Alexandre. Ça reste quand même une bonne petite comédie. 12/20
Le charme habituel des films des frères Podalydès, avec aussi le rythme inégal qui va avec, servi cette fois-ci par un casting remarquable (dont Sandrine Kimberlaîn, jusqu'au jeune Georges Podalydès, adorable bambin).
Franchement un film tout mignon ! La technologie actuelle développée. Le monde du travail. Supers acteurs, surprises musicales... Tendresse... Bien vu '
Le début est chouette et bien écrit. Les 40 dernières minutes sont bâclées et partent dans plusieurs sens qui n'ont pas un intérêt ni le rythme du départ. Trop autour des enfants sans que ça ajoute une valeur. Ça démarre en comédie sociale rigolote et ça s'enlise. C'est vraiment dommage !! 3/5
Film français et cannois par excellence, où une fois encore la plupart des extraits sympa ont été spoilés dans la BA !! Jolie critique, toutefois, du monde du travail et de la dépendance à la technologie.
Film de Bruno Podalydès réalisateur et frère de Denis l'acteur. Chronique burlesque à la manière moderne de deux Hulot, où deux héros d'infortune, un tantinet borderlines, reliés par la touchante Sandrine kimberlain se débattent pour joindre financièrement les deux bouts. Une critique acerbe et loufoque des Startups où les stéréotypes langagiers se mêlent à une rhétorique de figures de style et de maximes floquées sur les tee-shirts d'Archiboldo, alias Bruno Podalydès qui comme Hitchcock joue dans ce film écrit et réalisé par ses soins. Un film résumé par l'évènement final intitulé "la foire des drones", un calembour en référence à la Foire du Trône et la série Game of Thrones...
Il y a l'originalité du ton de Podalydès, mais le film repose quasiment sur une seule et unique blague existentielle : l'absurdité dans laquelle nous entraînent l'uberisation et la numérisation de la vie, au détriment de la simplicité et de la liberté - et notamment, des enfants! Au-delà de ça, le côté exercice de style s'épuise assez vite, et les personnages perdent en vérité ce qu'ils "gagnent" en charge symbolique. Belle apparition finale de spoiler: Vanessa Paradis , mais sous-exploitée : on ne comprend pas le seul mot qu'elle dit! Résultat des courses : "Comme un avion" était bien meilleur. Il faut moins de "recettes", et plus(se) d'histoire!
Le premier quart d'heure était prometteur, avec un bonne mise en place des acteurs et un enjeu bien cadré. Sauf que rapidement le film n'a plus rien à dire et fait du surplace pendant une heure, les gags ne fonctionnent pas, les bons mots font flop. On a juste quelques idées visuelles à se mettre… sous les yeux. Coté acteurs si Denis Podalydès s'en sort assez bien, Bruno Podalydès nous la joue mou, quant à Sandrine Kiberlain on la dirait étouffée par son rôle qui ne ressemble à rien. Et ne parlons pas des acteurs secondaires (pauvre Luàna Bajrami) On était donc dans un film moyen à un quart d'heure de la fin, mais le pire était devant nous avec cet abominable et mielleuse séquence de "coming out" qui finit par achever le film. Et en plus le film fait preuve d'une suffisance assez mal venue (les messages péremptoires sur les tee-shirt)
Une comédie qui ressemble beaucoup au reste de la filmo des frères Podalydes. C’est amusant léger et avec une écriture soignée de leurs personnages pour lesquels on sent une grande affection. La satire du monde moderne ultra connectée est amusante à défaut d’être réellement pertinente. Ça n’est pas leur plus grande réussite mais la morale finale qui dit que le monde qu’on laissera à nos enfants est plus important que le nôtre ne peut que me parler.
Bienvenue dans le monde "Moderne" des drones, avec cette réalisation des frères Podalydès. Leur scénario assez simpliste situe l'action au sein d'une entreprise évoluant dans l'évènementiel ; une start-up high-tech ultra connectée, à l'ambiance déshumanisée. Le rythme de l'aventure est lent, et l'histoire peine à se mettre en place, évoluant ensuite vers un aspect social plus intéressant et offrant plus de charme ou de tendresse que d'humour. Le meilleur atout de cette fiction reste dans le bon jeu d'acteur des frères Podalydès, de Sandrine Kiberlain, et la belle présence de l'incontournable Michel Vuillermoz.