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Laurence ROQUES
6 abonnés
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4,5
Publiée le 9 mai 2025
J’ai adoré ce film qui dépeint avec beaucoup de réalisme et de tendresse la vie de la jeunesse en milieu rural, entre désœuvrement et amitiés parfois subies. Le temps est lent, on s’attarde ainsi sur le jeu psychologique complexe et fin de chaque protagoniste. Raphaël Quenard y est magistral, bourreau sensible, tantôt détestable, tantôt touchant. Le village apparaissant souvent en plans larges est un personnage à part entière, creuset et témoin de toutes ces interrelations. Le chien est également un véritable personnage, métaphore de la relation de dominant a dominé qu'entretiennent son maitre (Raphael Quenard) avec son ami faire valoir, le bien surnommé Dog. Petit chef d'oeuvre sur la psychologie humaine.
Chien de la casse ne laisse pas indifférent. Au premier abord, le film est lent et il ne se passe pas grand chose. D'autre part, c'est justement sa force. On fait un bout de chemin dans la vie de deux meilleurs potes, qui vagabondent, s'ennuient, mais qui est bousculée par l'arrivée d'une fille. Une jalousie s'installe. C'est tout, oui. Mais justement, c'est un moment qu'on connaît dans sa vie, des sensations réalistes, et des situations crédibles. Avec en plus un jeu d'acteurs de folie.
Ces simplicités qui s'apparentent au départ à une faiblesse, est la plus grande force, et l'originalité de Chien de la casse.
Les acteurs sont bons et jouent juste. Cette histoire d’une relation entre dominant et dominé sonne tellement vraie qu’elle en devient gênante pour le spectateur..cependant les personnages sont tout en subtilité et on a limite du mal à en vouloir à Moralès à la fin du film tant on partage avec lui son extrême solitude et sa vie emplie d’ennui. Un scénario qui fait écho en nous car on a tous connu un Moralès et un Dog. Ce film est l’histoire d’une bromance toxique comme il en existe tellement mais qu’on voit très peu au cinéma au final.
L'amitié, la solitude, la jalousie, la dépression qui rôde,... Toute une alchimie malsaine qui nourrit ce film et en fait une petite perle d'une grande originalité dotée d'un duo d'acteurs remarquables.
On se demande quand ça va exploser dans ce film ? Des personnages aux personnalités limite pathologiques, des jeux de soumission et de domination (entre les humains mais aussi avec un chien omniprésent) un décor de village où l'on s'ennuie, de la violence physique et verbale. Une poudrière !
"Chien de la casse" est un film plaisant sur une amitié sincère, mais aussi toxique, entre 2 jeunes adultes aux tempéraments bien opposés. J.B. Durand nous emmène dans un petit village au pieds des Cévennes, loin du cliché de carte postale, dans lequel une jeunesse vivote entre bienveillance avec les anciens et petits trafics. L'amitié peut paraître bancale au premier abord entre un extraverti dominant (R.Quenard au charisme impressionnant) et un introverti dominé (A.Bajon en retenue parfaite), et montrera des signes de faiblesses à l'arrivée d'une troisième protagoniste (G.Belluigi d'une belle spontanéité). En s’intéressant sur les aléas sentimentaux et des liens amicaux qui unit des personnages un peu perdus dans leur condition sociale, le réalisateur mitonne un film simple, ancré dans son territoire, toujours sur le fil des sentiments purs et sensibles. Un beau premier film.
Très bon film dramatique, qui est tellement bien fait qu’on s'y croirait, on arrive à la fois à ressentir les émotions des personnages a avoir des émotions envers les personnages. Les acteurs principaux sont à la base très bien écrit mais sublimé par le talent des acteurs. J’ai trouvé le personnages qu’interprète Raphaël Quenard difficile à cerner au départ mais on comprend tout de même que c’est quelqu’un de jaloux et possessif mais qu’il aime vraiment son pote. Alors que son pote lui on comprend assez vite qu’il a un manque de confiance en soi, ce qui l’empêche de dire ce qu’il pense. Le film a été très bien réalisé, on peut observer le travail qui a été réalisé sur les couleurs, notamment le jaune qui est beaucoup présent dans les scènes chaleureuse.
Excellent film français, on dirait un Rhomer sans le vocabulaire qui va avec. Raphaël Quenard fidèle à son jeu d'acteur, efficace et maître de son rôle, Anthony Bajon parfait simplement par sa présence, Gamatéa Bellugi largement correct. On y croit, on ne s'ennuie pas, et c'est intéressant cette idée de français des campagnes qui empruntent tous les codes des racailles des quartiers.
C’est l’incroyable personnalité de Raphael Quenard, qui domine ce film, grâce à une densité de jeu incroyable, une puissance , mais aussi une sorte de folie intérieure, de lâcher prise. On a souvent l’impression qu’il part dans son délire, dans son jeu, par son charisme, sans aucun contrôle. Par certains aspects il rappelle la force et l’intensité de Patrick Dewaere, star des années 70, disparu trop tôt. Le scénario se passe dans un petit village de l’Hérault, et nous montre une bande de jeunes, un peu désœuvrés, dilettantes, ils ne savent pas quoi faire , se retrouvent le soir dans un square sous un lampadaire .Il y a deux copains , très soudés, et un peu rugueux, Mirales le dominant, comme il l’est avec son chien de dressage, veut dominé son copain, il l’aime trop fort, trop possessif. Le plus jeune Dog tombera amoureux d’une jeune fille de passage, leur amitié volera en éclat temporairement. Galatea Bellugi et Anthony Bajoin sont très bons aussi .Beaucoup de tension aussi avec un groupe de gitans voisins. Le réalisateur Jean Baptiste Durand a beaucoup de talent il sait mettre beaucoup de densité et transforme ce « petit » film un peu social et provincial en un thriller oppressant.
Chien de la casse : Une amitié brute et authentique, portée par un réalisme frappant
Points forts :
• Une relation d’amitié magnifiquement écrite : Le film développe une dynamique forte et crédible entre les personnages principaux, avec une écriture soignée 欄 • Des dialogues ancrés dans le réel : Chaque ligne de texte transpire l’authenticité, rendant les échanges crus et sincères ️ • Une mise en scène immersive : Les longues séquences et plans étirés plongent le spectateur dans une atmosphère ultra-réaliste, renforcée par des décors bruts • Anthony Bajon et Raphaël Quenard impeccables : Leur jeu est juste et nuancé, sans aucune surinterprétation • Un titre évocateur : Le film illustre parfaitement son nom, où l’un des personnages est le “chien” de l’autre, soulignant une relation de dépendance et de domination
Points faibles :
• Un rythme difficile à accrocher : Personnellement, j’ai eu du mal à tenir après une heure, ce qui peut poser problème pour certains spectateurs ⏳
Note : 6,5/10
Même si je n’ai pas totalement accroché, je reconnais les nombreuses qualités du film, notamment son écriture, sa mise en scène et son réalisme saisissant.
Malgré quelques longueurs une sorte de valseuses moderne. On est plongé à la campagne, ces coins de zone (fontaine, église, trottoir, PMU...). Très contemplatif et en même temps magnifiquement incarné. Le réalisateur à su percevoir l'envie de s'en sortir intellectuellement dans un milieu qui ne le permet pas forcément. La jalousie en amitié également sujet assez rarement traité. Belle surprise qui m'as remémoré bon nombre de choses.
Un film sincère sur l'amitié, faisant la part belle à une complémentarité aussi riche que dangereuse. Entre le "grand frère" bavard et taquin et le plus jeune taiseux et introverti, vient éclore un amour naissant extérieur qui risque de tout détruire. Si le film peut paraître long et poussif, il n'en demeure pas moins fin et réaliste, avec des personnages crédibles et bien interprétés.
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3,0
Publiée le 6 mars 2025
C'est une rèussite avec des thèmes rarement traitès au cinèma : la jeunesse de petit village, la pèriurbanitè qui y règne, l'amitiè toxique, la rèconciliation, la vie...Jean-Baptiste Durand (acteur dans "Misèricorde") y reçoit le Cèsar du meilleur premier film! L'histoire d'une amitiè, mise à mal par l'arrivèe d'une jeune ètudiante dans le village! Ici, Miralès a son point de vue! Dog, lui, ne tente pas grand chose pour imposer le sien! Les deux amis vont devoir s'èmanciper de cette relation en apprenant à devenir des hommes! Dans un personnage de souffre douleur qu'il arbore l'air blessè et vulnèrable, Anthony Bajon se montre excellent! Autour de lui, Raphaël Quenard (cèsarisè), dans un rôle odieux mais qui obèit aux lois de l'honneur, se rèvèle comme l'un des acteurs français de demain! Depuis le cinèma vient à eux et ne les quitte plus! Pourvu que ça dure...
je suis le premier a noter vous allez avoir un avis dont vous ne pourrez pas vous fiez car je serai le seul. Bref je pensais a pas grand chose de ce film indépendant mais non j'ai été surpris malgré moi il est très court (1h30) ce qui est incroyable se sont les dialogues, si un acteur bute sur un mot, ils ne vont pas refaire la scène non au contraire ils vont la laissé ce qui rend le film d'avantage vivant, je pense que ce film est plus pour les gens qui aime les films mélancolique car tout y est la musique les acteurs les plans, l'histoire est plus que bien j'ai pris du plaisir à regarder ce film la fin est bourré de tension ils ont réussi a expliquer pleins de chose seulement avec de la musique et des plans sans un seul mot, et qu'on ont finis ce film on se dit "ouais j'aurais jamais pensais ça au final"