Black Tea
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Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2025
Black tea se résume très bien lors d un dialogue de l héroïne face à une amie en parlant des bienfaits du thé, je cite pour qu un thé soit à la perfection il fait qu il infuse longtemps, et c est tout à fait ce que je penses du film de sissako.
On peine à rentrer dedans mais quand on s accroche on est pris dans cette atmosphère onirique qui nous entête minute par minute, et on traverse l histoire de ce couple amoureux mais contrarié par des clichés et des préjugés.
Ce film est un long poème, différent de timbuktu mais assez réussi dans l ensemble.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2025
En France, tout film cochant l’une ou plusieurs des cases du nouveau politiquement correct est assuré de se voir financer, récompenser, sinon nominer avec la plus grande bienveillance. L’argent public est ainsi préférablement déversé pour la confection les films défendant avec ferveur multiculturalisme, progressisme, ou encore néo-féminisme. Les films d’Abderrahmane Sissako cochent toujours une, voire plusieurs de ces cases. Cet automatisme s'est vérifié dans plusieurs festivals pour « Timbuktu ». Pas pour « Black Tea ». Pourquoi ? Il y a des cas, où on ne peut pas influencer exagérément l'adhésion du public. Dans « Black Tea », le message est le bon : « il faut se respecter mutuellement, terre d’accueil, et nouveaux arrivants ». C’est le « décor » qui a semblé sonner faux pour le grand public. Sissako s’échine, durant tout son film, à nous montrer à quel point l’harmonie règne dans ce quartier africain de la ville chinoise de Canton. Ses efforts amènent un tableau très peu crédible. Mais qu’importe, le message fait plaisir à voir : les Africains font tous partie intégrante du tissu social chinois, et les Chinois, sont tous hyper réceptifs et accueillants. Or, dans une longue scène finale, Sissako montre des « anciens », des personnes âgées chinoises, faisant preuve d’intolérance et de préjugés raciaux. Première contradiction, puisque ce sont ces mêmes anciens qui ont permis à la société cantonaise d’évoluer et de devenir ce qu’elle est aujourd’hui. En outre, les dialogues laissent croire que les problèmes interculturels ne viennent que des anciennes générations de la population d’accueil. Et c'est cette autre contradiction qui empêche le film de fonctionner. Dès les 1ères scènes, Sissoko montre justement qu’il n’y a aucun problème interculturel à Canton. Et pour cause, tous les immigrés africains sont parfaitement adaptés et intégrés à la société chinoise dont ils parlent parfaitement la langue. En fait, Sissoko a du mal à modéliser son film car la réalité est opposée à ce qu’il veut montrer. Dans la réalité, ce ne sont pas les « anciens », les personnes âgées autochtones qui amènent les conflits. Les problèmes surviennent aujourd’hui, en raison de jeunes générations de nouveaux arrivants dont l’afflux est massif et les revendications communautaristes, qui exigent de reproduire à l’identique leurs façons de vivre et de penser. Autres problèmes dans « Black Tea » : sa structure narrative, très brouillonne, et ses acteurs, très inégaux. Les magnifiques paysages, les très beaux plans intérieurs, ont sans doute plu au public, mais ce dernier n’a pas adhéré à une démonstration bancale de multiculturalité heureuse. Il est toujours possible d'aider au financement lorsque l'argent manque. Il est plus difficile de forcer à voir de la logique là où elle est absente.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2024
"Black Tea" est un film élégant autour d'une jeune Ivoirienne partie vivre en Chine et qui tombe amoureuse d'un fabricant de thé. Le film se déroule avec la délicatesse d'une infusion bien préparée, offrant des moments doux et plaisants à savourer. Cependant, tout comme une tasse de thé dont on apprécie la chaleur sur l'instant, le film laisse peu de traces une fois terminé. L'intrigue manque de substance et peine à captiver pleinement.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2024
On nous refait le coup de « In The Mood for Love » (2000) mais n'est pas Wong Kar-Wai qui veut. Pourtant, j'avais bien aimé le précédent film du réalisateur Abderrahmane Sissako, « Timbuktu » en 2014. Mais ici, l'histoire manque de fond et on se lasse vite de ces petits gestes au ralenti. spoiler: Pourtant, il y a quelques tentatives dans les dialogues pour dénoncer les préjugés des chinois sur les africains mais qui ne vont pas assez loin et on a de la peine pour l'héroïne recluse dans sa chambre.
Measter Eazi
Measter Eazi

5 abonnés 13 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 août 2024
Mes oreilles en avaient entendu parler. Mon cœur s'impatientait de le découvrir, et ma curiosité a enfin pu voir le dernier film du réalisateur aux sept Césars.

Techniquement, je n'ai pas grand-chose à en redire. Aymerick Pilarski est un génie de la direction photo. Sa technique donne à Black Tea l'aura d'un cinéma sud-coréen. Un véritable orgasme visuel.

La minutie dans la composition des cadres
L'emplacement ingénieux des lumières
Les nuances de couleurs en parfaite osmose avec le rythme de la narration.

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Cependant, l'intemporel Idrissa Ouedraogo dira une fois de plus : "...C'est pas l'outil qui fait le cinéma. Celui qui fait le cinéma c'est l'auteur..."

Ni la beauté des images... Ni la beauté du son... Ni la beauté des transitions en surimpression... Ni la voix envoûtante de Fatoumata Diawara... Ni la beauté de Nina Mélo... ne peuvent sauver le film de ses carences scénaristiques. Y a de la beauté, énormément de beauté en images mais on se perd dans un capharnaüm narratif.

Est-ce une romance interraciale ?
Est-ce un drame social saupoudré de dénonciation socio-politico-culturelle ?
Est-ce un film féministe mettant à nu les travers du patriarcat ?
Est-ce un psychodrame à twist final ?
Ou un mélange de tout ?

Je ne saurais y répondre objectivement. Mais on y retrouve un peu de tous les genres susmentionnés, qui finalement nous engendre un film très mal hybridé.

Où vas-tu ?
Où nous emmènes-tu ?

Les intentions sont incompréhensibles. Je ne les saisis pas. Les images contredisent parfois les intentions.

▪︎ LA VIE SUR TERRE est philosophique et très personnel mais il suit une ligne narrative "bohémienne" certes mais qui ne perd pas du tout le spectateur.
▪︎ BAMAKO est un film politique très intellectuel qui a les allures d'un bric-à-brac filmique et pourtant met en exergue tout le génie de l'auteur.
▪︎ TIMBUKTU est un film engagé, très poétique, très symbolique mais son propos est clair.

Quant à Black Tea... What happened ?

Qui suit-on ?
Où va-t-on ?
Que dit-on exactement ?

C'est abscons.
C'est touffu.
C'est confus.

Visuellement, le film est sans pareil en Afrique subsaharienne [Avis subjectif]. J'en ai rarement vu d'aussi beau. Toutefois, le scénario impose des ramifications qui ne servent pas du tout le récit et n'aident pas non plus à sa compréhension.

On finit par se perdre dans la recherche effrénée d'une trame à suivre.

De même, la narration visuelle nous impose une absence répétée de plans de situation. Ce qui provoque un pas très plaisant sentiment d'étouffement. Au 3/4 de la narration visuelle, l'on a cette fâcheuse impression que le film ne respire pas. Pour un film qui a des aspirations interculturelles cette esthétique narrative n'a pas aidé.

Après, viennent les scènes dont on ne saisit pas l'enjeu dramatique. Puis, un florilège de thématiques superficiellement traitées. Le film verse dans la retenue. Il évoque puis se tait. Soulève puis dépose. Ouvre et referme aussitôt.

Beaucoup de choses sont énoncées mais presque rien n'est assumé. Ni le propos, ni la romance interraciale, ni la mise en exergue de la negro.phobie des chinois conservateurs, ni l'interculturalité, ni la narration... un excès de pudeur qui a appesanti le film et l'a dépossédé de tension. D'où la lourdeur et le sentiment de lassitude.

Bref, on en est réduit à vouloir comprendre les intentions du réalisateur plutôt qu'à suivre une histoire.

Il n'empêche que les scènes de romance entre les protagonistes sont magnifiques. Le jeu du silence. les expressions du regard. La musique.
L'ambiance. On en redemande et malheureusement on n'en a pas plus.

La prod design est sensationnelle. La barre est haut placée. Petit bémol pour les effets spéciaux [les insectes].

Le montage est magnifique. J'ai adoré la surimpression. Après, faut pas en abuser.

Le dîner final entre le protagoniste et son ex-belle famille est très beau. C'est la seule scène qui m'a donné l'impression de porter le propos du film.

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J'ai vu, ma curiosité a été comblée. C'était très beau à voir mais je n'ai hélas pas ressenti le cœur émotionnel du film.

"...Sorry, but sometimes reality means ddesappointment..."
Mary B
Mary B

42 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2024
Très beau film , bon scénario, bons acteurs, beaucoup de poésie, j'aie apprécié ces 1h45 de beauté cinématographique !
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juin 2024
Après avoir dit non le jour de son mariage, Aya quitte la Côte d'Ivoire et commence une nouvelle vie en Chine où se côtoient la diaspora africaine et la population locale. Elle est comme un poisson dans l'eau et la vie là-bas semble être comme dans un rêve. Une vision idéalisée d'une fusion culturelle où tout est tellement parfait que cela fait kitsch et hypocrite. On ne croit pas à ces petits instants de vie ou à ces échanges. On se croirait dans des décors d'un soap-opera et le contenu est tout aussi lisse. Pourtant, ce n'est pas toujours la perception que j'ai eue puisque la première partie dégage beaucoup de délicatesse avec notamment cette tendre déclaration d'amour pour le thé qui rassemble les deux personnages, mais cela ne suffit plus au bout d'un moment et le calme ambiant laisse place à une histoire soporifique avec des dialogues gênants, des histoires à n'en plus finir et un nombre incalculable de scènes inutiles comme ce gars qui va acheter un millier de sous-vêtements... Il y a sûrement quelque chose si l'on creuse un peu, mais "Black Tea" est brouillon, sans saveur et ennuyeux.
Ecirtab765150
Ecirtab765150

12 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
C est un film sur la difficulté d assumer les différences , réalisé avec brio dans la sobriété..mais que j ai vraiment trouvé très lent , même si c est un vœu du réalisateur de prendre son temps dans les différentes scènes .Un peu décevant.
Vergnus
Vergnus

12 abonnés 149 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2024
Un film d’un esthétisme fou, d’une grande élégance et d’une très grande sensualité avec un message sur la tolérance et l’écoute de l’autre
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mars 2024
On reste sur sa… soif

Souvenez-vous, c’était il y a 10 ans, le mauritanien Abderrahmane Sissako raflait tout sur son passage – avec entre autres 7 César -, pour sa merveille intitulée Timbuktu. Entre les deux, rien ! Il revient avec cette romance dramatique de 110 minutes plus ennuyeuses que convaincantes. Aya, une jeune femme ivoirienne d’une trentaine d’années, dit non le jour de son mariage, à la stupeur générale. Émigrée en Chine, elle travaille dans une boutique d'export de thé avec Cai, un Chinois de 45 ans. Aya et Cai tombent amoureux mais leur histoire survivra-t-elle aux tumultes de leurs passés et aux préjugés ? Bien sûr, les intentions sont louables : choc des cultures, racisme latent, un raffinement de chaque instant, une douceur envahissante… mais quel ennui, avec une histoire hors-sol, un univers comme aseptisé, des personnages frappés par l’apathie – qui, ici, vient en buvant du thé et non pas en mangeant -, générale qui baigne tout ce film décevant.
J’attendais sans doute trop du nouveau Sissako. 10 ans pour mûrir cette histoire, on était en droit de se dire, on court sinon au chef d’œuvre au moins au très bon film. Et puis, flop ! Même si, esthétiquement, ce film est une splendeur, la romance manque de chair, les sentiments, à force d’être feutrés- c’est une litote -, sont presque totalement gommés. La forme efface le fond, au point de le faire disparaître. Et quand il n’y a plus de fond… c’est le vide. Le cinéaste avoue une envie de raconter la possibilité d’un monde en mouvement vers une harmonie. On a l’harmonie, mais on se demande où est le mouvement. Onirisme, quand tu nous tiens.
Rien n’y fait. Nina Melo, charmante, Han Chang, tout en charisme rentré, Wu Ke-Xi, Michael Chang et les autres semblent s’ennuyer ferme, en tout cas presque autant que le spectateur que je suis. De suggestions en malentendus et en ellipses, on n’est pas très sûr d’avoir compris quoi que ce soit à cette romance dans les théiers, fuligineuse à souhait et soutenue par des dialogues niais à force de se vouloir poétiques. De ce breuvage et de son cérémonial, on retient plus l’amertume que la douceur d’aimer. Cette nouvelle version de « Canton n’a que l’amour » ne fonctionne pas.
Pierre Johnson
Pierre Johnson

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2024
Un film d’une grande beauté et sensibilité. À Sissoko nous délivre ici un conte à valeur universelle : une jeune femme africaine dit « non » le jour de son mariage. Nous la retrouvons en Chine où elle est est initiée à l’art du thé par un homme Chinois au passé complexe… Les dialogues et les scènes sont admirablement bien construits. Loin des clichés sur les Africains ou les Chinois, un film d’une grande beauté.
Luwucas
Luwucas

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mars 2024
Un petit film touchant, qui semble tenir une belle philosophie mais reste au stade de belle histoire maladroite.
Les décors et ambiances sont beaux, aux dépends des dialogues et jeux d'acteurs.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 480 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mars 2024
Un film pas ouf. La nouvelle vie d'une personne en Asie avec la ven te du thé. Je me suis ennuyé devant le film.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2024
Aya refuse son mariage et choisit de quitter la Côte d’Ivoire pour la Chine. Elle y rencontre Cai, un chinois plus âgé et en tombe amoureuse. Ensemble, ils vont devoir affronter les préjugés de la famille de Cai et des habitants autour d’eux. Dommage que le scénario soit trop léger, l’ennui se ressent très vite malgré de belles images.
Madame Baleine
Madame Baleine

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 mars 2024
Une esthétique de publicité Chanel sans âme et un propos grossier. j'ai été scandalisé d'un bout à l'autre du film. des scènes surdécoupées avec des dialogues naïfs ("se brûler, ça fait très mal"), les relations entre les personnages sont vides de sens et d'alchimie, les comédiens sont livrés à eux mêmes, et les dix dernières minutes du film tentent de se charger d'un propos politique à gros sabots (le racisme, c'est mal), très embarrassant, caricatural et sans aucune nuance. un film qui se moque de nous.
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