5430 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
265 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
92 critiques
3
74 critiques
2
46 critiques
1
14 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CloakBack
12 abonnés
427 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 3 septembre 2026
Julie (en 12 chapitres) suit une jeune femme confrontée à ses choix de vie, ses relations et ses contradictions à l’approche de la trentaine. J’ai plutôt apprécié ce portrait intime et moderne, plus subtil que bouleversant, mais très juste dans sa manière de saisir l’incertitude d’une période de vie.
Le film s’inscrit dans le cinéma intime et mélancolique de Joachim Trier, autour du désir, du temps qui passe et de la difficulté à trouver sa place. Très lié à Oslo et construit en chapitres, il se regarde moins comme une romance classique que comme un portrait générationnel sur la peur de se tromper, les bifurcations personnelles et les choix que l’on repousse. Remarqué à Cannes, il est devenu l’un des films européens importants du début des années 2020.
Le récit parle avant tout de l’indécision et de la liberté comme source de vertige. Julie a plusieurs vies possibles devant elle, mais chaque choix implique un renoncement. Se chercher signifie aussi accepter que le temps avance, que les désirs changent et que certaines décisions finissent par peser.
Le couple, le désir, le travail et la maternité sont également abordés sans réduire Julie à une trajectoire attendue. Joachim Trier interroge la pression de réussir sa vie affective, professionnelle et personnelle, tout en laissant son héroïne exister avec ses contradictions. Il montre qu’il n’existe pas toujours de bonne décision, seulement des choix imparfaits qu’il faut finir par assumer.
J’ai plutôt apprécié ce portrait féminin, son écriture du flottement existentiel et son équilibre entre comédie romantique, mélancolie et chronique de vie. La structure en chapitres donne au récit une forme libre, faite d’élans et de bifurcations. J’ai aussi apprécié la mise en scène élégante de Joachim Trier et la liberté laissée à Julie d’évoluer sans être enfermée dans une seule définition.
Toutefois, je n’ai pas franchement décollé devant le film. Je l’ai trouvé plus subtil que réellement bouleversant, avec une justesse que je reconnais davantage intellectuellement que je ne l’ai ressentie émotionnellement. Son côté très générationnel m’a aussi tenu un peu à distance : plusieurs moments m’ont rappelé des doutes que j’ai pu avoir, mais qui me semblent aujourd’hui appartenir à une période déjà passée. Julie peut également agacer par son indécision, son égoïsme ou sa tendance à fuir, ce qui rend l’attachement parfois irrégulier. Le film reste fin et sensible, mais il ne m’a pas touché autant que je l’espérais.
Au final, Julie (en 12 chapitres) est un film délicat, intelligent et très bien écrit sur l’incertitude, le désir et les choix de vie. Une œuvre que j’admire pour sa finesse, mais qui m’a davantage intéressé que profondément ému.
Une actrice remarquable, le personnage de Aksel très émouvant, de belles séquences (la ville immobile), d'autres vulgaires (la scène 3, je crois...). Mais deux heures, c'est bien long, surtout pour la première partie. Une voix off comme un cheveu sur la soupe. Un sentiment mitigé.
Je commence par préciser que l'action se passe il n'y a pas dix ans tant on a parfois l'impression que le film date des années 1980 (j'ai vérifié pendant la projection, il a été tourné en 2020, on a même à la fin des masques covid). On suit Julie, l'héroïne, une jeune fille très jolie et qui ne sait pas bien ce qu'elle veut. Elle hésite dans ses études, dans le choix d'un métier, dans ses hommes, dans son avenir : maman ou pas maman ?... Elle est séduisante mais n'inspire pas forcément l'empathie du public.
C'est très long, on s'ennuie, le film se verrait facilement en vitesse accélérée. Techniquement, on regrette que le réalisateur refuse d'investir dans un pied pour sa caméra et tienne absolument à la porter à l'épaule, ne permettant pas un instant à son public de se reposer sur une image qui ne tremble pas. C'est par ailleurs un film qui parle beaucoup, on regrette parfois que l'auteur n'ait pas préféré se lancer dans le théâtre, quelques très belles et rares séquences, quasi sans un mot prononcé même par la voix off (il y a même une voix off !) éclairent cette œuvre en prouvant que le réalisateur serait capable de faire du cinéma. Ainsi, personne ne saurait résister à la séquence où tout est figé dans le monde à l'exception des deux amoureux. Autre séquence, quand une mort s'approche, les pérégrinations de l'héroïne dans Oslo sont réussies.
Un drame efficace avec des dialogues intéressant mais pas exceptionnel non plus. Comme dit c'est bien exécuté, parfois émouvant où prenant, même si il est original, il ne se démarque pas assez pour être un film extraordinaire. L'acting est également bon, ce n'est pas possible de le nier. Drame sympa au final.
La vie sentimentale et indécise d'une trentenaire d'Oslo. Un portrait déroutant, entre drame et comédie, de Joachim Trier avec une actrice Renate Reinsve rayonnante.
Un début vaguement prometteur, puis très vite plus rien au point de devoir se forcer pour aller jusqu’au générique. Le doublage est d’une platitude presque insultante, au point de se demander s’il ne sabote pas activement le jeu des acteurs (qui, espérons-le, est meilleur en VO). Quant au scénario, il se noie dans une banalité paresseuse, comme si observer le quotidien suffisait à faire une œuvre " passionnante". Le public se contente de regarder sa propre vie, recyclée sans relief ni ambition.
Cela commence comme dans une série branchée, avec un choix de musiques omniprésentes et une caméra très fluide. Puis, le personnage de Julie, tout d'abord en suspens, gagne en épaisseur et exprime avec une infinie patience la complexité d'être une jeune femme au 21ème siècle en Norvège. Tiraillée entre des engagements familiaux qu'elle repousse et une relation plus légère, moins intellectuelle, l'héroïne nous embarque avec grâce et détermination vers une réflexion sur ce que chacun peut attendre de la vie. C'est grave, parfois un peu long, toujours pertinent et finalement émouvant.
Le titre original, "Verdens verste menneske", signifie "La pire personne du monde", titre délicieusement ironique juxtaposé sur l'affiche à la mine radieuse de Renate Reinsve. En France, la distribution a opté pour un plus vendeur et plus positif "Julie (en 12 chapitres)"... rajoutant au passage un soleil sur l'affiche ! Ceci dit c'est pertinent, dans le film il semble que ce soit l'été permanent, malgré le fait que le récit s'étale sur plusieurs années... Revenons à l'intrigue : Joachim Trier raconte donc l'histoire de Julie. Une jeune trentenaire qui a du mal à se poser, et qui tombe amoureuse d'un dessinateur de BD âgé de 15 ans de plus. A travers une série de tranches de vie, nous verrons ses choix de vie (souvent inopportuns), et ses doutes. Le récit et sa structure globale n'offrent pas grand chose de neuf. Ca ressemble à des romances ou drames déjà vus par ailleurs. Mais Joachim Trier livre une mise en scène propre, avec quelques élans de créativité (une journée "en pause", un bad trip). Et il aborde des thématiques dans l'ère du temps, parlant beaucoup de féminité en général, et de choc des générations. Le film peut surtout compter sur ses très bons interprètes. Anders Danielsen Lie en dessinateur subversif affable... qui pourtant cherche à reproduire un modèle social plan-plan avec quotidien bourgeois, femme et enfants. Et bien évidemment Renate Reinsve, rayonnante. Son personnage s'éparpille et cause de mal autour d'elle (d'où le titre original), il aurait pu être détestable. L'actrice parvient à rendre cette protagoniste attachante et profonde.
Avec Julie (en 12 chapitres), Joachim Trier capte l’errance contemporaine avec une légèreté trompeuse, oscillant entre comédie romantique et mélancolie existentielle. La structure en chapitres accompagne les bifurcations d’une vie en construction, sans jamais imposer de trajectoire linéaire. Renate Reinsve incarne une héroïne à la fois libre et indécise, dont les contradictions deviennent le moteur du récit. Trier excelle à saisir ces moments de suspension où les choix semblent à la fois insignifiants et décisifs. Un film vif et sensible, qui dresse le portrait d’une génération en quête de sens sans jamais céder au didactisme.
Très réussi, ce qui tient autant à l'actrice principale (son charme déteint sur le film) qu'à des scènes très réussies, comme celle de la salle de bain à échanger leurs intimités...
Il y a des films qui racontent une histoire, et d’autres qui te renvoient à la tienne. Julie (en 12 chapitres) fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Joachim Trier nous plonge dans la vie de Julie, une femme indécise, en constante recherche d’elle-même. Elle change d’études, d’envies, de relations, comme si elle cherchait à tout prix à trouver la “bonne version” de sa vie. Mais à force de vouloir toutes les possibilités, elle finit par ne jamais vraiment choisir.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est à quel point ce personnage est humain. Julie est parfois frustrante, parfois touchante, mais toujours juste. Elle reflète cette peur très réelle de faire le mauvais choix, de s’engager, de passer à côté de quelque chose de mieux.
Le film prend son temps, mais c’est justement ce qui le rend aussi fort. Il nous laisse ressentir, observer, comprendre. Et surtout, il nous rappelle une chose simple mais brutale : le temps avance, qu’on le veuille ou non.
La relation avec Axel est particulièrement marquante. À travers sa maladie, le film nous confronte à une réalité qu’on préfère souvent ignorer : à la fin, ce ne sont pas les grandes décisions qui comptent le plus, mais les moments vécus, les émotions, les choses simples.
Julie (en 12 chapitres) ne donne pas de réponse. Il ne juge pas. Mais il pose une question essentielle : à force de chercher la vie parfaite, est-ce qu’on ne passe pas à côté de la nôtre ?
Un film doux, mélancolique et profondément humain, qui résonne longtemps après le visionnage.
Le film retrace la vie amoureuse d’une femme, entre émancipation et doutes. Je suis allée au bout des deux heures parce que j’aime les films romantiques, mais franchement, celui-ci manque cruellement d’intérêt et d’émotion. C’est long pour pas grand chose. Et la scène où le temps s’arrête révèle un procédé daté, peu en phase avec un film qui se veut moderne.
D'abord une très belle énergie, puis la réalité de la vie, du temps qui passe, des difficultés à faire des choix et donc à faire des concessions. Les acteurs sont excellents, il y a du rythme, on rit et on s'emeut, on se retrouve dans les personnages. Un vrai moment de cinéma, qui pousse ensuite à se poser des questions sur ses propres choix.
Le réalisateur Joachim Trier brosse le portrait d’une jeune norvégienne qui à bientôt 30 ans peine à trouver sa voie dans la vie tout en entamant une relation sentimentale avec un auteur de BD de 15 ans son ainé. Avec son héroïne principale assaillie de doutes aux prises avec de mauvais choix qui vont la tirailler, le cinéaste pointe avec pertinence les affres d’une génération post-féministe dont les multiples possibilités et trajectoire existentielle finissent par emprisonner. Dans le rôle-titre, l’actrice Renate Reinsve est étincelante par sa justesse. Avec son découpage en 12 séquences, le réalisateur a su faire preuve d’intelligence dans son écriture pour capter avec une noirceur décalée le dédale de petits choix a priori insignifiants et d’erreurs commises par son personnage au sein d’un récit piquant.