La Place d'une autre
Note moyenne
3,3
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84 critiques spectateurs

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claranat
claranat

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2022
Un très joli film, intelligent, tout en finesse. L'intrigue, le jeu des acteurs, l'humanité du film... j'ai aimé tout ça.
Solal Sotet
Solal Sotet

1 abonné Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2022
Une très belle surprise en ce début d'année, un film touchant, juste, où les sentiments se devinent plus qu'ils ne se montrent.
Le casting est porté par un trio d'actrices magistral (Lyna Khoudri, très émouvante, Sabine Azéma, magistrale, Maud Wyler inquiétante)
La réalisation est d'une grande élégance, ainsi que la photo. A la fois romanesque, sensible et mystérieux, le film aborde la question (toujours actuelle) du plafond de verre social, avec un vrai sens du suspens, en maintenant le spectateur en tension.
J'ai été pris par surprise par une grande émotion au fur et à mesure du film.
Après Eugénie Grandet et Illusions Perdues et avec La Place d'une Autre le cinéma français montre encore une fois que le film de costume est encore d'actualité et parle d'actualité.
agnes noden
agnes noden

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5,0
Publiée le 20 janvier 2022
Un film qui calme mais pour mieux réfléchir, on est loin du cinéma qui enchaîne les effets, il n'y en a pas et c'est heureux car on se retrouve absorbé, concentrer, l'esprit prêt à saisir les moindres détails de ce dilemme moral complexe. Le calepinage des conventions, le formalisme de la société à l'époque est bien marqué pour que l'on perçoive subtilement que ces 2 femmes vont par leur force de caractère, leur liberté gagnée, sans doute poussées dans le retranchements de leur solitude, peu à peu s'en afranchir et devoir sans cesse se réinventer, quitte à prendre la place d'une autre.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2022
Le classicisme, au cinéma, n'est pas forcément synonyme d'empesé voire d'ennuyeux, si l'histoire racontée tient ses promesses avec une interprétation de haut vol et des décors réalistes, entre autres choses. La place d'une autre n'est pas loin de répondre à ces critères mais sa mise en scène est vraiment trop passe-partout pour pouvoir dynamiser, un récit très sage, malgré la violence sociale de la France de 1914 qui y est décrite avec justesse et qui, d'une manière certaine, fait écho à notre époque. L'héroïne de La place d'une autre est une usurpatrice d'identité, une voleuse de vie opportuniste qui saisit la seule possibilité de s'élever, quel que soit l'aspect moral de son geste. Si son côté thriller, avec un retour d'entre les morts, est un tantinet téléphoné, c'est surtout dans la présentation pleine de bienveillance de l'impostrice (tiens, pourquoi "imposteur" n'a t-il pas de féminin ?) par rapport à la bourgeoise qu'elle a spoliée qui indique que le film ne nous donne pas la liberté de choisir notre camp. Plus intéressante, sans aucun doute, est la relation qui s'établit entre la vieille dame et sa lectrice, sous l’œil circonspect des serviteurs. Et c'est grâce au talent de la toujours splendide Sabine Azéma et de la de plus en plus indispensable Lyna Khoudri que l'alchimie fonctionne entre les deux personnages et crédibilise le récit, jusqu'à son dénouement. Oui, dommage qu'il n'y ait pas davantage de flamme dans la réalisation d'Aurélia Georges et, peut être aussi, de brillance dans les dialogues.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2022
Nélie/Khoudry est une jeune femme pauvre qui essaie de s'en sortir et donc il est aisé de la prendre en empathie surtout incarnée par une actrice charmante et douce, tandis que Rose est une bourgeoise qui n'hésite pas à remettre les plus pauvres à leur place jouée par une actrice plus "sèche" accentuant ainsi le décalage et la "préférence" du spectateur. Il n'y a donc aucune ambiguité ce qui manque beaucoup au film. L'usurpatrice n'est jamais assez sûre d'elle-même pour créer un doute crédible, vu ses hésitations multiples autant dans le verbe que dans la gestuelle il est improbable que ni Eléonore/Azéma ni son neveu ne s'interroge plus que ça. Sinon le scénario est assez classique mais marqué par quelques séquences marquantes, d'abord le moment de l'usurpation entre la "mort" et l'arrivée des allemands, mais aussi et surtout cette arrivée impromptue telle la faucheuse qui désigne sa prochaine âme. Le film est intéressant, notamment sur la condition de la femme au début du siècle, surtout on apprécie qu'il n'y ait pas de propos moralisateur, dommage que Nélie soit un personnage trop lisible, ce qui joue forcément sur le manque de suspense ou de tension.
Site : Selenie
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2022
Lorsque, à la condition très modeste de votre naissance, s’ajoutent toutes les difficultés engendrées par un état de guerre, les principes moraux peuvent vaciller lorsque se présente une opportunité vous permettant d’accéder via un mensonge à un statut plus enviable, d’autant plus si, ce faisant, vous avez, du moins dans un premier temps, la certitude de ne nuire à personne. Certes, Nélie a la chance de savoir lire, ayant été élevée au sein d’une famille éduquée à partir de ses 12 ans mais, placée comme bonne dans une autre famille, elle a été renvoyée lorsqu’elle s’est défendue face au maitre de maison qui lui faisait des avances pressantes. Sur le front de la Première guerre mondiale, elle ne peut qu’accepter la proposition de devenir brancardière, puis aide infirmière. Une affectation qui va lui permettre de faire recueillir Rose, une voyageuse suisse, dans le poste dans lequel elle travaille. Rose, en route vers Nancy avec une lettre de recommandation de son père pour devenir lectrice d’Éléonore, une femme fortunée, amie protestante de ce dernier, également protestant. Rose, qu’un bombardement allemand du poste français dans lequel elle se trouve va laisser comme morte sous les yeux de Nélie. Mettez vous 2 minutes à la place de Nélie : pourquoi ne pas profiter de l’opportunité qui vient de se présenter ? Trois femmes occupant le haut de l’affiche dans un film réalisé par une femme : les choses seraient-elles en train d’évoluer dans le bon sens en matière de parité dans le cinéma ? En tout cas, ce mélange de film d’époque, de film social et de thriller, interprété par un très bon quatuor de comédien.ne.s, arrive jusqu’au bout à nous intéresser et à nous surprendre.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2022
Librement adapté d’un livre de Wilkie COLLINS, ce film est bien réalisé avec de belles images bien traitées et de beaux décors au service d’une interprétation très réussie. Dans un style classique et académique, la réalisatrice et co-scénariste retrace bien ce drame d’époque sur l’usurpation d’identité sans oublier d’aborder les conditions sociales pour les femmes durant cette époque. Ce qui est aussi intéressant à découvrir dans ce film, ce sont les notions de mensonges et de moralité qui sont très bien abordées dans ce drame passionnant à suivre.

Bernard CORIC
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2021
Suis-je aimée pour ce que je suis ?

Osons le dire, les 2 films précédents d’Aurélia Georges sont tout de même passés très inaperçus. Les films sur l’usurpation d’identité sont presque un genre en eux-mêmes. Ces 112 minutes sont bien menées, le suspense est efficace, la reconstitution plus que soignée et l’interprétation du trio de femmes à la hauteur des ambitions… Et pourtant quelque chose m’ gêné de bout en bout. Nélie a échappé à une existence misérable en devenant infirmière auxiliaire sur le front en 1914. Un jour, elle prend l’identité de Rose, une jeune femme qu’elle a vue mourir sous ses yeux, et promise à un meilleur avenir. Nélie se présente à sa place chez une riche veuve, Eléonore, dont elle devient la lectrice. Le mensonge fonctionne au-delà de ses espérances. A bien y réfléchir, c’est l’extrême distanciation frisant la froideur du propos et du jeu des actrices qui m’a empêché de me passionner totalement pour cette belle histoire. Dommage.
A force de classicisme et d’académisme, le film peine à nous émouvoir. Nous n’entrons jamais en empathie avec les personnages d’un drame d’époque mâtiné de suspense. Pourtant, les notions de mensonge et de moralité sont ici bien décryptées. On ne demande qu’à être partagé entre le destin de la jeune héroïne et du drame vécu par celle qui se retrouve dépossédé de sa propre identité. Mais voilà, ces personnages sont incarnés avec tant de retenue qu’ils ont du mal à prendre chair. Je le répète, quel dommage, car c’est un très beau film.
Depuis 2019 et Papicha, Lyna Khoudri est incontestablement une des actrices qui montent. La preuve en est qu’elle s’est retrouvée dans l’affolant casting du French Dispatch de Wes Anderson… une référence ! Face à elle, on retrouve avec un plaisir non dissimulé la magnifique Sabine Azéma, ainsi que Maud Wyler et Laurent Poitrenaux qui font le boulot avec cette touche de froideur qui marque tout ce film accompagné de la très belle musique de Frédéric Vercheval. Un drame très esthétique sur l’hypocrisie sociale et l’émancipation féminine à voir pour la mise en scène et les actrices. Un voyage dans le temps qui rencontre des échos de notre monde actuel.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2021
Les films sur l’usurpation d’identité sont presque un sous-genre en soi. Qu’ils soient étrangers (« Bienvenue à Gattaca », « Volte-face », le multi-primé « Parasite », ...) ou français (« Le retour de Martin Guerre », « Plein soleil », « A l’origine », ...), qu’ils se déroulent dans le passé (« Arrête-moi si tu peux ») ou le présent (« Titane ») ou encore qu’ils soient sur le mode de la comédie ou plus souvent du thriller, c’est un terreau de création important pour le cinéma et souvent signe de réussite. « La place d’une autre » (tout est dans le titre) ne déroge pas à la règle et se positionne comme une réussite discrète dans le genre. On pourrait croire l’histoire tirée d’une histoire vraie mais non. C’est un drame d’époque comme « Au-revoir là-haut » qui utilisait également ce procédé pour dérouler son intrigue. Pour changer de vie, une jeune infirmière pauvre va prendre la place de lectrice pour une grande bourgeoise à une jeune femme qu’elle pensait morte durant la Grande Guerre.



« La place d’une autre » adopte, dans un étui très académique mais totalement adapté à ce qu’il raconte, les apparats du drame d’époque mâtiné de suspense. Mais l’exploration de la condition sociale tout comme celle de la condition féminine de l’époque sont bien présentes en arrière-plan. On parle également ici beaucoup et avec tact de la fatalité de nos destins. On comprend qu’à l’époque, sans un coup de pouce du destin ou si on ne force pas d’une manière ou d’une autre, difficile d’échapper à sa condition sociale de naissance. Les thématiques proposées ici sont certes déjà vues mais riches et adroitement traitées. Les notions de mensonges et de moralité sont aussi bien présentes par le prisme de cette usurpation d’identité, ce qui procure à ce premier long-métrage réussi quelques moments de tension bienvenus. On apprécie ressentir les mêmes peurs et craintes que le personnage principal mais on est tout autant triste pour celle dont elle a pris la place.



A ce petit jeu, Lyna Khoudri, la nouvelle étoile montante du cinéma français découverte dans le très beau « Papicha », et Maud Wyler forment un duo antagoniste particulièrement crédible. Sabine Azéma en bourgeoise vieillissante n’est pas en reste dans un jeu étonnement en retenue. La mise en scène classique mais jamais poussiéreuse d’Aurélia Georges est de circonstance et elle sait soigner ses plans. « La place d’une autre » est donc un film à l’ancienne sur la forme comme sur le fond, rappelant au bon souvenir d’œuvres plus anciennes, mais au propos pas si révolu que ça et qui construit des ponts avec notre époque. On voit bien qu’en un siècle, si la condition des femmes a évolué il n’en est pas forcément de même du niveau social qui préfigure le futur de tout un chacun. Prenant, profond et bien incarné, on peut parler d’une bonne surprise qui donne envie de connaître la suite de ce premier film pour sa réalisatrice.



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