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DAVID MOREAU
160 abonnés
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2,5
Publiée le 16 novembre 2021
DETROIT A FROID. Il parait que tout va bien là bas? Une ballade entre les tombes et les pots d'échappement. Les gravités qui nous mènent à la chute pour faire du chiffre au bord du précipice.
Le réalisateur Steven Soderbergh rend hommage aux films noirs des années 50/60 avec ce polar au scénario tortueux. Parfois surprenant dans ses choix de mise en scène avec ses distorsions de l’image lors de certains plans privilégiant également une ambiance feutrée. Le long-métrage développe une intrigue à tiroir qui demeure malheureusement moyennement captivante sur la longueur malgré la brillante distribution à l’écran.
Toujours astucieux, Soderbergh gagne dans l'énoncé avec un style moins feuillu, des ramifications plus contenus ce qui laisse respirer cet excellent casting. Pour ça, il n'y a rien à dire, il sait s'entourer. Surprenant même son public par l'agrément d'un Brendan Fraser ou d'un Kieran Culkin convaincants. Don Cheadle dirige l'arnaque pendant que Del Toro traîne la patte avec classe. On s'égare encore dans des intrigues deci delà, conviant David Harbour dans le cadre ou servant Jon Hamm, un flic des plus honnêtes. Des clous parsemées qui réduit l'allure. Mais la conclusion est des plus solide. Peut-on encore se réjouir de petits malfrats? La morale chasse la fiction avec un vrai sujet. Qui sont les grands gagnants de ce nouveau monde?
Dans sa boulimie de films, Steven Soderbergh ne sacrifie jamais sa narration. Ou du moins ici, celle qu'on lui écrit. Un film de gang et de règlement de compte dans un Détroit des années 50, on a cette impression de déjà vu. Mais le cinéaste américain ne fait pas vraiment les choses comme tout le monde. Ses personnages sont apathiques, caractériels et misanthropes. La gloire personnelle, les autres suivront. L'essence même des mafieux dans un film qui ne rigole pas non plus avec sa mise en scène et ses panoramiques brillants. Un Don Cheadle retrouvé qui enfile ce costume de malfrat sur la touche avec brio. Il manque néanmoins ce supplément d'âme pour donner un côté impérissable, mais çà vaut bien, quand même, le titre de bon petit film du dimanche soir.
Steven soderbergh est un réalisateur très prolifique, donc il y a souvent a boire et à manger, dans no sudden move dont la traduction est que personne ne bouge en français reflète bien mon état apres avoir vu ce film. En effet soderbergh dénonce à travers ce film noir l espionnage industriel dans le milieu automobile dans les années 50, la trame narrative, trop confus, m a peu séduit et pourtant son film traffic a cette même veine narrative mais en mieux réussit, dans sudden move c est assez plat même si la fin est brillante le reste est assez ennuyeux.
Steven Soderbergh livre un film parfait sur la forme, riche d'un bon scénario dense aux multiples replis que le spectateur n'arrive pas à deviner et anticiper dans sa progression. Ed Salomon est au scénario : gros professionnel.
Une de ses qualités est sa belle distribution : acteurs parfaits pour une multitude de personnages, portés par un scénario riche, qui donne un film une dimension chorale, tiré par Don Cheadle et Benicio Del Toro, tous les deux parfaits dans des personnages très différents, qui se retrouvent à cohabiter. L'intrigue concerne de petites frappes qui séquestrent une famille pour que le père récupère un document dans le coffre du patron de son entreprise. C'est le point de départ. Au bout de 2h il s'est passé beaucoup de chose et beaucoup que nos petits malfrats n'avaient pas prévus, avec des enjeux que personne ne soupçonnait au départ. Sur le plan technique, Steven Soderbergh s'est amusé : il est le directeur de la photographie (sous pseudonyme). Le photographie est par moment remplie de distorsion de l'image, avec un peu de vignettage de l'image (des bords sombre), avec énormément de profondeur de champ. Mais l'histoire happe tellement le spectateur que nous n'y faisons plus attention. Nous ne sommes pas sûr que ce choix technique joue en faveur du film (n'y contre d'ailleurs ; il nous parait neutre) car il est suffisamment riche avec son histoire complexe et ses multiples personnages.
J’adore cette époque le réalisateur nous plonge dans ce simple cou qui s’avérera une sacrée embrouille. Les acteurs sont parfaits. L’intrigue peut déconcertée , avec une bonne écoute on tombe pas dans le panneau…. Du moins c’est ce qu’on croit .
Une excellente mise en scène de Steven Soderbergh qui permet de mettre les acteurs en valeur au sein d’une belle reconstitution des années 50 malgré un scénario parfois tortueux.
Un Cheadle et un Del Toro en pleine forme pour ce polar à l'ancienne. Soderbergh nous ballade avec les multiples rebondissements où le plus malin n'est pas toujours celui que l'on pense. Un petit bijou à voir bien concentré pour l'apprécier.
Polar entre mafieux italiens et noirs dans l'industrie automobile des années 50 avec des trahisons et malversations entre vraix méchants et faux gentils... il faut bien avoir un bac +10 pour ne pas perdre le fil du scénario .... en plus c'est très fade pas assez de tension et d'action malgré un casting 5 étoiles . Je note de 2 sur 5 car notre réalisateur aurait pu largement mieux faire dommage....
Soderbergh ne nous sort pas son pire film, loin de là. Un bon polar porté par Cheadle et Del Toro. Il ne réinvente rien, et ce n'est pas l'objectif. La finalité reste un polar suave et désuet, presque à l'ancienne. Le scénario est ubuesque mais pas désagréable. Un bon moment.