Julie (en 12 chapitres)
Note moyenne
3,9
5260 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

260 critiques spectateurs

5
32 critiques
4
92 critiques
3
71 critiques
2
45 critiques
1
14 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Deadman
Deadman

Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2022
Un film bouleversant et réaliste.
Les dialogues sont bien pensés, proposent une réflexion intense sur l'évolution des relations suivant l'âge, sur le temps qui passe. Le prix d'interprétation féminine est amplement mérité, même si l'acteur du premier mari m'a particulièrement touché, j'ai rarement vu tant de justesse dans un regard et dans une manière d'être.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2022
S’il y a bien une chose que l’on ne reprochera pas à ce « Julie (en 12 chapitres) » c’est bien sa modernité. Une modernité de ton, une modernité de sujet, une modernité de mise en scène et une modernité de traitement. Un film parfaitement dans l’air du temps en somme et une œuvre qui nous parle de la vie avec un grand V. En effet, toute personne (homme ou femme) se retrouvera un petit peu dans les pérégrinations, les choix et les envies de l’héroïne, celle-ci étant l’exemple parfait d’une jeune femme de notre époque. Et dans l’ensemble, c’est ce côté très contemporain qui est l’atout majeur du long-métrage. Cependant, il se heurte à un problème inhérent à sa construction et à son montage, en l’occurrence le fait de découper le film en chapitres comme son titre l’indique. Un peu comme dans la plupart des films à sketches où la qualité de chaque segment est variable, celle des chapitres du film est loin d’être équivalente. Et si certains d’entre eux nous emportent sans problème, d’autres se révèlent plus mitigés voire clairement ennuyants.



Et on peut noter que la qualité des différents segments baisse au fur et à mesure que le film avance. Comme celui-ci fait plus de deux heures, le dernier tiers nous apparaît quelque peu longuet et plus fastidieux, la légèreté payante des débuts faisant place à une mélancolie voire un aspect tragique moins emballant. En effet, sur ces versants, Joachim Trier se révèle moins pertinent, partant vers plus de psychologie (lourde) et de drame (peu émouvant). Il en résulte de ce « Julie (en 12 chapitres) » un constat nuancé et en dents de scie. En revanche, sur un palmarès cannois quelque peu discutable et étrange l’an passé, on ne peut que louer et acclamer le Prix d’interprétation féminine reçu par Renate Reinsve. C’est pleinement mérité pour ce qui s’apparente clairement à la révélation d’une comédienne. Elle illumine le film à chacune de ses bobines grâce à son naturel désarmant affiché dans chacune des situations où elle apparaît. Au point même de faire de l’ombre à ses partenaires. Le film porte le nom de son personnage et c’est une évidence comme on en voit peu!



Très inspiré par la Nouvelle Vague, Trier nous gratifie d’une mise en scène parfaitement limpide qui semble réinventer ce courant. A la fois frivole et appliquée, sobre et sophistiquée, posée et aérienne, sa réalisation impressionne comme lors de cette séquence inoubliable où Julie vit la rencontre avec son amant alors que tout autour d’elle est arrêté. Un coup de foudre n’aura que très rarement mieux été mis en images. Mémorable. Mais il se loupe aussi parfois, comme lors de la séquence avec les champignons hallucinogènes. Les traits d’humour sont rares ou légers mais ils fonctionnent et le cinéaste n’a pas son pareil pour croquer les banalités de la vie à l’image en leur donnant un potentiel cinématographique certain. A la fois comédie, drame, chronique et film d’amour, son œuvre est riche et épingle nos sociétés et leurs vices avec beaucoup d’acuité et de pertinence. « Julie (en 12 chapitres) » aurait pu être le film d’une génération si Trier avait un peu coupé dans le gras (notamment dans la dernière partie) et s’était empêché ce découpage inutile qui sape la fluidité de l’ensemble. Un beau film imparfait qui pourrait marquer son époque s’il avait été plus simple et moins avide de la reconnaissance critique.



Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2022
Les interrogations et errements dune jeune trentenaire d'aujourd'hui dans le monde occidental
: sur le métier qu'elle veut faire, ses relations amoureuses, la sexualité, la maternité. Elle a manifestement peur de se lancer, manque de confiance...Le rôle donné aux hommes est plein d'émotions.
Film intéressant mais à ne pas voir si l'on est un peu déprimé !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 février 2022
Autobiographie par Intrusion 

Regarder Julie (en 12 Chapitres), c’est avant tout se plonger dans sa propre autobiographie.

Si le film ne présente aux premiers abords qu’un excellent mélodrame, à la fois poétique, délicat et extrêmement contemporain, le spectateur aurait tort de s’arrêter aux images imprimées sur la pellicule.

Le cinéma de Joachim Trier écrit dans une prose simple et discrète, propice à l’immersion. Ses personnages sont presque des pages blanches : ils n’ont pas de passif, peu de familles ou de marqueurs sociaux, et des personnalités qui s’inscrivent en filigrane. La caméra elle-même s’efface pour nous plonger à l’intérieur de relations universelles, et la magie du cinéma nous amène bien plus loin que ce qui nous est présenté à l'œil.

En suivant Julie et ses doutes, en se confrontant à ses joies et à ses peines, qui sont si familières, qui font écho à tant de tranches de vies, on ne peut empêcher son esprit de se perdre et de confondre la pellicule avec sa propre histoire de spectateur. Petit à petit, le spectateur devient partie prenante du film. Les visages des acteurs se mélangent à nos souvenirs personnels, des histoires d’amour authentiques surgissent en superposition des décisions des personnages et de leurs silences, des relations actuelles ou oubliées prennent les traits de Renate, d’Anders et d’Herbert. Devant nous, le film s’efface et laisse place aux diaporamas de nos souvenirs, ainsi qu’aux choix qui nous attendent et qu’il nous reste à prendre. On repense à ses décisions passées et à celles qu’on n’a pas prises, à nos insatisfactions et à nos renoncements, à nos occasions manquées, à nos allers-retours perdus d’avance et à ces quelques instants magiques et éphémères, qui sont rares mais qui justifient tout, dans un grand tourbillon qui nous emporte loin de la salle, au plus profond de nos cœurs.

L’humain, qu’il soit acteur d’un film, dessinateur à succès ou simple spectateur de l’histoire, n’est pas si différent. Nous ne sommes tous qu’un corps fragile balancé par ses sentiments. Le bonheur ne dure jamais, et on ne peut que tourner autour en espérant qu’il revienne.

Le temps passe. L'un des derniers plans montre Julie qui sourit et qui pleure en même temps. On ne sait pas où elle en est, on ne sait pas quelle émotion domine, mais c'est toute notre vie qui se lit dans ses traits.

Mince, j'ai besoin d'un câlin. Tant pis, je me contenterai d'une crêpe au Nutella.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2022
Le cinéaste norvégien Joachim Trier nous raconte la vie amoureuse, familiale et professionnelle d’une trentenaire d’Oslo qui aimerait que son quotidien se déroule au diapason de ses envies, à la fois légères et exigeantes. Mais le destin lui montrera que ce n’est pas toujours possible. Si le long-métrage est constitué de plusieurs séquences absolument brillantes, d’autres scènes sont plus attendues. Un final un brin décevant pour un film qui permit à l’actrice principale Renate Reinsve de recevoir le prix d’interprétation du Festival de Cannes en 2021.
Fleur MAZINGHIEN
Fleur MAZINGHIEN

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2022
Bonjour,
Fait il avoir vu les précédents films ''nouvelle donne'' et ''oslo 31 août'' pour voir Julie en 12 chapitres ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2022
Dans Julie en 12 chapitres on suit les errements amoureux de Julie. Bien que le personnage principal n'attire pas spécialement la sympathie, je me suis laissée emporter par ce film où les dialogues sonnent juste. C'est frais, rythmé et poétique.
LesFilmsduYang
LesFilmsduYang

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2022
Subtil, fin, Julie en 12 chapitres est un grand film sur la vie.

Mention particuliere pour les deux acteurs principaux, lumineux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 décembre 2021
Julie en 12 chapitres, Joachim Trier

Pour info, je tiens une page Facebook sur laquelle je poste des commentaires critiques, intitulée "journaliste improvisée". Si vous souhaitez y faire un tour n'hésitez pas :)

J'ai vu ce film il y a maintenant plusieurs semaines, et en tant que jeune femme de 22 ans, il m'a complètement bouleversée. J'ai donc choisi d'écrire mon retour sur ce qu'il a, d'après moi, questionné.

Julie, brillante élève, vacille d’une ambition professionnelle à une autre, d’un amour à un autre. Elle cherche la vie qu’elle désire mener en écoutant ce qui résonne au plus profond d’elle-même. C’est l’histoire de l’imperfection de la vie, de sa non-linéarité. C’est l’histoire des choix qui ne sont pas toujours les meilleurs, mais qui, mis bout à bout, ne sont rien d’autre que le chemin sinueux que nous empruntons. En tant qu’ils sont notre intuition de chaque instant, ils sont ce que nous sommes et font ce que nous devenons.
D’abord des choix professionnels successifs qui sont inséparables de la recherche de notre propre identité et de la façon dont on se projette dans la vie. Qui suis-je et qu’est-ce que j’aime faire, le plus ? Qu’est-ce que je me vois faire chaque jour ?
Mais aussi des choix affectifs : non plus “quoi ?” ni “qui ?” mais “avec qui ? “Pour quelle vie ?”. Car c’est aussi l’histoire de la vie avec l’autre, de la recherche d’un autre qui correspond à ce que nous recherchons, d’un autre sur une longueur d’onde pas trop éloignée. Il y a l’autre complètement fou mais qui manque peut-être de consistance, il y a l’autre qui nous fait vibrer mais qui ne souhaite pas le même schéma d’existence, bref, il y a des histoires de vie qui se croisent à des moments de la vie.
C’est aussi, donc, de la difficulté à construire et à conserver une relation qu’il s’agit, à comprendre ce qui est bon pour soi, ce qu’il faut faire.
C’est enfin l’histoire de la beauté. La beauté de la vie, de la spontanéité, de la folie, du changement, du revirement, mais aussi de l’amour, de la sensualité et du désir qui s’expriment à travers la découverte de l’autre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 décembre 2021
Joachim Trier nous fait le portrait d’une trentenaire, une fille qui se cherche, entre sa passion de photographe et son boulot de libraire. En 12 chapitres, le réalisateur norvégien nous raconte les moments-clés dans la vie d’une femme comme les autres, ou presque, prise entre ses amours, ses doutes, ses rêves, et la réalité du quotidien.

Un film d’une élégance rare dans lequel Joachim Trier filme avec une bienveillance constante ses personnages, principalement cette Julie que l’on voit passer par tout type d’émotions et de sentiments, avec en point d’orgue cette scène de drague dans une soirée où elle tape l’incruste… un moment d’une finesse, d’une drôlerie et d’une malice incroyable.

A travers ce portrait, le film nous parle aussi de notre monde actuel, dans une mise en scène à la fois simple et élégante qui se permet quelques fantaisies comme dans cette scène psychédélique et assez drôle où les personnages décident d’avaler quelques champignons hallucinogènes.

On est aux côtés de Julie quand elle hésite, quand elle tombe amoureuse, quand elle se pose questions, quand elle doit faire des choix…

Notons enfin la prestation encore une fois remarquable de Anders Danielsen Lie que l’on avait croisé dans les précédents films de Joachim Trier et bien sût de la pétillante Renate Reinsve, récompensée à Cannes en juillet dernier.

Un film qui se regarde avec un bonheur absolu, entre rires et larmes.

https://www.hop-blog.fr/julie-en-12-chapitres-entre-rires-et-larmes/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 décembre 2021
La comédienne principale est très attachante. Dommage cette idée de chapîtres qui nous sort de la fiction... et comme c'est un peu long, on a parfois hâte que le douzième arrive!!.... mais de vrais moments de grâce!
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 décembre 2021
Les premiers chapitres m'ont semblé peu voir peu intéressants.
Cette obsecion de trouver l'amour est la moitié du problème de Julie et est le seul que l'on suit, le côté "études et travail" n'est qu'en arrière plan alors que c'est véritablement ce qui est source de questionnement au début du film et comme par magie c'est résolu à la fin sans un réel développement.
Les dialogues prennent de la place et sont un peu trop explicatif.
Si j'avais su que c'était une romance je ne l'aurais pas vu.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2021
Variations douces

Du ciné danois, ça ne se refuse pas. Qui plus est signé par Joachim Trier auquel on doit entre autres Back Home et le formidable Oslo, 31 août. Julie, bientôt 30 ans, n’arrive pas à se fixer dans la vie. Alors qu’elle pense avoir trouvé une certaine stabilité auprès d’Aksel, 45 ans, auteur à succès, elle rencontre le jeune et séduisant Eivind. 128 minutes, sans doute un peu longues, mais originales pour dessiner le portrait d’une jeune femme en proie à une instabilité émotionnelle et affective somme toute assez banale. J’ai beaucoup aimé et pourtant, à la sortie de la salle, je me suis posé une question gênante : « oui, bien, mais encore ??? »
Après son superbe et effrayant Thelma en 2017, notre réalisateur norvégien revient à un univers plus familier et des situations proches du vécu… peut-être trop pour passionner vraiment. Mais voilà, il y a l’habileté du scénario, la superbe mise en scène, un montage virtuose et une jeune interprète qui crève l’écran. Beaucoup d’atouts pour une histoire qui aurait pu passer inaperçue chez un autre cinéaste. Le film évoque des questions existentielles communes aux hommes et aux femmes. Trier sait éviter l’écueil du film sur « LA femme de notre temps » et se contente bien au contraire de se focaliser sur Julie, personnage sympathique, solaire, bien qu’en proie à des conflits intérieurs et, parfois, à des échecs. Le cinéaste dit d’elle qu’elle est une imperfectionniste. La ville d’Oslo, avec ses ambiances et ses lumières si spéciales sert d’écrin à cette belle histoire simple, magnifiquement – je le répète -, filmée et interprétée. Une petite perle.
Renate Reinsve, pour son 1er grand rôle, est de tous les plans et, entre légèreté et profondeur, sait nous séduire jusque dans ses côtés les plus irritants. On espère la revoir rapidement. Les hommes, Anders Danielsen Lie, Herbert Nordrum, Hans Olaf Brenner, tous impeccables, tournent autour d’elle comme autant de satellites autour de leur étoile. Un superbe portrait, tout en délicatesse, d’une trentenaire qui, avec ses faux airs de comédie romantique, parvient à remettre en cause toutes les certitudes qu’on aurait pu se forger sur l’amour, la vie de couple, dans une valse-hésitation pleine d’esprit. Le cinéma de la Nouvelle Vague revisité.
rerererere
rerererere

3 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2021
Je salue l’interprétation de l’actrice principale mais je me suis perdue dans les méandres des états d’âme… Quelques scènes excessives à mon sens m’ont empêché de rentrer totalement dans l’histoire
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2021
Beaucoup de sensibilité et une fantastique actrice dans le role de Julie. Les chemins se croisent, les personnages se découvrent et se perdent, les vies sr construisent sans jamais savoir si le chemin est le bon. Magnifique
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse