Planètes
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Cinemadourg

895 abonnés 1 754 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2026
Ah que j'aurais aimé adorer ce film d'animation !
L'idée est très originale, bourrée de poésie, même si ce voyage dans l'espace de ces 4 graines de pissenlit survient après un holocauste sur Terre...
Mais le ressenti final est mitigé : j'ai trouvé le temps long, le rythme est d'une mollesse infinie, et pourtant ce dessin animé ne dure que 75 minutes !
Les images manquent de beauté, avec un choix de bestioles extraterrestres plutôt moches.
Même l'ambiance musicale ne m'a pas subjugué, c'était pourtant là qu'il fallait faire la différence car c'est un film sans paroles...
Bref, le potentiel n'est pas complètement exploité, et sans émotion, une oeuvre reste fade malheureusement.
Surprenant et atypique, mais laborieux.
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356 abonnés 432 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2026
Avec Planètes, Momoko Seto propose un objet de cinéma singulier qui se situe à la croisée de plusieurs traditions visuelles, entre documentaire scientifique, film d’animation et fable écologique. Le récit repose sur un principe simple, observer le vivant à une échelle inhabituelle pour transformer le monde microscopique en véritable territoire d’aventure.

La réalisatrice construit ainsi un univers où la nature devient paysage, architecture et parfois même personnage. Les végétaux, les champignons, les insectes ou les organismes minuscules ne sont plus de simples éléments de décor. Filmés en macro, accélérés par le timelapse ou intégrés dans un dispositif d’animation précis, ils composent un monde vivant qui évolue sous nos yeux. Le spectateur découvre alors une dimension du réel habituellement invisible, où chaque mouvement et chaque transformation prennent une dimension spectaculaire.

Ce parti pris visuel donne au film une identité très forte. L’image travaille constamment le changement d’échelle, transformant des phénomènes biologiques en véritables paysages cinématographiques. Certaines textures évoquent des reliefs montagneux, d’autres ressemblent à des océans ou à des forêts gigantesques. Cette manière de filmer la nature rappelle que le cinéma peut encore produire de l’émerveillement en révélant ce que l’œil humain ne perçoit pas spontanément.

L’autre force du film réside dans sa narration presque entièrement visuelle. Sans voix off ni dialogue, l’histoire repose sur la puissance de la mise en scène, du montage et surtout du travail sonore. La musique et le design sonore accompagnent chaque environnement traversé et participent à la construction d’une véritable dramaturgie sensorielle. Le film se regarde autant qu’il s’écoute.

Au-delà de sa dimension esthétique, Planètes porte également une réflexion discrète sur notre relation à la nature. En plaçant le regard à l’échelle du vivant le plus fragile, Momoko Seto invite à reconsidérer la place de l’humain dans l’écosystème. Ce déplacement du point de vue transforme un récit d’aventure en méditation écologique.

Visuellement fascinant et porté par une véritable ambition artistique, Planètes s’impose comme une œuvre atypique dans le paysage de l’animation contemporaine. Une expérience immersive qui rappelle que le cinéma peut encore surprendre en observant simplement la complexité du vivant.


Une belle fable sur le cycle de la nature. C'est magnifique visuellement et la musique qui accompagne, sans oublier la production des ambiances, sont intenses et à la hauteur d'un film sans voix off, sans dialogue, juste des images qui font l'histoire. Un bijou d'animation dans la lignée de Flow le chat qui n'avait plus peur de l'eau.

Vu en projection de presse
Tomlapin
Tomlapin

45 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2026
Cet OFNI cinématographique est d’une beauté visuelle siderante. La réalisatrice et son scénariste réussissent l’exploit de nous passionner et nous émouvoir avec quatre graines de pissenlits. La miusisue et le sound-design font de ce « Fantasia » végétal sans aucun dialogué un moment hors du temps qui fait du bien dans le monde actuel. Une bulle de poesie, de solidaritté et d’espoir. À voir et à vivre absolument.
Cinememories

573 abonnés 1 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2025
Présenté en séance de clôture de la Semaine de la Critique, Planètes est une synthèse remarquable des techniques développées par Momoko Seto dans sa série de courts-métrages Planet – composée de Planet A, Planet Z, Planet ∑ et Planet ∞). C’est à la fois une œuvre visuelle et sensorielle d’une grande puissance, qui touche droit au cœur. Jamais auparavant nous n’avions vu des personnages végétaux aussi vivants, aussi émouvants. L’ambition de la réalisatrice est claire : « montrer que la nature est un acteur, et non un décor ».

Sans dialogues, à l’instar de Flow l’an passé, Planètes construit sa narration exclusivement par l’image. Il en résulte une composition brillante mêlant prises de vue réelles et animation 3D. Le film nous invite à suivre le voyage de quatre akènes de pissenlit – ces petits fruits ailés – contraints de quitter leur planète, probablement la Terre, à la suite d’une catastrophe. À la recherche d’un sol fertile, propice à la survie de leur espèce, ces rescapés entament une odyssée cosmique, que la cinéaste elle-même compare à un « Indiana Jones végétal ». Et la comparaison n’est pas exagérée.

Un défi majeur se posait pourtant : comment insuffler de la vie et de l’émotion à des entités aussi peu expressives que des graines ? Et comment « fictionnaliser la nature » sans tomber dans l’artifice ? Là où certains diraient que c’est impossible, Seto démontre que la force de l’animation est directement proportionnelle à l’imagination. Chaque akène, bien que jamais nommé, se distingue par une personnalité propre, identifiable par des détails de morphologie : la forme de leur graine, la disposition de leurs aigrettes – ces fines touffes de poils blancs et plumeux. À mesure que l’on suit leur périple, on finit par les reconnaître, les encourager et s’y attacher. Ces akènes possèdent en outre une capacité de mouvement et de communication. Le travail de sound design, signé Nicolas Becker, contribue à cette illusion de vie. Il a su créer un langage universel et émotionnel, nous permettant de ressentir les états d’âme de ces minuscules voyageurs de l’espace.

Un autre tour de force du film réside dans ses décors, animés en time-lapse. Ce procédé compresse le temps pour rendre visibles des phénomènes imperceptibles à l’œil nu, et transforme la nature en spectacle vivant. L’intégration parfaite des akènes en 3D dans ces décors réels renforce la cohérence d’un univers en constante métamorphose. Leurs interactions avec la faune et la flore – des limaces rampantes, des têtards aériens, des champignons agressifs – participent à ce mélange fascinant de réel et de fantastique. Les prises de vue macroscopiques abolissent les frontières entre science et imaginaire, les plaçant sur un pied d’égalité.

La cinéaste va plus loin encore. Elle ne se contente pas d’un film contemplatif ou quasi-documentaire. Elle convoque les éléments dans toute leur brutalité : l’eau, le feu, la glace, mais aussi d’étranges textures spongieuses viennent se heurter aux héros végétaux. Les akènes affrontent ces forces primaires, car chaque écosystème traversé possède ses propres lois et sa propre logique de survie.

Il a fallu un an pour animer ces personnages, et plusieurs années pour composer cette symphonie d’images et de formes de vie microscopiques. Ce récit, humble et généreux, évoque Minuscule : La Vallée des fourmis perdues dans sa manière d’exalter la vie à une échelle invisible. On se laisse entraîner dans ce jeu de la survie, porté par la musique électrisante de Quentin Sirjacq, qui nous immerge dans une nature à la fois brutale, sublime et indomptable.

Mais au-delà de la performance technique et artistique, le film glisse progressivement vers une réflexion plus intime. Ce qui, au départ, ressemble au scénario d’un film catastrophe se mue en une fable sur la résilience de la nature et sa capacité à se régénérer. C’est aussi une histoire de déracinement, d’errance, puis de réenracinement, trois notions qui résonnent avec l’expérience personnelle de Momoko Seto, qui a vécu entre la culture Japon française depuis son enfance, avant de s’établir au CNRS. En ce sens, Planètes reflète son propre chemin.

Bien plus qu’un film d’animation expérimental ou un exercice formel autour de l’infiniment petit, Planètes s’impose comme une œuvre poétique, politique et contemporaine. Dans une époque marquée par l’urgence climatique et les fractures écologiques, Seto compose un récit sans mots mais non sans discours, où la fragilité du vivant dialogue avec sa ténacité. Ce film d’une rare beauté, à la croisée du film de science-fiction, du conte écologique et de la fable philosophique, invite à repenser notre regard sur ce qui nous entoure. Il nous rappelle avec douceur et force que la nature, aussi discrète soit-elle, lutte, persiste, et raconte sa propre histoire. Une œuvre mémorable.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

213 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2025
“Planètes”, un voyage éducatif

Avec du recul, ce film est très bon et s'engage sur plusieurs thèmes. Il s'agit d'un film qui pourrait être montré en cours de SVT.

L'animation est magnifique et originale, surprenante est la mise en scène. Quant au scénario, il est tout à fait intéressant bien que légèrement trop long.

Effectivement, la réalisation est d'une haute qualité avec une fluidité exemplaire. Chaque image se vaut, la direction photographique est impeccable et montre des couleurs maîtrisées et des plans picturaux. Au-delà de l'aspect tableau du film, l'univers sonore est très immersif et le compositeur offre aux spectateurs une musique magnifique. Cela permet de rentrer dans un monde appart et unique.

Il est peu de dire que la mise en animation ; la réalisation donne tout autant d'importance à l'image qu'au son.

Quant au scénario, évidemment il y a une volonté de démagogie donc il est extrêmement simple et facile d'accès. La narration est vraiment prenante et elle permet aux publics de s'attacher aux protagonistes. D'autant plus que le récit est vraiment chouette et explicatif. Grosso modo, le film fait un cours sur le création de la vie et de la naissance de manière poétique, divers et variés.

La méthode d'écriture est très pertinente et permet d'apprendre.

Évidemment, il est normal de recommander un film fluvial comme celui-ci au vu de sa qualité et sa volonté d'apprentissage.
Viviane La-fée
Viviane La-fée

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2025
Vu dans le cadre des 10 ème rencontre de l'animation de Bastia en avant première. Malgré un travail minutieux de botanique et d'entomologie visible à l'écran, le film ne prend pas , c'est trop long , c'est très pénible à écouter. On a déjà vu toutes ces images dans un documentaire sur Arte ou dans une promenade en forêt et du coup ça ne fait pas rêver plus que ça . Les quatre petites graines sont si réduites à l'essentiel que l'on ne s'attache vraiment pas à elle . Le scénario est lui aussi réduit à une fuite sans réel événement intéressant. Ma fille a dit en sortant : c'est un film fait pour des citadins, qui n'ont jamais pris le temps de vraiment regarder une limace..
Vincent C.
Vincent C.

33 abonnés 45 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 janvier 2026
Insensible aux films tupes Microcosmos, je n’ai pas été sensible à Planètes. même résultat = endormi au bout dr 16min 
Shawn777

788 abonnés 3 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2026
Il me tardait de découvrir ce film réalisé par Momoko Seto qui avait l'air de sortir de l’animation traditionnelle en nous offrant un spectacle contemplatif et sensoriel. Et c'est vrai pour les deux cas, seulement, je dois bien avouer que j'ai eu du mal à accrocher au style ! La réalisatrice n'en n'est d'ailleurs pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà réalisé de nombreux court-métrages dont "Planète Σ" et "Planet ∞" qui sont dans le même délire. Et je ne doute pas que cela peut être efficace sur le format court mais ici, même si le film ne dure qu'une heure et quart, on la sent passer ! Nous suivons quatre akènes de pissenlit quitter la Terre après l'explosions de bombes nucléaires et qui atterrissent sur une autre planète. Là-bas, ils vont chercher un nouveau territoire pour prospérer. Bon, ça n'a pas l'air bien passionnant dit comme ça mais c'est avant tout une ode à la nature et je cherchais quelque-chose de reposant dans ce style-là. Sauf que si le film est effectivement contemplatif, on n'a pas grand-chose à contempler ! Car la réalisatrice mélange 3D assez brute (comme si le film sortait directement du logiciel), incrustations de véritables animaux ou plantes et stop-motion. Et c'est un mélange audacieux certes mais qui pourra en dérouter plus d'un, dont moi. Et puis même si les akènes sont humanisés (et ça aussi, c'est un peu étrange au début), leurs interactions sont bien évidemment limitées. Il n'empêche que l'on s'attache à eux et jamais je n'aurai un jour penser avoir la larme à l’œil pour un pissenlit ! Bref, si "Planètes" parvient à relativement captiver de par son étrange mélange des genres, il n'en reste pas moins assez tiédasse.
Sophie G
Sophie G

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2026
Les animations sont superbes, la bande son magnifique également ! Un régal pour les yeux et aussi pour les oreilles, bravo !
islander29

1 014 abonnés 2 632 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2026
Je n’aurais qu’un mot, sublime, poétique, merveilleux. C’est l’histoire d’une anémochorie (dispersion par le vent, de trois petites graines d’une aigrette de Pissenlit….Quelle aventure dans l’espace, jusqu’à cette planète qui ressemble étrangement à la terre, si ce n’est les déserts, les roches….Ce film nous montre qu’au fond nous sommes des extraterrestres, spoiler: que ce soit, les limaces, les lichens, ou les champignons…
.Une merveille vous dis je, dans un univers étoilé, quel message
pour les générations futures, que ces petites graines de pissenlit qui font des rencontres étonnantes spoiler: avec les navets, avec des patates menaçantes,
et dans un immense souci de préserver la vie. Je n’ai qu’un mot, précipitez vous, cela dure à peine une heure…..Que du bonheur…..
Adrien V
Adrien V

66 abonnés 2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
Ovni total…mais film vraiment long. Esthétiquement c’est parfois très beau mais souvent kitch. Restez curieux et allez le voir.
Lino Hermeloup
Lino Hermeloup

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juin 2025
Tendance expérimentale qui n'est pas à mon goût.. Et le visuel m'a beaucoup moins touché... Cela dit la proposition est intéressante et mérite un visionnage
Elodiechen
Elodiechen

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
L’œuvre combine stop-motion, animation 3D et images réelles. Cette hybridation technique produit des paysages surprenants et souvent spectaculaires, oscillant entre réalisme scientifique et imaginaire fantastique. Le travail sonore, la musique et le rythme contemplatif invitent le spectateur à vivre le film comme une expérience presque méditative.
Jean Jean Christophe
Jean Jean Christophe

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2025
Vu le 30 novembre 2025 en avant-première au Forum des images en clôture du carrefour du film d'animation.

Se laisser porter. Planètes est une expérience onirique singulière. Se laisser porter. Beauté saisissante de la nature par un oeil de scientifiques, par un œil qui a voulu éviter autant que possible animation 3D.

C'est un film qui ne se raconte pas. C'est un film qui se vit.

Tentez l'expérience de vivre un film hors norme, un film expérimental.
Yetcha

1 077 abonnés 4 698 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2026
Je ressors un peu partagé. Je suis à la fois subjugué par les tehcniques incroyables utilisées pour ce film d'animation, et en même temps plutôt déçu par le fond de l'histoire qui est assez mauvais. La personnification de chaque fruit de pissenlit est parfaite, on les reconnaît et on ressent des sentiments et des émotions. Le time lapse pour les plantes sont sublimes et les quelques animaux apparaissant superbement filmés. Mais alors pourquoi je suis déçu ? Parce que tout simplement le liant de toutes ces belles choses est ennuyeux. Suivre des akènes éjectés de la Terre par une apocalypse nucléaire et effectuer une nouvelle conquête est une bonne idée en soit mais tiré par le cheveux et plutôt défaitiste alors qu'elle se voudrait optimiste. Je m'attendais à un beau film d'naimation écologique mais finalement je reste sur une débauche de techniques (maîtrisées à la perfection) sans récit solide. Dommage mais regardez le tout de même pour vous faire votre propre avis car il est très original.
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