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Vinz1
274 abonnés
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3,5
Publiée le 3 octobre 2021
Ce film sans prétention nous présente le monde absurde qui est pourtant déjà bien là et qui préfigure celui de demain avec toute cette technologie qui finalement déshumanise notre société. Les acteurs sont bons, tout comme la bande originale (Daft Punk, Les Négresses Vertes…) et le divertissement est agréable à visionner en nous laissant un peu d’espoir quant à ce futur qu’on se doit de rendre plus solidaire. Quel beau message !
Ce film ne commence pas trop mal mais s'enlise très vite dans la comédie insipide, parsemée de gags grossiers. Sans compter les séquences hyper gnangnan avec les enfants dignes de sitcom. Podalydes ne convient pas du tout au rôle, de sorte qu'on n'y croit pas une seconde. Kimberlain tire mieux son épingle du jeu, mais en fait trop. On est triste de voir ces deux formidables comédiens gâcher ainsi leur talent. Une petite comédie française médiocre de plus. Comme quoi il faut se méfier d'une critique dithyrambique de la presse.
« Les 2 Alfred » offre une très belle observation et satire de l’entreprise, façon start-up, qui, abuse des anglicismes jusqu’à plus soif et dont le management brutal, à l’américaine, passe mal dans nos contrées. A cela, Bruno Podalydès rajoute quelques touches de critique de l’auto-entreprenariat, esclavagisme du XXIème siècle, si bien développé par Ken Loach en 2019 dans « Sorry We Missed You ». Ce film est étonnant et inventif, bien supérieur à nombre de comédies françaises, et porté par un trio d’acteurs totalement juste.
Les frères Podalydès ont quelque chose de décalé en eux qu'ils veulent porter à l'écran coûte que coûte. Le pas d'à côté permanent, et l'oeil critique sur le monde des startups parisiennes. On pourrait croire d'ailleurs que c'est très bobos. Oui, çà l'est, mais c'est beaucoup plus universel quand même, car plus malin. Une sorte de Kervern & Delépine urbain. A mi-chemin entre le poétique et le fatalisme d'un monde très neutre. L'environnement professionnelle décrit dans le film écrase totalement les personnages qui se retrouvent à la merci d'un lieu hostile, contre leur gré. Sandrine Kiberlain pourrait jouer le rôle d'une peluche qu'elle serait pertinente. Fantaisie douce.
Une comédie agréable dans l'univers de la start-up et d'une certaine coolitude parfois plus effrayante que dans l'entreprise de papa. C'est vif, enjoué, d'un humour podalydesque, donc souvent intelligemment décalé, et parfaitement interprété. C'est peut-être également un peu répétitif et, côté drones, carrément abusif. Mérite en tous cas le détour, ne serait-ce que pour la réunion en visio...
Les frères Podalydès avaient envie de tourner ensemble et ils ont bien fait. Ils forment un duo irrésistible de complicité, de charme et d'humour. Je me demande s'ils n'avaient pas tout simplement chacun envie d'un baiser de cinéma avec Vanessa Paradis pour l'un et Sandrine Kiberlain pour l'autre . Allez, on vous comprend : deux actrices remarquables dans des rôles aussi surprenants qu'efficaces et emblématiques. Drône de film, drônes d'acteurs, drône de scénario, drônes de dialogues. Vu le film au Paradis, le cinéma de Quiberon qui porte si bien son nom. Après la séance, suis allé voir au bout de la jetée voir si par hasard il n'y avait pas un sous marin prêt à refaire surface.
C'est chouette. Toujours ce ton naïf et lunaire qui singularise le cinéma de Podalydes. Même si derrière cette forme innocente se cache une critique acerbe du monde du travail et notamment des start-up. Le film surfe un peu trop sur l'idée de cacher l'existance des enfants aux yeux du PDG et c'est un peu dommage car ça rend les scènes comiques un peu trop faciles. Mais il reste tout de même quelques belles scènes poétique comme le réal en a le secret.
Petite comédie fantaisiste et burlesque, satire du monde du travail en général et des start-ups hyperconnectées en particulier, "Les 2 Alfred" est un film qui parvient à séduire le spectateur par le ton gentiment perché, des dialogues savoureux, des personnages lunaires... Des éléments suffisamment originaux pour attirer la sympathie. Mais le film n'évolue jamais vraiment, ne décolle pas, trop pataud et pépère, trop doux et gentil. Et cet excès de nonchalance ne pouvait, au final, qu'attirer l'indifférence.
Excellent film qui se moque du modernisme ambiant. Humour parfois caricatural mais toujours bien vu et bien amené. Met la lumière sur les multiples vérités de notre société, le franglais abusif, la multiplication des emplois et services. BO avec ce qui se fait de mieux en minimal. 4 / 5 sans hésitation
Le plus souvent, la difficulté de ces comédies « intelligentes » c’est de tenir la distance…...Je ferai encore ce reproche pour les « deux Alfred » ….qui ne manque pas de qualités par ailleurs: une interprétation magistrale avec Sandrine Kiberlain (encore….) Je me suis beaucoup amusé avec les stéréotypes de ces mini-entreprises: - parler « entre soi » avec un langage inaccessible à ceux « hors entreprise » ; l’anglais à toutes les sauces…. - se consacrer à son entreprise, au point de ne pouvoir envisager la « charge » d’un enfant !!! Maternité, Paternité= ringard! - Les drones ont déjà remplacés les trottinettes - La voiture sans chauffeur et ses aléas….
Alexandre, la cinquantaine, se retrouve seul avec ses deux jeunes enfants, endetté, au chômage, mis à l’épreuve par sa femme partie avec la Marine.
Il décide de postuler pour un emploi dans la start-up « the box » aux apparences jeune, connectée, sympathique. Alors qu’il dépose sa fille à la crèche, Alexandre rencontre Arcimboldo, un travailleur indépendant trouvant de multiples emplois quotidiens à partir de son smartphone.
Contre toute attente, Alexandre est embauché à « The Box » et commence sa journée avec Séverine Cupelet. Celle-ci l’emmène dans sa voiture autonome pour négocier l’organisation d’un événement high-tech.
Bruno Podalydès nous plonge dans un univers à la fois lointain et proche, rempli de drones, d’appareils connectés, d’écrans mobiles de visio-conférence, régi par des discours a priori « cool » et jeunes, fait de néologismes anglicisés, mais oh combien tyranniques, soumettant tout le monde à un total contrôle.
Pourtant les gens restent …des gens.., avec leurs peurs, leurs préoccupations, leur sensibilité, leurs secrets, leurs désirs. Ici le monde High-tech finit par se soumettre à l’humanité des protagonistes, pour le plus grand plaisir du spectateur.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce film. Malgré des propos parfois graves, il apporte une légèreté, une bonté, une confiance qui font beaucoup de bien. Un film que je trouve nécessaire alors qu’il est pourtant drôle, fantaisiste voire burlesque.
J'ai apprécié ce film qui met en scènes les deux Podalydes. Le grand frère réalise un film de société sur des sujets contemporains qui nous touchent tous: la vie de famille et la vie professionnelle mais aussi notre rapport avec les technologies de communication et de mobilité. Il se moque du 2.0 et de toutes ces innovations. C'est frais et bien réalisé. A voir.
Bof. Juste amusant. Quelques trouvailles du genre "dystopie douce" : les drones en libre-service en ville comme certaines trottinettes ou vélos électriques et, mieux, le landau qui sert à promener un charmant mais pitoyable couple de vieux...
Le message est simple : toute la modernité et la pression managériale ne change en rien les aspirations et le goût des "vrais gens", et la pseudo sophistication de la boite de com qui emploie les personnages du film n'aboutit qu'à un combat de drones aussi ringard qu'un combat de coq d'antan...
Dommage, il y a tant d'autres films plus conséquents à voir en ce moment...
Humour caustique et tendre à la fois pour dénoncer le cynisme de notre start-up nation ubérisée. Ça fonctionne, c'est souvent drôle et poétique. Les personnages sont tous très attachants. Dommage que l'image soit si banale.