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tuco-ramirez
169 abonnés
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4,0
Publiée le 19 juillet 2023
Un village de l’Hérault, deux jeunes, potes d’enfance, enracinés dans leur village ; un enracinement qui relève de l’immobilisme ; zonent sur la place du village. L’un est tchatcheur, l’autre taiseux ; leur relation est limite toxique ; ils glandent avec une petite bande le soir tombé. Dans un cinéma français surreprésentant la jeunesse de banlieue, montrer la jeunesse des campagnes sans guère plus d’avenir que son pendant citadin est déjà une bouffée d’oxygène. Et, plus qu’un film à histoire, c’est un film à personnages, surtout quand le duo se voie compléter d’une jeune fille tombée là par hasard. Jean Baptiste Durand, pour son premier long-métrage, nous donne déjà envie de voir le second par sa maitrise du scénario et ses dialogues qui claquent. Son scénario part d’une histoire banale mais il en fait un objet original. Et pour les dialogues, c’est fabuleux, il est un grand dialoguiste ; tout en s’appuyant sur des expressions actuelles, il invente sa propre langue ; savoureuse et poétique. Mais ces dialogues ne seraient rien si ils n’étaient pas envoyés de manière magistrale par un trio de jeunes acteurs magnifiques : Anthony Bajon, connu et reconnu ; Galatea Bellugi, qui commence à se faire discrètement une place dans le cinéma français ; et la révélation XXL Raphaël Quenard. Ce dernier est et sera un extraterrestre du cinéma hexagonal : un débit de paroles invraisemblable, un jeu étrange et habité quasi viscéral, tout cela avec un naturel déconcertant. Une vraie bonne surprise de 2023 avec de jeunes talents prometteurs TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Ne pas rater ce premier film. Les personnages sont excellemment joués par Antony Bajon et un acteur que je ne connaissais pas, mais que je vais désormais suivre: Raphaël Quétard. Personnages très attachants, deux amis de 15 ans, une grande gueule et un taiseux, à la psychologie bien décrite, avec des dialogues pétillants d'intelligence. Sans compter des paysages magnifiques, des images qu'on n'oubliera pas. La tension psychologique est intense bien qu'on suive nos amis dans leur quotidien à priori banal. On reste tendu sur son siège, touché au coeur.
Énorme coup de coeur pour ce premier film de @durandjb34.
Un premier film dans lequel tout transpire l'intelligence : le scénario, la mise en scène, la direction d'acteurs, le montage, l'utilisation de la musique...
Un premier film qui nous offre un personnage principal incroyable de complexité, loin des représentations habituelles des jeunes des quartiers. Un jeune homme capable de se comporter telle une brute épaisse lorsqu'il tyrannise son meilleur ami mais aussi de parler une langue riche et complexe, citer Montaigne, aimer écouter du piano et préparer des biscuits pour la grand-mère qui habite près de chez lui. Cette dualité est d'ailleurs parfaitement illustrée par un plan superbe, lors d'une scène en discothèque, où les spots viennent éclairer de manière alternée les deux moitiés de son visage. Tout cela en fait un personnage extrêmement touchant et impossible à détester, magistralement interprété par Raphaël Quenard, capable du regard le plus sombre comme du sourire le plus attendrissant.
Un premier film qui met en avant trois jeunes acteurs formidables. Même si @raphael.quenard crève l'écran et a tout d'un potentiel futur nommé au César du meilleur espoir, @anthonybajon est également parfait dans ce rôle de jeune homme sous influence qui a tant de mal à s'affirmer et à trouver sa place. Quant à @galateabellugi, elle est remarquable d'authenticité.
Un premier film qui traite avec beaucoup de justesse des thèmes de la jeunesse rurale, de la difficulté à exprimer ses sentiments, de l'emprise, du déterminisme social et de la difficulté à s'extraire de son milieu.
Un premier film où tout sonne juste, qui m'a autant ému qu'impressionné par sa maîtrise et qui sera sans nul doute nommé pour le César du meilleur premier film l'an prochain.
Ce film en apparence modeste mais profond, sans fausse note, jamais convenu, est servi par les répliques hilarantes, souvent humiliantes, de Mirales (Raphaël Quenard, flamboyant) adressées à Dog (Anthony Bajon), son copain d'enfance, apathique et taiseux. Mais l'arrivée d'une jeune femme dans leur petit village du Sud va conduire Dog à s'émanciper de cette amitié à l'équilibre bancal. Ce premier long métrage de Jean-Baptiste Durand qui ne tombe jamais dans la facilité est un coup de maître.
Film intéressant bien filmé sur une amitié un peu curieuse entre un jeune homme forte tête qui n'hésite pas à rabaisser son ami, plus gentil et plus doux. Une jeune femme arrive au milieu d'eux, elle tente de faire comprendre au gentil que son ami ne le traite pas bien, mais leur relation leur est propre et elle finit par partir. On s'immisce dans ce petit village français du Sud, avec ses habitudes, ses habitants.
Un premier long métrage pèchu et singulier. Et la preuve renouvelée qu'on peut se passionner pour le parcours de deux traîne-savates de village héraultais, l'un dominant l'autre dominé, à travers le chaos de leur amitié aussi tordue qu'initiatrice et libératrice. Ce film tonique, souvent drôle, profond sans se la jouer, m'a scotché de bout en bout. Scénario et dialogues bétons. Acteurs magnétiques. Jusqu'au chien Malabar. Pas prêt d'oublier la scène de ses obsèques... A voir et revoir !
Bluffant de réalisme, ce film reflète des régions, des villages, des atmosphères bien réelles, des âmes, des existences que nous avons tous un jour où l'autre cotoyées, frôlées, de près ou de loin. Un ovni, tant il est proche du documentaire, doté d'une sensibilité et d'une justesse rares. Quelques longueurs cela dit, mais dans l'ensemble c'est un film de qualité.
Quel claque . C est bien écrit, superbement joué. On sent l ambiance de cet arrière pays Herault amis. Ça ne s invente pas. Accroché à son fauteuil pour suivre ce scénario intense. Bravo à toute l équipe
Personnages très travaillés, énormément de finesse dans le jeu des acteurs! Les personnages sont complexes, non manichéens comme on le voit trop souvent. Et ils jouent si bien qu'on a p
Le 1er film de Jean-Baptiste Durand est décidément une excellente surprise. Ces 93 minutes de comédie dramatique marque l’arrivée d’un nouveau venu dans le paysage cinématographique hexagonal. Dog et Mirales sont amis d’enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l’habitude de taquiner Dog plus que de raison. Leur amitié va être mise à mal par l'arrivée au village d'une jeune fille, Elsa, avec qui Dog va vivre une histoire d'amour. Rongé par la jalousie, Mirales va devoir se défaire de son passé pour pouvoir grandir, et trouver sa place. Tout sonne juste dans cette histoire d’amitié pas comme les autres. Un petit film qui a tout d’un grand. L’étude de mœurs est acide, perçante, sans pitié, mais teintée de mélancolie et de tendresse. Insolence et émotion sont les traits dominants de ce film bourré de poésie et d’invention. Au centre du scénario, un trio de personnages cabossés de la vie, vulnérables, aussi touchants de maladresse que mal à l’aise avec leurs sentiments et leur solitude. La mise en scène très soignée sublime cette histoire somme toute banale, d’un réalisme poétique digne de Pagnol, Giono ou Renoir. La bande-son est au diapason du reste, entre Beethoven, Fauré et le rap, elle aussi fait mouche. Un portrait en creux d’une jeunesse rarement montrée à l’écran, où, là aussi, la jalousie en amitié peut se révéler toxique. A découvrir absolument. Mais le plus gros atout, c’est bien le casting. Avec, en haut de l’affiche, le jeune Anthony Bajon, qui justifie à chaque fois, tout le bien qu’on pense de lui et qui devient beaucoup plus qu’un espoir. Raphaël Quenard, un habitué des seconds rôles, est la véritable découverte de ce film, dans la peau d’un antihéros sans cesse sur le fil, constamment entre cafard, vantardise et agressivité. Galatéa Bellugi complète ce trio avec grâce en apportant le trouble dans la bromance annoncée. Je le redis, la naissance d’un nouveau réalisateur plus que prometteur est toujours un événement à ne pas rater.
Relations humaines fortes. Trop fortes même dans ce qu'elles annihilent une des deux parties en brimant la liberté individuelle. performance d'acteurs en pleine éclosion artistique. On se régale de leur jeu relationnel. À voir
Très belle surprise, vraiment. Tout entier centre sur la relation de deux amis d enfance faite de solidarité et d’emprise , le film inscrit ce duo dans une réalité géographique et sociale jamais appuyée ni pesante. Tout se joue dans l intensité des situations , âpres et malaisantes, sans aucun jugement de ses personnages. Jean Baptiste Durand est un cinéaste très prometteur, à suivre de près , c’est certain car authentique et à mille lieues des affèteries hélas trop souvent présentes dans les premiers films. Un regard affuté, tranchant mais tendre. Et deux comédiens fabuleux. Antony Bajon comme d’hab intense et habite, extrêmement touchant. Et l’arrivée en fanfare dans le cinéma français de Raphaël Quenard , il emporte tout sur son passage. . Fougueux, retord, violent, fragile , complexe, séduisant, excusez du peu. Bref tout concourt à faire de ces Chiens de la casse un grand film, comme l’était l’an passé Bruno Reidal. Oui Le jeune cinéma français an encore quelque chose à nous dire !
premier film réussi et un jeu d'acteur remarquable avec un scénario bien ficelè! l'amitié et la relation tendue des personnages sont saisissant de vérité