Planètes prolonge l’élan de Flow en proposant une odyssée sublime au cœur du vivant, où la nature devient véritable protagoniste. Tourné sur 260 jours avec 17 appareils photo en time‑lapse, le film dévoile la croissance des plantes, champignons et mousses à une échelle cosmique, avant de les hybrider avec l’animation pour composer un voyage aussi improbable que contemplatif. Sans un mot de dialogue, Planètes fait émerger une morale limpide de résilience et d’adaptation : la nature n’est pas un simple décor pour l’humanité, mais une force autonome, fragile et puissante, à laquelle il nous faut plus prêter attention. insta : maxfaitsoncinema
À la frontière du conte, du documentaire, du film de science-fiction et de la poésie visuelle, Planètes est une œuvre singulière, aussi fascinante qu’étrange.
Visuellement le film impressionne par le mélange d’images réelles du vivant notamment des timelapses et d’effets spéciaux numériques. Derrière chaque plan on devine l’ampleur du travail accompli et les années nécessaires pour mener un projet d’une telle ambition à son terme.
Sans dialogue ni repères narratifs classiques, le film parvient pourtant à donner une forme de personnalité à de simples graines de pissenlit. On suit avec empathie leur étrange odyssée pour survivre dans un environnement hostile après la destruction de leur planète.
Le film s’amuse alors à mêler poésie et théories scientifiques. On devine comme point de départ l’hypothèse de la Panspermie, selon laquelle la vie pourrait voyager d’une planète à l’autre. À travers cette fable visuelle apparaissent aussi des échos à l’histoire de l’évolution : l’émergence de la vie microscopique, la transition de l’océan vers la terre ferme ou encore la capacité de certains organismes à survivre dans des conditions extrêmes.
Pour montrer à la fois la beauté de la nature et sa brutalité, la mise en scène oscille entre des images qui émerveillent et d’autres qui deviennent presque inquiétantes. La bande-son sombre et étrange accompagne parfaitement cette atmosphère déroutante.
Le film peut toutefois déconcerter voire inquiéter surtout pour un très jeune public et certains passages auraient sans doute gagné à être plus resserrés.
Derrière cette fable silencieuse et contemplative se cache surtout une réflexion sensible sur la vie : sa capacité à survivre, à se transformer et à renaître malgré les catastrophes. Une méditation poétique sur la fragilité du vivant autant que sur son incroyable résilience.
Quelle œuvre poétique majistrale ❤️ c'est un moment magique, un partage exceptionnel avec la faune et la flore sous le regard de 4 délicats akènes de pissenlit qui découvrent une nouvelle planète avec ses embûches et ses beautés. La technicité et la patience de Momoko Seto et toute son équipe méritent tout notre respect et toute notre attention. Un film extraordinaire, un beau rêve éveillé pour petits et grands que je conseille vivement. Un véritable enchantement !!!
Présenté à Cannes et récompensé à Annecy, "Planètes" est un objet de cinéma expérimental aussi fascinant visuellement que frustrant narrativement. Après un voyage interstellaire, quatre graines de pissenlit s’échouent sur une planète inconnue et partent à la recherche d’un environnement capable d’assurer la survie de leur espèce. L’équipe technique a réalisé un travail colossal : plantes grasses, mousses, fougères, champignons et pissenlits ont été filmés en time-lapse pendant neuf mois à l’aide de dix-sept appareils photo. Et cela se voit immédiatement à l’écran, le film est magnifique. Chaque image ressemble à une œuvre vivante, entre documentaire scientifique et rêverie cosmique. Mais très vite, une question finit par s’imposer : que raconte réellement le film ? Entre l’absence de dialogue et le sentiment que le film n’a finalement pas grand-chose à raconter, l’expérience tourne un peu à vide et l’on se surprend à décrocher.
Film singulier, au rythme lent et poétique, qui demande de l’imagination car il n’y a pas de dialogues, peu de musique et une histoire minimaliste. J’ai malgré tout trouvé l’expérience intéressante, un film qui ne fonctionne que sur grand écran. Une œuvre qui rappelle que la vie renaît toujours malgré les épreuves.
Merveilleuse fable écologique avec plusieurs niveaux de lecture autant pour les enfants que pour les adultes. Sa durée permet qu'il soit visible dès le plus jeune âge.
Même quand on sait ce qu'on va voir, on reste un peu sur sa faim, tant le thème aurait été propice à un peu plus d'inventivité. Mais, ne boudons pas notre plaisir : c'est un film d'animation agréable à regarder comme un conte botanique.
Absolument à voir ! Seul, seule ou en famille. Le tour de force est là. On ne va pas se le cacher... on s'attache grave aux héros de ce magnifique film... on s'attache à des graines de pissenlit ! Oui. Elles sont drôles, extrêmement expressives, humaines. Oui.
J'ai eu la joie d'avoir pu assister à une séance de questions-réponse avec la formidable réalisatrice, Momoko Seto qui a du passer pas mal d'épreuves pour réaliser ce bijou. La musique est super, le travail en amont est phénoménal, le résultat est magique. Bravo.
"Planète" : quand l'ennui devient une arme de destruction massive
Je pensais avoir tout vu au cinéma. J'avais tort. "Planète" a réussi l'exploit de créer un nouveau genre : le film soporifique post-apocalyptique botanique.
Le synopsis est d'une intensité insoutenable : après une catastrophe nucléaire, un... pissenlit cherche un endroit où pousser. Oui, c'est bien le héros. Quand ton personnage principal est moins expressif qu'une salade, tu sais déjà que la soirée va être longue.
Le film dure 70 minutes. Enfin... officiellement. Devant l'écran, ma montre indiquait 70 minutes, mais mon cerveau en comptait environ quatorze ans.
Le rythme est fascinant. Une limace sous calmants aurait l'air de jouer dans Fast & Furious. Même un téléchargement en 56k procure davantage de suspense.
Le film est muet. Ce n'est pas un problème en soi : Charlie Chaplin faisait des chefs-d'œuvre sans prononcer un mot. Ici, le silence semble surtout destiné à ne pas réveiller les spectateurs qui se sont endormis dès le premier quart d'heure.
Le véritable exploit du réalisateur est ailleurs : réussir à rendre un pissenlit moins intéressant qu'un documentaire de trois heures sur la croissance de la mousse entre deux pavés.
Et le plus vertigineux, c'est qu'il aurait fallu huit ans pour réaliser ce film. Huit ans ! À ce rythme-là, les bâtisseurs des cathédrales auraient terminé Notre-Dame avant le générique de début.
Je soupçonne même le tournage d'avoir duré aussi longtemps uniquement parce que toute l'équipe s'endormait entre chaque prise.
À la fin, je n'avais qu'une seule question : le pissenlit a-t-il enfin trouvé un endroit où pousser ? Franchement, je m'en moquais autant que lui semblait se moquer de moi.
Je ne recommande ce film qu'à trois catégories de personnes :
les insomniaques ; les amateurs d'anesthésie sans ordonnance ; et ceux qui veulent vérifier si le temps peut réellement s'arrêter.
Note : 1,5/10. Les 0,5 sont pour le courage d'avoir terminé le film. Le 1 restant est pour le pissenlit, seul acteur qui n'a jamais surjoué.