Une comédie, adaptée de la BD de Fabcaro, qui joue beaucoup sur l’absurdité. La cause de la fuite (le simple oubli d’une carte de fidélité qui va provoquer une avalanche de situations cocasses), point de départ du récit, met dès le début dans le ton d’un film gentiment corrosif.
F. Desagnat raconte une société où oublier sa carte de fidélité au supermarché est un grave délit, où un poireau est une arme, où une seule voiture existe. Ici, tout est basé sur l'absurde, du récit, aux personnages, aux dialogues et demande d'entrer dans l'univers proposé. Au passage de ce qui devient une chasse à l'homme, les médias, la police, la profession d'acteur sont gentiment écornés. Avec de bonnes idées, nombre de gags et réparties font leur petit effet et, la distribution, du premier au moindre petit rôle affiche des têtes connues.
Tous les pans de la société et des situations de la vie courante y passent, la police, l’enseignement, les télévisions d’information en continu, les conspirationnistes ou les émissions du type Michel Polac. La dérision et le cynisme de la réalisation et des dialogues sont percutants et savoureux. En prenant du recul, le spectateur peut aussi glisser son regard vers la gravité latente du message subliminal. On rit beaucoup et on ironise aussi devant un pastiche qui n’en est pas tout à fait un. Une belle réussite.
Bien difficile de retranscrire l'humour désopilant de la BD de Fabcaro au cinéma. Il s'agit d'une des rares BD où j'ai pu m'esclaffer tout seul devant mon bouquin, décontenancé par la qualité des blagues imaginées par le dessinateur. En film, Zaï Zaï Zaï Zaï est bien loin de ce niveau, parvenant difficilement à arracher quelques sourires tout au plus. C'est certes loufoque et assez burlesque, mais, malgré la qualité des interprètes, la folie délicieuse du bouquin n'est jamais au rendez-vous. Essai très difficile, et, il faut bien l'avouer, raté...
Adaptation de l’oeuvre de Fabcaro, une comédie qui joue a fond sur les codes de l’absurde, porté par des comédiens se fondant parfaitement à l’ambiance. On retrouve l’esprit de la BD dans de nombreuses situations loufoques et décalés qui soulignent l’absurdité de nos comportements dans le monde moderne.
Ce film est parfait pour pleurer une dernière fois de votre retour de vacances un dimanche soir ! J’ai pleuré tout du long car il est interminable, débile et pas drôle ! Tout un film sur une carte de fidélité ? Foutage de g....! 1,3/5
Cette comédie, dirigée et coécrite par François Desagnat, plaira aux amoureux de l'absurde poussé à outrance. Avec " Zaï Zaï Zaï Zaï" le scénario et les dialogues totalement délirants nous propose un humour noir bien décalé, avec des scènes épiques, comme celle où le comité de soutien artistique (Benjamin Biolay, Arié Elmaleh, Héléna Noguerra, François-Xavier Demaison, MC Solaar ...) chante en studio façon "les restos", une chanson de soutient à Fabrice le héros de notre aventure. Au second degré, cette comédie est une satire acide ciblant de manière ubuesque : la Presse et les médias TV, la police, l'éducation nationale, la Justice ... Le film nous offre également un très bon casting avec le superbe couple formé par Julie Depardieu et Jean-Paul Rouve que j'ai trouvé excellents. Ce couple est bien soutenu avec la belle présence de Yolande Moreau, tonitruante dans son Rôle de Commissaire.
On a déjà vu mieux dans le registre de l'absurde que cette comédie tirée d'une BD que je ne connaissais pas, et que je n'aurai d'ailleurs pas envie de découvrir maintenant pour voir s'il y avait matière à autre chose. Le non-sens peut prêter à sourire, mais en maintes occasions le film rate sa cible et ne suscite pas grand intérêt, en dépit d'un casting en mode "je ratisse large pour convaincre". Le sentiment d'un délire qu'on a oublié de pousser dans les extrêmes, comme s'il ne fallait pas effaroucher plus que cela le spectateur.
Cette comédie décalée, au postulat loufoque, adaptée de la BD éponyme, aurait mérité un bien meilleur sort : François Desagnat est finalement resté très timoré dans son approche, comme s'il n'avait pas osé aller au bout de ses ambitions. En découle un film mi-figue mi-raisin, qui s'éteint petit à petit malgré quelques fulgurances ici et là.
Quand petit coup de blues, l'anti dépresseur idéal c'est d'ouvrir une BD de Fabcaro, et après deux pages tout va mieux ! Ça marche à tous les coups ( essayez !). Zaï zaï zaï zaï en BD c'est une perfusion de sérotonine tout le long de l'aventure !
En revanche l'adaptation cinéma est .....INTÉRESSANTE et je m'attendais à pire ( après avoir eu des petites craintes après visionnage de la BA) mais elle reste trop éloignée du "rythme" de la BD.
La BD se dévore en 30mn et l'adaptation ciné se subit en 1h23... Le film est un assemblage de mini sketchs qui sont étirés jusqu'à la mort cérébral du spectacteur spoiler: (la scène chez le couple en Lozère, du tribunal, et l'après tribunal sur les marches...Arg..crises d'angoisses que ça ne se finisse jamais ..).
Sinon des scènes m'ont fait avaler mon FFP2 tellement j'ai rigolé dans la salle. Est ce que l'adaptation n'aurait pas été mieux adaptée sous un autre format qu'un film de 1h23? Est ce que le choix de Jean Paul Rouve dans le rôle du fugitif candide était le meilleurspoiler: ? Voici les deux questions qui me sont venues au générique de fin, en essayant de comprendre pourquoi je n'étais pas charmé par le film.
Porter à l’écran la géniale BD de Fabcaro me semblait une mauvaise idée. L’histoire de ce pauvre type qui se retrouve traqué par toutes les polices de France pour avoir oublié sa carte de fidélité au supermarché était un concept à la formidable absurdité, que Fabcaro avait étiré aussi loin qu’il était possible de le faire mais qui, justement, mais qui semblait trop surréaliste pour fonctionner correctement à l’écran. Après vérification, je ne m’étais pas beaucoup trompé et pourtant, je dois reconnaître qu’ils ont fait le maximum pour donner un peu de liant à l’ensemble. Tout le monde le sait, ce qui fonctionne à l’écrit ne fonctionne pas nécessairement à l’écran, et inversement : parfois, on sourit franchement, parfois on réprime un frisson de gêne à l’issue d’un gag qui s’est lamentablement vautré. C’est vrai, ce constat n’est pas exclusivement propre aux adaptations de bande-dessinée et dans l’ensemble, ‘Zai zai zai zai’ ne fait certainement pas pire que la moyenne des comédies françaises, et plutôt mieux que la moyenne des adaptations en tout genre. L’autre problème, c’est que ce film ne parvient jamais à “faire film” : il s’agit d’une succession de saynètes, entrecoupées d’autres saynètes, d’une durée parfois parfaitement calibrée et qui traînent d’autres fois inutilement en longueur, jusqu’à plomber leur potentiel humoristique, et qui, en langage cinématographique, peinent à se lier avec l’argument de départ. Il n’était sans doute pas possible d’adapter ‘Zai Zai Zai Zai’ mieux que Vincent Desagnat ne l’a fait : la vraie question est plutôt de savoir s’il était vraiment nécessaire de l'adapter.
Je ne connaissais pas la BD et je n'ai pas été déçu, j'ai trouvé le film très drôle et les acteurs et actrices supers! L'humour est très particulier, je comprends que ça puisse ne pas plaire... mais j'ai lu la BD après le cinéma et c'est très fidèle.
Impossible de le regarder jusqu'au bout ce films est nul mais nul sur toute la ligne, car des fois un film est bauf mais arrivent te faire sourire une ou deux fois, pas celui la !!! Ce film mérite un très très rare zéro sur cinq.