Chien de la casse
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2023
Il y a des films qui s'imposent par la force de l'histoire qu'ils racontent et d'autres qui impressionnent davantage par la vérité de leurs personnages. Chien de la casse, le premier long-métrage de Jean-Baptiste Durand, se caractérise nettement par le deuxième aspect, avec ses deux jeunes héros d'un village de l'Hérault, liés par une amitié particulière, l'un du genre tchatcheur et l'autre plutôt taiseux, les duo glandant de concert, avec une petite bande, le soir tombé. Une errance presque immobile, en attendant que quelque chose se passe. Alors que la banlieue est surreprésentée dans le cinéma français, la vie dans les campagnes, hormis via des portraits de paysans, a enfin droit de cité dans Chien de la casse dont l'atmosphère constitue le principal atout, avec la relation perturbante entre ces deux protagonistes principaux, souvent accompagnés d'un chien étonnant, qui n'est pas loin de voler la vedette aux acteurs. Impossible pourtant de passer sous silence la prestation étourdissante de Raphaël Quenard, déjà aperçu dans des productions récentes, et à de multiples reprises, mais qui stupéfie ici dans un premier rôle où il laisse s'exprimer sa singulière qualité de jeu et son invraisemblable débit de paroles, étonnant de par son naturel lié à une sorte d'étrangeté habitée. Ce comédien est une dangereuse grenade prête à exploser dans le cinéma français.
JoRod
JoRod

77 abonnés 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2023
Nouveau venu dans le paysage cinématographique français, Jean-Baptiste Durand signe avec Chien de la casse un premier film détonnant, subtil et profond, sur une histoire d’amitié tumultueuse. Un coup d’essai qui laisse présager un avenir radieux.

Chaque année, le cinéma français nous offre pléthore de premiers films par de jeunes auteurs. L’occasion de découvrir dans ce maelstrom prolifique, des visions du monde, des regards à la diversité aussi réjouissante qu’inégale. Et des petites pépites. Sans nul doute, que l’arrivée sur nos écrans de Chien de la casse de Jean-Baptiste Durand fait figure de prétendant à la dernière catégorie. Et quelle réjouissante nouvelle.

Hasard du calendrier, The Banshees of Inisherin de Martin McDonagh, sorti au crépuscule de 2022, traitait lui aussi d’une relation d’amitié fiévreuse sur une île isolée au large des côtes irlandaises. Des similitudes amusantes entre les deux films mais la comparaison s’arrête ici. De ce conte magnifique absurde et poétique, Chien de la casse lui préfère une approche, non moins poétique, tout aussi profonde mais hautement plus naturaliste.

Tout commence à Le Pouget, petit village du sud de la France. Les journées se suivent et se ressemblent pour Dog et Mirales, amis depuis l’âge de douze ans. Dog est discret, timide, introverti. Mirales est son opposé : trublion, fin parleur et chambreur. Parfois un peu trop. Un quotidien qui se résume à traîner sur la place du village, jouer à FIFA, refaire le monde sans que le leur avance. Et puis, un micro événement va mettre la pagaille dans cette tranquillité environnante : l’arrivée d’Elsa, étudiante bretonne au sein du village. Le temps des changements et des introspections est arrivé.

SOLITUDE MODERNE
La peur de la solitude ; Trouver sa place dans le monde ; Le temps qui passe. Des maux contemporains dont s’est saisit le cinéma et nombreux artistes ces dernières années. Avec ses variations et son identité propre, Chien de la casse, vient apporter une pierre de plus à l’édifice.

C’est d’abord une histoire d’amitié douce-amère. A la fois tumultueuse et attachante, dure et tendre. C’est sur ces variations de registre, apportant une belle complexité dans les relations qu’il tisse entre ses personnages, que le film va habilement se développer. Refus du manichéisme et de misérabilisme, c’est bien la profondeur de ses thématiques – sous-jacentes mais bien présentes – qui fait le sel et la réussite de ce premier long-métrage. Elles viennent l’enrichir, l’alimenter et annihile ainsi toute facilité.

AMOUR RURAL
Ce n’est évidemment pas un hasard si cette histoire se situe dans un petit village du Sud de la France. Depuis son premier court-métrage, Il venait de Roumanie (2014), Jean-Baptiste Durand n’a eu de cesse d’explorer les territoires ruraux et périurbains, d’y placer le centre de ses histoires. Une œuvre globale qui transpire l’amour du rural, des petits villages, de cette poésie du quotidien, avec un attachement quasi viscéral pour un cinéma se revendiquant territorial.

Avec Chien de la casse (titre très accrocheur au passage), Jean-Baptiste Durand continue d’explorer ses thématiques chères, en variations, de l’amour et de l’amitié, sans quitter les terres héraultaises chère à son cœur. Il poursuit ainsi un travail, empli d’amour et d’affection, avec une désarmante finesse et une écriture au cordeau. Un film qui sait également cueillir le spectateur là où on ne l’attend pas forcément, par des variations narratives malines.

Jouant avec un décalage poétique très touchant, le film emprunte la voie d’un réalisme poétique que ne renierait pas le cinéma italien néo-réaliste. Il évite ainsi beaucoup d’écueils liés aux premiers longs-métrages, notamment dans cette volonté de trop-plein. Tout est étonnamment épuré, mesuré et calibré. Il donne l’espace suffisant à son propos en évitant la surenchère. Le film trouve son espace, son tempo et son existence dans la finesse des relations qu’il tisse entre les personnages, ô combien fascinants et touchants dans leur fébrilité, leur humanité.

L'ECLOSION QUENARD
Autre atout majeur, la présence magnétique de Raphaël Quenard, qui continue son ascension au sein du cinéma français. Après des seconds rôles remarqués dans notamment Fragile, Coupez ou encore Fumer fait tousser, l’acteur trouve ici un terrain de jeu à la hauteur de son talent : déroutant dans les ruptures de ton qu’il est capable d’apporter, saisissant dans la profondeur de son regard.

On le savait à l’aise dans les rôles de trublions, de bouffon malin, où sa prose maline fait des merveilles. Ici Jean-Baptiste Durand lui donne l’opportunité d’étendre son talent. Au delà de ses monologues inspirés & autres punchlines bien senties, le film lui permet de trouver une profondeur émotionnelle jusqu’alors sous-exploité. Il rayonne par sa richesse de jeu, élargit sa palette et devrait encore plus attirer les regards et accentuer le désir des cinéastes à son encontre.

En face, Anthony Bajon, à peu près partout dans le cinéma d’auteur et populaire français, signe lui, un rôle tout en retenu. Exercice pas moins difficile que celui de Quenard, mais dans laquelle sa belle sensibilité s’exprime dans les silences. Elément déclencheur de l’histoire, Galatéa Bellugi apporte au personnage d’Elsa, son jeu malicieux et charmant empruntant à la fois au culot de Mirales qu’à la sensibilité de Dog.

Ce duo, complémentaire – dans l’écriture et la présence sur l’écran – donne une épaisseur dramatique bienvenue. Un premier long-métrage qui aura su miser sur ses talents pour éclairer la beauté et la poésie de son sujet. De ce choix de duo judicieux, le long-métrage en tire toute la sève de son potentiel initial. Flair de chien.

A la fois célébration de son territoire, terrain de jeu sublime pour ses acteurs et témoin de maux contemporains, cette première œuvre réussit à peu près tout ce qu’elle entreprend avec une douceur-amère et une subtilité remarquable. Parce qu’au final, tout n’est question que d’amour, dans ses expressions maladroites mais sincères, et finalement d’une humanité bien loin de ces fameux chiens de la casse.

Article à retrouver sur Le Mag Du Ciné
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2023
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Chien de la casse est sans doute l'un des plus beaux films sur l'amitié masculine. Jean-Baptiste Durand arrive à capter ce que sont les relations entre mecs dans ces petits villages, ce que c'est que ce chambrage qui finit par tourner au harcèlement, ce que c'est que l'amour vache, mais surtout comment ça cache surtout une certaine forme d'inconfort et de manque d'assurance. Rien qu'en réussissant ça Durand avait un bon film.

Mais en plus il a le casting parfait, les trois acteurs principaux sont tous les trois très bons et Anthony Bajon commence à avoir quelques bons films à son actif. Disons que leur interprétation permet de donner de la consistance aux personnages, de sentir qu'ils ont un vécu et qu'ils éprouvent des sentiments entre eux. Que ça soit un amour naissance, que ça soit du mépris... Et on a pas besoin de dialogues pour ça, juste voir leur tête et on comprend ce qui se passe. On comprend que le Mirales qui joue les caïds il a peur que son pote le délaisse, on voit bien qu'il le chambre pour jouer aux durs et s'inventer un personnage, que son pote l'agace quand même malgré tout un peu, qu'ils ont passé peut-être trop de temps ensemble... Bref c'est un film où on sent qu'il se passe quelque chose entre les personnages. Et une fois n'est pas coutume il se passe plus de choses entre les deux amis, qu'entre le mec et sa nouvelle copine.

Il faut souligner l'excellence de l'écriture du personnage de Mirales dont on voit bien qu'il est tiraillé. Il se cache derrière ses rêves de grandeur (travailler dans un grand restaurant) pour finalement ne pas avouer qu'il ne fait rien de sa vie et que le temps passe... J'aime beaucoup le fait que le mec ne corresponde à aucun cliché qu'on pourrait se faire sur le petit caïd. Il se comporte comme un, certes, mais il lit, il cite Montaigne, il est gentil avec les autres... Il cache juste son manque d'assurance derrière un surplus d'arrogance.

Bref, j'ai trouvé extrêmement juste, tantôt drôle, tantôt touchant et j'aime le fait qu'il n'y ait rien besoin d'expliquer. On comprend. On comprend parce que nous aussi, spectateurs, ces situations là on les connait.

J'apprécie aussi le fait que le vie de ce village/petite ville de province, où il n'y a rien à faire à part trainer, soit représentée pour ce que c'est, que ça ne soit pas idéalisé. Ça ressemble vraiment à ça une soirée là-bas.

Un film premier long métrage sublime.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2023
Ai vu "Chien de la casse" premier film du prometteur réalisateur Jean-Baptiste Durand. Film se démarquant par son sujet, ses dialogues et son casting. Au Puget, village d'Occitanie, Mirales, la petite vingtaine, a un chien qui se prénomme Malabar et un meilleur ami à qui il parle comme à un chien et qui s'appelle Dog, le bien nommé. Les deux amis se connaissent depuis la 6ème, et trompent leur ennui journalier en glandant, en restant assis à fumer sur le banc de la place de l'église, en refaisant le monde, en tirant des comètes sur un futur improbable. Mirales a besoin d'humilier dog, de le rabaisser, de le mettre mal à l'aise en public, et Dog se laisse faire sans broncher. Jusqu'au jour où le souffre douleur rencontre Elsa dont il va tomber amoureux. A travers les yeux de la jeune femme, Dog va réaliser la relation qui le relie à son "bourreau". Mais ira-t-il jusqu'à se révolter ? Les dialogues très écrits sont inattendus et poétiques. C'est la grande force de ce long métrage. Nous ne sommes pas très loin de Blier. Morales cite à tout bout de champs et à bon escient Montaigne dont il a retenu par coeur bon nombre de maximes. Morales veut en mettre plein la vue et dominer, mais il est également serviable et rend visite aux vieilles dames seules, et est ému aux larmes par la musique classique. Antony Bajon est parfait (comme d'habitude) dans sa palette de jeu toute en silence et en résilience. Raphaël Quénard comme son personnage prend toute la place par la parole, toute la place sur l'écran, une révélation. Un charisme fou. Le duo extrêmement bien assorti peut faire penser à celui que formait Depardieu et Dewaere. Et on peut voir également "Chien de la casse" comme un "Les Valseuses" de notre époque, où la drague et les conneries en chaine sont remplacées par fumer des joints, et refaire le monde uniquement en tchachant tout en restant assis, rivé à son téléphone portable. La lumière est très soignée et la mise en scène sobre est non moins présente. On peut regretter une aventure un peu facile, dispensable et anecdotique sur la fin du film. Un long métrage très original, qui sort du lot des premiers films, et de la production française.
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2023
Superbe film autour de personnages ambivalents: l'un dominateur et cultivé, l'autre, simple, assujetti mais qui va tenter de s'émanciper. Un très beau jeu d'acteurs, des dialogues de qualité. Une relation complexe entre les deux hommes, une homosexualité refoulée, une propention à l'humiliation chez le dominant, une incapacité à réagir et peut-être une admiration pour lui chez le dominé. Le désordre va venir s'installer dans cette petite vie bien huilée. C'est bien filmé et malgré une intrigue sans à-coups, on est pris par cette histoire. A voir, sans hésitations.
Niggers
Niggers

3 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2025
Tous les acteur.ices du films sont justes. Une histoire simple et universelle dans un petit village Français . Dog le taiseux , Mirales le volubile. Et tous les autres. Des figures, qui resteront , et qui hantent un moment après être sorti de la salle.
Mention aussi à l'image du film, à sa musique , et au montage , très juste. Le village contemporain avec sa jeunesse, ses impossibilités et ses possibles. Mirales on en a tous connu un, Dog, on en a tous connu un. Ce film pourtant on l'avait jamais vu.
arichy
arichy

7 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2023
Super film sur la jalousie , l'exclusivité dans une relation d'homme.
Très bien filmé sans temps mort bien que le cadre et l atmosphère s'installe tranquillement.
Raphaël Quenard créve l'ecran avec un rôle qui s'y prête.
a voir absolument
JLESTER
JLESTER

54 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2023
Un film qui fait du bien au cinéma français, une vrai direction d’acteurs, aucun temps mort, une maîtrise du scénario, une musique juste, un film d’auteur en scope, un vrai film de cinéma !
thechomb
thechomb

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2023
Chien de la casse est un grand film à petit budget, riche en humanité, en finesse, en émotions. Les dialogues, brillantissimes, donnent envie d'être enregistrés puis récités dans la vraie vie ("Si t'as pas de thunes, t'as pas de meuf. Si t'as pas de meuf, t'as pas de problèmes. Si t'as pas de problèmes, t'as pas de vie"). Les acteurs sont éblouissants, avec mention spéciale à Raphaël Quenard, dont on espère qu'il sera dûment récompensé aux Césars pour le naturel avec lequel il endosse ce rôle de tchatcheur écorché vif et limite harceleur. Malgré l'ambiance un peu glauquy, on a le sourire scotché aux lèvres de bout en bout devant tant d'intelligence. Une très grande réussite. Dépêchez-vous, le film va bientôt quitter l'affiche !
ncd
ncd

9 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2023
C'est bien écrit, c'est drôle, c'est émouvant... Raphaël Quenard est exceptionnel dans son rôle. A voir absolument!
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2023
Ce film est un ovni. Chapeau bas à Jean-Baptiste Durand. Quel talent, et en plus ce serait son premier film. Chien de la casse est un film un peu inclassable, qui surprend pour le mieux dans le paysage cinématographique français actuel. Il se trouve que les jeunes protagonistes du film, je l'ai avait tous repéré pour leur talent. Je dois avoir les mêmes goûts que la direction du casting du film. Le talent de Raphaël Quenard éclate au grand jour. Les dialogues sont fréquemment savoureux. Le film est imprévisible, les acteurs ont de la tendresse, de l'humanité et touchent le spectateur tour à tour. Le film va être un des meilleurs premier film français de l'année indubitablement. Bravo.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2023
Dog (Anthony Bajon) et Mirales (Raphaël Quénard) sont inséparables depuis la sixième. Mais tout se dérègle entre eux à l’arrivée d’Elsa (Galatea Bellugi).

"Chien de la casse" est un premier film d’une étonnante maîtrise. Loin des banlieues multiethniques et de ses voyous en mal d’intégration ou des déserts ruraux et de ses fermiers écrasés de dettes, il décrit un milieu rarement filmé, celui de la jeunesse pauvre, blanche et désœuvrée de la France périphérique, qui tue son ennui en faisant tourner un joint arrosé de bières sur la place d’un bourg en train de se vider de ses habitants.

"Chien de la casse" doit sa réussite à son trio d’acteurs et au premier chef à l’étonnant Raphaël Quénard. On l’avait découvert il y a deux ans dans "Fragile". Depuis il a eu des petits rôles dans "Novembre", "Coupez !" ou "Je verrai toujours vos visages". Mélange paradoxal de Jim Carrey pour la veine comique et Patrick Dewaere pour l’intensité dramatique, son talent éclate en tête d’affiche dans le rôle en or d’un jeune marginal, condamné après la mort de son père à porter à bout de bras une mère dépressive, avec pour seule compagnie un pitbull et un ami d’enfance qu’il martyrise.

Car l’amitié qui unit Miralès et Dog est ambiguë, toxique, presque malaisante. Miralès écrase de son bagout son ami taiseux. Pire, il l’humilie sans pour autant que Dog ne se cabre. L’arrivée d’Elsa bouleverse l’économie de leur relation.
Anthony Bajon est, comme toujours ("Un autre monde", "Une jeune fille qui va bien", "La Troisième Guerre", "Au nom de la terre", "La Prière", "La fête est finie"), excellent dans ce rôle ingrat, tout en silence et en demi-teinte. En revanche, Galatea Bellugi dont on connaît le talent ("Tralala", "Une jeunesse dorée", "L’Apparition", "Réparer les vivants", "Keeper"…), est sacrifiée dans un rôle où elle n’a pas grand chose à dire ni à faire.
Doinel
Doinel

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2023
Ce film a pour thème le vide abyssal de la vie de jeunes dans une petite ville du sud . Cela donne à voir un univers différent de celui habituellement montré dans le cinéma français. Malheureusement l ennui que ressentent les personnages du film peut être contagieux et s emparer du spectateur.
pacino1312
pacino1312

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2023
film vu à Angers où il a reçu le prix du public, très mérité ! "Chien de la casse" marque et nous reste longtemps après visionnage.. Des acteurs impressionnants de justesse, une mise en scène maîtrisée. A voir absolument !!
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2023
Les + : sa sensibilité et son  originalité
Les - : on aurait aimé continuer à les découvrir les connaitre encore un peu plus.
Mes Mots clefs  (et parfois un  ptit plus selon mes envies du moment) :
LE film qui me conforte dans l'idée que se rendre dans une salle de cinéma est important.
Il montre ses crocs pour mieux cacher ses faiblesses ainsi il croit se protéger mais la carapace est si fragile. Poids de la culpabilité. Cette souffrance  exacerbée,  à fleur de peau qui rend Mirales  si cruel parfois ; son bavardage incessant  pour se camoufler. Dog le taiseux, subit, encaisse. Punching ball. Solide fragilité.  Le silence pour se protéger et pouvoir s'échapper peut-être.
Les laissés pour compte, les paumés,  les modestes, les petits, les communs,  les silencieux , les trop bruyants et pourtant tellement, oui tellement vrais et captivants.
Qui est fort ?
Qui est fragile ?
Qui sauve , qui protège ?
Peu importe, colère collective de ces deux êtres attachés et attachants.
Un grand malheur pour enfin  se décider à trouver un petit bonheur, alors nous aussi on est un peu heureux.
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