Il y a des films qui racontent une histoire, et d’autres qui te renvoient à la tienne. Julie (en 12 chapitres) fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Joachim Trier nous plonge dans la vie de Julie, une femme indécise, en constante recherche d’elle-même. Elle change d’études, d’envies, de relations, comme si elle cherchait à tout prix à trouver la “bonne version” de sa vie. Mais à force de vouloir toutes les possibilités, elle finit par ne jamais vraiment choisir.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est à quel point ce personnage est humain. Julie est parfois frustrante, parfois touchante, mais toujours juste. Elle reflète cette peur très réelle de faire le mauvais choix, de s’engager, de passer à côté de quelque chose de mieux.
Le film prend son temps, mais c’est justement ce qui le rend aussi fort. Il nous laisse ressentir, observer, comprendre. Et surtout, il nous rappelle une chose simple mais brutale : le temps avance, qu’on le veuille ou non.
La relation avec Axel est particulièrement marquante. À travers sa maladie, le film nous confronte à une réalité qu’on préfère souvent ignorer : à la fin, ce ne sont pas les grandes décisions qui comptent le plus, mais les moments vécus, les émotions, les choses simples.
Julie (en 12 chapitres) ne donne pas de réponse. Il ne juge pas. Mais il pose une question essentielle : à force de chercher la vie parfaite, est-ce qu’on ne passe pas à côté de la nôtre ?
Un film doux, mélancolique et profondément humain, qui résonne longtemps après le visionnage.