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noumayos66
4 critiques
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4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Des films français comme on aime et comme on sait faire. C'était la 1ere fois que je voyais Quenard et je ne suis pas déçu, un rôle taillé pour lui A noter que Bajon est également très bon.
Une histoire d’amitié dans un village d’Occitanie. Les jeunes n’ont pas grand-chose à faire si ce n’est de se retrouver sur les bancs de la place en haut du village, et de tuer le temps ensemble. Dog et Mirales forment un duo dans le groupe de jeunes, dans lequel le petit taiseux est le faire valoir de l’autre. Dog prête le flanc aux petites humiliations continuelles de Mirales, qui plein d’énergie verbale, se la raconte. Leur équilibre est mis à mal par l’arrivée d’une jolie jeune femme, qui jette son dévolu sur Dog.
Le film est tenu par le trio de jeunes acteurs, Galatéa Bellugi, Anthony Bajon et Raphaël Quenard.
Anthony Bajon a déjà fait ses preuves au cinéma, phénoménal dans « La Prière » de Cédric Khan. Il a une présence qui nous rappelle un Gérard Depardieu tout jeune homme. Son visage parvient à faire passer des nuances étonnantes. Il a l’envergure d’un grand acteur.
Mais Raphaël Quenard qui est-il ? en 2023 nous le découvrons sur les toiles de cinéma comme un hurluberlu avec « Yannick » de Quentin Dupieux dans lequel il est bouleversant de sincérité, et ici dans son personnage de Mirales pour lequel il a remporté un Swann d’Or de la révélation masculine. Très impatiente de le voir dans un autre type de personnage, en taiseux par exemple pour vérifier s’il parvient à ne pas s’enfermer dans un type de rôle qui lui va comme un gant. Sa singularité n’est pas dans un accent régional mais bien dans une diction particulière. Il fait par son phrasé de notre langue française atone, une langue tonale, c’est très étonnant. Je viens d’écouter une masterclass qui lui a été consacrée et ses personnages semblent tellement lui coller à la peau, avec ce mélange de pureté et d’énergie joyeuse, qu’on peut se demander s’il réussira à faire autre chose tant il ne doit pas jouer beaucoup pour incarner Yannick ou Mirales. Ce jeune homme qui a un bon bagage universitaire en Chimie, et fût assistant parlementaire d’une députée de Savoie par chez lui, on le sent capable de pouvoir parler à n’importe qui d’à peu près n’importe quoi, il manie l’art de la diplomatie brillamment. Sa pensée est acérée, elle surprend par une utilisation de mots simples. Il se fait comprendre de manière très précise sans fioritures verbales. Ce jeune trentenaire, est-il un « olibrius magique » dans le paysage du cinéma français ? espérons qu’il gardera cette fraicheur et cette énergie pour l’embarquer ailleurs.
Chien de la Casse (FRance– 1h33) de Jean-Baptiste Durand avec Anthony Bajon, Raphaël Quenard, Galatéa Bellugi, Dominique Reymond
L’amitié conflictuelle entre deux jeunes issus d’un petit village du sud de la France est bouleversé par l’arrivé d’une jeune femme mettant à mal les dynamiques du duo. Formidablement bien écrit, ce film porte un regard très juste sur la jeunesse dans la ruralité bénéficiant d’un épatant trio d’acteurs.
L’histoire d’une amitié avec tout ce que cela peut comporter d’ambiguïtés: jalousie, domination, rivalités. Plus largement une belle chronique sur ce que cela signifie d’être jeune dans un village du sud de la France aujourd’hui. La violence, l’ennui, les trafics, mais aussi la solidarité et la beauté. Pas de misérabilisme ici, mais une vision réaliste et lucide qui échappe au nihilisme. Un beau film sur la rédemption.
Voila un film ovni qui vous met sous emprise durant toute la durée de l'histoire. Les acteurs sont excellents mais qu'est-ce que ça fait du bien de prendre l'air en sortant de la salle.
Image sociale brute et juste de la France, sa jeunesse, ses petites villes et les liens sociaux, les hauts les bas, le temps qui passe, les écorchés vifs, les pleins d'espoir, les resilients. C'est beau, c'est dur, mais tout avance. Beau film.
Du french dream qui sonne faux,en plus on dirait que l'un des acteurs a 15 ans, ça rend la chose encore plus é effet,les interactions entre les deux acteurs sont bizarres et dénuée légèrement de sens parfois,ce qui rend l'immersion difficile. Seuls les décors ont un certain attrait, d'une France restée encore solide malgré tout...Il vaux mieux regarder quelque chose qui enrichi que ce film qui fait le complaisant avec des ratés.
Un film de vie, une ligne scenaristique parfaite, des détails visuels, des tics de langages bien pensés, énormément d’émotion, le tout dominé par un jeu d’acteur excellent qui nous laisse pénétrer dans une des histoires de ce petit village, génial
Chien de la casse - un thème original et oublié : l’ennui des jeunes adultes dans nos campagnes. C’est très bien joué, simple, très en temps réel. Leur désir de ne pas travailler, biberonnés par les aides, le vide, les bagarres, la dépression...la France. Malgré cela, les personnages sont attachants, bien definis. Réalisateur à suivre ! 3,6/5
Excellent film, original, bien écrit, subtil, complexe avec d’excellents acteurs. Une histoire d’amitiés qui parle de la jeunesse et plus largement de nous tous. Humain trop humain...
“Chien de la casse”, c’est la tendresse maquillée en baston, une bromance rurale qui pue la clope froide, le manque d’amour, et les silences trop longs. Raphaël Quenard crache ses répliques comme on jette des cailloux sur l’enfance : pour ne pas pleurer, pour ne pas s’avouer fragile. La France périphérique y est filmée sans folklore, sans misérabilisme — juste avec une vérité brute, qui gratte et qui réchauffe à la fois. Un petit film ? Peut-être. Mais avec une gueule, une âme, et ce truc rare : l’humanité sans filtre.