Retour à Séoul
Note moyenne
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113 critiques spectateurs

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Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2023
Le triomphe de « Diamond Island » et la production de « Onoda » sonne comme une évidence pour Davy Chou, en route pour renouer avec ses racines que pourrait éprouver un expatrié. L'exil forcé d'un de ces enfants coréens pousse son auteur à interroger les victimes d'une procédure cataclysmique, créant ainsi des fossés générationnels et culturels qu'il convient d'apaiser. Le récit cherche à investir ce retour aux sources en devenant un mélo moins formel qu'il n'y paraît, au-delà de sa première petite partie. Il faudra plusieurs ellipses pour s'en accommoder et répondre aux questions qui chatouillent l'aspect rebelle d'une héroïne qui n'hésite pas à repartir à zéro pour se redéfinir et pour finalement se retrouver.

Tout commence par une chanson populaire, qui atterrit dans les oreilles de Freddie, fraîchement arrivée dans son pays natal à l'âge adulte. Le choc est immédiat et envoûtant, jusqu'à ce que cette dernière, brise tous les codes d'usage, à la table d'un restaurant ou d'un bar. Ce sont souvent ces lieux que les touristes et les locaux fréquentes, quelques fois pour la convivialité du service et d'autres fois pour tout foutre en l'air. De même, il s'agit également du siège des rencontres et des relations affectives, et la flamboyante Park Ji-min brûle tout sur son passage, la rendant ainsi malaimable pour une bonne partie de sa quête solitaire. Ce voyage improvisé se transforme ainsi en une reconquête de ses racines, allant jusqu'à renouer le contact avec ses parents, qui n'ont évidemment pas le type de réponse à lui fournir, à leur fille, à qui la langue maternelle et le soutien paternel manque cruellement pour mieux se comprendre.

On se balade ainsi du français au coréen, en passant par l'anglais, qui ne facilite pas les échanges et encore moins la compréhension de sentiments de chacun. Le cinéaste franco-cambogien capitalise alors sur la réaction de sa protagoniste, imprévisible et insaisissable. Le rejet et l'abandon qu'elle éprouve finissent par se transmettre et s’accentuent à chaque bougie qu’elle estime ne pas vouloir souffler. En intériorisant cette douleur, elle efface donc ses deux cultures qu'elle couve que ce soit vis-à-vis de ses parents biologiques, ou adoptifs, que l'on verra uniquement par le bien d'un écran. Elle prend ainsi ses distances avec sa famille et toutes ses relations, professionnelles ou sentimentales. C'est son fardeau, c'est ce qui l'a trahi à chaque tournant de sa vie, mais c'est également ce qui la rapproche de ses racines, contre toute attente.

La réussite de « Retour à Séoul » tient dans ce portrait complexe et ambigu de son héroïne, rescapée de son errance culturelle et mutilée par une identité qu’elle peine à révéler en elle. Le flirte n’est qu’un jeu, la séduction n’est qu’un moyen pour parvenir à ses fins, tandis que la vérité n’est que désillusion. Freddie traîne alors toutes ses contradictions, la métamorphosant peu à peu en femme fatale, avant de retomber dans une nouvelle déviance. Chou définit ainsi l’adoption à travers le caractère de son héroïne, à repousser les démarches de réconciliation par des pulsions, aussi éphémères que ses chroniques.
Pascal F.
Pascal F.

34 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2023
Davy Chou, le réalisateur d’origine cambodgienne, nous propose un film qui traite de deux sujets délicats que sont les confrontations de cultures, en l’occurrence française et coréenne et celui de la recherche de ses origines lorsque l’on a été adopté.
Park Ji-min, l’actrice principale se glisse dans la peu de cette jeune femme avec force, et selon les épisodes de son aventure, crée des situations comiques, cocasses comme la scène dans un restaurant, tendre lors des premières rencontres avec son père mais aussi plus tard avec sa mère et pour finir brutales et directes avec les hommes qu’elle croise.
La performance de cette actrice, dont je crois, c’est le premier film laisse penser qu’une carrière ne fait que commencer. La réussite de ce film repose en très grande partie sur ces épaules, bon choix du réalisateur.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 370 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2023
Film très intéressant qui retrace sur plusieurs années la retrouvaille d'une femme née en Corée du Sud puis adoptée par des Francais avec ses parents adoptifs. L'évolution des relations notamment est très bien faite : au départ un rejet pour son père puis finalement se sentir très proche de lui, attendre longtemps la rencontre avec la mère. Le personnage de cette jeune femme est explosif, spontané, direct, certaine de ses envies. Des passages très bien filmés également.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2023
Très beau parcours initiatique tout en finesse et superbement interprété. Le cadre rigoureux et la temporalité convaiquent. Le choix d'une protagoniste pas toujours sympathique augmente la force du récit..
Bruno Jaguin
Bruno Jaguin

5 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2023
Très déçu par ce film,dommage car ça avait bien démarré mais quelques par ce film m'a dérangé .Le mélange français coréen ne me va pas trop je crois
FaRem

10 595 abonnés 11 630 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2023
Proposition du Cambodge pour la 95e cérémonie des Oscars, "Retour à Séoul", qui n'est pas arrivé jusqu'aux nominations, raconte l'histoire de Frédérique, une jeune femme adoptée en France suite à la guerre de Corée qui retourne dans son pays d'origine pour la première fois. Elle dit qu'elle s'est rendue là, car elle ne pouvait plus aller au Japon, mais elle semble se mentir à elle-même. Frédérique a une personnalité difficile à cerner. Elle sait se montrer très sociable comme le prouvent ses premiers instants dans la capitale, mais elle est beaucoup plus renfermée quand il s'agit de sa vie privée. Elle a un air désinvolte, mais aussi un côté très froid. Tout dépend de la personne en face. Une façon de se protéger, car on ressent une grande tristesse chez elle. Comme le dit Laure Badufle, de qui est inspirée l'histoire, elle est une personne "double". C'est ce que j'ai ressenti pendant tout le film, il y a toujours deux facettes à sa personnalité. Après tout, les différences culturelles entre les pays sont importantes et cela se ressent lors de certaines rencontres. Certaines scènes comme les rencontres et ces nombreuses excuses sont gênantes, mais pas dans le mauvais sens. On a l'impression d'être de trop dans cette réunion de famille, ce qu'a dû ressentir l'amie qui aide à tout traduire. Cette démarche sur plusieurs années sur fond de quête identitaire est plutôt touchante même si Frédérique n'est pas la plus attachante qui soit. La première partie est forte, par contre les sauts dans le temps rendent l'histoire superficielle même si certains instants de vie sont émouvants. Dans l'ensemble, c'est inégal, mais quand même vraiment pas mal grâce à une convaincante Park Ji-min et une solide cinématographie.
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2023
Née en Corée mais adoptée en France, Freddie ne connait strictement rien de son pays d’origine. Sur un coup de tête, elle décide de passer 2 semaines à Séoul, et éventuellement de retrouver ses parents biologiques.
Davy Chou traite ainsi deux grandes thématiques. La première, celle de l’adoption, et de la confrontation avec la famille biologique. La deuxième, celle du déracinement et du choc culturel. Car Freddie ne connait ni la langue, ni la culture coréenne, ce qui va la handicaper à plusieurs reprises.
« Retour à Séoul » est ainsi riche, et demeure touchant… malgré sa protagoniste pas vraiment sympathique. Car marquée par la colère, frustrée par l’incapacité à communiquer en toute transparence, Freddie se révèlera souvent méchante, voire cruelle avec son entourage.
La mise en scène sobre et posée exploite pertinemment les décors et les éclairages asiatiques. Tandis que les acteurs, pour la plupart inconnus, sont bons, qu’ils jouent en français, en anglais, ou en coréen.
Je serai un peu plus réservé sur le récit. La première partie est clairement la meilleure et la plus tendu et poignante. La seconde, qui aligne les sauts temporels, et un peu décousue par moment.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2023
On avait découvert le cinéaste cambodgien Davy Chou il a une demi-douzaine d’années avec le sympathique « Diamond Island » qui valait surtout pour son côté dépaysant et l’esthétique de ses images léchées du meilleur effet. Il n’avait pas son pareil pour nous offrir de somptueux plans colorés et envoûtants qui frappent la rétine. On retrouve un peu de cela ici et c’est d’ailleurs là, quand le cinéaste se laisser aller à sa maestria visuelle, que « Retour à Séoul » est le plus impactant. Hypnotique même, comme en témoigne la scène de liesse dans un club techno sud-coréen. Ou juste au détour d’un plan en particulier comme celui, aérien, qui voit une autoroute coréenne entre mer et océan défiler tel une photographie de Yann Arthus-Bertrand.

En revanche, cet essai est moins concluant sur le plan narratif. « Retour à Séoul » nous parle des enfants adoptés et de leur envie de connaitre (ou pas) leurs parents biologiques. Notamment ici de la vague d’adoptions durant une période de bébés coréens par des adoptants français, un aspect passionnant mais vite rangé aux oubliettes. Le personnage principal, qui en est issu, est cependant un peu difficile à suivre et à comprendre dans son cheminement psychologique et ses envies, quelque peu erratiques. Si l’actrice non professionnelle Park-Ji Min (artiste plasticienne à la base) qui joue le personnage de Frédérique (inspiré de la vie d’une vraie personne, Laure Badufle) est une révélation, la manière dont elle est représentée dans le script et à l’écran empêche le processus d’identification pour le spectateur. On n’a pas vraiment d’empathie pour elle, elle est même presque déplaisante. Dans ce contexte, difficile d’être ému par sa quête et on se rend compte que la scène censée être la plus déchirante ne nous touche absolument pas.

Ensuite, le long-métrage souffre de beaucoup de longueurs. Comme l’une des scènes du début pourtant sympathique (celle du restaurant), les séquences ont tendance à s’étirer plus que de raison et il y a beaucoup de scènes contemplatives ou répétitives inutiles. « Retour à Séoul » pâtit d’un intérêt et d’un rythme en dents de scie, enchaînant les scènes réussies et intéressantes avec d’autres totalement inutiles et/ou fastidieuses. Si les nombreuses ellipses sont bien négociées, on a du mal avec certaines périodes comme l’avant-dernière, quand Freddie revient à Séoul avec son copain, plutôt nébuleuse et atone dont on a du mal à cerner les enjeux. Le film s’avère dépaysant sur certains aspects mais on ne plonge pas vraiment dans la culture coréenne et il manque pas mal de clés de compréhension émotionnelles pour vraiment s’attacher et se prendre dans cette quête. Rien de bien transcendant et on s’ennuierait donc presque avec ce second film...

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Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2024
Cette quête identitaire d'une française en Corée ne m'a pas autant captivée que prévu.
L'image est pourtant belle, la réalisation solide et l'actrice parfaite dans le rôle principal.
C'est le scénario qui peine à convaincre en multipliant les redondances et les longueurs. Et malgré la sensibilité du sujet, le cinéaste franco-cambodgien en tire quelque chose de bien trop froid et fade.
Plus réussi dans la forme que dans le fond donc... Une meilleure écriture aurait changé la donne. Dommage...
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2023
La quête vibrante et tourmentée de Freddie une Française d’adoption extravertie et imprévisible, à la recherche de ses origines coréennes, portée par la prestation d'une actrice étincelante.
cinéman
cinéman

49 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2024
Excellent jeu de l'actrice principale qui oscille entre sensibilité et excentricité... tantôt sensible au sort des autres et particulièrement à celui de sa famille, tantôt excentrique à coucher à droite à gauche et à manquer de respect pour ses partenaires. Y a t-il contradiction ? Mais le film porte surtout sur l'adoption par la France des enfants coréens. Qu'a voulu vraiment montrer Davy Chou à travers cette jeune adulte qu'on voit évoluer sur plusieurs années ? Dommage qu'on n'en sache pas plus à ce sujet. Les scènes défilent sans qu'on comprenne vraiment l'enjeu ou les intentions de l'auteur.
FredManga
FredManga

7 abonnés 154 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2025
Franchement , je n'ai pas bien compris le désir du réalisateur........tellement mal , mais mal joué ( mention à l'actrice principale ) on se perd dans diverses élucubrations.......les pourquoi n'ont pas souvent de réponses !!!!!!!!!!!!!
Presque 2 heures de fantasmes de Davy Chou......
ZZcinemalover
ZZcinemalover

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 septembre 2023
Réalisation inégale, acteurs clairement débutants, des longueurs, on ne comprend pas le sujet du film…. C’est mou, ça se veut mode…. Dur de tenir jusqu’au bout . Les acteurs coréens sont très bien en revanche
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2023
Ce film m'a beaucoup plu. J'ai aimé sa forme, son rythme, sa photo, sa lumière... J'ai aimé aussi ce qu'il montre de la Corée, loin des cartes postales touristiques. Enfin l'histoire de cette jeune-femme m'a profondément touchée, sûrement parce qu'elle fait écho à mes propres difficultés à comprendre mon identité. Le film présente plusieurs tableaux de sa vie de jeune adulte aventureuse, à quelques années d'intervalles, dans un pays (celui de ses origines mais qui lui est inconnu au départ du film) qui la renvoie à son adoption et à la question de ses parents biologiques. Sa difficulté d'exister est constante bien que camoufler sous un appétit de vivre qui n'est qu'une fuite en avant. Elle m'a fait pensé au personnage de Rien à foutre, perdue également. Comment pour une jeune-femme se construire autour de l'absence d'une mère ? il me semble que c'est cette difficulté avant tout que ces deux films racontent. C'est en tous les cas ce en quoi ils m'ont touché.
Alex Motamots
Alex Motamots

11 abonnés 396 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2023
Elle a fini par m’énerver cette gamine qui se rend en Corée sans même savoir pourquoi, qui fait du mal autour d’elle parce qu’elle ne sait pas canaliser sa colère.
Une petite fille trop gâtée qui casse tous ses jouets.
J’ai été touché par son père qui ne sait pas comment lui parler, lui dire son amour.
Je me suis fait la réflexion que l’on ne voyait jamais la maison ou l’appartement de Freddy, mais toujours ses chambres d’hôtel.
J'ai aimé la fin du film, si triste et en même temps plein d'espoir pour cette jeune femme qui peut enfin construire sa vie.
Un visionnage en demi-teinte, tant je suis à la fois charmée et énervée.
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