Qui a dit que le cinéma français était fâché avec la comédie musicale ? En attendant l'excellent Joli Joli, qui en est une vraie, Les reines du drame n'est jamais plus magnétique que dans ses moments chantés, avec notamment un tube en puissance (Pas touche). Mais l'univers outrageusement kitsch emballe aussi, entre les premiers Almodovar et Mandico, et fait oublier que le scénario en lui-même n'a rien de révolutionnaire. Pour cette fois, on préférera la forme au fond et le savoureux hommage aux années 2000, comme un éloge de la superficialité et des couleurs saturés, mais également avec ses dialogues et ses paroles de chanson qui usent sans abuser d'un langage cash et trash spoiler: (Je fais la pluie et le Botox ou encore Plus de peur que d'anal) . Pour queer sonne le glam, direz-vous, et Les reines du drame donnent un bon coup de pied aux préjugés et au bon goût, surtout, avec une énergie dévastatrice. Servi par un trio d'interprètes croustillant et inspiré : Louiza Aura, Gio Ventura et Bilal Hassani et des seconds rôles croquignolets, le film est assurément un exercice de style, mais du genre flamboyant, euphorisant et mélancolique, un peu. De quoi en faire un objet culte et honnis soient ceux qui mal y pensent.
Véritable pépite visuelle et dramatique, le long métrage d'Alexis LANGLOIS est une perle de cinéma pulo et punk, un vrai plaisir graphique, mais également une performance folle par un casting juste parfait
J'ai vu le film en avant-première au cinéma Omnia République à Rouen en présence d'une partie de l'équipe. Merci à Alexis Langlois, Bilal Hassani et Mona Soyoc d'être venu.e.s. Les Reines du drame est un nouveau projet engagé et résolument queer !
Bon alors... Les Reines du Drame est un film que j'ai vu en avant première lors d'un festival... L'idée est bonne mais le film est extrêmement mauvais. Le scénario est banal et mal réalisé, le son est beaucoup trop fort, ça pète les yeux et le jeu d'acteur est en carton. Comme je disais l'idée était bonne en abordant le sujet des queers et des LGBT, ça aurait pu être très drôle et touchant... Mais au contraire c'était plus gênant voir insupportable. Pour vous dire, il y avait 5 salles où le film était projeté et toutes les salles se vidaient avant la fin. Je ne pense pas être le bon public, comme pour beaucoup je pense.
Certains films cherchent à être universels et d’autres visent un public en priorité. Les Reines du drame appartient clairement à la seconde catégorie car, outre son sujet, son exagération tant du point de vue stylistique (il ne faut pas s’attendre à un quelconque réalisme mais à des effets de réalisation dans tous les sens) que de l’interprétation (on est clairement dans le surjeu) visent clairement en premier lieu un public LGBTI+. Alexis Langlois semble s’être amusé(e) avec une histoire où iel a pu mêler des éléments sûrement personnels avec des références évidentesspoiler: (la dernière partie peut facilement être vu comme une retranscription LGBT de la vie de Britney Spears) . Toutefois, cette radicalité dans son traitement, associée au fait que les personnages soient globalement caricaturaux et peu appréciables, peut facilement amener à totalement décrocher quand on n’appartient pas au public cible. Les Reines du drame est donc une œuvre qui doit correspondre aux souhaits de son auteur(e) et qui peut devenir culte au sein d’une certaine frange de spectateurs mais qui risque, de par sa radicalité, de totalement passer au-dessus de la grande majorité du public qui risque de se dire que le film n’est tout simplement pas fait pour lui.
Un premier film exceptionnel ! On rigole, on est ébloui par tant de propositions de mise en scène d'Alexis Langlois. C'est kitsch, c'est queer, ça fait du bien