Un premier long métrage prometteur sur une amitié toxique, tout en nuances et ambiguïté. On pourra toutefois regretter le surjeu de Raphaël Quenard qui fait un peu trop son petit Pacino.
2 potes vivent de deal et de glande dans un bled paumé. Une fille fait irruption et sème la zizanie entre les 2 jeunes qui comme prévisible s'embrouillent . Voilà c'est tout. Quenard joue bien, l'autre ne dit rien ou presque; tenez bon c'est peut-être génial ... mais ca saute pas aux yeux
Un petit bijou. Un ovni. Quenard est merveilleux. Le rôle bien sûr s'y prête. Mais quel acteur. Il bouffe la caméra ce mec. On l'a vu dans Yannick ou je verrais toujours vos visages mais là il est incroyablement envoûtant. Et puis ça parle enfin de la jeunesse des petits villages et ce n'´est pas tous les jours qu'on voit ca dans le ciné français hein. On préfère les histoires de bobos parisiens. Bravo au réalisateur. Rendez vous aux Césars.
Plongée dans la France oubliée, celle des amitiés profondes et étouffantes, aux maux d’une société qui s’ennuie qui affronte son propre destin. Ce duo est épatant : A.Bajon et R.Quenard. Le style est propre, nostalgique d’un cinéma révolu en France, simple et pourtant si complexe en même temps. Pour un premier film, quelle belle leçon !
Jean Baptiste Durand fait une entrée fracassante dans la scène du cinéma Français avec ce film. Un petit village dans l’Hérault (si on m’avait dit qu’au pouget serait réaliser un tel film !) , dog et Mirales plus âgé et plus affirmé que le précédent, sont deux amis d’enfances, ils traînassent dans la petite place du village, se taquinent et se chambre surtout dans un sens.. Une fille apparaît dans la vie de dog, puis tout s’enchaîne.. le film dénonce avec une justesse extraordinaire le quotidien des jeunes dans ces villages, Raphaël quenard est monstrueux, une fois de plus , il confirme qu’il est l’acteur français du moment.
Très bon film qui montre la complexité des reports amicaux dans une société contemporaine très égoïste ! Belle interprétation de la nouvelle vague des acteurs français
Un film étonnant d'authenticité. Il transpire l'ennui de ces jeunes qui ne parviennent pas à décoller de leur village rural et pourtant jamais on ne s'y ennuie, se délectant du jeu d'acteurs tous extras. Raphaël Quennard et Anthony Baujon sont irremplaçables chacun dans leur rôle. Quant aux dialogues bien sentis on se demande ce que sera la prochaine joute verbale en mode monologue de Miralles face à un Dog mutique tout en disant beaucoup dans son silence. Un scénario tout en pudeur pour parler de ces vies effacées à l'ombre des murs de pierre.
Cette histoire d’amitié toxique dans la ruralité contemporaine est rapidement passionnante, en grande partie grâce au personnage complexe incarné par le magistral Raphaël Quenard, le dominant de la relation, englué dans un enchevêtrement confus de sentiments. Qu’il fasse preuve d’une éloquence séduisante ou d’un comportement odieux, il fascine durant l’intégralité du film. En dehors de cette interprétation Masterclass, la mise en scène de ce premier film fait plus qu’assurer en soutenant un rythme jamais languissant, mais rendant compte de la douce léthargie d’une certaine jeunesse et de certains territoires, et en exploitant joliment les décors de ce quotidien et les beaux paysages naturels environnants. Césars de la révélation ET du premier film ?
Mais qu'est-ce qu'ils jouent bien ces acteurs. Ça fait plaisir! La vérité, même le chien, il joue bien. La réalisation n'est pas spectaculaire mais soignée. J'aime beaucoup mes dialogues.
Un film sur l’amitié de 2 jeunes, dans un petit village en France, qui est remise en cause lorsque l’un d’eux tombe amoureux. C’est bien interprété, et cela décrit assez bien l’ennui que peuvent vivre certains jeunes dans la France profonde. Les critiques sont un peu exagérément positives, mais cela se regarde avec intérêt et sans ennui.
"Chien de la casse" est dur à définir, et s'il plaira, c'est pour les émotions simples et fortes qu'il est capable de dégager sans détour. Tendre, brutal, hypersensible, chaotique, insaisissable aussi, qui déstabilise.
Ce film c'est "ça passe ou ça casse". Tu l'aimes ou tu restes indifférent. Tu t'ennuies ou tu ne vois pas le temps passer. Ici flotte l'amitié, pas une amitié platonique et éphémère. Une amitié dans ce qu'elle a de plus dure et de plus belle à la fois. Des personnalités qu'on a envie de voir changer. Puis finalement rester comme elles sont et les voir évoluer à leur rythme car c'est la vie, la vraie, celle qui fait du bien et parfois qui fait mal. Dans ce film ce n'est pas l'action, ce n'est pas l'histoire, le début ou la fin qui compte réellement. Se sont des personnages avec leurs défauts, leurs qualités, leur évolution et leurs interactions. C'est un cinéma différent , une belle découverte.
C'est le premier film que je vois de Raphael Quenard, que je ne connaissais qu'à travers les medias, et ben franchement, il m'a scotché. L'histoire est simpliste mais on entre litteralement dans la peaux des personnages et de l'ambiance pesante du film. L'humain est au centre du film, avec son humanisme et à la fois sa violence, un film très dur avec du recul.
Déroutant, au début du film, on a envie de zapper, de lacher et puis on commence à s'attacher au visuel, aux portraits, aux identités et puis hop on hameçonne, c'est parti...et puis ce coté désuet surréaliste!!! Bravo rien d'autre à dire..