Vraiment superbe, tout en finesse. Du Mouret pur jus, avec des dialogues enlevés, de la finesse. Dans la plus belle tradition du cinéma français. Les comédiens sont remarquables de retenue, entre autres Camélia Jordana qui m'a vraiment surpris. Les deux se connaissent bien après avoir joué dans Curiosa, et le duo fonctionne ici parfaitement avec Niels Schneider qui s'impose lui comme une valeur sûre.
Avant toute chose, je tiens à dire que j'aime beaucoup, et depuis longtemps, Emmanuel Mouret. Certains de ces films m'ont touché par leur grande sensibilité, leur délicatesse, leur intelligence, leur subtilité... Je pense à "Un baiser s'il vous plaît !" ou "Fais-moi plaisir" ou encore "Mademoiselle de Joncquières" que j'ai savouré comme un petit bonbon sucré (il faut dire que le texte de Diderot lui a cette fois grandement facilité la tâche...). En revanche, j'ai trouvé son dernier effort totalement raté.... et c'est paradoxalement celui qui récolte le plus de louanges et celui qui le fait connaître du plus grand nombre !!! Ce film est pourtant un concentré de tout ce qu'aime Mouret mais c'est justement ce qui fait sa grande faiblesse... un peu de sel relève un plat, trop de sel le tue... Et là c'est l'overdose (de musique notamment, tous ces chefs-d’œuvre au service d'une telle vacuité...) Le tout donne l'impression que Mouret se caricature lui-même... Adieu la subtilité, la grâce... Bonjour la lourdeur, la théâtralité, l'absence d'émotion. Puis quel casting atroce... Pas un pour rattraper l'autre... le comble étant d'avoir retenu Camélia Jordana pour le rôle de Daphné, je ne comprends pas ce choix... probablement dans l'air du temps ... quel sale temps alors !
Comme à son habitude, le réalisateur-scénariste se penche une fois de plus sur les méandres de l'amour, et les jeux de l'amour et du hasard. Souvent chez Mouret ce qui freine encore plus reste la direction d'acteur, car tous ne sont pas ou ne semblent pas forcément à l'aise avec ce concept. Il s'agit ni plus ni moins qu'une récitation de texte, un côté scolaire qu'il faut pouvoir accepter pour s'immerger dans l'univers de Mouret, ou sinon on ne peut qu'être désarçonné par le style très "guindé" de l'ensemble. Par contre, cela n'empêche pas les quelques instants de grâce qui sont souvent la séquence idéale où beauté de la photographie, beauté du texte et alchimie des acteurs nous emportent. Site : Selenie
ce chassé croisé amoureux est bien traité, les acteurs sont tous au top ! tout peut sembler simple, mais l'amour est compliqué et nous avons de nombreux exemples
Rapidement passé au cinéma, cette comédie au titre improbable a trouvé son public, même si ce dernier est assez "choisi" : à voir ce scénario de badinages légers accompagné par des dialogues en français soutenu, on sait bien que les amateurs de théâtre et belle littérature s'y retrouveront mieux. Ces beaux dialogues nous font rêver d'une autre époque, d'une poésie des mots devenue si rare, mais finissent par nous perdre un peu lorsqu'il s'agit d'y croire vraiment (personne ne parle comme cela dans la rue, au bureau...), difficile de ne pas remarquer les belles tournures plutôt que de s'intéresser à ce qui a été dit, un duel de fond et de forme qui nous subjugue sur le second au détriment du premier. Mais l'interprétation, tout en douceur, reste l'un des points forts de cette comédie, car les personnages se construisent peu à peu, ne nous force pas la main et certains sont même plutôt attachants (Vincent Macaigne campe un bonhomme gentil, docile, tendrement naïf, un personnage qu'on aime suivre, et Camelia Jordana se défend bien dans ce registre de la douceur). Visuellement, on s'ennuie un peu (les plans ne sont pas très variés), et le scénario n'a absolument rien d'original ni de palpitant (tout le monde se trompe, se quitte et se met ensemble, le B.A-BA de très nombreuses comédies dramatiques), aussi pour l'apprécier il vaut mieux être sensible à la poésie des dialogues et aux personnages réalistes. Mention au titre saugrenu qui nous aura offert quelques belles perles de déformations au cinéma ("Y'a ce qu'on dit, et puis y'a ce qu'on fait..."), les spectateurs sont formidables.
" Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait " plébiscité par la presse est un drame romantique plaisant . En effet même si j'ai trouvé l'ensemble assez théâtral, peu accessible au grand public car les dialogues sont assez soutenu et que le tout soit un peu trop classique à mon goût, le réalisateur réussit parfaitement à démontrer au spectateur la complexité des sentiments amoureux et les contradictions chez l'être humain, un casting 5 étoiles avec la présence de Camélia Jordana , Niels Schndeider , Emilie Dequenne très bon dans leur rôle.
A un moment donné, au début du film, Maxime (Niels Schneider), interrogé par Daphné (Camélia Jordana), lui répond qu’il ne veut pas écrire des histoires d’amour mais de sentiments. Le film d’Emmanuel Mouret, c’est exactement ça, une valse de sentiments, conduite par une jolie brochette d’acteurs. J’ai bien aimé même si j’ai tardé à rentrer dans la ronde.
Une fois de plus, Emmanuel Mouret (à la réalisation et au scénario) met en images des histoires d’amour qui se croisent et que n’aurait pas renié Marivaux ! Comme à son habitude, il sait s’entourer de bons acteurs (Niels Schneider tout en retenue et Vincent Macaigne, toujours aussi affable que maladroit) et de non moins charmantes actrices (mention spéciale à Camélia Jordana ayant « musclé son jeu » et puis cette Jenna Thiam, quelle beauté !). Toutefois, ce qui pourra être agaçant pour certains c’est que l’ensemble fasse trop sérieux et que les textes (fort bien écrits par ailleurs) soient déclamés façon « récitation » ce qui lui donnera un aspect par trop scolaire mais surtout manquant de spontanéité. On sera néanmoins happé par la très belle partition sonore (Mozart, Chopin, Satie et tant d’autres encore), ainsi que par la sublime photographie qui nous feront oublier rapidement ces petits bémols !
Le début du film m'énervait à cause du dialogue puis petit à petit l'intérêt est venu et globalement j'ai aimé ce film qui parle de l'amour et du désir
Emmanuel Mouret nous propose une nouvelle fois un délicieux marivaudage de 2h (parfois un poil long) sur l’amour, le désir, la fidélité, l’infidélité et d’une manière générale la vie de couple avec ses petites et grandes contrariétés. Les dialogues de cet héritier d’Éric Rohmer sont comme toujours d’une intelligence et d’une poésie folles. Les personnages, piégés dans de diaboliques contradictions intérieures, nous embarquent dans des situations plus ou moins improbables tout au long d’histoires qui s’entremêlent au court d’un récit souvent irrésistible de drôlerie. Ils sont portés par des comédiens tous géniaux : citons Niels Schneider, Camélia Jordana, Vincent Macaigne, Émilie Dequenne, Jenna Thiam, Guillaume Gouix, Julia Piaton. Un enchantement.
Il y a très souvent un décalage entre ce qu'on dit et ce qu'on fait, quel que soit sa volonté de s'en tenir à ce que l'on dit. Ce film retrace des cheminements relationnels dans lesquels les protagonistes se perdent et se retrouvent au grès de leurs pérégrinations amoureuses dans lesquelles le décalage du dire et du faire est pattant. Hors temps, ce film a la vertu de donner au commun des mortels qui cherchent fortune amoureuse, une candeur monotone dans laquelle chacun peut s'identifier...
Très joli film. Réalisation et direction d'acteur feutrées dans un style assumé et appliqué. Une vision de l'amour très personnelle, écrit avec une finesse qui nous oblige au moins une tendre, à défaut d'une amoureuse, attention