Bienvenue dans le monde "Moderne" des drones, avec cette réalisation des frères Podalydès. Leur scénario assez simpliste situe l'action au sein d'une entreprise évoluant dans l'évènementiel ; une start-up high-tech ultra connectée, à l'ambiance déshumanisée. Le rythme de l'aventure est lent, et l'histoire peine à se mettre en place, évoluant ensuite vers un aspect social plus intéressant et offrant plus de charme ou de tendresse que d'humour. Le meilleur atout de cette fiction reste dans le bon jeu d'acteur des frères Podalydès, de Sandrine Kiberlain, et la belle présence de l'incontournable Michel Vuillermoz.
Un film qui fait du BIEN et en ce moment c'est tout à fait précieux. Les 2 frères sont impeccables comme d'habitude. Kiberlain excellente, comme d'habitude. A voir, et à revoir les jours d humeur grisaille. Merci les Podalydes.
Dans cette comédie un poil dramatique le côté doux amer est bien rendu par les caractères proposés sans excès, une forme de critique sociale qui a quelques pertinences et sort de lieux communs trop consensuels. Cependant il reste un vide de sens et un optimisme pantois une fois passée la mini révolte qui ne fait que peu de vagues.
Je suis plutôt bon public. J’aime Denis et Sandrine. Je baigne en plein dans les travers et dysfonctionnement que je pensais voir traités et dénoncés. Et pourtant…
Au bout de 5 minutes j’ai commencé à me demander ce qui est expliquait les notes et l’engouement pour ce film. La question a continué à enfler et j’avoue finir par douter de l’honnêteté intellectuelle de certaines critiques.
Sur le fond, tout est caricaturé avec un trait grossier, grotesque, mais surtout maladroit. La vérité est encore plus cruelle que cette succession de clichés enfantins et fantasmés, mais pour d’autres raisons que celles abordées par le film. Le scénario démontre une grande méconnaissance des vrais problèmes qu’il fallait poser sur la table et qui auraient mériter d’être critiqués. L’illustration de ce manque de finesse, de profondeur d’analyse et de survol du sujet pour plaire (à qui?!?!) est résumé dans la scène du cycliste livreur. Messieurs la prochaine fois que vous voulez dénoncer, ayez la politesse de travailler et d’enquêter. Vous aviez une belle idée et tellement de matière. Quel gâchis. Et d’une certaine manière, quel mépris. Vous ne vous êtes vraiment pas foulés.
Ce n’est pas drôle (et pourtant je répète, je suis trèèèès bon public), les situations et personnages sont improbables, capillotractées, et encore une fois caricaturées à la hache. Aucune finesse. Aucune suprise. Une happy end ridicule. J’ai entendu dire « il y a du Tati dans ce film ». Un conte poétique. Sauf que c’ést finalement le seul argument . Quand on n’a plus que ça pour défendre un film, invoquer Tati, le souvenir d’un réalisateur passé, c’est ennuyeux pour un critique. Mon amie et moi étions atterrés et exaspérés, et surtout extrêmement déçus.
Probablement que tourné il y a 15 ans, j’aurais eu un autre avis, c’était visionnaire mais là, c’est défonçage de portes ouvertes sur défonçage de portes ouvertes, sans même la manière.
Bof. Juste amusant. Quelques trouvailles du genre "dystopie douce" : les drones en libre-service en ville comme certaines trottinettes ou vélos électriques et, mieux, le landau qui sert à promener un charmant mais pitoyable couple de vieux...
Le message est simple : toute la modernité et la pression managériale ne change en rien les aspirations et le goût des "vrais gens", et la pseudo sophistication de la boite de com qui emploie les personnages du film n'aboutit qu'à un combat de drones aussi ringard qu'un combat de coq d'antan...
Dommage, il y a tant d'autres films plus conséquents à voir en ce moment...
une critique acerbe sur notre société qui se transforme et tente de s'organiser différemment en usant de faux neo-langages qui ne sont en réalité que des expressions anglophones, une nouvelle manière de travailler mais qui dépend uniquement du patron, des gens qui cherchent, innovent, ceux qui se croient libres car ils sont leurs propre patrons, tout est dénoncé mais manque d'unité.
Sur une tonalité faussement légère, "Les 2 Alfred" dépeint intelligemment les absurdités d'une société avançant à marche forcée, déconnectée de son premier sens qu'est l'humanité. Souffrant de quelques inégalités de rythme, c'est un film qui garde cette qualité d'être d'une originalité bienvenue dans le paysage audiovisuel français.
"Les 2 Alfred", comédie française écrite et réalisée par Bruno Podalydès, sortie en 2020. Un beau film dont le propos attaque fort justement l'absurdie dans laquelle nous nous engageons peu à peu. Un monde connecté, dronisé, uberisé, star-uptisé où règne les bullshit job et leur lot de novlangue sur fond de cool attitude friendly autoritaire. Une vision très pertinente traité avec douceur et de façon poétique par Bruno Podalydés. Bonne distribution, avec les frères Podalydès, Sandrine Kiberlain, Michel Vuillermoz et une participation de Vanessa Paradis. Un film très bien réalisé. Très agréable à regarder. Une belle surprise.
Savoureuse comédie. Elle enchaîne les situations loufoques et décalées pour offrir une satire rondement menée du monde de l'entreprise et de la société urbaine qui s'uberise. Drôle et malicieux
Malgré des personnages attachants et loufoques, le scénario manque d'ambition et de profondeur, si bien qu'à un moment donné je me suis demandé pourquoi il avait fait ce film. Beaucoup de clichés sur les starts up utilisés ici, pour aboutir à une fin assez minuscule et désuète, ce qui m'a beaucoup déçu. Je suis convaincu que l'auteur ne sait pas ce qu'il a voulu dire ou faire dans ce film et que le réalisateur a fait le film au montage.
Une succession de saynètes pas drôles, ordinaires, désuètes. La dénonciation de la dronisation est sottement réalisée. Les acteurs surjouent les décalages et les dialogues surabondent de jeux de mots franglais (spoiler: nous allons rescheduler les tâches, les boules KIES font la sourde oreille, GAME of DRONES, ...) . La scène du "coming out" général est pathétique, chacun montrant au big boss qu'il a des enfants (le slogan de la start-up "NO CHILD"). Au secours!