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Fadosolrela
1 abonné
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5,0
Publiée le 3 octobre 2023
Complexité des sentiments et dépaysement au pays du matin calme contemporain. On est happé par le cheminement psychologique et la narration artistique. A revoir
Quel dommage. J’aurais pu voir dans Retour à Séoul un film grandiose mais je me suis laissé prendre dans la valse des sentiments qui traverse Freddie (Park Ji-Min) pour finalement m’y perdre. Le comble pour quelqu’un qui venait se chercher, chercher ses origines. Car à 25 ans, cette jeune Française revient pour la première fois en Corée du Sud, où elle née, pour retrouver ses parents biologiques. Le début d’un parcours semé d’embûches, évidentes pour certaines (relations compliquées avec des parents « inconnus », barrière de la langue) et qu’elle crée elle-même pour d’autres (esprit volatile et libre, volonté de casser les codes établis). En résulte un film complexe sur un sujet qui ne l’est pas moins mais aussi une conclusion pas des plus abouties, comme si ce genre de situation finalement ne trouvait jamais d’issue claire, net et précise.
Mes autres critiques et articles : latribunecitoyenne.wordpress.com/author/adrienfonteneau/
Dans « Retour à Séoul », Freddie en partance pour des vacances japonaises, se retrouve du fait de l’annulation de son vol, pour deux semaines en Corée du Sud. Séoul qu’elle a quitté bébé, pour rejoindre la France avec ses parents adoptifs. La jeune femme écorchée vive, erre dans les bars. Entre ivresse et rencontres d’un soir, elle chemine vers ses origines. Davy Chou, jeune réalisateur français d’origine cambodgienne, nous avait déjà éblouit avec son 1er long il y a 6 ans, « Diamond Island. Il nous bouleverse ici dans cette histoire réelle qu’il porte à l’écran. La photo du film est très belle, sans pour autant être apprêtée. La jeune actrice en femme fougueuse nous émeut d’un bout à l’autre. La caméra capte ses tremblements de mentons, les reflets dans les vitres, les interstices qui deviennent porteurs de sens. La mise en scène soignée est belle et très sensible. Les deux films portent à l’écran des histoires intimes réelles et les partis pris des réalisations respectives en font du cinéma passionnant.
Ce film est un navet. L'actrice principale n'a joué poir ke poment que dans des navets, dommage car elle a du potentiel. Dans ce film, un manque de finesse d'esprit scénaristique. On s'attendait à quelque chose de touchant et de réfléchi mais en fait non, on a le droit à une KSOS en manque de repères... Personnage antipathique et agressif qui ne sait pas trop ce qu'il veut. Bref, rien n'est crédible, on est dans du phantasme cinématographique... Aucune crédibilité du début à la fin, extrêmement déçu.
Si l’on devait ne retenir qu’un mot pour décrire Retour à Séoul, je choisirais : perplexité. Le film ne manquait pourtant pas d’être prometteur. Les premières minutes nous présentent un personnage principal en apparence sympathique, attachant, entraîné malgré lui dans une histoire qui s’annonce touchante. Les thématiques, d’emblée suggérées par le titre, sont intéressantes bien que déjà-vu : la recherche de ses origines, pour une jeune française d’origine coréenne, deux cultures que l’on a peu l’habitude de voir coexister, ce qui promet une rencontre mouvementée.
En tant que spectateurs français, nous sommes invités à nous mettre à la place de Freddy. Le personnage entre dans un monde qu’elle ne connaît pas, sur un chemin parsemé de rebondissements qui la prennent par surprise. En effet, la découverte de ses origines se fait par une quête d’identité involontaire et presque inconsciente dans laquelle elle finit par se noyer, encore et toujours.
Mais le film, au-delà de son propos originel, ne semble aller nulle part. Au fur et à mesure, il devient très difficile de rester attaché à un personnage qui tourne en rond. Le film se déroule sur plusieurs années, pourtant l’évolution de Freddy se révèle difficile voire sans issue - tout comme le film lui-même. Le temps ressenti devient très long, d’autant plus que la coexistence des cultures françaises et coréennes est laborieuse, et le jeu des acteurs en est affecté. Malgré quelques fulgurances peu mémorables, l’ensemble est bancal, voire mauvais. spoiler: La dernière séquence est un condensé de tous ces problèmes : le personnage - et l’actrice - ne nous touche plus, l’histoire s’est essoufflée, la quête d’identité finit de perdre son sens avec la fausse adresse mail de la maman, et la scène s’étend en longueur, sans mener nulle part. Le personnage ressort de l’hôtel tout comme nous ressortons de la salle : pas plus avancé qu’au début.
Davy Chou, réalisateur français d’origine cambodgienne, signe en 2022 un drame intimiste assez déstabilisant. Une jeune femme, née en Corée du Sud mais ayant été adoptée très tôt par une famille française, vient passer quelques jours de vacances à Séoul. Ce séjour se transforme en une quête d’identité aussi ressourçante que destructrice. Les comportements imprévisibles du personnage principal donnent au récit un caractère ambigu. Ignorant les traditions locales et méprisant ses parents biologiques, elle peut paraître tour à tour détestable et fragile tant elle lutte pour s’émanciper d’une double culture non souhaitée. C’est à la fois sensible, cruel et brut de décoffrage. Bref, le portrait original d’un individu à la recherche de ses racines.
Très beau film et très bien interprété par l'actrice principale, dont le tourment principal est de retrouver sa mère et de comprendre pourquoi ses parents l'ont ils abandonnée ? Tout est bien présenté dans ce film, tout est bien dit, tout est bien ressenti et exprimé. Oui, l'actrice a une grande tristesse au fond de son coeur, son amie l'a compris et le lui dit, ce qui explique souvent les situations de détresse et de perdition dans lesquelles elle se trouve. N'est il pas cruel qu'une mère biologique refuse de découvrir son propre enfant, comment celui-ci peut il recevoir ce rejet ? Ce qui interpelle, c'est que après avoir passé 25 ans en France, et ne pas connaitre ses parents biologiques, elle semble vouloir faire sa vie en Corée (du sud) . N'est il pas là un besoin de retrouver son identité intérieure, qui colle avec son soi profond ? N'est-ce pas là, retrouver sa propre vérité ?