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Ploc
10 critiques
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5,0
Publiée le 30 avril 2026
Extraordinaire docu. Assez difficile à regarder car traite d'un sujet douloureux. Mais il est passionnant de voir comment l'Iran aborde le sujet de la peine de mort. Fascinant de constater qu'il vont jusqu'au bout du processus de condamnation en allant jusqu'à demander à celui qui réclame la mort de pousser lui même la chaise du condamné. Un regard cru et sans détour sur ce processus. Le peuple tout entier se retrouve prisonnier de la morale, de la religion et de la peur du qu'en dira t'on. Le docu est plein de sensibilité et ,ce qui est fascinant à observer, c'est le lien qui se crée entre les 2 familles prises dans les méandres de ce système politique et religieux pervers et aliénant. C'est un regard sur la mort et le pouvoir d'un prétendue justice tout à fait différent, pour nous occidentaux. A voir !
5 Étoiles pour cette histoire qui est un drame total. Docu qu’il faudrait passer dans toutes les écoles publiques en France. Comment une mécanique pareille peut-elle exister au 21eme siècle ?  c’est là ou on se rend compte que les longs-métrages de Fahradi, déjà bien souvent dramatiques, sont en deçà de la réalité. Documentaire poignant sur une femme emprisonnée à Téhéran après avoir été victime d'une tentative de viol. La réaction de sa famille. Les négos pour la faire sortir. La vie avant et après. Triste et magnifique.
Une jeune femme issue d’une famille moderne se défend du meurtre d’un notable en invoquant la légitime défense suite à une tentative de viol. On est à Téhéran ; Iran où la loi des mollahs fait foi. Que ce soit un meurtre ou pas, peu importe, le film est une charge contre le régime et sa justice partiale. On entendra durant tout le film uniquement les défenseurs de la jeune fille ; son geste était-il légitime, là n’est pas la question… même si n’entendre qu’un son de cloche durant 1h30 est somme toute dérangeant. Donc ce n’est pas un film procès ; l’intérêt premier est de montrer la justice expéditive des hommes quand il s’agit de juger des femmes ou de défendre des hommes qui plus est sont influents. La force première de ce film est aussi de décortiquer les mécanismes de la loi de la charia ; on en entend souvent parler, mais au travers de ce cas, toute la cruauté de ces règles du fin fond des âges démontrent leur caractère ignoble. Le message politique est percutant ; mais la forme est pauvrette. Le montage à la dramaturgie excessive et la mise en scène digne d’un reportage TV de BFM en font un reportage sans réel intérêt. On aurait aimé une forme plus novatrice. Un film courageux à produire et à réaliser pour des iraniens… c’est déjà çà TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un documentaire puissant sur une jeune femme iranienne condamnée à mort pour s'être défendue contre celui qui essayait de la violer, après avoir été torturée pour obtenir des aveux.
Outre le sentiment de révolte que l'on ressent forcément face à cette justice qui n'en a que le nom, j'ai été impressionné par l'intelligence et le calme de la mère, du père et des deux sœurs de cette jeune femme dont le courage et les capacités de résilience forcent l'admiration.
Autour d'images volées de Téhéran, de vidéos, de photos de famille et de témoignages face caméra, la réalisatrice allemande a imaginé un dispositif original qui consiste à reproduire dans des maquettes très travaillées les lieux clés de cette affaire (l'appartement du drame, le tribunal, les cellules de prison).
Jusqu'au bout, Reyhaneh Jabbari restera fidèle à ses convictions et à ce qu'elle croit juste, quitte à en payer le prix le plus cher... Jusqu'au bout, l'on espère qu'un retour à la raison soit possible, notamment grâce à la forte mobilisation des siens et de soutiens un peu partout dans le monde... Jusqu'à cette scène dans la voiture, devant la prison, d'une puissance émotionnelle renversante.
A l'issue de la séance, ce qui est le plus glaçant est de se dire que, dans cette société patriarcale, à partir du moment où cet homme avait décidé d'asseoir son pouvoir sur elle, quoi qu'elle ait pu faire ou dire, cette jeune femme n'avait d'autre alternative que d'être condamnée, que ce soit par la loi ou la morale.
Sept hivers à Téhéran est le récit d’une lutte. Celle d’une mère qui va tout tenter pour sauver sa fille condamnée à mort par le régime iranien. C’est fort. Un documentaire bouleversant.
Combat bouleversant de tristesse et de dignité face à une dictature. Le sort des femmes dans ce pays semble bien peu digne d'intérêt dans nos démocraties.
Reyaneh Jabbari, âgée de dix-neuf ans, a poignardé en 2007 Mortez Sarbandi qui s'apprêtait à la violer après l'avoir attirée dans un appartement sous le prétexte de lui demander d'en refaire la décoration intérieure. Immédiatement arrêtée par la police, torturée pour lui arracher de fausses confessions, elle est condamnée à mort deux ans plus tard. Elle sera finalement exécutée le 25 octobre 2014.
La documentaliste Steffi Niederzoll a découvert cette tragédie en voyant la video de la mère de Reyaneh, écrasée d'angoisse, devant la prison où la sentence va être exécutée, au moment précis où on lui apprend la mort de sa fille. Elle a longuement interviewé la mère et les deux sœurs de Reyaneh, toutes trois réfugiées en Allemagne, ainsi que son père, qui, lui, n'a pas obtenu le droit de quitter l'Iran. Elle a rassemblé les vidéos, les enregistrements téléphoniques, les courriers échangés entre la prisonnière et ses proches pendant les sept longues années de sa captivité, ainsi que les images tournées au Camescope de la joyeuse jeunesse de Reyaneh avant son incarcération.
Le résultat est poignant. On y découvre une jeune femme riante, débordante d'énergie, qui continue envers et contre tout à clamer son innocence et qui, pendant sa captivité, prend sous son aile des prisonnières plus jeunes pour les défendre. On y découvre aussi la mère de Reyaneh, incarnation moderne de Clytemnestre, prête à tout pour sauver sa fille de la mort qui lui est promise.
On y découvre surtout le fonctionnement scandaleusement vicié de la justice islamique iranienne. Loin d'être considérée comme la victime d'une tentative de viol agissant en légitime défense, Ryaneh est accusée de "relation illicite hors mariage" et de "meurtre avec préméditation". La façon dont l'instruction, à charge, est menée, est choquante. La dureté de la sentence l'est tout autant : la mort en vertu de la loi du talion. Mais la façon dont la sentence est appliquée l'est encore plus : la famille de la victime a le droit de pardonner l'accusée et de lui éviter la mort. Ainsi s'ouvre pour la famille de Reyaneh un espoir et se rassemblent toutes les conditions de la plus perverse des tortures : l'espoir d'obtenir la grâce de Reyaneh et la torture infligée par la famille de Sarbandi qui lui refuse ce pardon tant que l'accusée n'aura pas retiré son accusation de tentative de viol.
La mécanique est dramatique, qu'on en connaisse par avance l'issue ou qu'on en ignore tout et qu'on espère jusqu'à la fin que Reyaneh sera libérée. On sort de la salle tétanisé et en colère. Seule note d'espoir : le portrait admirable de cette mère et de ces deux sœurs, exilées loin de leur pays, mais bien déterminées à tout faire pour que d'autres Reyaneh n'y soient pas à nouveau victimes de la violence des hommes.
Film documentaire haletant que l'on suit la gorge serrée et la rage au coeur. Un remarquable sens de la narration pour raconter le calvaire de Reyahneh Jabbari (féminicide politique) pendue par le fils de sa victime, transformé pour l'éternité en assassin par son propre géniteur-violeur! Il faut avoir entendu dans sa vie le cri de la mère de Reyahneh donner rendez-vous dans l'au-delà au Scarpia de Sept hivers à Téhéran, en hurlant vers le ciel, telle une Tosca iranienne. Une Inoubliable leçon d'humanité.
Énième film sur l'Iran et cette société castratrice, notamment envers les femmes. Comme par hasard la religion place la femme dans un cadre d'infériorité. Ainsi, lorsque l'une d'elle se défend face à un viol, sa vie est menacée et s'enclenche le processus infernal où la justice tient lieu de faire valoir à la loi islamique. Et là, la femme compte pour rien...
Relatant l'histoire (vraie) de Reyhaneh Jabbari, jugée et exécutée suite au meurtre d'un homme qui tentait de la violer, "Sept hivers à Téhéran" est un documentaire à la fois âpre et touchant. Si l'histoire a de quoi émouvoir, et que le destin de cette femme semble immensément tragique, le film pèche par une réalisation un peu brouillonne. Il s'appuie notamment sur de véritables vidéos et enregistrements sonores. Mais le tout ne donne pas un film suffisamment cohérent et nous perd dans son récit et dans la temporalité de certains évènements.
Tourné dans des conditions difficiles, 7 hiver à Téhéran parvient au fur et à mesure de la projection à nous émouvoir et ne plus nous lâcher par la force émotionnelle de son sujet et les touchants témoignages de tous les membres de la famille de la suppliciée. Mais, le film n'est pas seulement une dénonciation de la peine capitale en Iran, de la loi du Talion et du machisme poussé à l'extrême. Il est aussi, porté par une grande subtilité, un récit initiatique d'une jeune femme face à la mort et qui, issue d'un milieu assez favorable, prend conscience des êtres humains rejetés dont elle comprend la bonté. De plus, la condamnée, trouvera un certain refuge en prison. L'histoire est rondement menée et les membres de sa famille sont filmés avec justesse. L'exécution, filmée hors champ, est inoubliable. Un grand film de combat au suspens haletante. Enfin, la volonté de la cinéaste de reproduire les lieux du film en utilisant des modèles réduits est très judicieux et évoque le meilleur Ritty Panh.
comme un reportage sur une condamnation par la loi du talion.des images fortes et sinustres pour un régime qui tue sa jeunesse . a recommander pour tenter de comprendre k'iran...