1288 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
113 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
35 critiques
3
42 critiques
2
15 critiques
1
11 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fenêtre sur salle
129 abonnés
417 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 juillet 2023
Après un Diamond Island qui ne m'avait pas passionné, coup de coeur pour ce nouveau film de @daychoudavy porté par une formidable jeune actrice, Park Ji-Min, dont le regard, plein d'intensité et de détermination dans un premier temps, puis enfin d'émotion, crève l'écran à chaque scène. La subtilité de la mise en scène, la justesse des dialogues mais aussi la qualité des silences sont à saluer. Le film prend son temps, pour notre plus grand plaisir, nous laissant ainsi l'opportunité d'observer et de s'imprégner des émois de chaque personnalité. Le réalisateur parvient à interroger les questions d'identité et de racines avec beaucoup de finesse.
Une jeune femme adoptée décide de partir a la recherche de ses parents biologiques. Principal si ce n'est seul intérêt du film sa localisation en Corée qui permet de découvrir les procédures liées a l'adoption dans ce pays.
Découpé en 3 parties, Retour à Seoul nous entraine dans la recherche de sens et d'histoire de son personnage brillamment interprété par Park Ji Min. Freddie, est une française, née en Corée mais adoptée très jeune. Son départ soudain en Corée attisera chez elle une volonté de renouer avec ses racines, et de partir à la recherche de sa famille de naissance. L'écriture du personnage principal est complexe et subtil. On voit la mise en scène évoluer avec le personnage, au fur et à mesure de ses voyages. Un film touchant qui aborde les thèmes de la famille, des différences de culture, voire de la quête de sens.
Inspiré du vécu d’une amie du réalisateur franco-cambodgien Davy Chou, lui-même marqué par la question de la double-culture, Retour à Séoul raconte l’histoire de Freddie, une jeune femme adoptée qui décide de se rendre en Corée du Sud sur un coup de tête, afin d’en savoir plus sur sa famille biologique. En raison de sa personnalité forte et de son côté sale gosse, elle ne va pas se fondre dans le cadre imposé par la société coréenne ni dans celui de sa famille d’origine. En cela, Davy Chou est malin, car même si son long-métrage porte une forte charge émotionnelle, les réactions inattendues de son héroïne nous extirpent des chemins trop balisés que pouvaient imposer sa thématique. Malgré quelques longueurs, un très beau film qui brasse les thématiques de l’identité, de la filiation et de la quête de soi.
Je suis désolé mais je n'ai vraiment pas compris ce film...surtout l'attitude de l'héroïne qui rejette l'amour de n'importe qui. Un homme, qui semble être son fiancé, être éjecté en 2 secondes dans un taxi, un père, qui, selon sa nouvelle femme, regrette la décision de l'avoir abandonné depuis des années et qui ne reçois aucune tendresse ? Puis soyons honnête, elle n'a apprit que 3 mots de coréen en 8 ans ? Désolé, mais le film est raté.
10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 avril 2023
Proposition du Cambodge pour la 95e cérémonie des Oscars, "Retour à Séoul", qui n'est pas arrivé jusqu'aux nominations, raconte l'histoire de Frédérique, une jeune femme adoptée en France suite à la guerre de Corée qui retourne dans son pays d'origine pour la première fois. Elle dit qu'elle s'est rendue là, car elle ne pouvait plus aller au Japon, mais elle semble se mentir à elle-même. Frédérique a une personnalité difficile à cerner. Elle sait se montrer très sociable comme le prouvent ses premiers instants dans la capitale, mais elle est beaucoup plus renfermée quand il s'agit de sa vie privée. Elle a un air désinvolte, mais aussi un côté très froid. Tout dépend de la personne en face. Une façon de se protéger, car on ressent une grande tristesse chez elle. Comme le dit Laure Badufle, de qui est inspirée l'histoire, elle est une personne "double". C'est ce que j'ai ressenti pendant tout le film, il y a toujours deux facettes à sa personnalité. Après tout, les différences culturelles entre les pays sont importantes et cela se ressent lors de certaines rencontres. Certaines scènes comme les rencontres et ces nombreuses excuses sont gênantes, mais pas dans le mauvais sens. On a l'impression d'être de trop dans cette réunion de famille, ce qu'a dû ressentir l'amie qui aide à tout traduire. Cette démarche sur plusieurs années sur fond de quête identitaire est plutôt touchante même si Frédérique n'est pas la plus attachante qui soit. La première partie est forte, par contre les sauts dans le temps rendent l'histoire superficielle même si certains instants de vie sont émouvants. Dans l'ensemble, c'est inégal, mais quand même vraiment pas mal grâce à une convaincante Park Ji-min et une solide cinématographie.
Elle a fini par m’énerver cette gamine qui se rend en Corée sans même savoir pourquoi, qui fait du mal autour d’elle parce qu’elle ne sait pas canaliser sa colère. Une petite fille trop gâtée qui casse tous ses jouets. J’ai été touché par son père qui ne sait pas comment lui parler, lui dire son amour. Je me suis fait la réflexion que l’on ne voyait jamais la maison ou l’appartement de Freddy, mais toujours ses chambres d’hôtel. J'ai aimé la fin du film, si triste et en même temps plein d'espoir pour cette jeune femme qui peut enfin construire sa vie. Un visionnage en demi-teinte, tant je suis à la fois charmée et énervée.
Fort bien joué et porté par la primo-actrice franco-coréenne Park Ji-min, qui semble réellement incarner son rôle (Freddie).
Freddie est au départ presque seulement curieuse de découvrir la vie qu'elle aurait eu si elle n'avait pas été abandonnée.
Ses sentiments deviennent ensuite plus complexes avec les relations qu'elle noue avec les lambeaux qui restent de sa famille adoptive. Elle éprouve de la douleur à entendre les excuses invoquées pour justifier son abandon (misère après la guerre de Corée) ; elle éprouve du dégoût vis-à-vis de son père biologique, alcoolique, faible et incapable de faire face à ses responsabilités ; dans le même temps elle se prend d'affection avec ses demi-sœurs plus volontiers qu'avec sa mère et sa grand-mère biologiques. Elle n'est plus du tout celle qu'ils ont abandonnés et que, eux, voudraient retrouver...
Elle choisit ensuite, dans un délai que le scénario ne précise pas explicitement, de rester en Corée, jouant sur les deux faces de sa personnalité, sans pour autant progresser en sérénité.
Le personnage de Freddie est troublant : un oiseau de nuit écumant les boîtes, fumant et buvant, sans retenue ; un port de tête et un regard pleins d'impertinence, qui semble dire qu'elle n'a rien à apprendre de son interlocuteur ; une façon de passer d'un sujet à l'autre, d'une humeur à l'autre, sans grand respect pour son entourage... Troublant et très bien vu !
Seul bémol dans le scénario : par fidélité à l'idée de départ du film, "librement inspiré de la vie de Laure Badufle", Davy Chou a fait de Freddie une employée d'un fabricant d'armes... Ceci n'apporte rien au film, mais oblige en outre le scénario à inclure la rencontre de Freddie avec son futur employeur et son embauche. Une boucle scénaristique dont, personnellement, je n'ai pas compris d'utilité
Si l’on devait ne retenir qu’un mot pour décrire Retour à Séoul, je choisirais : perplexité. Le film ne manquait pourtant pas d’être prometteur. Les premières minutes nous présentent un personnage principal en apparence sympathique, attachant, entraîné malgré lui dans une histoire qui s’annonce touchante. Les thématiques, d’emblée suggérées par le titre, sont intéressantes bien que déjà-vu : la recherche de ses origines, pour une jeune française d’origine coréenne, deux cultures que l’on a peu l’habitude de voir coexister, ce qui promet une rencontre mouvementée.
En tant que spectateurs français, nous sommes invités à nous mettre à la place de Freddy. Le personnage entre dans un monde qu’elle ne connaît pas, sur un chemin parsemé de rebondissements qui la prennent par surprise. En effet, la découverte de ses origines se fait par une quête d’identité involontaire et presque inconsciente dans laquelle elle finit par se noyer, encore et toujours.
Mais le film, au-delà de son propos originel, ne semble aller nulle part. Au fur et à mesure, il devient très difficile de rester attaché à un personnage qui tourne en rond. Le film se déroule sur plusieurs années, pourtant l’évolution de Freddy se révèle difficile voire sans issue - tout comme le film lui-même. Le temps ressenti devient très long, d’autant plus que la coexistence des cultures françaises et coréennes est laborieuse, et le jeu des acteurs en est affecté. Malgré quelques fulgurances peu mémorables, l’ensemble est bancal, voire mauvais. spoiler: La dernière séquence est un condensé de tous ces problèmes : le personnage - et l’actrice - ne nous touche plus, l’histoire s’est essoufflée, la quête d’identité finit de perdre son sens avec la fausse adresse mail de la maman, et la scène s’étend en longueur, sans mener nulle part. Le personnage ressort de l’hôtel tout comme nous ressortons de la salle : pas plus avancé qu’au début.
Film qui paraît interminable tant les ellipses temporelles n'apportent rien. La coupe de cheveux et le look change mais le personnage n'évolue absolument pas il reste infecte de bout en bout avec sa famille ses amis ses petits copains. Comment éprouver un minimum d'émotion pour une personne aussi insupportable. Malgré une belle photographie et certain plan sublime on peine à découvrir la culture et les paysages coréens. Dernier bémol le jeu des acteurs est parfois incertain et certaine sont beaucoup trop longues ( cf : les scènes de danse dans des bars /club ). Bref un film qui partait sur de bonnes idées mais qui finit en délire pseudo cinéphile aux dialogues sans saveurs.
Moi qui me faisais une joie de retrouver la culture asiatique sous un prisme français cette fois, "Retour à Séou"l s'est avéré très décevant.
Peut-être que je m'attendais, à tort, à retrouver la douceur et le drame intime des films coréens et japonais à la Lee Isaac Chung (oui je sais il est américain) ou Kore-eda, mais l'impression que m'a laissé le film de Davy Chou est ... déroutante.
Il s'agit d'un film au style épuré, réaliste et brut qui fait plus penser à une vidéo tournée par une personne lambda au fond de son jardin qu'à une vraie histoire de cinéma ; un rythme lent à mourir ; des situations longues qui s'étirent et sans aucun attrait et un personnage central arrogant et détestable.
En effet, à aucun moment on ne ressent d'empathie pour cette Française d'origine coréenne qui souhaite retrouver ses parents biologiques. Si l'histoire peut faire penser à "Tel père tel fils" dans un certain côté abordant les liens du sang (ou non) de la famille, elle n'en a que l'impression.
Comme son personnage principal Freddie, le scénario semble ne pas savoir où aller et quelle direction prendre. Alors, pour nous montrer un semblant d'évolution, on nous place des panneaux indiquant des bonds dans le temps. Mais le film semble le même d'époque en époque : atone, plat, froid, inintéressant ; tout comme son personnage, toujours aussi antipathique, arrogante, ingrate et méchante.
Seules les courtes interactions en début de film entre Freddie et son père biologique amènent un petit intérêt (j'insiste sur le terme "petit")... "Retour à Séoul" dure 2 heures mais paraît en durer 5 !
Loin de la qualité indéniable de ses contemporains coréens et japonais, "Retour à Séoul" nous donne plutôt l'envie de replonger dans ces films au sortir de la salle.
Une jeune femme (Park Ji-min) élevée en France recherche ses parents biologiques en Corée du Sud. L'histoire est assez intéressante surtout dans sa façon de décrire un personnage triste et désagréable mais le montage lent et les dialogues plats donnent un film trop austère.
On avait découvert le cinéaste cambodgien Davy Chou il a une demi-douzaine d’années avec le sympathique « Diamond Island » qui valait surtout pour son côté dépaysant et l’esthétique de ses images léchées du meilleur effet. Il n’avait pas son pareil pour nous offrir de somptueux plans colorés et envoûtants qui frappent la rétine. On retrouve un peu de cela ici et c’est d’ailleurs là, quand le cinéaste se laisser aller à sa maestria visuelle, que « Retour à Séoul » est le plus impactant. Hypnotique même, comme en témoigne la scène de liesse dans un club techno sud-coréen. Ou juste au détour d’un plan en particulier comme celui, aérien, qui voit une autoroute coréenne entre mer et océan défiler tel une photographie de Yann Arthus-Bertrand.
En revanche, cet essai est moins concluant sur le plan narratif. « Retour à Séoul » nous parle des enfants adoptés et de leur envie de connaitre (ou pas) leurs parents biologiques. Notamment ici de la vague d’adoptions durant une période de bébés coréens par des adoptants français, un aspect passionnant mais vite rangé aux oubliettes. Le personnage principal, qui en est issu, est cependant un peu difficile à suivre et à comprendre dans son cheminement psychologique et ses envies, quelque peu erratiques. Si l’actrice non professionnelle Park-Ji Min (artiste plasticienne à la base) qui joue le personnage de Frédérique (inspiré de la vie d’une vraie personne, Laure Badufle) est une révélation, la manière dont elle est représentée dans le script et à l’écran empêche le processus d’identification pour le spectateur. On n’a pas vraiment d’empathie pour elle, elle est même presque déplaisante. Dans ce contexte, difficile d’être ému par sa quête et on se rend compte que la scène censée être la plus déchirante ne nous touche absolument pas.
Ensuite, le long-métrage souffre de beaucoup de longueurs. Comme l’une des scènes du début pourtant sympathique (celle du restaurant), les séquences ont tendance à s’étirer plus que de raison et il y a beaucoup de scènes contemplatives ou répétitives inutiles. « Retour à Séoul » pâtit d’un intérêt et d’un rythme en dents de scie, enchaînant les scènes réussies et intéressantes avec d’autres totalement inutiles et/ou fastidieuses. Si les nombreuses ellipses sont bien négociées, on a du mal avec certaines périodes comme l’avant-dernière, quand Freddie revient à Séoul avec son copain, plutôt nébuleuse et atone dont on a du mal à cerner les enjeux. Le film s’avère dépaysant sur certains aspects mais on ne plonge pas vraiment dans la culture coréenne et il manque pas mal de clés de compréhension émotionnelles pour vraiment s’attacher et se prendre dans cette quête. Rien de bien transcendant et on s’ennuierait donc presque avec ce second film...
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Les films Netflix sont créés en fonction des algorithmes. Ce type de films est créé pour apparaître aux festival type Cannes, Venise...
Juste pour dire que j'ai du mal à croire qu'on pense aux spectateurs en proposant ce film.
On suit pendant 2h une jeune femme sauvage et égoïste, que ça soit en amitié, en famille... sous prétexte de son abandon.
Comme souvent avec ce type de films, vous pourrez vous brosser pour avoir des explications sur la vie de tel ou tel personnage... quand une séquence laisse entrouvrir des réponses, le film va utiliser le personnage de Freddie pour fermer une discussion, des réponses, des possibilités.
Bref, on se retrouve à suivre pendant 2h, avec des séquences interminables, une fille paumée qu'on aurait finalement pas envie d'aider ou de rencontrer.
Et on aimerait dire à ce film "tu sais que je peux t'effacer de ma vie quand je veux".
Quitte à s'intéresser au sujet, je crois qu'un documentaire de qualité serait préférable.
Une tragédie contemporaine qui expose avec brio une jeune femme coréenne abandonnée à sa naissance, adoptée par un couple français parisien et débarquant subitement à Séoul pour tenter de comprendre ses propres origines, de vivre sa vie de coréenne. Le scénario est brillant, la mise en scène est vraiment réussie et on s’imprègne avec émotion de l’avalanche de sentiments ressenties par l’héroïne.