Derniers Avis : Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait - Page 7
Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait
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Marjolaine A.
160 abonnés
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2,0
Publiée le 26 mai 2021
C'est un marivaudage à la Rhomer, plein de dialogues artificiels et pontifiants, plutôt bien réalisé, parfois amusant, mais creux. Les interprétations de certains acteurs comme Vincent Macaigne et Emilie Dequenne rehaussent l'ensemble, tandis que celles de Camélia Jordana, très mauvaise comme d'habitude, et de Niels Schneider, aussi vif qu'un poulpe mort, sont soporifiques. Un film qui donne l'impression de durer 3 heures, alors qu'il en fait à peine 2.
Beau mélodrame qui fonctionne très bien avec des acteurs au sommet. Mention spéciale à Emilie Dequenne très bien servie dans un rôle superbe, de loin le plus beau du film. C'est du cinéma littéraire qui peut en énerver certains, avec des dialogues très écrits et des situations limite crédibles mais grâce aux acteurs franchement ça passe nickel. Et j'aime bien la fin dans la gare, joli suspense.
J’ai encore pris beaucoup de plaisir avec ce film d’Emmanuel Mouret qui, en vieillissant, améliore le réalisme des situations tout en gardant ce ton qui lui est si particulier et qui fait son charme. Ici l’auteur dissèque avec maestria les oppositions entre amour et désir, et je trouve que le tableau peint montre bien les caractéristiques de notre époque pour les 20-45 ans: on couche beaucoup, on fait bêtement des gosses, on ne sait généralement pas ce qu’on veut au fond de soi, bref on est un peu paumé. Le tout est accompagné d’une musique classique somptueuse et de superbes prises de vue du Lubéron. J’attends impatiemment le prochain opus.
film insipide ...plat ...d un ennui rarement vu pour ma part ...dialogues ridicules....histoire niaise .. Le cinéma français comme je le déteste... aucun i intérêt pour dire je pensais déjà à ma journée d'u lendemain tout en étant devant ce navet XXL
D'un ennui abyssal avec des dialogues d'un autre temps et complètement niais !!! J'ai même pas eu le courage d'en voir la fin, une impression de mauvaise pièce de théâtre
Film de bobo pour les bobos. Jolie image malgré tout. Le coup de grâce c’est la présence de vedette de télé crochet musical sans aucun talent si ce n’est être née avec une cuillère bobo dans le bec avec la carte et le réseau germanopratin qui va avec. Encore un film qui n’aurait jamais vu le jour sans le mode de financement si « particulier » du cinéma français...
Avant toute chose, je tiens à dire que j'aime beaucoup, et depuis longtemps, Emmanuel Mouret. Certains de ces films m'ont touché par leur grande sensibilité, leur délicatesse, leur intelligence, leur subtilité... Je pense à "Un baiser s'il vous plaît !" ou "Fais-moi plaisir" ou encore "Mademoiselle de Joncquières" que j'ai savouré comme un petit bonbon sucré (il faut dire que le texte de Diderot lui a cette fois grandement facilité la tâche...). En revanche, j'ai trouvé son dernier effort totalement raté.... et c'est paradoxalement celui qui récolte le plus de louanges et celui qui le fait connaître du plus grand nombre !!! Ce film est pourtant un concentré de tout ce qu'aime Mouret mais c'est justement ce qui fait sa grande faiblesse... un peu de sel relève un plat, trop de sel le tue... Et là c'est l'overdose (de musique notamment, tous ces chefs-d’œuvre au service d'une telle vacuité...) Le tout donne l'impression que Mouret se caricature lui-même... Adieu la subtilité, la grâce... Bonjour la lourdeur, la théâtralité, l'absence d'émotion. Puis quel casting atroce... Pas un pour rattraper l'autre... le comble étant d'avoir retenu Camélia Jordana pour le rôle de Daphné, je ne comprends pas ce choix... probablement dans l'air du temps ... quel sale temps alors !
Des histoires qui manquent cruellement de fondement, des relations dignes de romans à l'eau de rose et des dialogues plats limites "gnangnan" tellement peu réalistes qu'on dirait du Balzac dans la bouche d'acteur du quotidien, acteurs qui surjouent ou parfois survolent leur personnage ... dommage, le scénario aurait pu être beaucoup mieux utilisé
Beau film qui traite de l'aspect cruel de la relation amoureuse. Bon moment de cinéma . Niels Schneider égal à lui même et à l'aise dans la maîtrise des dialogues ciselés et lyrisme d'E. Mouret .
J’ai adoré l’histoire, le film montre très bien que les hommes veulent toujours ce qu’ils ne peuvent pas avoir, l’envie le désir de l’autre, l séduction.. On ne se contente jamais vraiment de ce que l’ont veut et les histoires racontées montre cela. Il y a des limite et au final il faut peut être savoir s’arrêter.. Mais le côté théâtral et la façon dont joue les acteurs m’ont un peu dérangé ! Je suis très partagé au final, on comprend très vite l’issue du film et d’autres choses arrivent alors qu’on ne s’y attend pas. A regarder quand même pour le coup c’est un film qui arrive à montrer beaucoup de choses sentiments et rien que pour ça, c’est beau !
Écrit et mis en scène par Emmanuel Mouret, ce Drame porte très bien son titre. Le film comporte effectivement beaucoup de dialogues et de personnages nous proposant des échanges sincères et profonds. Ils évoquent sans tabou l'attirance, le désir, l'amour récréation ou la raison .... La réalisation nous offre de belles images, la charmante présence d'Émilie Dequenne (Louise), et une excellente composition de Niels Schneider dans le rôle principal de Maxime. L'aspect moins réjouissant de ce film réside dans son manque d'humour et de punch. On peut aussi admirer ou regretter sa langueur douloureuse, heureusement soutenue par une magnifique bande musicale.
Le cinéma d’Emmanuel Mouret fonctionne comme un petit monde à part, niché dans un repli douillet du cinéma hexagonal, une bulle légère à l’écart de l’agitation du monde où n’existent que les sentiments, ceux des gens qui se rencontrent, se perdent de vue, ressentent la passion soudaine ou la déception, se sacrifient au nom d’un idéal, se consolent avec le premier venu ou mènent des double-vies. Dans le dictionnaire sentimental de ce cinéaste qui s’efforce depuis les débuts de sa carrière d’en tirer des observations jamais définitives, les émotions conduisent à toutes sortes de configurations et de résultats imprévus, et l’amour n’est pas toujours la destination la plus assurée. Malgré la construction à tiroirs de ces histoires qui, par chance, ne s’entremêlent pas trop, la compréhension est limpide, et les acteurs, comme toujours, disposent de belles partitions. Bien sûr, le cinéma de Mouret possède ses défauts : Il est très bourgeois, très écrit, très ampoulé mais ce sont ses caractéristiques depuis les origines et on peut supposer que ceux à qui cela pose un problème l’auront abandonné depuis bien longtemps. Pourtant, dans cette dernière étude des émois humains, nettement plus longue qu’à l’accoutumée, Mouret ne se répète pas : il affine.
Plus ça va, plus Emmanuel Mouret devient le digne successeur de Woody Allen ou Rohmer en théorisant les situations amoureuses d'une manière très intellectuelle. C'est savoureux car on peut se reconnaître dans ces différentes situations mais pas forcément. Par exemple, le "passage à l'acte" semble être le passage obligé alors que son film tente justement de prouver qu'il peut y avoir une retenue. Peut-être l'explication du titre... Il n'empêche, les situations sont originales, sinon elles ne mériteraient pas un film.