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    La Place d'une autre
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    SUZY AND MEE
    SUZY AND MEE

    121 abonnés 110 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 26 février 2022
    Moi aussi je veux vivre dans un manoir somptueux et faire la lecture à une veuve riche et sympa...!
    Les deux actrices sont terribles et il n'est pas compliqué de s'identifier à l'une ou l'autre mais l'ensemble reste malheureusement du niveau d'un téléfilm des années 80... il manque le souffle et le cisèlement d'un film comme Frantz, réalisé par Ozon sur un thème similaire!
    Jorik V
    Jorik V

    1 142 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 15 novembre 2021
    Les films sur l’usurpation d’identité sont presque un sous-genre en soi. Qu’ils soient étrangers (« Bienvenue à Gattaca », « Volte-face », le multi-primé « Parasite », ...) ou français (« Le retour de Martin Guerre », « Plein soleil », « A l’origine », ...), qu’ils se déroulent dans le passé (« Arrête-moi si tu peux ») ou le présent (« Titane ») ou encore qu’ils soient sur le mode de la comédie ou plus souvent du thriller, c’est un terreau de création important pour le cinéma et souvent signe de réussite. « La place d’une autre » (tout est dans le titre) ne déroge pas à la règle et se positionne comme une réussite discrète dans le genre. On pourrait croire l’histoire tirée d’une histoire vraie mais non. C’est un drame d’époque comme « Au-revoir là-haut » qui utilisait également ce procédé pour dérouler son intrigue. Pour changer de vie, une jeune infirmière pauvre va prendre la place de lectrice pour une grande bourgeoise à une jeune femme qu’elle pensait morte durant la Grande Guerre.



    « La place d’une autre » adopte, dans un étui très académique mais totalement adapté à ce qu’il raconte, les apparats du drame d’époque mâtiné de suspense. Mais l’exploration de la condition sociale tout comme celle de la condition féminine de l’époque sont bien présentes en arrière-plan. On parle également ici beaucoup et avec tact de la fatalité de nos destins. On comprend qu’à l’époque, sans un coup de pouce du destin ou si on ne force pas d’une manière ou d’une autre, difficile d’échapper à sa condition sociale de naissance. Les thématiques proposées ici sont certes déjà vues mais riches et adroitement traitées. Les notions de mensonges et de moralité sont aussi bien présentes par le prisme de cette usurpation d’identité, ce qui procure à ce premier long-métrage réussi quelques moments de tension bienvenus. On apprécie ressentir les mêmes peurs et craintes que le personnage principal mais on est tout autant triste pour celle dont elle a pris la place.



    A ce petit jeu, Lyna Khoudri, la nouvelle étoile montante du cinéma français découverte dans le très beau « Papicha », et Maud Wyler forment un duo antagoniste particulièrement crédible. Sabine Azéma en bourgeoise vieillissante n’est pas en reste dans un jeu étonnement en retenue. La mise en scène classique mais jamais poussiéreuse d’Aurélia Georges est de circonstance et elle sait soigner ses plans. « La place d’une autre » est donc un film à l’ancienne sur la forme comme sur le fond, rappelant au bon souvenir d’œuvres plus anciennes, mais au propos pas si révolu que ça et qui construit des ponts avec notre époque. On voit bien qu’en un siècle, si la condition des femmes a évolué il n’en est pas forcément de même du niveau social qui préfigure le futur de tout un chacun. Prenant, profond et bien incarné, on peut parler d’une bonne surprise qui donne envie de connaître la suite de ce premier film pour sa réalisatrice.



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    Coric Bernard
    Coric Bernard

    271 abonnés 444 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 7 janvier 2022
    Librement adapté d’un livre de Wilkie COLLINS, ce film est bien réalisé avec de belles images bien traitées et de beaux décors au service d’une interprétation très réussie. Dans un style classique et académique, la réalisatrice et co-scénariste retrace bien ce drame d’époque sur l’usurpation d’identité sans oublier d’aborder les conditions sociales pour les femmes durant cette époque. Ce qui est aussi intéressant à découvrir dans ce film, ce sont les notions de mensonges et de moralité qui sont très bien abordées dans ce drame passionnant à suivre.

    Bernard CORIC
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 22 janvier 2022
    Intrigue en forme d’encéphalogramme plat, lisse, sans grand intérêt. La dualité sociale bourgeoise/servante est présentée sans finesse ni grande subtilité, elle frise la caricature. Un suspense psychologique si l’on veut, mais alors avec une psychologie proche de celle d’une huître ! Le tout est filmé sans inventivité, de manière linéaire, sans la moindre aspérité, sans la moindre surprise. On aurait pu réaliser le même film il y a un demi-siècle, voire peut-être un siècle. Le cinéma comme la technique et la société ont pourtant quelque peu changé entre temps. « Au revoir la-haut » a montré qu’il y avait matière à traiter de manière moderne et passionnante d’une intrigue donnant à voir de la Grande Guerre !

    Que dire de la dernière séquence, sinon le ridicule d’une longue discussion entre les deux héroïnes Nelie et Eléonore roulant dans cette engin carrossé des années 1910, sur le chemin cabossé d’un pays en guerre. On a à l’écran l’impression sonore et visuelle d’être dans une Mercedes tout confort et insonorisée, se déplaçant toutes voiles dehors sur une autoroute allemande.

    La photographie ne m’a guère convaincu, particulièrement dans le traitement des clairs-obscurs. La bonne interprétation de Laurent Poitrenaux, ne suffit pas à sauver la mise. Désolé, mais comme dans Papicha déjà, la jeune Lyna Khoudri ne réussit toujours pas à me convaincre dans ce film. Je la trouve peu expressive, limitée dans son jeu. A moins que ce ne soit l’académisme ennuyeux de la réalisatrice qui ait ici bridé les élans de son actrice… Ne parlons pas de la musique assourdissante et hélas omniprésente, j’ai déjà épuisé la réserve de louanges que j’avais pour ce film, dans ma musette.
    selenie
    selenie

    4 778 abonnés 5 904 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 20 janvier 2022
    Nélie/Khoudry est une jeune femme pauvre qui essaie de s'en sortir et donc il est aisé de la prendre en empathie surtout incarnée par une actrice charmante et douce, tandis que Rose est une bourgeoise qui n'hésite pas à remettre les plus pauvres à leur place jouée par une actrice plus "sèche" accentuant ainsi le décalage et la "préférence" du spectateur. Il n'y a donc aucune ambiguité ce qui manque beaucoup au film. L'usurpatrice n'est jamais assez sûre d'elle-même pour créer un doute crédible, vu ses hésitations multiples autant dans le verbe que dans la gestuelle il est improbable que ni Eléonore/Azéma ni son neveu ne s'interroge plus que ça. Sinon le scénario est assez classique mais marqué par quelques séquences marquantes, d'abord le moment de l'usurpation entre la "mort" et l'arrivée des allemands, mais aussi et surtout cette arrivée impromptue telle la faucheuse qui désigne sa prochaine âme. Le film est intéressant, notamment sur la condition de la femme au début du siècle, surtout on apprécie qu'il n'y ait pas de propos moralisateur, dommage que Nélie soit un personnage trop lisible, ce qui joue forcément sur le manque de suspense ou de tension.
    Site : Selenie
    Bernard D.
    Bernard D.

    91 abonnés 591 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 3 février 2022
    « La place d’une autre » (2022) est le 3ème long-métrage d’Aurélia Georges. On est en 1914 et Nélie Laborde (Lyna Khoudri, actrice remarquée dans « Papicha » de Mounia Meddour - 2019), orpheline, qui vient d’être renvoyée de sa place de bonne après pourtant un geste « déplacé » du maître de maison, va errer dans Paris puis s’engager dans la Croix-Rouge. Elle est affectée en tant que brancardière à un poste d’ambulance dans les Vosges où elle se dévoue auprès des blessés. L’ambulance va recueillir une « voyageuse » (Maud Wyler) – Rose Juillet - venant de Suisse qui doit rencontrer Éléonore de Lengwill (Sabine Azéma), riche héritière de la bourgeoisie protestante de Nancy, pour avec une lettre de recommandations de son père décédé, devenir sa lectrice. Des obus tombent sur le poste d’ambulance et la « voyageuse » étant donnée pour morte, Nélie va – pour essayer de changer de vie et de statut social - prendre son identité et avec la lettre de recommandations, devenir la lectrice d’Éléonore. Des liens très forts se tissent entre les 2 femmes mais le destin a ses desseins tortueux …
    Tous les acteurs sont formidables avec une mention spéciale pour Sabine Azéma dans ce rôle de riche héritière vivant en dehors de la guerre dans son monde. Grâce à un scénario bien construit ce film sur l’usurpation d’identité – thème assez classique –dure de 2 h mais s’écoule grâce à un suspense bien géré et des personnages d’une grande finesse. De plus la photo, la lumière, les décors et les costumes sont remarquables.
    Un film qui ne fera sûrement pas beaucoup d’entrées mais qui mérite amplement d’être vu !
    velocio
    velocio

    1 028 abonnés 2 917 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 18 janvier 2022
    Lorsque, à la condition très modeste de votre naissance, s’ajoutent toutes les difficultés engendrées par un état de guerre, les principes moraux peuvent vaciller lorsque se présente une opportunité vous permettant d’accéder via un mensonge à un statut plus enviable, d’autant plus si, ce faisant, vous avez, du moins dans un premier temps, la certitude de ne nuire à personne. Certes, Nélie a la chance de savoir lire, ayant été élevée au sein d’une famille éduquée à partir de ses 12 ans mais, placée comme bonne dans une autre famille, elle a été renvoyée lorsqu’elle s’est défendue face au maitre de maison qui lui faisait des avances pressantes. Sur le front de la Première guerre mondiale, elle ne peut qu’accepter la proposition de devenir brancardière, puis aide infirmière. Une affectation qui va lui permettre de faire recueillir Rose, une voyageuse suisse, dans le poste dans lequel elle travaille. Rose, en route vers Nancy avec une lettre de recommandation de son père pour devenir lectrice d’Éléonore, une femme fortunée, amie protestante de ce dernier, également protestant. Rose, qu’un bombardement allemand du poste français dans lequel elle se trouve va laisser comme morte sous les yeux de Nélie. Mettez vous 2 minutes à la place de Nélie : pourquoi ne pas profiter de l’opportunité qui vient de se présenter ? Trois femmes occupant le haut de l’affiche dans un film réalisé par une femme : les choses seraient-elles en train d’évoluer dans le bon sens en matière de parité dans le cinéma ? En tout cas, ce mélange de film d’époque, de film social et de thriller, interprété par un très bon quatuor de comédien.ne.s, arrive jusqu’au bout à nous intéresser et à nous surprendre.
    Arthur Brondy
    Arthur Brondy

    176 abonnés 720 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 25 janvier 2022
    Lyna Khoudri excelle à nouveau dans ce drame où elle incarne Nélie qui tente d’échapper à son destin en changeant son identité. L’histoire d’une belle amitié. Un film à la photographie impeccable.
    ffred
    ffred

    1 387 abonnés 3 882 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 2 février 2022
    Certes, le tout est fait de façon très académique, tant sur le fond que sur la forme. Mais ce tout est vraiment bien fait. La mise en scène est sobre et élégante, l'histoire forte et cruelle. L'ensemble bénéficie d’une direction artistique, simple mais au service d’une belle reconstitution d’époque. Celle-ci, très troublée, une opportunité pour ce genre d’usurpation d’identité, loin des réseaux sociaux et autres modernités. De beaux portraits de femmes aux destins différents, de par leur naissance ou perturbés par la guerre, des personnages attachants, pour une distribution très convaincante. Lyna Khoudri et Sabine Azéma forment un joli duo, tout en finesse, bien accompagnées par le rare mais talentueux Laurent Poitrenaux et par Maud Wyler. Pas un chef, d’œuvre, pas inoubliable mais un beau film, touchant voir poignant, qui nous fait passer un bon moment.
    traversay1
    traversay1

    2 715 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 20 janvier 2022
    Le classicisme, au cinéma, n'est pas forcément synonyme d'empesé voire d'ennuyeux, si l'histoire racontée tient ses promesses avec une interprétation de haut vol et des décors réalistes, entre autres choses. La place d'une autre n'est pas loin de répondre à ces critères mais sa mise en scène est vraiment trop passe-partout pour pouvoir dynamiser, un récit très sage, malgré la violence sociale de la France de 1914 qui y est décrite avec justesse et qui, d'une manière certaine, fait écho à notre époque. L'héroïne de La place d'une autre est une usurpatrice d'identité, une voleuse de vie opportuniste qui saisit la seule possibilité de s'élever, quel que soit l'aspect moral de son geste. Si son côté thriller, avec un retour d'entre les morts, est un tantinet téléphoné, c'est surtout dans la présentation pleine de bienveillance de l'impostrice (tiens, pourquoi "imposteur" n'a t-il pas de féminin ?) par rapport à la bourgeoise qu'elle a spoliée qui indique que le film ne nous donne pas la liberté de choisir notre camp. Plus intéressante, sans aucun doute, est la relation qui s'établit entre la vieille dame et sa lectrice, sous l’œil circonspect des serviteurs. Et c'est grâce au talent de la toujours splendide Sabine Azéma et de la de plus en plus indispensable Lyna Khoudri que l'alchimie fonctionne entre les deux personnages et crédibilise le récit, jusqu'à son dénouement. Oui, dommage qu'il n'y ait pas davantage de flamme dans la réalisation d'Aurélia Georges et, peut être aussi, de brillance dans les dialogues.
    Yves G.
    Yves G.

    1 137 abonnés 3 143 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 22 janvier 2022
    Sans feu ni lieu, Nélie Laborde (Lyna Khoudri) s’engage comme infirmière avec la Croix-Rouge en 1914. Sur le front, sa route croise celle de Rose Juillet (Maud Wyler), une Suissesse, en chemin vers Nancy où une place de lectrice l’attend auprès d’une riche veuve de la Haute Société protestante, liée à son défunt père. Un assaut allemand et un éclat d’obus qui blesse mortellement Rose conduit Nélie à prendre sa place et à se présenter chez Mme de Lengwil (Sabine Azéma) qui l’accueille à bras ouverts. Mais, coup du sort : Rose, qui n’est pas morte, arrive à Nancy en comptant bien reprendre sa place.

    "La Place d’un autre" se présente comme un thriller avec pour thème une usurpation d’identité dont on se demande jusqu’à la dernière minute si elle sera ou non dévoilée : Mme de Lengwil, qui fait profession de donner sa confiance avec tant de parcimonie, finira-t-elle par ouvrir les yeux sur l’usurpation dont Nélie s’est rendue coupable ? donnera-t-elle enfin raison à Rose, qui clame sans succès sa bonne foi ? ou se laissera-t-elle aveugler par l’amour maternel qu’elle voue irrépressiblement à la jeune Nélie ?

    "La Place d’un autre" joue avec beaucoup d’intelligence avec le spectateur. À qui en effet ira notre sympathie dans ce face-à-face ? À Nélie, la fausse Rose, qui est l’héroïne du film que nous suivons à chaque plan, dont la rage à sortir de son état de pauvresse nous a séduit, dont nous espérons qu’elle trouvera enfin sa « place » dans une société qui jusqu’alors la lui avait refusée ? Ou bien à la vraie Rose, victime d’une injustice criante dont le sort inique devrait nous révolter ?

    "La Place d’une autre" est un film d’un grand classicisme. Il aurait pu être tourné, à l’identique, dans les années soixante-dix (avec Isabelle Adjani dans le rôle de Nélie et Edwige Feuillère dans celui de Mme de Lengwil). Il suit platement la chronologie du récit, avec quelques rebondissements que la bande-annonce hélas a par avance dévoilés. La diction affectée de ses personnages frôle l’affêterie et rappelle plus le dix-neuvième siècle (le roman de Wilkie Collins a été écrit en 1873) que le vingtième.

    Pour autant, il serait injuste de reprocher à ce film de crouler sous son dispositif. Servi par le jeu de ses actrices impeccables, "La Place d’un autre" ne marquera peut-être pas l’histoire du cinéma mais se regarde sans déplaisir. Libération l’écrit mieux que moi : « On croit bâiller, et puis, la sécheresse de la mise en place, le tact avec lequel le drame psychologique s’immisce dans le sentimentalisme du mélo, l’indécision d’un basculement dans le thriller expriment finalement l’élégance plutôt adroite d’un film qui ne nous indiffère pas complètement. »
    vidalger
    vidalger

    251 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 7 février 2022
    On entre un peu à reculons dans la salle pour voir un énième film sur l'usurpation d'identité, en période de guerre de surcroît... La torpeur qui nous saisit dès le départ avec ces décors passe-partout, ces costumes naphtalinés et cette diction balzacienne - et je ne parle pas de la musique pompière - s'estompe peu à peu au fur et à mesure de l'avancement du scénario. L'explication de l'imposture arrive très vite pour aboutir dans la somptueuse maison de maître de Madame de Lengwill (la toujours remarquable Sabine Azéma), véritable début de ce film au point que l'on aurait pu se passer des premières séquences.
    L'atmosphère pesante et austère de la bourgeoisie industrielle de Lorraine dans son espèce protestante nous a paru bien rendue, les rapports entre domestiques et maîtres également, sans caricature.
    Le choix de Lyna Khoudri comme actrice principale dans le rôle à double-face de Nélie-Rose est plus difficile à justifier malgré tout son talent.
    Le maintien d'un suspense tout au long du film, voire même jusqu'à sa conclusion, est mené de main de maître par une réalisatrice jusqu'à présent très discrète et dont il faut reconnaître le "métier".
    Et finalement, on a passé un bon moment devant un film sérieux et classique; pas si mal de temps en temps.
    norman06
    norman06

    254 abonnés 1 540 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 25 février 2022
    La première partie de ce récit d'une usurpation d'identité est assez prenante et les trois comédiennes sont impeccables. Mais le film se perd ensuite dans un suspense psychologique et policier assez convenu avec de grosses ficelles d'écriture et de mélodrame.
    Gérard Delteil
    Gérard Delteil

    148 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 21 février 2023
    L'usurpation d'identité est un thème en or qui a suscité d'excellents films, tel Un héros très discret de Audiard. Mais il est traité ici si maladroitement que son potentiel est gaspillé. On notera d'abord toutes sortes d'invraisemblances. Comment une jeune pauvresse qui n'a connu que la prostitution et la domesticité posséderait-elle les codes lui permettant de s'introduire dans une famille bourgeoise et d'y être acceptée ? L'actrice qui interprète l'usurpatrice manque totalement de charisme et de subtilité, son jeu est statique et à aucun moment elle n'exprime les troubles qui sont censés l'agiter. Les autres comédien(ne)s jouent parfois faux et donnent l'impression de réciter leur texte. Seule Sabine Azéma tire son épingle du jeu. La mise en scène est plate et la faiblesse des moyens pour reconstituer les séquences de la guerre de 14-18 donne l'impression de visionner un téléfilm à petit budget. On a du mal à comprendre l'engouement de certains critiques.
    Dois-Je Le voir ?
    Dois-Je Le voir ?

    290 abonnés 1 648 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 22 janvier 2022
    Le récit va nous plonger dans la France de la Première Guerre mondiale. Une époque qui va se prêter à une ambiance très froide. À travers quelques dialogues, on sent le poids du conflit. Celui-ci aura d’ailleurs un rôle majeur pour faire basculer l’histoire et enfin la lancer. En effet, celle-ci met beaucoup de temps à démarrer. Le début est un peu trop mou et il faut attendre le premier retournement de situation pour voir l’intérêt naître. Après, cela en vaut la peine, car la suite sera beaucoup plus prenante. Le rythme monte et se maintient. Dommage, la dernière scène assagit un peu le résultat.



    C’est par la nature même de l’intrigue que le suspense va prendre place. Le vol d’identité de Nélie envers Rose. L’époque fait que ce genre d’acte est difficilement prouvable. On va donc être dans l’expectative de savoir si le pot aux roses sera découvert. Cette trame arrivera à rester entretue jusqu’au bout. Cependant, La Place d’une autre ne tourne pas uniquement autour de cela. Ce drame historique va aussi nous réserver une dose de critique sociale. La fille de roturière va par la force des événements côtoyer la bourgeoisie. Son statut de pauvre lui aurait habituellement valu de ne même pas être regardée par Eléonore. Cependant, se faire passer pour Rose va lui ouvrir des portes. Même l’éducation et son sens de la lecture lui auraient été inutiles sans cette fausse identité. Tout un paradoxe souligné. Aux yeux de la haute, seule l'origine compte et non l’être en lui-même. Cela est sous-entendu à plusieurs reprises. Reste à savoir si Nélie va faire bouger les lignes.



    Cette dernière est des plus intéressantes. Le traitement de son personnage est à contre-courant. Quand on prend du recul, elle n’est pas la gentille de l’histoire en ayant volé l’identité de Rose. Cependant, la façon dont elle nous est montrée inverse la donne. Certes, elle est malhonnête, mais tout de même attachante. On va comprendre son acte va être compris et accepté. C’est un peu tout le contraire de Rose. Cette dernière est une victime. Sa vie lui échappe alors qu’on lui prend son identité. Malgré tout, elle n’aura pas la bonne image. La violence va prendre toute la place pour enlever le possible sympathique du spectateur envers elle.



    Quelle performance de Lyna Khoudri. La franco-algérienne livre encore une fois une prestation remarquable, quelques mois après Haute couture. Encore une fois, elle va se sublimer pour montre qu’elle peut être le soleil même accompagné d'une actrice plus expérimentée. Cette fois, c’est l’excellente Sabine Azéma qui est sa protectrice. Le duo marche impeccablement. Maud Wyler va mettre tout son cœur pour faire Rose, et c’est un plaisir.
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