Julie (en 12 chapitres)
Note moyenne
3,9
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265 critiques spectateurs

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32 critiques
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74 critiques
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46 critiques
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14 critiques
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7 critiques
Trier par :
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Albert
Albert

16 abonnés 442 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2024
infernal, la fille avec son mug, pathétique, le quotidien dans sa platitude, le cliché éternel de la rencontre en soirée...
mélodrame à la con ouai ! on rappellera à nos amis norvégiens qu'on va au cinéma pour rêver pas pour voir des couples s'engueuler.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2025
Avec Julie (en 12 chapitres), Joachim Trier ne filme pas un personnage, mais un précipité d’âges, d’humeurs, de visages qui se succèdent. Julie n’a pas une identité, elle en a trop. Elle n’est pas l’héroïne d’un récit, elle est le récit lui-même, éclaté, pulsatile, comme la pensée d’un spectateur qui se perd dans sa propre vie pendant la projection.

À la surface, on pourrait croire à une histoire d’amour : entre une femme et deux hommes, entre un présent flou et un avenir qui tarde.

Alors, il y a Aksel, le quadragénaire érudit, est de ceux qui pensent que les mots peuvent encore réparer le monde. Il vit dans une mémoire du futur, dans un temps où la culture servait encore à nommer les choses. Il est la densité, le poids des références, l’amour articulé. Quant à Eivind, lui, est la transparence du présent, la joie immédiate, le sourire qui ne demande rien. Il est l’épure. Mais Julie n’est pas à partager entre ces deux pôles : elle les traverse, les habite un temps, les quitte.

Trier filme les visages comme des paysages intérieurs, sans y poser de légende. Il laisse la caméra effleurer les regards, longer les silences, enregistrer les hésitations. La mise en scène épouse l’errance douce, parfois tragique, de son personnage.

Et puis surgit l’arrêt du temps : cette séquence suspendue, magique, où Julie court dans un Oslo figé. Ce moment, d’une évidence bouleversante, dit tout ce que le film cherche à atteindre : la coïncidence, l’alignement soudain entre l’intime et le monde, le sentiment, si rare, que le réel s’ajuste à nos battements.

Mais très vite, cela se défait. Aksel tombe malade, le monde recommence à tourner. Il n’est plus question de figer le temps mais d’apprendre à s’en détacher. C’est dans cette bascule que le film prend une ampleur existentielle. Il ne s’agit plus de désirer, mais de survivre au désir. Il ne s’agit plus de choisir, mais de comprendre ce que choisir veut dire, lorsqu’on a déjà perdu ce qu’on n’avait pas encore.

Julie, c’est cette femme sans rôle fixe, sans vocation arrêtée. Elle refuse d’endosser des figures : la femme libre, l’amante fidèle, l’artiste sincère, parce qu’elle sent à chaque fois la fiction derrière.

L’indécision devient alors une position éthique : celle de ne pas mentir à soi-même. Chaque métier, chaque amour, chaque geste est une hypothèse, une manière d’essayer la vie.

Ce qui émeut profondément, c’est la justesse avec laquelle Julie (en 12 chapitres) parvient à incarner un désordre qui n’est jamais chaotique, mais vital. On n’assiste pas à un échec, mais à une série de tentatives, et c’est là, dans cette obstination, que se niche une forme de grâce.

Sa conscientisation constante de sa quête incessante d'épanouissement résonne dissonamment avec la temporalité, créant un décalage entre elle, le temps, et ses rencontres, rendant ardu le dépassement de ses incertitudes.

Trier signe un film-miroir, une réponse possible à la saturation de l’époque, où l’identité n’est plus donnée mais à construire sans modèle.

Julie n’est ni un emblème ni un symptôme. Elle est une forme d’inexactitude émotive, une manière de traverser le monde sans y prendre tout à fait racine. Et c’est peut-être cela, au fond, être contemporain : ne pas vouloir se fixer, mais éprouver chaque instant.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2024
Je pense que j'ai préféré Thelma à ce film de J. Trier. Peut-être parce qu'il y avait un peu plus de tension et d'action dans ce film de 2017. Ici c'est l'histoire d'une jeune femme qui se cherche, qui explore, pour finalement "finir" comme employé de librairie mais aussi photographe. Ce sont des histoires de la vie. D'amour et de tristesse et peine aussi. La scène des "champignons hallucinogènes" est emblématique du film pour moi car elle montre bien ce que le réalisateur veut nous faire vivre: il veut nous inviter à entrer dans l'esprit et les pensées de Julie. Et c'est pas souvent qu'est si bien décrit ou filmé plutôt le ressenti lors d'une prise de drogue.
TUTUR29
TUTUR29

53 abonnés 1 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2024
J’avais déjà découvert en début d’année Oslo 31 août de Joachim Trier devant lequel je m’étais vraiment ennuyé malgré cette ambiance mélanco-depressive un peu poétique, qu’on retrouve dans Julie en 12 chapitres qui m’a à nouveau un peu gêné puisque je passe 20 minutes à être absorbé dans le film, puis 10 minutes a m’ennuyer et ainsi de suite… Pourtant j’ai nettement préféré ce dernier : car Julie est un personnage ordinaire dans lequel on se projette très facilement. Autant je ne pense pas être très sensible au style de Joachim Trier, autant Julie est un personnage dont on se sent tellement proche qu’on ressent tout de la même façon qu’elle, notamment avec cette fin complètement déchirante où on se met à sa place. C’est pourquoi même si j’aime jusqu’à un certa point, je reconnais que Julie en 12 chapitres a une énergie que j’ai rarement ressenti et qui va sans doute me marquer. Un beau film !
marmottedu77
marmottedu77

13 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2024
Une petite pépite que cette Julie en 12 chapitres. Le cœur est gros à la fin de ce film qui prend de l'épaisseur à mesure que le temps passe. Tant de choses à dire. Tout d'abord, j'ai rarement vu un réalisateur filmé aussi bien notre époque, l'impossibilité de se fixer, l'incertitude face à la vie, la multiplicité des possibilités qui s'offrent à une jeune femme dans une capitale occidentale. Julie a tout pour être heureuse mais vit comme inadéquation avec son temps. Eternelle insatisfaite malgré sa force de caractère et des partenaires solides.

Le film commence comme une comédie romantique, aux aires de Woody Allen. Les scénettes s'enchainent, légères, comme une brise légère qui souffle sur la ville. Sans prétention, Joachim Trier décrit une femme et son époque, sa liberté, sa difficulté à trouver sa place au milieu des amis de son compagnon, ses réflexions post Me too, ses discussions sur l'art. Elle a le courage (est-ce du courage ?) de remettre en question tout ce qu'elle vit, absorbe, pense. Elle est solaire, pétillante, charmante et tout en même temps éternellement insatisfaite.

Il y a des parfums de nouvelle vague, avec les scènes en extérieur, Oslo montrée dans toute sa beauté (et propreté), des dialogues qui font mouche, des personnages attachants et intelligents. Renate Reinsve est sublimée et plane sur le film. Son portrait est touchant, tendre et inventif. Quelques effets de réalisation font mouche, toujours soupesés, jamais trop lourds, avec des séquences humoristiques et légères savamment distillées.

Et puis, l'histoire prend un autre tour. Le drame s'immisce dans la vie de Julie. Tout bascule pour elle. Toute sa vie, ses choix, sont réanalysés au regard des décisions qu'elle a prises auparavant. Une gravité s'immisce dans son existence. Mourir, donner la vie, trouver sa voie... Tout se bouscule. Les épreuves s'amoncellent. Le cœur se serre. Les personnages secondaires jouent merveilleusement bien, avec une mention spéciale à Anders Danielsen Lie qui est bouleversant.
ferdinand75

739 abonnés 4 538 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2024
Beaucoup de charme, pour ce film malheureusement très irrégulier, certains chapitres sont très bons, mais la majorité, sont assez insipides, se basant sur un scénario très, trop banal, avec le thème de la femme de 30 ans qui ne sait pas ce qu’elle veut , un premier compagnon gentil, tout pour plaire , puis lassitude , puis un 2eme idem gentil mais dont elle se lasse aussi . Elle ne veut pas d’enfant, mais en veut peut -être, elle veut être libre et indépendante, mais en couple. A la fois un peu « bateau », pas très innovant, et tournant parfois à l’absurde, on a envie de la bousculer un peu, pour l’aider à prendre de bonne décision et enfin trouver le bonheur. Au final 2 chapitres de très haute voltige, beaucoup de poésie dans celui où la jeune fille va retrouver son nouvel amour en courant au travers d’une ville qui s’est figée, comme si ce temps-là était fixé pour l’éternité, tous les personnages sont immobiles. Et puis la scène de la 1ere rencontre de ce même couple, où ils ne veulent pas tromper leur partenaire respectif , ils se confient de secrets très intimes y compris de l’ordre des fantasmes sexuels , mais sans passer à l’acte. Délicieux. Dommage que tout le film n’ait pas sut tenir le niveau de ces 2 chapitres. D’ailleurs l’épilogue surprendra un peu, pas très en phase.
Aude Pons
Aude Pons

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2024
On nous montre une fille magnifique hors norme qui fait rêver et on veut nous fait croire que la vérité c'est que c'est elle qui rêve de sa vie...une mise en abîme ratée...
enjoy phi
enjoy phi

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2024
J'ai réussi à voir ce film très long et très pénible en le regardant morceaux par morceaux. C'est l'histoire d'une fille qui se cherche et qui ne se trouve pas. Inconsistante, égocentrique et narcissiste elle passe à coté de sa vie. Le film fait passer très peu d'émotions, les personnages sont froids. Bref il s'agit d'un film interdit aux déprimés dont on peut se passer.
Coralie M
Coralie M

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2024
Ce film m’est resté en tête pendant quelques jours. Même si on peut déplorer le côté « teenage movie » et un personnage féminin un peu trop « parfait » selon les normes de beauté actuelles (au sens où elle est blanche, bourgeoise, svelte, jolie, cultivée, urbaine, photographe et donc émancipée), ce récit super bien rythmé condense à la fois tous les questionnements d’une fille de 30 ans et deux sublimes histoires d’amour. Joachim Trier capte bien les contradictions de notre temps, le besoin d’intensité vs l’injonction à procréer, le dilemme de la maternité dans un monde qui délire, et ces relations amoureuses qui sont aujourd’hui beaucoup plus compliquées. Des moments particulièrement réussis, inoubliables : la nuit de l’infidélité (non consommée), magnifiquement filmée, si réaliste et poétique, les derniers moments à l’hôpital, dans le lit notamment, la scène jouissive quand l’auteur de BD de 40 ans craque à la TV et s’enfonce dans ses croyances sexistes (c’est MDR et ça arrive à tellement de mecs de la culture qui se disent féministes et qui en réalité, sont de gros machos!). BREF. ce film est si vibrant, beau, et dit beaucoup de choses de notre époque. Bravissimo.
Phineus1
Phineus1

9 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2024
Je crois qu'un film c'est un univers psychique (du réalisateur, ici accablant), une caméra (créatrice d'images ici pas mauvaises) et un montage (ici efficace)
C'est aussi un processus identificatoire (grâce aux interprètes, ici antipathiques, surtout la vedette à l'intériorité bovine)
Redevenons sérieux. Dans quoi nous fait entrer ce film ?
Le monde des hommes est épouvantable tant il est vide, la culture n'existe pas, la vulgarité a pris le pouvoir, les êtres sont des âmes errantes, la vie est détestable. L'ennui suinte de partout.
Quant au personnage principal il incarne à peu de choses près la quintessence de tout cela
Rodilard
Rodilard

51 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2024
La lumière passe par les failles. Le personnage solaire de Julie est confronté à des questionnements métaphysiques auxquels la vie ne lui donne aucune réponse. La lumière de la Scandinavie est très adaptée pour raconter cette histoire emprunte de saudade.
Comme j'ai vu récemment Simple comme Sylvain, je ne peux pas m'empêcher de rapprocher les fins des deux films.
Qu'elles sont belles ces actrices, ces femmes...
asonipse
asonipse

10 abonnés 294 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2024
Cette comédie dramatique ne m'a pas forcément emballé. Après une première heure intéressante, ensuite, j'ai un peu décroché et l'histoire de Julie devient moins captivante voire ennuyante. Malgré tout l'actrice norvégienne, avec son jeu subtil et profond, mérite son prix d'interprétation.
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2024
Une femme se cherche infiniment avec délicatesse alors qu’elle est certaine ne pas vouloir d’enfant
De chutes en renaissances, Julie et ses 12 moments de vie échappe à son destin, au spectateur, comme aux autres acteurs ? , l’interprétation incandescente de la révélation « Renate Reinsve », nous en donne toute la saveur , heureuse élue au Festival de Cannes

Avec élégance, Joachim Trier, fin psychologue, compose une romance mélancolique d’une beauté féminine où les hommes ne sont que prétexte à sa recherche du sens de la vie
Il dynamite comme un feu d’artifice les injonctions des jeunes générations actuelles à se mettre en couple, avoir des enfants, être en final désenchantés et terminer en feu de paille
Au milieu de la poésie et de la légèreté, le propos mord, féroce
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2024
Le portait d'une femme d'aujourd'hui en 12 tableaux, précédés d'un prologue qui présente sont caractère idéaliste et indécis et suivi d'un épilogue qui la montre épanouie dans un métier qu'elle a choisi après avoir subi les vicissitudes de sa vie professionnelle, sentimentale et familiale.
La façon de peindre est originale, avec quelques belles trouvailles comme cette évasion mentale au petit déjeuner au travers une ville figée dans l'instant. Reconnaissons aussi que Renate Reinsve joue excellement bien et que son prix à Cannes n'est pas usurpé.
C'est agréable à regarder, mais ça n'a rien de très original, malgré les derniers tableaux qui suscitent un peu plus d'émotion
SB88
SB88

42 abonnés 1 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2024
L'ensemble est assez banal et on ne ressent pas d'émotions particulières face à cette trentenaire qui avance en ne voulant pas grandir ni prendre ses responsabilités. Ça parle du poids qui pèse sur les femmes et hommes arrivés à l'âge adulte, si on accepte ou non ce tournant d'un enfant venant chambouler une vie. Ça se regarde mais je m'attendais à mieux !
3/5
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