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Un visiteur
4,0
Publiée le 18 octobre 2021
TRÈS BON FILM - A VOIR j'avais lu une critique mitigée qui a failli me décourager d'y aller . Même en 12 épisodes, l'histoire concerne surtout Julie et les 2 hommes qui marquent sa vie , ainsi que les événements qu'ils arrivent dans une vie avec famille ,amis,travail. J'ai beaucoup aimé ce film , actuel , bien interprété , juste , vrai . BRAVO
Bof, pas mal, mais en aucun cas le chef-d'œuvre encensé par beaucoup. Assez inégal. A classer dans les comédies romantiques. Le portrait d'une chieuse qui se cherche reste le portrait d'une chieuse, n'est pas Rohmer qui veut. Renate Reinsve est bien, mais largement surpassée par Anders Danielsen Lie. La partie mélo est bien traitée, sobre et émouvante. Herbert Nordrum n'est pas bon, et les chapitres avec lui et son histoire avec Julie ne sont jamais crédibles. Par ailleurs, Joachim Trier enfonce maladroitement quelques portes ouvertes sur des clichés dans l'air du temps. C'est finalement un film assez didactique.
Dans Oslo 31 août, Joachim Trier avait su capter la désespérance d'un jeune homme (interprété par l'excellent Anders Danielsen Lie que l'on retrouve ici) avec une intelligence et une sensibilité douces-amères, mélancoliques. On retrouve cette finesse d'approche, une touche d'humour en plus, dans ce film qui regarde les trentenaires et quarantenaires, aujourd'hui, dans une frange relativement aisée de la société norvégienne. Regard largement transposable à d'autres sociétés. Au gré de situations et de dialogues qui sonnent toujours juste, le réalisateur croque la contemporanéité de ses personnages avec un mélange savoureux d'ironie caustique, d'empathie, et un certain sens de la poésie du quotidien : délicatement lyrique, joliment inventif, charmant et cru (la rencontre lors de la fête de mariage, l'arrêt du temps...). Il interroge, de manière fluide et sans didactisme, les notions d'amour, de couple, de procréation et de famille, mais aussi celles de travail, d'art et de culture, en passant par quelques considérations sur le militantisme féministe ou écologique... Cela donne un bon tableau social et un beau film générationnel, tout en nuances, comme l'est le portrait du personnage féminin central. Personnage saisi dans ses forces et ses faiblesses, dans ses joies et ses tourments. Julie est une jeune femme tout en fraîcheur et en spontanéité. D'une énergie radieuse. Mais insatisfaite et versatile. En manque de confiance et de reconnaissance. Mais capable de franchir les crises et de rebondir. Renate Reinsve (Prix d'interprétation féminine au festival de Cannes 2021) incarne ce personnage avec un naturel désarmant, subtilité et force, et apparaît aussi à l'aise dans le registre plutôt léger du début que dans le registre grave et bouleversant de la fin. Le pouvoir de séduction du film lui doit beaucoup.
Julie cherche qu'il elle est, Julie écoute ses passions, Julie écoute son cœur, Julie cherche des réponses satisfaisantes en explorant la vie. C'est très simplement comme cela qu'on peut résumer le dernier film de Joachim Trier, qui est à mes yeux l'un des plus grands films de l'année 2021.
À travers ces 12 chapitres (auxquels s'ajoute un prologue et un épilogue), on explore l'incertitude d'une jeune femme de 30 ans qui cherche ce qu'elle veut être dans sa vie, quelles sont ses passions, à qui elle va donner son cœur, avec toujours au-dessus d'elle le poids des générations passées et de la condition de notre monde actuel. Trier décompose cette fameuse trentaine, porte son attention sur chaque choix et ses conséquences à court où long terme, s'appliquant à nous démontrer de la manière la plus sincère possible la multiplicité des éléments qui compose nos vies.
Le film est beau. Pas seulement en terme de script, de dialogues et de péripéties, mais également en terme d'acting (Renate Reinsve est tout simplement sublime) et de technique, avec sa photographie argentique pleine de saveur, sa sélection musicale impeccable et certaines séquences visuellement magnifique, que ce soit par une idée visuelle audacieuse où la simplicité humaine qui s'en dégage.
Baignant dans un spleen amer, l'histoire n'est jamais lourde à en crever et reste constamment à la surface quelle que soit la situation. Chaque hésitation, chaque choix, chaque rire où chaque larme impacte autant sur le film que nous. On assiste ici à une dissection en bonne et due forme de ce qui fait notre humanité, du cheminement qui compose le tableau de notre vie, sans jamais juger, sans jamais glorifier, simplement en nous montrant ce que nous sommes.
L'expérience est juste folle, tant le panel d'émotions qu'on traverse est grand. Je ne sais pas depuis combien de temps un film m'avait autant bousculé, m'avait autant prit à la gorge pour aligner mes craintes et mes espoirs avec ceux d'un personnage. J'ai ri et j'ai pleuré en cœur avec le film tout du long, et je n'ai aucun problème à le dire.
Parce que c'est ça "Julie en 12 chapitres" : un film du cœur, un film qui vient du cœur, un film fait avec le cœur. Il y a une telle volonté de capturer la vie et les émotions tout du long que ça en devient démesuré, et quand on pense que tout a été raconté le film n'en a pas fini avec nous.
Je suis hautement conquis par ce film, et je ne pense même que j'ai besoin de faire une trop longue critique pour le dire. Ce film, c'était une expérience cinématographique comme je n'en avais pas vécu depuis longtemps. Ce film contient tout ce que j'aime, et réussissais pourtant constamment à me surprendre. Allez voir ce film par pitié, c'est l'une des plus belles choses que le cinéma nous ai offert cette année. C'est dans un film comme "Julie en 12 chapitres" que la force de la salle de cinéma, de l'expérience cinématographique et du cinéma en lui-même explose avec amour, un amour venant du cœur.
Chouette, tonique, sensible, joyeux, juste, intelligent, riche, stimulant : les questions de la vie, quelques-unes (pas mal), à 30 et quelques années (ou autre), quand on est une femme (ou autre). Les « choix », les bons choix, les mauvais, les expériences, les conséquences … Tout un film, toute une vie.
On pourrait penser assister à un énième mélodrame de fin d’année, on a ici un film organique, dont l’évolution est naturelle et qui arrive à émouvoir, en grande partie grâce à ce personnage insaisissable, étonnamment complet et crédible de Julie ! Le film embrasse tous les aspects de la vie d’une trentenaire indécise pour en dresser un solide portrait féminin, qui devient le portrait d’une époque. Il y a de la grâce dans les dialogues vraiment maîtrisés, qui dessinent une évolution des relations réaliste pour notre époque : chacun pourra trouver un aspect de Julie auquel s’identifier. L’idée des chapitres est intéressante. Ceux-ci sont inégaux mais ce n’est pas gênant : on comprend que la vie n’est pas un roman écrit à l’avance… les derniers chapitres sont un peu faciles, mais permettent de faire rapidement évoluer Julie, donc pourquoi pas. Ça reste un film très cérébral, mais ce dernier aspect est vraiment compensé par la sublime force qu’insuffle Renate Reinsve dans son personnage ! C’est un film qui renouvelle le mélodrame avec fluidité et fraicheur, à découvrir !
Ai vu "Julie (en 12 chapitres) du réalisateur norvégien Joachim Trier, qui a valu le Prix d'interprétation féminine à l'actrice solaire Renate Reinsve. Très beau film découpé en un prologue, 12 chapitres et un épilogue, "Julie..." est un portrait très précis, subtil, bienveillant et surtout particulièrement émouvant d'une jeune femme d'Oslo pendant une petite dizaine d'années, mais c'est également une photographie de toute une génération. Julia commence des études pour être chirurgienne, puis abandonne pour être psy, puis réalise qu'elle veut faire de la photographie. Julie veut vivre pleinement et assumer ses choix c'est le privilège de son âge. Pour ses amours Julie agit de même... Julie rencontre Aksel, un dessinateur de BD de 45 ans et s'installe avec lui dans une vie beaucoup plus conformiste qu'elle ne le voudrait, où le regard des autres et celui de son partenaire tout à coup devient pesant, oppressant... elle ne peut répondre aux questions incessantes et insolentes "Voulez-vous des enfants ?" "Quel métier faites vous ?"... Julie se trouve en décalage et fuit. Julie se carapate devant le conformisme des générations rangées qui la devance. Pourquoi suivre un seul chemin ? Julie se sauve également devant la difficulté, devant les choix à faire... Pour aller où ? Julie n'est jamais dans le bon timing imposé par la société. Le film à la construction très littéraire passe de la légèreté "La fellation à l'ère metoo", au malaise, "les autres", à une des plus belles scène de "drague" du cinéma lors d'une soirée où Julie s'invite sans y connaitre qui que ce soit, à une réelle mélancolie "Tout à une fin". Est-ce que les épreuves auront raison de la pétillante Julie et la feront rentrer finalement dans le rang ? La mise en scène de Joachim Trier est à l'avenant de la construction du long métrage, très élégante, étudiée, souple, à la bonne distance sans aucun jugement, la caméra est totalement à l'écoute des sentiments ambivalents et des états d'âmes subtiles des personnages. Renate Reinsve illumine le film par sa présence, sa qualité de jeu, sa façon de se mouvoir, de danser, de se poser, de regarder le monde... Les portraits des personnages masculins sont eux aussi nuancés et Anders Danielsen Lie et Herbert Nerdrum sont des acteurs sensibles. Le film parle à tous, quelque soit notre génération, notre sexe... nous avons tous été un jour cette Julie entière et absolue, volcanique et en plein doute excessif à ne pas savoir déguster le présent car la peur de l'avenir et la pression des autres étant trop grande. Alors on (re)-vit avec Julie pleinement ces 12 chapitres qui nous font frissonner de plaisir et de nostalgie. Un subtil état de grâce.
Globalement déçue. Rien à voir avec Oslo 31 août. C'est assez déprimant, trop long, malgré quelques critiques de notre société assez intéressantes et amusantes.
Sous ses abords de simple comédie romantique ce film se révèle d’une grande profondeur et d’une grande justesse sur les divers thèmes qu’il aborde : la difficulté à trouver un sens à sa vie, la peur de la mort et de la trace que l’on laisse, la pérennité de l’amour,… Passionnant et beau. La réalisation subliment la ville d’Oslo et les propos d’interprètes qui collent à merveilles à leur rôles.
Quel film incroyablement sexiste ! N'ayons pas peur des mots puisque Joachim Trier a choisi de dépeindre les tourments d'une trentenaire de sa génération, une femme qui lutte contre le mansplaining, l'héritage matrimonial et toutes les formes du sexisme comme du patriarcat. Et pourtant... Si l'on gratte un peu, cette "jeune-femme moderne" créée par Joachim Trier coche toutes les cases du conformisme : elle est indécise, obnubilée par la quête de l'amour, peine à se tenir à ses résolutions, vit avec un mâle qui brille en société (pas son 2e copain mais, rassurez-vous, elle le pousse à quitter son job de simple serveur de café. Ouf !), elle n'existe que dans le registre de l'émotion et lorsque son cerveau produit enfin quelque chose (mais cela n'arrive que 2 fois) c'est uniquement dans le but d'obtenir l'assentiment de son conjoint ! On ajoute à cela un décès, deux couchers de soleil, et c'est le grand plongeon dans le sirupeux. Du coup, la belle Julie si séduisante avec son regard mutin, sorte d'Anaïs Demoustier scandinave, finit par agacer par son manque de profondeur et de personnalité. Franchement dommage.
Julie en 12 Chapitres est un grand film, superbement interprété et dont la mise en scène est magnifique. Des moments d'une grande drôlerie ainsi que des passages très émouvants. La musique met en joie. Un film à voir absolument !
Études, avenir professionnel, relations amoureuses... Julie se cherche. Des moments bouleversants font à eux seuls l'intérêt du film, même pour qui n'est pas a-priori passionné par les chroniques intimes. Mention spéciale au personnage d'Aksel, le compagnon si attentif, qu'on voit défendre âprement sur un plateau télé la liberté du créateur.
C'est l'histoire de Julie (Renate Reinsve), racontée en douze chapitres, un prologue et un épilogue. L'histoire d'une trentenaire norvégienne bien dans son temps qui n'aime pas faire des choix et hésite sur la voie à suivre. Après des études de médecine puis de psychologie, elle bifurque vers la photographie et trouve un job alimentaire dans une grande librairie. Après avoir aimé Aksel (Anders Danielsen Lie), un bédéiste plus âgé qu'elle qui aspire à fonder une famille alors que Julie ne s'y sent pas prête, elle aimera Eivind (Herbert Nordrum), qu'elle a rencontrée dans une soirée de mariage où elle s'était incrustée sans y être invitée.
Le cinquième film de Joachim Trier arrive sur nos écrans précédé d'une réputation flatteuse. Son réalisateur - sans lien de parenté avec son homonyme danois Lars von Trier - s'était déjà fait connaître avec "Oslo, 31 août" (une adaptation contemporaine du "Feu follet" de Drieu la Rochelle), "Louder than Bombs" et "Thelma". "Julie (en 12 chapitres)" avait surtout été remarqué à Cannes où son interprète principale, la solaire Renate Reinsve, avait remporté le prix d'interprétation féminine. Une récompense largement méritée pour cette "girl next door" au sourire irrésistible ; car on ne peut regarder son film sans tomber instantanément amoureux d'elle et/ou l'ériger en "life model".
Alors sans doute, si on cherchait la petite bête, on pourrait trouver bien des défauts à ce personnage : sa versatilité, son indécision, son refus de l'engagement. Mais ce sont des défauts parfaitement assumés par le film dont le titre original norvégien annonce la couleur : "La Pire Fille du monde". Et ce sont surtout des défauts vite excusés par la formidable authenticité de ce personnage passionnément libre.
Une scène du film deviendra immédiatement iconique : celle où le monde se fige tandis que Julie court vers son amoureux. Elle résonnera immanquablement avec celles que nous avons tous vécues un jour ou l'autre, où la terre entière pouvait s'arrêter tandis que seul comptait pour nous l'être aimé. Une autre, plus ludique, n'est pas moins réussie : celle du mariage où Julie et Eivind se rencontrent et testent jusqu'à l'aube les frontières de la fidélité conjugale.
Dans son dernier tiers, "Julie (en 12 chapitres)" devient plus grave. On craint un instant qu'il ne perde la légèreté qui avait fait son principal attrait jusque là. Mais on réalise que ce ballast n'est pas inutile pour lester un peu le film et, surtout, qu'il sonne diablement juste. Jusqu'à sa dernière image - qui s'écarte de la fin que nous redoutions - "Julie (en 12 chapitres)" nous surprendra. Pour le meilleur.