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Kouto
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4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Pour son premier passage derrière la caméra Robert de Niro déconstruit les rôles célèbres de mafieux ayant fait sa célébrité en incarnant un modeste conducteur de bus dans le quartier du Bronx des années 60 s’efforçant de maintenir éloigné son fils de l’influence des gangsters locaux. Le néo-réalisateur signe une œuvre pleine d’humilité, empreinte d’un classicisme appréciable. Véritable récit d’apprentissage sans emphase et émouvant « Il était une fois le Bronx » renvoi inexorablement à la carrière d’acteur de son réalisateur et en demeure un joli contrepoids.
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3,5
Publiée le 30 novembre 2013
De Niro nous offre un très bon film qui ne tombe pas dans les clichés sur la mafia, l'histoire est super et aborde plusieurs thèmes avec beaucoup de réussite. Le casting est très bon avec entre autres De Niro lui même et Chazz Palminteri qui portent le film avec des prestations excellentes.
PPour la première fois de sa carrière, Robert De Niro passe derrière la caméra. Ce long-métrage, sorti en 1993, brosse le portrait d’un jeune garçon italo-américain vivant dans le Bronx dans les années 1960. A travers ses yeux, ce sont les fractures d’une société en pleine mutation qui sont décrites. Les thèmes de la famille, de la mafia, du racisme et de l’apprentissage à l’âge de l’adolescence sont développés avec sincérité même si l’approche reste parfois trop appuyée. Côté mise en scène, on sent que le tout nouveau réalisateur s’amuse avec quelques séquences musicales noyées dans un classicisme soigné. On a même le droit à une petite apparition de Joe Pesci renvoyant un clin d’œil aux grands films de gangsters. Bref, une œuvre touchante contenant de nombreuses réflexions sur les choix de vie.
Souvenir d'une enfance dans un quartier italien du Bronx pendant les années 60. Un jeune homme se souvient de sa fascination pour le parrain local et se rappelle les mises en garde de son père (Robert de Niro himself dans un rôle secondaire), travailleur intègre et sans histoires. La mise en scène de de Niro manque manifestement de personnalité et de sensibilité. Si bien que ce nouvel avatar des mœurs mafieuses d'un clan italo-newyorkais, peut-être sincère d'ailleurs, finit, derrière Scorsese et d'autres, par sembler un procédé. Autour du gamin-narrateur un peu fade, les seconds rôles qui incarnent cette famille particulière et si fascinante chez Scorsese existent à peine parce qu'ils sont sommairement, et avec une certaine complaisance, ébauchés. De Niro ne fait passer aucune émotion, aucune authenticité, dans l'attachement dangereux de l'adolescent Calogero pour un père de substitution brutal quoique pas toujours insensible (et cette dualité associée à l'interprétation sans outrance de Chazz Palminteri font du personnage le principal intérêt du film). Enfin, je reprocherai au film les principes moraux que le cinéaste suggère, à la gloire de la famille, la vraie celle-ci, ou cette amourette, façon Roméo et Juliette, pour dénoncer le racisme. C'est mièvre et d'un esprit très conformiste.
Bon film signé Monsieur De Niro, à voir pour son ambiance 60s bien retransmise, une histoire simple avec une mise en scène peu originale relevée par des acteurs de qualité.
Le premier film de De Niro est un film qui se suit facilement. Tout n'est pas bon ni maitrisés mais Robert sait faire passer les émotions. Le métrage comporte des longueurs et je trouve l'histoire un peu classique.
Première réalisation pour l'acteur Robert De Niro (il réitèrera une seconde fois avec Raisons d'Etat - 2007) qui adapte pour l'occasion la pièce de théâtre éponyme (1986) de Chazz Palminteri (qui rencontra à l'époque un important succès, tant critiques que spectateurs). Cette dernière s'inspire de la jeunesse de l'acteur Calogero "Chazz" Palminteri. Dès les premières minutes du film, on ne peut s'empêcher de penser à Sergio Leone & Martin Scorsese, il faut dire que Robert De Niro a été à bonne école, en jouant dans des films tels que Mean Streets (1973), Il était une fois en Amérique (1984) ou encore Les Affranchis (1990). Il savait donc très bien dans quoi il s'aventurait en réalisant son film et surtout en s'intéressant à la communauté italienne des années 60 dans le Bronx. C'est un univers qui lui est familier, raison pour laquelle il a su si bien le retranscrire, d'où la facilité qu'il a eu pour nous convaincre et nous tenir en haleine durant 120 minutes. Il était une fois le Bronx (1994) passionne avec aisance, grâce à son histoire mais surtout grâce à ses acteurs, entre Lillo Brancato, Robert De Niro & Chazz Palminteri (sans oublier la participation en tant que guest de Joe Pesci), il est difficile de ne pas tomber sous le charme de ce film, qui traite de sujets tout aussi varié qu'intéressant (il est question de relations père/fils, de l'influence que peut avoir la mafia au sein d'une communauté ainsi que de la ségrégation, avec d'un côté, le quartier des siciliens et d'un autres, celui des africains). L'acteur et désormais réalisateur nous a offert une oeuvre poignante, réaliste et pleine de sincérité, le tout porté par une très belle B.O.
Cette première, mais aussi meilleure, réalisation de Robert De Niro n’est pas, comme beaucoup l’ont cru, une autobiographie mais est en fait adaptée de celle de Calogero Palminteri, qui, en plus d’interpréter Sonny, signait ce scénario à partir de ses souvenirs de jeunesse qu’il avait déjà adapté au théâtre. Avec une mise en scène et une thématique qui n’est pas sans rappeler les premiers films de Martin Scorsese, où De Niro avait justement fait ses marques, cette reconstitution de la mafia italo-américaine dans le New-York des années soixante donne surtout une place prédominante à sa magnifique musique d’époque. La qualité de chacun des acteurs, de Lillo Brancato, dans le rôle principal, à Joe Pesci qui s’offre un petit caméo très remarqué, rend cette histoire autour de choix difficiles que doit faire un adolescent confronté à ce milieu obscur particulièrement émouvant. Une tendresse qui touche son apogée dans la dernière seconde, alors que De Niro dédicace son film à son propre père.
R. De Niro passait derrière la caméra pour la 1ère fois et l'on sent qu'il s'est beaucoup inspiré des plus grands réalisateurs qui l'ont dirigés : Scorsese, Leone, Coppola. Il offre en outre à C. Palmintieri l'occasion de jouer l'un des hommes qui ont le plus marqués son enfance. Il est donc Sonny, ce mafioso charismatique quand De Niro est le père du héros, travailleur honnête qui souhaiterait que son fils suive la même voix. De Niro a d'ailleurs perdu son père durant la production du film et cela a sans aucun doute contribué à le rendre poignant. Drame urbain parfaitement mené, qui reste dans les canons du genre, avec une mise en scène sage qui laisse beaucoup de place à l'émotion avec des dialogues juste qui frappent le cœur. Oui, alors pourquoi la note maximale ? Les acteurs ? Ils sont magistraux. L'émotion ? Jamais tire-larmes. Non, c'est juste la fin qui m'a déçu avec une morale que j'ai trouvé un peu limite. Pas mon style. Un excellent film avant ça, qui n'a rien à envier à ceux de S. Lee dans le même genre. Pour les modèles de De Niro, ça reste un film assez commun et qui souffre sans doute du respect qu'il leur accorde. D'autres critiques sur
Pour son passage derrière la caméra, Robert De Niro ne fait aucun mystère de son influence principale. Difficile en effet de ne pas retrouver la marque de Martin Scorsese à qui il emprunte aussi bien le fond (la place de la pègre, l'admiration des jeunes pour les truands, un quartier italien de New-York comme décor...) que la forme (l'utilisation de la voix-off, le casting de vraies gueules...). Pourtant, De Niro ne se limite pas à livrer une pâle copie des "Affranchis" et réussit même à le surpasser en épurant son scénario des longues pages de dialogues souvent ordurières et des petites saynètes certes sympathiques mais souvent anecdotiques qui alourdissent les réalisations de Scorsese. Le néo-réalisateur préfère se concentrer sur les relations père-fils entretenues par le jeune Calogero (rôle partagé par Francis Capra et Lillo Brancato) avec d'une part son père (De Niro formidable de sobriété) et d'autre part, Sonny le parrain local (Chazz Palminteri épatant de charisme). Ce dernier est d'ailleurs le rôle le plus intéressant du film en ce qu'il s'éloigne diamétralement de l'archétype du truand traditionnel. Ainsi, Sonny ne prend pas Calogero sous son aile pour l'entraîner dans ses magouilles mais au contraire pour le protéger des dangers de la rue, insistant sur l'importance des "2 éducations". De Niro ne privilégie pourtant pas une filiation à l'autre et montre aussi bien ses avantages que ses effets pervers (les scènes où le père se sent délaissé sont parmi les plus fortes) tout en ponctuant son film par un final tragique chargé en émotion. J'ai été un peu plus dubitatif sur le fait que Calogero, bien que vivant dans un milieu ouvertement raciste (ses amis haineux, son père qui craint les problèmes...), soit si tolérant et aille jusqu'à sortir avec une Noire. Cette intrigue secondaire permet cependant de mettre en avant la rivalité entre les 2 clans et participe au final à la réussite de ce magnifique film sur l'amour parfois compliqué entre un père et son fils.
Que dire ? Un des meilleurs acteur du monde a envie de faire un film ça le démange, il le fait et le réussi ! J'avais peur de voir un "sous affranchis" mais c'était oublier toute la dimension, la générosité d'un gars comme De Niro, un gars capable d'offrir autant devant que derrière la caméra. Références bien senti, humour, émotion, réalisme d'une ville et son époque, De Niro sait déjà tout et il a été grandement inspiré par Martin Scorsese son comparse de toujours, cela va sans dire. C'est peut être pas le meilleur film de malfrat /gangster mais c'est également très loin d'être le plus mauvais. Hollywood et les cinéphiles du monde entier savent ce qu'ils perdront le jour où Robert (et Martin) passeront l'arme à gauche, ça m'attriste à l'avance. Ce film est un très bon divertissement mais surtout une curiosité voir une dernière étape que les fans de De Niro comme moi se doivent de voir avant qu'il ne soit trop tard ...
Robert De Niro réalise ici un film en s'inspirant grandement de ses maitres Scorsese et Leone. Le film est intéressant, le scénario simple mais très efficace et l'idée du héros tiraillé entre une vie difficile mais honnête et de l'argent facile mais sale est bien traité ici. Le rendu est donc très bon. De Niro pour une fois n'est pas le gangster et je trouve ce choix judicieux et efficace.A noter l'apparition à la fin du film de Joe Pesci pour un clin d'oeil qui est vraiment très agréable pour les fans du duo De Niro / Pesci.