Je ne comprends pas les bonnes critiques pour ce film. Il est lent, bavard et il ne se passe pas grand 'chose. Cette histoire d'amitié emprunte de jalousie et de soumission est mal conduite. On s'ennuie ferme tout au long du film. Ne perdez pas votre temps et passez votre chemin
Un film qui tourne en rond est ennui plus qu'il ne captive. Des personnages vides et un scénario beaucoup trop fade. La seule contemplation est permise grâce aux plans sur le paysage qui est magnifique. C'est un film qui ne transporte pas, et qui ne laisse pas sa trace.
Chien de la casse nous secoue comme il nous hypnotise. Dog et Mirales, on les connaît, on les a connu, et en même temps, on prend un plaisir dingue à les rencontrer, dans leur quotidien, leurs douleurs, leur amitié abimée. De l’amour sans le sexe. On rit, on est bousculé, pour finalement être touché au coeur par la profondeur de ces personnages, des habitants du village qui portent chacun la poésie du film. Ça fait du bien d’entendre de vrais dialogues dans un film français (qui plus est un premier film), et une mise en scène subtile et jolie. C’est simple, vrai, beau.
Dans sa première partie on a un peu de mal à s'attacher à ces individus, qu'on pourrait aisément qualifier de "cassos" ou même de parasites. Un Mirales/ Quenard dealer, qui joue le caïd qui sait tout et impose donc son omniprésence et sa parole à en devenir aussi antipathique qu'insupportable, cassant et vampirisant son meilleur ami, Dog/Bajon aussi mutique qu'effacé qui se résume à un gamer qui a tout de la victime. On a bien du mal à croire en cette amitié où il n'y a ni échange ni partage à quelque niveau que ce soit, dont on ne perçoit pas grande chose de bien, ou si peu que ça reste anecdotique comparé à ce qui les rend inintéressant. Et comment croire que la bande ne connaît pas Dog alors qu'ils connaissent les autres, que Dog est dans cette petite ville depuis des années ?! Heureusement le réalisateur-scénariste a su faire évoluer son duo de façon judicieuse et cohérente avec espoir ce qui n'était pas gagné vu les loustics. L'évolution du récit et des personnages permet au film de surnager, mi-figue mi-raison, qu'on aurait vraiment voulu aimer. dommage... Site : Selenie.fr
La balle à Babar, la baballe à Malabar. Un film juste splendide, tout est humain avec une cinématographie très lente et plutôt seul, je dirais. Sentiment de solitude avec une tension qui monte, et des moment très malaisant. Je met car c’est humain, et je surkiffe !
je suis looooiiiin d'être un fan du cinéma français, les rares qui ont lu mes commentaires sur quelques articles d'allociné peuvent en témoigner ! pourtant, ce film là vaut le coup ! certes il repose beaucoup sur raphaël quenard et son personnage (son double ? pour l'avoir aperçu sur le plateau de l'insupportable yann barthès la différence semble assez tenue !), mais il évite certaines longueurs et on ne voit pas le temps passer... et puis après tout, qui n'a pas vécu ce type d'amitié !
L'histoire d'une amitié ( très improbable) entre un dominant (Quenard) et un faible. Un fort trop fort et un faible vraiment trop faible. Leur pseudo amitié tourne parfois au harcèlement. Quand à Raphaël Quenard, oui il est très bon mais le film tourne au one-man show. Tous les dialogues tournent autour de lui et les autres personnages ne sont que des faire valoir. On est donc assez vite agacé voire ennuyé.
C’est l’incroyable personnalité de Raphael Quenard, qui domine ce film, grâce à une densité de jeu incroyable, une puissance , mais aussi une sorte de folie intérieure, de lâcher prise. On a souvent l’impression qu’il part dans son délire, dans son jeu, par son charisme, sans aucun contrôle. Par certains aspects il rappelle la force et l’intensité de Patrick Dewaere, star des années 70, disparu trop tôt. Le scénario se passe dans un petit village de l’Hérault, et nous montre une bande de jeunes, un peu désœuvrés, dilettantes, ils ne savent pas quoi faire , se retrouvent le soir dans un square sous un lampadaire .Il y a deux copains , très soudés, et un peu rugueux, Mirales le dominant, comme il l’est avec son chien de dressage, veut dominé son copain, il l’aime trop fort, trop possessif. Le plus jeune Dog tombera amoureux d’une jeune fille de passage, leur amitié volera en éclat temporairement. Galatea Bellugi et Anthony Bajoin sont très bons aussi .Beaucoup de tension aussi avec un groupe de gitans voisins. Le réalisateur Jean Baptiste Durand a beaucoup de talent il sait mettre beaucoup de densité et transforme ce « petit » film un peu social et provincial en un thriller oppressant.
Chien de la casse est un drame rural sans prétentions qui bouleverse par sa justesse et sa capacité à rendre son propos universel. Porté par un duo d'acteurs formidable, le film nous dépeint une relation d'amitié (un peu toxique) entre deux jeunes hommes, et leur trajectoire dans un petit village héraultais. L'arrivée d'une jeune fille va semer le trouble entre les protagoniste et mettre en lumière leurs zones d'ombre. Le film est subtilement écrit et adopte une mise en scène jolie est signifiante. Le village, les personnages, les paysages sont mis en valeur sans tomber dans le démonstratif. Devant Chien de la casse, on rit, on s'émeut, car il s'agit d'un très beau film, poétique et harmonieux.
Un film sincère sur l'amitié, faisant la part belle à une complémentarité aussi riche que dangereuse. Entre le "grand frère" bavard et taquin et le plus jeune taiseux et introverti, vient éclore un amour naissant extérieur qui risque de tout détruire. Si le film peut paraître long et poussif, il n'en demeure pas moins fin et réaliste, avec des personnages crédibles et bien interprétés.