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rvrichou
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3,0
Publiée le 17 juin 2021
Les frères Podalydès avaient envie de tourner ensemble et ils ont bien fait. Ils forment un duo irrésistible de complicité, de charme et d'humour. Je me demande s'ils n'avaient pas tout simplement chacun envie d'un baiser de cinéma avec Vanessa Paradis pour l'un et Sandrine Kiberlain pour l'autre . Allez, on vous comprend : deux actrices remarquables dans des rôles aussi surprenants qu'efficaces et emblématiques. Drône de film, drônes d'acteurs, drône de scénario, drônes de dialogues. Vu le film au Paradis, le cinéma de Quiberon qui porte si bien son nom. Après la séance, suis allé voir au bout de la jetée voir si par hasard il n'y avait pas un sous marin prêt à refaire surface.
Après l’échec cinématographique “Bécassine”, Bruno Podalydès revient au plus haut de sa forme pour une comédie ultra-connectée en compagnie de son frère Denis Podalydès et de la talentueuse Sandrine Kiberlain. Alors qu’il cherche désespérément un nouveau travail, Alexandre rejoint une start-up très friendly qui bouscule toutes les traditions que l’on connaît du monde du travail en mêlant visioconférences à toutes heures, espaces de travail partagés, salaires au mérite et diverses missions ubérisantes. Cette entreprise de demain refuse cependant de recruter tout salarié ayant des enfants afin de ne pas nuire à sa philosophie réactive et ultra disponible. Alexandre va être épaulé par son nouvel ami entrepreneur indépendant, pour concilier vie professionnelle et gestion de ses enfants. En binôme avec une femme d’affaires agressive en apparence, qui roule dans une voiture sans chauffeur, Alexandre découvrira rapidement que ses collègues cachent finalement tous un petit secret. “Les 2 Alfred” est une satire du monde du travail qui ne met désormais plus aucune frontière avec la vie personnelle à cause d’une société 2.0. Sans pour autant être un parfait portrait de notre quotidien, les deux frères s’amusent à passer toute situation en dérision offrant ainsi une comédie hilarante et excessive avec une pointe de tendresse autour de la parentalité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Une comédie pas très drôle qui s'essaie à la fantaisie sans emporter l'adhésion, dommage, j'avais envie d'aimer cette fable pleine de légèreté et de lucidité. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com
Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème : la start-up qui veut l'embaucher à l'essai a pour dogme : « Pas d'enfant ! »
C'est une réalisation de Bruno Podalydès qui a écrit le scénario avec son frère Denis Podalydès. Le film a fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.
Je ne savais même pas que Denis Podalydès avait un frère, et j'ai été d'autant plus surpris qu’il a déjà remporté le César de la Meilleure première œuvre pour Dieu seul me voit (Versailles-chantiers). J'avais donc bien envie de voir ce que donnerait ce film avec les deux frères réunit. Le coup est plutôt réussi je dois dire.
J'ai beaucoup apprécié le côté critique de la société "start-up nation". Cette comédie va énormément axer sur cela. On aura donc une satire piquante n'épargnant aucun aspect de ce "nouveau monde". Que ce soit le ridicule des livraisons par tous les moyens ou la start-up faussement sympathique avec sa "fontaine à bonbon", Bruno Podalydès se sert des codes pour se moquer d'eux.
Grâce à cela, j'ai bien rigolé. Les piques étaient nombreuses et alimente bien le sujet. Cependant, je dois dire que ça peut devenir un peu lourd par moments. J'avais l'impression que sur certains passages les traits étaient trop poussés. Oui pour se moquer, mais j'aime moins quand on tombe dans le cliché grossier. Heureusement ce n'est que quelques fois.
Tout cela sert à remettre l'humain au centre du débat. Car finalement, ce sont les relations entre les protagonistes, et les rapports sociaux "réel" qui vont donner tout son sens à ce film. J'ai aimé les différents rapports entre eux. C'est si simple et naturel.
L'histoire est agréable à regarder car elle met bien les personnages en avant. Chacun a sa petite histoire, et peut avoir une évolution.
J'ai beaucoup apprécié la performance des acteurs. Denis Podalydès est très juste dans son jeu, son frère Bruno Podalydès est bien sympathique, quant à Sandrine Kiberlain efficace comme à son habitude. A noter que Yann Frisch est génial dans son second rôle de patron.
Voir un film de Bruno PODALYDES est toujours un peu spécial. Mais il faut reconnaître qu'il sait taper juste. Son dernier traite du nouveau monde du travail avec sa dérive et il voit juste. Vous sentez dans ce film la complicité des 2 frères et c'est jubilatoire. Vraiment de très bons acteurs ces 2 là. Mais mention spéciale pour Sandrine la troisième larron toujours au top dans ses films. J'ai vraiment passé un agréable moment. Laissez-vous guider dans cette comédie sociale et vous aurez certainement des interrogations à la sortie du film par rapport à votre monde de travail à vous.
Bruno Podalydès est une sorte de génie. Il possède cette faculté rare de nous faire rire en traîtant de sujets de société avec une grâce et une poésie subtile qui n’appartiennent qu’à lui. Sa nouvelle comédie tire à vue sur l’hyper-connectivité de notre monde et c’est un régal. Alexandre, chômeur déclassé, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut s'occuper de ses deux jeunes enfants et être autonome financièrement. Problème: The Box, la start-up très friendly qui veut l'embaucher à l'essai a pour dogme : « Pas d'enfant ! », et Séverine, sa future supérieure, est une « tueuse » au caractère éruptif. Pour obtenir ce poste, Alexandre doit donc mentir... La rencontre avec Arcimboldo, « entrepreneur de lui-même » et roi des petits boulots sur applis, aidera-t-elle cet homme vaillant et déboussolé à surmonter tous ces défis? 92 minutes qu’on n’a pas le temps de voir passer tant le film est inventif, léger et drôle. Le grand Tati n’est pas loin… et ce n’est pas le moindre des compliments. Depuis sa trilogie versaillaise et son épatant Liberté Oléron, notre réalisateur-scénariste-acteur, ne cesse de progresser, même si son, Comme un avion, de 2014, relevait déjà du chef-d’œuvre, on tutoie encore une fois les sommets dans l’observation de la société du XXIème siècle poussée jusqu’à l’absurde. Tel décor style Bisounours de la start-up avec sa table de ping-pong, sa fontaines de bonbons, ses chaises longues et son trampoline… des espaces régressifs, très infantilisants qui correspondent à des buts de management très pensés qui peuvent remplacer le paternalisme d’autrefois. Mais, a contrario, le personnel se confronte en permanence, dans un sabir franglais à la limite du supportable de conf-call en débriefing en passant par les désormais inévitables visioconférences menées par un weboot… Et je ne vous parle pas de la voiture autonome et des drones, au centre de l’histoire et qui tombent comme à Gravelotte d’un bout à l’autre du film. Quant à l’inauguration des Games of Drones… c’est un must. Ça fourmille d’idées visuelles, scénaristiques et de dialogues. Tout est ici dans les détails et, je le répète, c’est un régal pour qui aime le cinéma foldingue et passablement décalé. Quand au casting, il s’en donne à cœur joie avec un Denis Podalydès des grands soirs, une Sandrine Kiberlain qui s’amuse comme une petite folle, Bruno Podalydès, himself, qui ne laisse pas sa part aux chats. Tous les autres de Yann Frisch à Michel Vuillermoz, en passant par Isabelle Candelier, Jean-Noël Brouté, Philippe Uchan, donnent des répliques irrésistibles, sans oublier Vanessa Paradis, en guest-star aussi muette que discrète. La comédie ne perd pour autant jamais de sa lucidité et de son insolence, avec son savant dosage de dénonciation inquiète et de poésie apaisante. Une séance qui devrait être remboursée par la Sécu.
Lent .. dommage bonne idée Bons acteurs mais scénario très faible On rit à peine .. dommage c est bien le problème des films français et faiblesse des scénarios
"Gentillet" est le premier terme qui me vient à l'esprit à la sortie de cette séance. Film léger sans prétention . Dénoncer de manière très très caricaturale le monde de l'entreprise trop connectée. Le début du film est meilleur; on découvre les personnages leur vie c'est sympathique . Les acteurs sont plutôt bons même si Sandrine Kimberlain reste dans son registre habituel femme déprimée légèrement hystérique... puis on se lasse un peu quand même , jusqu'à une fin de film médiocre vraiment décevante ... film à l'eau de rose ... situations téléphonées. Mais soyons bon public car enfin on arrive à sourire et rire parfois . La bande annonce était pourtant prometteuse .
Les 2 Podalydes s'en prennent à la Start-Up Nation, son vocabulaire tout en anglicisme ridicule, sa fausse coolitude, ses tables de ping-pong et ses trampolines, ses drones et ses gadgets high-tech inutiles. Comme d'habitude avec les deux versaillais le ton de cette comédie est doux-amer, ils dénoncent sans se départir d'une certaine bienveillance, on rigole sans trop se mouiller. Le film commence bien , puis s'étiole un peu, il n'est pas désagréable mais pas non plus mémorable, les jeunes générations pourront dire que c'est un film de boomers.
Une comédie gentillette mais sans plus. Bref aurait pu mieux faire...certes de bons acteurs mis un net manque de profondeur dans ce qui aurait pu être...
Alexandre (Denis Podalydès) est un has been. La cinquantaine bien entamée, les comptes dans le rouge, il élève seul ses deux enfants en bas âge depuis que sa femme, sous-marinière, l'a quitté. Ouvrier typographe, il n'a pas les compétences qu'un marché du travail de plus en plus compétitif, recherche. Sur un malentendu, The Box, une start-up, l'embauche. Mais il est à craindre que le malheureux Alexandre ne résiste pas longtemps aux méthodes managériales ultra-modernes de Aymeric (Yann Frisch), son patron, et de Séverine (Sandrine Kiberlain), sa supérieure hiérarchique. D'autant que la start-up interdit à ses salariés - en flagrante violation du Code du travail - d'avoir des enfants. C'est sans compter sur la rencontre providentielle que fait Alexandre, à la crèche de son cadet, de Arcimboldo (Bruno Podalydès), roi de la débrouille.
J'ai eu la dent dure, la semaine passée avec quelques films auxquels j'ai reprochés d'être "vieillots", tournés par des réalisateurs essorés avec des acteurs qu'on a trop vus. Spontanément, sans en rien connaître, c'est typiquement le genre de reproche qu'on pourrait adresser au neuvième film écrit et réalisé par Bruno Podalydès, soixante ans tout rond, qui, comme dans tous les autres, offre à son frère cadet la tête d'affiche et à Michel Vuillermoz et Isabelle Candelier, ses amis de toujours, des rôles secondaires
Un film écrit et réalisé par Denis Podalydès, avec Bruno et Denis Podalydès et Sandrine Kiberlain ?! Quel ennui ! D'ailleurs la foule qui s'est pressée à son avant-première dimanche est grisonnante - pour ceux des spectateurs qui ont encore des cheveux. Eh bien non !! (en fait si : les spectateurs étaient vraiment aussi vieux que je le dis)
"Les 2 Alfred" réussit à nous surprendre par une légèreté qu'on n'escomptait pas. Pourtant, le cinéma des frères Podalydès se caractérise précisément par une fantaisie, une légèreté qu'ils parviennent à renouveler de film en film. J'avoue que je l'ai souvent trouvé un peu futile : "Bécassine !" ou "Comme un avion" m'avaient laissé un goût d'inachevé. Mais "Les 2 Alfred" m'a transporté au point que j'ai hésité à lui attribuer le graal des cinq étoiles.
J'y ai vu d'abord une critique assez efficace des tics de notre société, de son jeunisme, de ses modes de management faussement cools. J'y ai souri, souvent, à des situations ironiques qui sans déclencher le fou rire de certaines comédies françaises (je pense au "Discours" par exemple) fonctionnent par leur intelligence et leur drôlerie. Et enfin, j'ai été submergé par la bienveillance et la gentillesse de ce cinéma. Le feel-good-movie est un genre qui, souvent, à force de sucreries mielleuses et de situations tire-larmistes, suscite le malaise. On en est loin avec ces "2 Alfred" qui, sans l'ombre de la moindre démagogie, réussit tout simplement à nous faire sentir bien. Merci :)
Le monde de Les 2 Alfred, c'est évidemment le nôtre, en réalité (légèrement) augmentée. Autant qu'aux technologies nouvelles et à l'hyperconnexion de nos vies modernes, Bruno Podalydès s'attaque au monde de l'entreprise, en particulier à un certain type de start-ups où l'usage d'une novlangue opaque se double d'une organisation du travail soi-disant libérée et en fin compte singulièrement aliénante. C'est à peine caricatural. S'y ajoutent l'uberisation des services et l'appel à l'intelligence artificielle pour constater que la déshumanisation de la société est en marche, façon 1984, mais de notre propre volonté, un asservissement consenti. C'est l'un des aspects les plus drôles du film d'ailleurs : les machines se rebellent et gagnent leur libre-arbitre tandis que les humains s'ajustent à de nouvelles exigences normatives avec une docilité de robots. Mais Podalydès n'est pas un moralisateur, il est davantage un observateur amusé, à la manière du Tati de Playtime, et est capable de trouver de la poésie dans un vol plané de drones, une réunion en visioconférence ou un SMS d'une voiture autonome. Petit bémol peut-être, comme beaucoup de films de son réalisateur, le rythme des 2 Alfred, pêche parfois par excès de nonchalance avec des transitions qui manquent de mordant, mais cela fait aussi partie du charme un brin désuet du style de Podalydès. Côté interprétation, jusqu'aux plus petits rôles, la copie est parfaite avec aux commandes un Denis Podalydès brillant comme jamais et une Sandrine Kiberlain irrésistible, comme d'habitude.
Cette comédie réalisée et scénarisée par les frères PODALYDES est très distrayante et décrit bien l'univers de travail des stars-up dans la haute technologie moderne internationale. Le scénario très bien écrit, apporte un regard lucide et souvent critique de cet univers avec leurs anglicismes, l'utilisation systématique du jargon informatique et abréviations pompeuses qui régissent leur fonctionnement. Tout cela est rendu sans méchanceté systématique mais est surtout réjouissant avec beaucoup d'humour parfois déjanté. Le film emmené par un trio d'acteurs talentueux nous fait passer un agréable moment de cinéma.
C'est drôle, parfois surréaliste et intelligent. On passe un très bon moment face à de très bons acteurs. Un film qui en dit beaucoup sur notre société. Belle réussite. A voir.