Présenté à Cannes et récompensé à Annecy, "Planètes" est un objet de cinéma expérimental aussi fascinant visuellement que frustrant narrativement. Après un voyage interstellaire, quatre graines de pissenlit s’échouent sur une planète inconnue et partent à la recherche d’un environnement capable d’assurer la survie de leur espèce. L’équipe technique a réalisé un travail colossal : plantes grasses, mousses, fougères, champignons et pissenlits ont été filmés en time-lapse pendant neuf mois à l’aide de dix-sept appareils photo. Et cela se voit immédiatement à l’écran, le film est magnifique. Chaque image ressemble à une œuvre vivante, entre documentaire scientifique et rêverie cosmique. Mais très vite, une question finit par s’imposer : que raconte réellement le film ? Entre l’absence de dialogue et le sentiment que le film n’a finalement pas grand-chose à raconter, l’expérience tourne un peu à vide et l’on se surprend à décrocher.
Merveilleuse fable écologique avec plusieurs niveaux de lecture autant pour les enfants que pour les adultes. Sa durée permet qu'il soit visible dès le plus jeune âge.
Même quand on sait ce qu'on va voir, on reste un peu sur sa faim, tant le thème aurait été propice à un peu plus d'inventivité. Mais, ne boudons pas notre plaisir : c'est un film d'animation agréable à regarder comme un conte botanique.
Film singulier, au rythme lent et poétique, qui demande de l’imagination car il n’y a pas de dialogues, peu de musique et une histoire minimaliste. J’ai malgré tout trouvé l’expérience intéressante, un film qui ne fonctionne que sur grand écran. Une œuvre qui rappelle que la vie renaît toujours malgré les épreuves.
Quelle belle idée que cet assemblage de poésie et biologie, grâce au travail sur l'image et le son. Les quatre akènes, héros de ce récit, sont des migrants. Échappés de leur univers en combustion, ils errent en quête d'une terre où s'implanter.
Ils ont leur personnalité, de sorte que l'on puisse s'y attacher tout en nous emmenant dans un voyage entre science fiction spoiler: (calamars volants, vie sous la glace, chevauchée de limaces, mante religieuse aux dimensions d'un monstre horrifique...) et les interactions entre terrain, faune et flore : spoiler: sols infertiles, météo capricieuse, plantes envahissantes, champignons gourmands en place, insectes, batraciens, gastéropodes qui tantôt menacent ou offrent une issue aux quatre akènes . Le time lapse, outre le fait qu'il offre toujours de belles images, permet ici de se projeter dans l'avenir en peu de temps.
Film animé bouleversant : j’ai fini le film les larmes aux yeux. On y suit la vie tumultueuse d’un pissenlit après son exil de la terre en proie aux flammes. Après un passage dans l’espace, le pissenlit va trouver refuge sur une planète qui s’avère tout autant hostile que notre terre bleue. C’est bouleversant.
Je ressors un peu partagé. Je suis à la fois subjugué par les tehcniques incroyables utilisées pour ce film d'animation, et en même temps plutôt déçu par le fond de l'histoire qui est assez mauvais. La personnification de chaque fruit de pissenlit est parfaite, on les reconnaît et on ressent des sentiments et des émotions. Le time lapse pour les plantes sont sublimes et les quelques animaux apparaissant superbement filmés. Mais alors pourquoi je suis déçu ? Parce que tout simplement le liant de toutes ces belles choses est ennuyeux. Suivre des akènes éjectés de la Terre par une apocalypse nucléaire et effectuer une nouvelle conquête est une bonne idée en soit mais tiré par le cheveux et plutôt défaitiste alors qu'elle se voudrait optimiste. Je m'attendais à un beau film d'naimation écologique mais finalement je reste sur une débauche de techniques (maîtrisées à la perfection) sans récit solide. Dommage mais regardez le tout de même pour vous faire votre propre avis car il est très original.
Planètes prolonge l’élan de Flow en proposant une odyssée sublime au cœur du vivant, où la nature devient véritable protagoniste. Tourné sur 260 jours avec 17 appareils photo en time‑lapse, le film dévoile la croissance des plantes, champignons et mousses à une échelle cosmique, avant de les hybrider avec l’animation pour composer un voyage aussi improbable que contemplatif. Sans un mot de dialogue, Planètes fait émerger une morale limpide de résilience et d’adaptation : la nature n’est pas un simple décor pour l’humanité, mais une force autonome, fragile et puissante, à laquelle il nous faut plus prêter attention. insta : maxfaitsoncinema
Planètes est un film d’animation époustouflant visuellement, sublimant une histoire d’une douceur rare, et qui constitue véritablement du jamais vu à tous les niveaux.
Je suis allé voir "Planètes " vierge de toutes informations ou lectures préalables. Bizarrement, je m'étais conditionné à l'idée d'aller voir un beau travail d'animation "classique". Mais quelle erreur j'ai commise, j'aurais du mieux me préparer à accepter le choix de la réalisatrice de filmer une faune de petits êtres vivants, au ras du sol, sans pour autant que le rendu soit celui de "microcosmos ". À grands renforts d'incrustation de séquences animalières - limaces, papillons, coléoptères, scolopendres, etc - dans un univers recréé (recours constant à la technique du time-laps pour donner l'illusion d'une pousse accélérée des plantes, des champignons), je n'ai pas du tout trouvé qu'il y avait de la poésie dans ce travail. Avant tout, je m'interrogeais à chaque image sur l'option technique qui avait pu être retenue. Du coup, j'avoue être resté à distance de ce spectacle nous maintenant au ras de l'infiniment petit cherchant certes à sauver sa peau, sans qu'il nous soit donné à aucun moment de nous intéresser, voire de nous interroger sur l'origine de ces big-bangs nébuleux qui bousculent tout. Donc, ma note 2,5 vaut avant tout pour la reconnaissance que j'ai au "travail" sur l'image.
Quelle œuvre poétique majistrale ❤️ c'est un moment magique, un partage exceptionnel avec la faune et la flore sous le regard de 4 délicats akènes de pissenlit qui découvrent une nouvelle planète avec ses embûches et ses beautés. La technicité et la patience de Momoko Seto et toute son équipe méritent tout notre respect et toute notre attention. Un film extraordinaire, un beau rêve éveillé pour petits et grands que je conseille vivement. Un véritable enchantement !!!
Il est rare de voir un film dont on se dit qu'il rebat les cartes de ce qu'est capable de produire l'art cinématographique.
C'est l'exploit que réalise pourtant l'étonnant Planètes de Momoko Seto. Imaginez : il s'agit de suivre l'odyssée de quatre akènes de pissenlit à travers le cosmos.
Le film est sans dialogue, et pourtant on ne s'ennuie pas une seule seconde. Les images sont d'abord parfois sidérantes, mélange de prises de vues réelles et d'animation. Le résultat est souvent féerique, donnant à voir la nature comme on ne l'envisage jamais : une limace filmée en gros plan apparaît ainsi comme le monstre le plus incroyable que l'imagination puisse nous proposer.
L'écriture du film est par ailleurs assez fine. Les quatre akènes ont ainsi chacun leur personnalité (c'est un jeu que d'apprendre à les identifier) et leurs aventures permet de conjuguer une progression d'ordre picaresque et la possibilité de quelques réflexions générales d'ordre écologiques qui, bien qu'un peu convenues, n'en restent pas moins pertinentes.
C'est un voyage poétique original que propose donc Planètes, qui mérite d'être découvert.
À la frontière du conte, du documentaire, du film de science-fiction et de la poésie visuelle, Planètes est une œuvre singulière, aussi fascinante qu’étrange.
Visuellement le film impressionne par le mélange d’images réelles du vivant notamment des timelapses et d’effets spéciaux numériques. Derrière chaque plan on devine l’ampleur du travail accompli et les années nécessaires pour mener un projet d’une telle ambition à son terme.
Sans dialogue ni repères narratifs classiques, le film parvient pourtant à donner une forme de personnalité à de simples graines de pissenlit. On suit avec empathie leur étrange odyssée pour survivre dans un environnement hostile après la destruction de leur planète.
Le film s’amuse alors à mêler poésie et théories scientifiques. On devine comme point de départ l’hypothèse de la Panspermie, selon laquelle la vie pourrait voyager d’une planète à l’autre. À travers cette fable visuelle apparaissent aussi des échos à l’histoire de l’évolution : l’émergence de la vie microscopique, la transition de l’océan vers la terre ferme ou encore la capacité de certains organismes à survivre dans des conditions extrêmes.
Pour montrer à la fois la beauté de la nature et sa brutalité, la mise en scène oscille entre des images qui émerveillent et d’autres qui deviennent presque inquiétantes. La bande-son sombre et étrange accompagne parfaitement cette atmosphère déroutante.
Le film peut toutefois déconcerter voire inquiéter surtout pour un très jeune public et certains passages auraient sans doute gagné à être plus resserrés.
Derrière cette fable silencieuse et contemplative se cache surtout une réflexion sensible sur la vie : sa capacité à survivre, à se transformer et à renaître malgré les catastrophes. Une méditation poétique sur la fragilité du vivant autant que sur son incroyable résilience.