Chien de la casse est un film rare, à ne surtout pas laisser passer. Surgit ici un personnage jamais vu dans l'histoire du cinéma, servi par un scénario, des dialogues et surtout des comédiens remarquables. [Ceci est une vraie critique et non pas du remplissage de boîte de prod ou de distrib] La bande-annonce donne un petit aperçu de la thématique du récit et des ambiances recherchées. Mais c'est loin de la réalité d'un scénario dans lequel la précision de dialogues et de situations superbement écrits construit un être de cinéma d'une complexité magnifique.
Étant allé voir ce film un peu au hasard pour ne pas dire à reculons, j'ai été bien pris par les personnages (inintéressants au premier abord) et l'intrigue. Un film plein de finesse sur une certaine jeunesse qui se morfond dans des petits bleds moribonds. Très bien !
Derrière un titre énigmatique, voire rebutant, Chien de la casse est un très beau film, fort, particulièrement bien écrit et magistralement interprété. Dans un village de l'Hérault -superbement photographié-, Dog et Mirales glandouillent tranquillement, de la place du haut à celle de la fontaine, du canapé aux rues serpentines. Leur relation est faite de pudeur et de violence, à la vie à la mort. L'arrivée d'Elsa dans le village va faire exploser ce tête-à-tête exclusif et, finalement, permettre à chacun des deux amis de construire sa vie de manière autonome. Un magnifique premier long-métrage, abouti et maîtrisé, de Jean-Baptiste Durand dont on attend la suite avec impatience.
C’est donc l’histoire d’une relation d’amitié. Toxique, pense-t-on dès la scène d’ouverture, avec un clair dominant et un clair dominé. Soumis plutôt. Et puis arrive l’élément perturbateur. C’est une femme, évidemment, qui va jouer ici un véritable rôle de tiers séparateur. On pourrait s’attendre à ce qu’elle révèle des rivalités entre les deux hommes, des envies, peut-être des jalousies. Il n’en est rien et c’est là où ce film aux accents naturalistes, se déroulant dans un village du sud qui ressemble à mille autres, entre des jeunes qui ressemblent à mille autres, se démarque et trouve sa singularité. Ce que révèle Elsa, et à quoi on ne s’attend finalement pas, c’est l’infinie solitude de Dog et Mirales. Tout les oppose : l’un est taiseux et lâche, l’autre est volubile et n’a peur de rien ; pendant que l’un passe ses journées devant la console, l’autre se repaît de littérature et de bons mots. En revanche, ce qui relie ces deux contraires, c’est leur profonde solitude. Ainsi Elsa, sans véritablement tenter de "réveiller" Dog de l’emprise tyrannique de son copain, va-t-elle les révéler l’un et l’autre à leur propre solitude et donc mettre en évidence la relation complexe d’interdépendance entre les deux amis, ce que la mise en scène soutient habilement mais qui doit surtout son épaisseur au jeu extrêmement convaincant des deux acteurs. A ce titre, un dialogue sonne particulièrement juste. Alors qu’Elsa demande à Mirales de lâcher un peu Dog, celui-ci lui répond - très violemment - que, sans lui, Dog ne serait rien. "Et toi ?" lui rétorque Elsa du tac au tac avant d’être définitivement réduite au silence. La suite leur donnera raison à tous deux et l’on reste troublé, à la fin du film, par cette amitié étrange mais non moins singulière. Comment ne pas voir en Mirales, lettré mais particulièrement humiliant, la volonté d’extraire son copain de sa morne condition ? Comment ne pas voir dans la soumission de Dog l’espoir d’un horizon plus ouvert, lui qui reprend par cœur les auteurs des citations de son encombrant copain ? Autant de questions laissées en suspens lorsque le film s’achève.
Pouget et sa région ne sont pas mis en valeur. Il ne s'y passe rien ou pas grand chose,comme dans ce film. Une pseudo amitié toute en soumission. Un plan Q parce qu'il en faut un dans un film. Mirales,une belle découverte
Si la note des spectateurs n’avait pas atteint 4 étoiles, je n’aurais certainement pas retenu ce scénario dans ma sélection hebdomadaire. Un film d’auteur (et premier long métrage pour cet auteur qui me semble déjà assez atypique dans son parcours initiatique). Méfiance. Mais enfin, Prix du public au festival Premiers Plans d’Angers (connaissait pas ! Angers si… pas le Festival). Bon, ben alors 4 étoiles pour moi aussi ? Oh que non ! Va pour mauvais (1,5) mais c’est surtout parce que je n’ai pas adhéré ou pas capté et que je me suis ennuyé comme rarement. Si j’ai bien perçu la dualité de ces deux personnages principaux, l’un taiseux, taciturne et stoïque, l’autre dans la logorrhée, dominateur et étalant sa culture littéraire vaguement philosophique, je n’ai éprouvé aucun intérêt à cette confrontation. Avec pour fond, l’ennui dans ce village urbanisé (périphérie d’une grande ville ai-je deviné) d’un vide abyssal et d’une tristesse infinie. La jeune fille qui vient perturber la relation du duo masculin est venue-là en vacances pour un mois. Un lieu de vacances ça ?
Salle pleine, spectateurs enthousiastes! Magnifique surprise que cet excellent film! On est transporté durant tout le film. Pas de temps mort! Tensions, rires, évolution des personnages..c'est un plaisir de cinéma rare! Et les acteurs principaux sont soient excellents soit sublimes! Un grand film!
Quel enfer. Après un début interminable où aucun enjeu n’est proposé, vous êtes plongé dans la médiocrité humaine. Ce type de cinéma n’ennuie au plus haut point. Tant mieux s’il y a des fans
Je ne partage pas l'enthousiasme général qui consiste à encenser un genre de cinéma qui va parler de ...rien ou du vide sidéral. C est le cas ici. Personne n'est à blâmer et certainement pas les acteurs mais ce genre de film devant lequel on attend jusqu'à la dernière seconde si il va se passer quelque chose a tendance à m agacer .
Raphaël Quenard est l'acteur français à l'accent du nord bien présent qui monte et qui enchaine les films interessants (Yannick, Cash, L'amour Ouf, Novembre ou la cour des miracles). "Chien de la Casse" est monté autour de lui et sa performance est très bonne en looser, petit dealer dans un coin paumé. Le scénario suite une petite bande de potes qui essaie de trouver une voie à leur vie pour sortir de leur misère. La réalisation joue sur le côté réaliste de l'histoire. On pourrait y être et faire la même chose qu'eux, à zoner entre potes le soir. J'ai bien aimé la première demi heure mais j'ai été déçu par le rythme qui s'installe au fur à mesure . Lent sans trop d'avancée dans l'histoire. Un bon premier film qui donne envie de voir la suite de la carrière du réalisateur.
j'ai quand même bien été déçu par ce film par rapport à ce qu'on dit certains.. je trouve qu'il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, les dialogues aurai mérité d'être un peu travaillé, un peu creusés, ça stagne beaucoup. le scénario est sans originalité, alors qu'il aurait pu creuser le thème de l'amitié assez peu vu au cinéma il me semble. on a envie de mettre des claques au mec qui n'arrive pas a aligner deux mots. on a envie de mettre des claques a celui qui a trop de bagout et vient l'emmerder.