L’histoire de cette jeune femme Julie un peu égocentrique est assez bien racontée dans ce film découpé en 12 chapitres assez inégaux au niveau intérêt. Certes, c’est bien interprété mais je n’ai pas trouvé ce film extraordinaire dans son ensemble malgré quelques bonnes séquences.
Julie en 12 chapitres, ou selon son titre original "la pire personne du monde" (oui oui c'est vrai allez vérifier) est un film magnifique. L'histoire d'une vie parfaitement narrée, le film le plus "actuel" qu j'ai pu voir depuis bien longtemps, dépeignant parfaitement notre société actuelle, étant perdus tout en voulant se tracer un route, se sentant mal tout en vivant des chose magnifiques, n'ayant pas sa place au milieu de gens l'aidant à se faire une place, Julie vous rappelera forcément vous-même. C'est beau, c'est fort, c'est particulièrement bien joué, et c'est a aller voir au plus tôt ! (Quelques longueurs peut-être ici et là, et quelques moments qui me touchent moins ou font un peu clichés justifient ce 4/5)
C’est à Cannes que Joachim Trier conclut sa trilogie sur Oslo après “Nouvelle donne” et “Oslo, 31 août”. Dans “Julie”, le réalisateur suit les tribulations d’une jeune femme en douze chapitres*. Cette étudiante en médecine ne sait pas trop quoi faire de sa vie et décide de tout quitter pour aller en fac de psycho. Finalement, elle préfère être photographe, et puis non, auteure littéraire. Bref, Julie cherche sans cesse sa voie et c’est un peu la même chose avec les mecs. Un soir, elle rencontre finalement l’homme avec qui elle voudra passer sa vie, bien que lui veuille des enfants et elle non. C’est lors d’une soirée à laquelle elle n’a pas été invitée, que la question de l’infidélité se pose avec un autre homme. Plus tard, elle hésite à quitter sa vie presque bien rangée pour vivre cette nouvelle passion avec ce non-amant déjà en couple. En parallèle, Julie se pose des questions de tout genre, par exemple si on peut être féministe et aimer se faire bai… la bouche. “Julie (en 12 chapitres)”, c’est également une pause dans le temps, une hallucination sous champignons ou encore le cancer et la mort. La mise en scène de Joachim Trier est si fluide qu’on a l’impression d’être au côté de Julie à chaque instant. Renate Reinsve n’a volé à personne son prix d’interprétation au Festival de Cannes 2021. L’actrice illumine l’écran et nos cœurs avec un incroyable naturel. 9/10 * Les 12 chapitres de “Julie” : Chapitre 1 : Les autres ; Chapitre 2 : Infidélité ; Chapitre 3 : La fellation à l’ère #metoo ; Chapitre 4 : Une famille à soi ; Chapitre 5 : Une question de timing ; Chapitre 6 : Le plateau de Finnmark, Chapitre 7 : Un nouveau chapitre ; Chapitre 8 : Le cirque narcissique de Julie ; Chapitre 9 : Le lynx bousille Noël ; Chapitre 10 : Le malaise dans la culture ; Chapitre 11 : Positif ; Chapitre 12 : Tout à une fin ; Epilogue. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Film terriblement bavard dans lequel les personnages s'épanchent interminablement en échangeant des banalités sur un ton pénétré... Sur un sujet très proche (une jeune femme mal dans sa peau qui se cherche) la Greta Gerwig de FRANCES HA était beaucoup plus émouvante que cette Renate Reinsve qui abuse de son gracieux sourire... Bien lourde, cette comédie romantique qui bascule en mélodrame larmoyant, on pense avec nostalgie à Eric Rohmer, à Woody Allen, mais les spectateurs d'aujourd'hui ont la mémoire courte...
Loin de Thelma, son long-métrage précédent, et plus proche de Oslo, 31 août et Nouvelle donne, au moins sur la forme, qui rappelle un peu la Nouvelle Vague par sa liberté d'écriture et de réalisation (oh, les scènes magiques quand le temps s'est arrêté autour de l'héroïne), Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier est un beau portrait de femme en quête d'équilibre et d'objectifs à donner à sa vie. Prière, SVP, de ne pas la comparer à Bridget Jones même si certaines préoccupations de Julie ne sont pas si éloignées de l'anglaise. Dans le déroulement de son film, riche en instants norvégiens (hum), Trier radiographie une époque riche en nouveaux conformismes, en installant une narration avec voix off épisodique laquelle, ce n'est pas si courant, est utilisée intelligemment. Si bémol il y a, il est sans doute à trouver dans le côté très cérébral de l'ensemble, qui ne laisse véritablement sa place aux sentiments et donc à l'émotion, que dans sa dernière partie, très chargée dramatiquement. L'atout premier du film reste son interprète principale, Renate Reinsve, superbe de bout en bout, et dont les meilleures scènes sont celles où elle est confrontée à Anders Danielsen Lie, l'acteur fétiche des premiers films de Joachim Trier, et qui est tout aussi remarquable que dans Ce sentiment de l'été, par exemple.