Une jolie mise en scène de l'amitié, pas vraiment d'histoire et de trame, mais plutôt deux portraits, une alchimie, et une réflexion intéressante mais vraie sur l'amitié masculine
Cette soirée des Césars m'a donné envie de me pencher sur ce film porté par un réalisateur bougon. Il est Intéressant de voir cette vie de village de la plaine des avants-monts très bien rendue, et jamais montrée. Mais le personnage de Dog ne suscite aucune empathie et est un archétype de ces "piches" détestables. Les relations un peu trop sages pour une histoire d'amour moderne n'ajoute rien. Il manque d'élan dans le scénario et on a l'impression de tourner en rond. Les embrouilles de gitans manquent d'envergure et la vie de ce chien m'a laissé de marbre. Le DVD est intéressant pour l'interview du réalisateur et les deux courts-métrages. Un réalisateur à suivre.
Il y a tant de raisons pouvant mettre à mal une amitié et, cette chronique montre l'équilibre fragile des choses allié au sentiment d'abandon. Au cœur des ruelles étriquées de ce village, les personnages tournent en rond, dans une ambiance nonchalante. Ce premier film de J. B. Durand, tout de même banal et plutôt fade, aura le mérite de révéler R. Quenard.
Les acteurs sont effectivement très bons. En revanche, il ne se passe pas grand chose dans le film...c'est un film correct avec de bons acteurs...mais de là à mettre 4 ou 5 étoiles il faudrait doser ^^. J'espère revoir l'acteur principal dans d'autres films par contre.
Le jeu des acteurs est la grande force de ce film. Les longueurs du film servent la narration du quotidien pénible de ces jeunes de campagne, on souffre avec eux un peu trop à mon goût.
Un film qui transpire la vérité et la simplicité. Le personnage de Mirales est tout bonnement incroyable grâce à Raphaël Quenard, qui a rendu ce personnage au début agaçant en un personnage très attachant.
Ce n'est ni une histoire d'amour ni une histoire d'amitié c'est l'histoire d'un mec qui a une façon toxique d'échanger avec ses proches... Étonnant le bruit et les nominations que ce film suscite. Et ça se termine par une fosse happy end...
Excellent film, acteurs remarquables, dialogues savoureux, subtile analyse des rapports humains. Tout est contenu dans les regards, les silences, la gestuelle. Le rôle du chien est aussi très important. Enfin qu’est que l’amitié, qu’est-ce qu’elle apporte ? Parfois elle engendre entre deux êtres attachés amicalement, des vexations, des blessures mais derrière tout ca, en filigrane, on retrouve toujours de l’amour. D’ailleurs, ce sont les mots de Raphaël Quenard : « Mais on s’aime, non, hein, on s’aime… »
Une mise en scène très maîtrisée pour ce premier film, scénario assez simple mais avec 2 grands acteurs pour l'incarner, Quenard est extraordinaire. Quelques longueurs.
Jean-Baptiste Durand frappe fort avec son premier long-métrage Chien de la casse. Le film s’inscrit comme une analyse profonde de la vie de deux jeunes amis dans un petit village du sud de la France. Porté par le talent de Rafaël Quenard et de son acolyte Anthony Bajon, le scénariste parvient à montrer beaucoup avec peu.
Nous assistons ainsi à une histoire autant drôle qu’émouvante, livrant une leçon sur la solitude, la jalousie, le ressentiment et le désert social que vivent certains jeunes dans les campagnes de France. Ce film apporte beaucoup au cinéma français et montre tout particulièrement l’étendue du talent de Rafaël Quenard.