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Agnes L.
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3,5
Publiée le 22 mars 2024
Adapter ce roman à l'écran est plutôt bien réussi même si ce n'est pas un chef d’œuvre. C'est le message de Romain Gary qui demeure l'élément fort du film. Peu importe qu'un enfant soit musulman, juif ou chrétien, il reste un enfant et cette vieille femme juive fait ce qu'elle peut pour les élever dans le respect des traditions de leur origine. Le lien qui unit Madame Rosa et Momo est fort car ils n'ont personne d'autre à aimer. L'âge, la laideur et leur différence d'origine ne comptent pour rien.
Ce film figure parmi les derniers films ou presque de S. Signoret. Elle incarne ici une ancienne prostituée qui a pris sa retraite et est devenue nourrice. Ce rôle, en costume si j'ose dire, va bien à S. Signoret. Le film est basé sur le roman éponyme de R. Gary. La vieille Mme Rosa, juive et rescapée des camps, et qui commence à perdre la tête va faire front aidée par Momo un de ses pensionnaires, qui est très attaché à elle. C'est un beau film, émouvant. Dommage qu'il ne montre cependant pas la vie de Belleville des années 70 un peu plus en détail.
En dépit d’une mise en scène classique, ce long-métrage du réalisateur israélien Moshe Mizrahi reçoit l'Oscar du meilleur film étranger en 1978. Il s’agit de l’adaptation du roman de Romain Gary, évoquant les derniers jours d’une ancienne prostituée élevant de jeunes enfants abandonnés. Ancré dans le quartier populaire de Belleville, le récit aborde notamment les rapports entre des communautés ethniques et religieuses différentes. Malheureusement, malgré son évidente tendresse, le propos reste le plus souvent sans éclat. Seule l’imposante prestation de Simone Signoret (obtenant le César de la meilleure actrice) procure de véritables émotions. Dans un rôle quasiment testamentaire, elle jongle malicieusement entre ses origines juives et sa maladie, pour brosser le portrait d’une femme remplie d’humanité. Bref, une œuvre dramatique qui envoie un beau message de tolérance et d’amour.
Le célèbre roman de Romain Gary/Emile Ajar porté à l’écran : c’est la tragique et belle histoire de l’amour réciproque que porte un gamin musulman abandonné par ses parents à sa mère adoptive, vieille prostituée juive malade et traumatisée par la vie, interprétée par une Simone Signoret au sommet de son art, d’une boulevertante sincérité. Un personnage haut en couleurs et sans illusions, « J’ai donné 35 ans mon corps à des clients, ce nest pas pour le donner aujourd’hui à des médecins ». Malgré quelques scènes ratées (le père) ou peu crédibles (la naïveté du médecin), il y a des personnages truculents (l’imam gentiment gâteux) et la fin est bouleversante et belle avec le symbole de la menorah qui s’éteint...
Le film est admirablement joué et le vivre ensemble dépeint fait plaisir à voir. Mais le tout est malheureusement plombé par un manque de rythme et des facilités scénaristiques (pourquoi toutes ces femmes dans la rue s'amourachent de Momo ? et ce père sitôt retrouvé, sitôt mort ?). Cela rend le film long et pénible à suivre.
Une très belle adaptation du roman, où les personnages jouent juste et attirent la sympathie de par leur humanité, avec une belle musique qui ne gâche rien. C'est peu être un peu trop court, vu la densité du roman, mais on passe un très agréable moment.
Un très beau film, adapté du roman de Romain Gary. Une belle histoire humaine et d’humanité, avec les touchantes interprétions de Simone Signoret et de Samy Ben Youb. À voir !
Après avoir fini ma lecture de « La vie devant soi » de Romain Gary, un magnifique roman que j’ai plus qu’adoré, je me devais de découvrir la première adaptation cinématographique de ce-dernier. On y découvre Momo, un jeune garçon arabe, fils de prostituée, adopté par Madame Rosa, une vieille juive qui n’a plus la force de monter les six étages de son immeuble. Entre eux s’est tissé depuis toujours une complicité pleine d’amour tandis que Madame Rosa arrive à la fin de sa vie et que Momo est au début de la sienne. Là où j’ai été particulièrement conquis par le roman, le film m’a déçu. Ce qui fait la richesse du livre, ce ne sont pas tant les situations mais plutôt la manière dont elles sont racontées. Et au cinéma, dans cette réalisation qui sent les années 70’ dans chaque plan, il est ardu de raconter, on préfère montrer ce qui fait que le film n’entre jamais dans l’épaisseur des situations et se contente de nous les livrer sans l’aspect si complet de la narration que Gary s’était inventée en faisant écrire Momo et son insouciance. Ainsi, le film paraît trop sérieux face à un livre plus frivole (qui parvient à traiter avec légèreté de sujets difficiles) et ça enlève selon-moi un grand intérêt à l’histoire. J’ai aussi eu du mal avec manque de rythme et le jeu de Samy Ben Youb qui interprète Momo. Il joue le jeune arabe en usant de la caricature de l’enfant au cinéma, sans profondeur et en restant dans des dialogues plats alors que le Momo du livre est si plein de vie, de malice, de rupture et d’un caractère à la fois naïf et mature. Malgré tout, Simone Signoret porte le tout à merveille et je ne parviens pas a dire à quel point son personnage resplendit en elle, c’est un plaisir à chaque apparition !
Ce film réunit tous les sentiments à la fois, le tragique, la nostalgie, la tristesse mais aussi quelques moments comiques. Signoret investit pleinement le rôle de Madame Rosa avec une interprétation unique qui porte le film du début à la fin. A un moment où l'étranger devient bouc émissaire, ce mélange de solidarité entre juifs, arabes et africains de Belleville est nécessaire et fait du bien. Même si ces relations sont idéalisées. A voir et revoir malgré quelques imperfections.
« – C’est là que je viens me cacher quand j’ai peur. – Peur de quoi, Madame Rosa ? – C’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur, Momo. Ça, je ne l’ai jamais oublié, parce que c’est la chose la plus vraie que j’aie jamais entendue. » (p. 63) En lisant La Vie devant soi, et plus particulièrement à ce moment précis du roman, je ne voulais jamais que l’histoire se termine. Cette phrase, à la fois simple et profondément humaine, résume toute la fragilité des personnages : la peur sans raison, la peur héritée du passé, la peur de vivre et de disparaître. J’ai lu ce roman presque trois fois jusqu’à maintenant, tant il m’a marquée, et chaque relecture renforçait mon attachement à Madame Rosa et à Momo. Cette émotion persistante m’a donné une grande envie de découvrir la première adaptation cinématographique du roman de Romain Gary (Émile Ajar), La Vie devant soi, réalisée en 1977 par Moshé Mizrahi. Le film reste très fidèle à l’esprit du roman, notamment à travers la relation bouleversante entre Momo et Madame Rosa. Simone Signoret incarne Madame Rosa avec une intensité remarquable : son corps fatigué, sa voix brisée et son regard chargé de souvenirs traduisent parfaitement le poids de son passé, de la prostitution et de la solitude. Elle n’est jamais idéalisée, elle est humaine, parfois dure, souvent tendre, toujours vraie. Face à elle, le jeune Momo apporte une innocence lucide, un regard d’enfant qui comprend trop tôt la complexité du monde. Cependant, le film ne parvient pas toujours à transmettre toute la richesse intérieure du roman. Là où le texte de Gary nous plonge dans les pensées de Momo, dans son langage naïf mais profondément philosophique, le cinéma est contraint de montrer plutôt que de dire. Certaines subtilités disparaissent, notamment l’humour discret et la poésie brute de la narration. Malgré cela, l’émotion reste intacte, portée par une mise en scène sobre et respectueuse de l’histoire. Le Paris populaire, les appartements étroits, les visages des personnages secondaires donnent au film une atmosphère réaliste et mélancolique, renforçant l’idée d’un monde marginalisé mais rempli d’humanité. Le film ne cherche pas à embellir la réalité : il montre la vieillesse, la peur, la misère, mais aussi l’amour inattendu et la solidarité entre les oubliés de la société. Ce n'est pas seulement une adaptation fidèle d’un grand roman, mais une œuvre émouvante qui prolonge l’expérience de lecture sans jamais la trahir. Même si le roman reste plus profond et plus intime, le film permet de voir et de ressentir autrement cette histoire bouleversante. Pour moi, regarder ce film après avoir lu le roman, c’était comme retrouver des personnages que je n’étais pas encore prête à quitter.
merveileux livre et film fantastique qui fait réver , qui fait pleurer, il est extraordinaire . Je cherche une copie depuis des années et a mon grand regret je ne trouve pas quel dommage !!!!Dans ce film simone signoret est la plus grande Dame qui soi!!!