Il est rare de voir un film dont on se dit qu'il rebat les cartes de ce qu'est capable de produire l'art cinématographique.
C'est l'exploit que réalise pourtant l'étonnant Planètes de Momoko Seto. Imaginez : il s'agit de suivre l'odyssée de quatre akènes de pissenlit à travers le cosmos.
Le film est sans dialogue, et pourtant on ne s'ennuie pas une seule seconde. Les images sont d'abord parfois sidérantes, mélange de prises de vues réelles et d'animation. Le résultat est souvent féerique, donnant à voir la nature comme on ne l'envisage jamais : une limace filmée en gros plan apparaît ainsi comme le monstre le plus incroyable que l'imagination puisse nous proposer.
L'écriture du film est par ailleurs assez fine. Les quatre akènes ont ainsi chacun leur personnalité (c'est un jeu que d'apprendre à les identifier) et leurs aventures permet de conjuguer une progression d'ordre picaresque et la possibilité de quelques réflexions générales d'ordre écologiques qui, bien qu'un peu convenues, n'en restent pas moins pertinentes.
C'est un voyage poétique original que propose donc Planètes, qui mérite d'être découvert.
À la frontière du conte, du documentaire, du film de science-fiction et de la poésie visuelle, Planètes est une œuvre singulière, aussi fascinante qu’étrange.
Visuellement le film impressionne par le mélange d’images réelles du vivant notamment des timelapses et d’effets spéciaux numériques. Derrière chaque plan on devine l’ampleur du travail accompli et les années nécessaires pour mener un projet d’une telle ambition à son terme.
Sans dialogue ni repères narratifs classiques, le film parvient pourtant à donner une forme de personnalité à de simples graines de pissenlit. On suit avec empathie leur étrange odyssée pour survivre dans un environnement hostile après la destruction de leur planète.
Le film s’amuse alors à mêler poésie et théories scientifiques. On devine comme point de départ l’hypothèse de la Panspermie, selon laquelle la vie pourrait voyager d’une planète à l’autre. À travers cette fable visuelle apparaissent aussi des échos à l’histoire de l’évolution : l’émergence de la vie microscopique, la transition de l’océan vers la terre ferme ou encore la capacité de certains organismes à survivre dans des conditions extrêmes.
Pour montrer à la fois la beauté de la nature et sa brutalité, la mise en scène oscille entre des images qui émerveillent et d’autres qui deviennent presque inquiétantes. La bande-son sombre et étrange accompagne parfaitement cette atmosphère déroutante.
Le film peut toutefois déconcerter voire inquiéter surtout pour un très jeune public et certains passages auraient sans doute gagné à être plus resserrés.
Derrière cette fable silencieuse et contemplative se cache surtout une réflexion sensible sur la vie : sa capacité à survivre, à se transformer et à renaître malgré les catastrophes. Une méditation poétique sur la fragilité du vivant autant que sur son incroyable résilience.
ces pérégrinations de fleurs de pissenlit au ras de la terre m'ont beaucoup déçue et ennuyée...même s'il est une incontestable prouesse technique, très esthétique avec une bande son parfaitement adaptée. mais déjà le titre ",planètes " induit le spectateur en erreur tant le film reste au ras du sol, comme une sorte de "microcosmos " au niveau des limaces gluantes et des insectes prédateurs.. .je m'attendais au contraire a m'elever dans les limbes...l'infiniment petit auquel il manque l infiniment grand réduit à des big bang poussiéreux...
Honnêtement je n’attendais rien de spécifique concernant le film, et j’ai bien aimé.
J’ai été vraiment surpris par le scénario du film. On est sur un film d’aventure et presque science-fiction, qui évoque des thématiques comme l’écologie, le réchauffement climatique (avec toute une séquence qui symbolise la montée des eaux) et également une certaine forme de solidarité entre les graines de pissenlits. D’ailleurs ces graines sont, étonnamment, très humanisées et on passe par beaucoup d’émotions dans leurs aventures.
Le travail sur le son était vraiment bien, surtout lorsque la mise en scène joue sur la grandeur, le son amplifie tellement bien cette idée. Et l’animation, je ne suis pas non plus émerveillé mais j’aime beaucoup les différents paysages présentés, et j’ai eu une sensation d’un mélange de 3D en images de synthèse et du stop-motion pour les insectes/animaux.
Après, je ne pense pas qu’un jour je vais le revoir. C’est une œuvre qui se voit plus comme une expérience, en salle c’est vraiment bien (surtout les plans dans l’espace, j’adore voir ça en salle). Et sinon, un autre point qui ne m’a pas pris, mais je le trouve un peu répétitif et moins intéressant dans la deuxième partie (alors qu’il se passe pas mal d’événements).
Je n’aurais qu’un mot, sublime, poétique, merveilleux. C’est l’histoire d’une anémochorie (dispersion par le vent, de trois petites graines d’une aigrette de Pissenlit….Quelle aventure dans l’espace, jusqu’à cette planète qui ressemble étrangement à la terre, si ce n’est les déserts, les roches….Ce film nous montre qu’au fond nous sommes des extraterrestres, spoiler: que ce soit, les limaces, les lichens, ou les champignons… .Une merveille vous dis je, dans un univers étoilé, quel message pour les générations futures, que ces petites graines de pissenlit qui font des rencontres étonnantes spoiler: avec les navets, avec des patates menaçantes, et dans un immense souci de préserver la vie. Je n’ai qu’un mot, précipitez vous, cela dure à peine une heure…..Que du bonheur…..
Ah que j'aurais aimé adorer ce film d'animation ! L'idée est très originale, bourrée de poésie, même si ce voyage dans l'espace de ces 4 graines de pissenlit survient après un holocauste sur Terre... Mais le ressenti final est mitigé : j'ai trouvé le temps long, le rythme est d'une mollesse infinie, et pourtant ce dessin animé ne dure que 75 minutes ! Les images manquent de beauté, avec un choix de bestioles extraterrestres plutôt moches. Même l'ambiance musicale ne m'a pas subjugué, c'était pourtant là qu'il fallait faire la différence car c'est un film sans paroles... Bref, le potentiel n'est pas complètement exploité, et sans émotion, une oeuvre reste fade malheureusement. Surprenant et atypique, mais laborieux. Site CINEMADOURG . free . fr
L’œuvre combine stop-motion, animation 3D et images réelles. Cette hybridation technique produit des paysages surprenants et souvent spectaculaires, oscillant entre réalisme scientifique et imaginaire fantastique. Le travail sonore, la musique et le rythme contemplatif invitent le spectateur à vivre le film comme une expérience presque méditative.
Planètes, de Momoko Seto, est un film visuellement magnifique et très poétique. Il nous plonge dans la vie de quatre pissenlits dont chaque jour devient une épreuve pour survivre dans la nature. À travers leur aventure, le film évoque l’entraide, l’amitié et la beauté du monde naturel, tout en offrant une véritable poésie dédiée à la nature.
Cet OFNI cinématographique est d’une beauté visuelle siderante. La réalisatrice et son scénariste réussissent l’exploit de nous passionner et nous émouvoir avec quatre graines de pissenlits. La miusisue et le sound-design font de ce « Fantasia » végétal sans aucun dialogué un moment hors du temps qui fait du bien dans le monde actuel. Une bulle de poesie, de solidaritté et d’espoir. À voir et à vivre absolument.
Avec Planètes, Momoko Seto propose un objet de cinéma singulier qui se situe à la croisée de plusieurs traditions visuelles, entre documentaire scientifique, film d’animation et fable écologique. Le récit repose sur un principe simple, observer le vivant à une échelle inhabituelle pour transformer le monde microscopique en véritable territoire d’aventure.
La réalisatrice construit ainsi un univers où la nature devient paysage, architecture et parfois même personnage. Les végétaux, les champignons, les insectes ou les organismes minuscules ne sont plus de simples éléments de décor. Filmés en macro, accélérés par le timelapse ou intégrés dans un dispositif d’animation précis, ils composent un monde vivant qui évolue sous nos yeux. Le spectateur découvre alors une dimension du réel habituellement invisible, où chaque mouvement et chaque transformation prennent une dimension spectaculaire.
Ce parti pris visuel donne au film une identité très forte. L’image travaille constamment le changement d’échelle, transformant des phénomènes biologiques en véritables paysages cinématographiques. Certaines textures évoquent des reliefs montagneux, d’autres ressemblent à des océans ou à des forêts gigantesques. Cette manière de filmer la nature rappelle que le cinéma peut encore produire de l’émerveillement en révélant ce que l’œil humain ne perçoit pas spontanément.
L’autre force du film réside dans sa narration presque entièrement visuelle. Sans voix off ni dialogue, l’histoire repose sur la puissance de la mise en scène, du montage et surtout du travail sonore. La musique et le design sonore accompagnent chaque environnement traversé et participent à la construction d’une véritable dramaturgie sensorielle. Le film se regarde autant qu’il s’écoute.
Au-delà de sa dimension esthétique, Planètes porte également une réflexion discrète sur notre relation à la nature. En plaçant le regard à l’échelle du vivant le plus fragile, Momoko Seto invite à reconsidérer la place de l’humain dans l’écosystème. Ce déplacement du point de vue transforme un récit d’aventure en méditation écologique.
Visuellement fascinant et porté par une véritable ambition artistique, Planètes s’impose comme une œuvre atypique dans le paysage de l’animation contemporaine. Une expérience immersive qui rappelle que le cinéma peut encore surprendre en observant simplement la complexité du vivant.
Une belle fable sur le cycle de la nature. C'est magnifique visuellement et la musique qui accompagne, sans oublier la production des ambiances, sont intenses et à la hauteur d'un film sans voix off, sans dialogue, juste des images qui font l'histoire. Un bijou d'animation dans la lignée de Flow le chat qui n'avait plus peur de l'eau.
Il me tardait de découvrir ce film réalisé par Momoko Seto qui avait l'air de sortir de l’animation traditionnelle en nous offrant un spectacle contemplatif et sensoriel. Et c'est vrai pour les deux cas, seulement, je dois bien avouer que j'ai eu du mal à accrocher au style ! La réalisatrice n'en n'est d'ailleurs pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà réalisé de nombreux court-métrages dont "Planète Σ" et "Planet ∞" qui sont dans le même délire. Et je ne doute pas que cela peut être efficace sur le format court mais ici, même si le film ne dure qu'une heure et quart, on la sent passer ! Nous suivons quatre akènes de pissenlit quitter la Terre après l'explosions de bombes nucléaires et qui atterrissent sur une autre planète. Là-bas, ils vont chercher un nouveau territoire pour prospérer. Bon, ça n'a pas l'air bien passionnant dit comme ça mais c'est avant tout une ode à la nature et je cherchais quelque-chose de reposant dans ce style-là. Sauf que si le film est effectivement contemplatif, on n'a pas grand-chose à contempler ! Car la réalisatrice mélange 3D assez brute (comme si le film sortait directement du logiciel), incrustations de véritables animaux ou plantes et stop-motion. Et c'est un mélange audacieux certes mais qui pourra en dérouter plus d'un, dont moi. Et puis même si les akènes sont humanisés (et ça aussi, c'est un peu étrange au début), leurs interactions sont bien évidemment limitées. Il n'empêche que l'on s'attache à eux et jamais je n'aurai un jour penser avoir la larme à l’œil pour un pissenlit ! Bref, si "Planètes" parvient à relativement captiver de par son étrange mélange des genres, il n'en reste pas moins assez tiédasse.
Pour tout dire je n’ai pas apprécié le film, les graphismes étaient beaux mais c’est tout. Une histoire sans réel histoire autre que celle d’un voyage. Non le vrai côté intéressant se trouve dans le montage et le making of du film, une réalisatrice qui se dépasse pour son long métrage et qui traverse le monde pour pouvoir nous faire découvrir un univers propre à elle avec des son, des lieux et des personnages qu’elle nous fait découvrir avec sa volonté de montrer au monde en quelques sortes son propre voyage.