7144 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
434 critiques spectateurs
5
89 critiques
4
190 critiques
3
103 critiques
2
26 critiques
1
16 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nitnelav
15 abonnés
163 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 27 août 2024
Jean-Baptiste Durand se distingue dans le paysage cinématographique français avec Chien de la casse, un premier long-métrage qui impressionne par sa subtilité et sa profondeur. Ce film, qui explore les tumultes de l'amitié, se révèle être une œuvre prometteuse pour un cinéaste dont l'avenir semble radieux.
Chaque année, le cinéma français accueille une multitude de premiers films d'auteurs émergents, offrant des perspectives diverses et souvent surprenantes. Dans ce contexte, Chien de la casse se démarque par sa capacité à capturer des émotions brutes avec une justesse rarement vue. Ce film pourrait bien être une des perles rares de cette génération de nouveaux talents.
L'histoire se déroule dans un petit village du sud de la France, où Dog et Mirales, amis d'enfance, mènent une existence tranquille, faite de discussions sans fin sur la place du village et de parties de FIFA. Leur quotidien est bouleversé par l'arrivée d'Elsa, une étudiante qui provoque des remous inattendus dans leur relation. Ce trio, à la dynamique complexe, sert de base à une exploration touchante de l'amitié, des tensions latentes, et de la recherche de soi.
Chien de la casse ne se contente pas de raconter une simple histoire d'amitié ; il s'agit aussi d'une réflexion sur la solitude moderne, la peur de l'abandon, et la quête d'identité dans un monde en mutation. Le film joue habilement avec ces thèmes, évitant les pièges du manichéisme et du misérabilisme pour offrir une vision nuancée et profondément humaine.
Le film brille également par son ancrage rural. Jean-Baptiste Durand, amoureux des territoires ruraux et périurbains, capture avec une sensibilité rare la beauté des petits villages français. Il parvient à faire de cet environnement un personnage à part entière, dont les paysages et les silences renforcent l'intensité dramatique de l'histoire.
Avec une mise en scène épurée et un ton juste, Chien de la casse trouve son propre rythme, évitant la surcharge narrative souvent présente dans les premiers films. Les performances des acteurs, notamment celle de Raphaël Quenard, apportent une profondeur supplémentaire, rendant les personnages à la fois touchants et crédibles.
En conclusion, Chien de la casse est une œuvre poétique et émotive, qui célèbre la beauté de la simplicité et la complexité des relations humaines. Ce premier film de Jean-Baptiste Durand est une véritable réussite, qui annonce l'émergence d'un auteur à suivre de très près. Un film à voir pour son authenticité, son réalisme poétique, et sa capacité à capturer l'essence de la vie rurale française.
J'ai découvert ce film grâce à l'acteur au premier rôle Raphaël Quenard qui commence à venir sur le devant de la scène cinématographique. j'ai pris connaissance par la suite que c'était le premier film réalisé par Jean-Baptiste Durand, agréablement surpris par l'histoire de ce film, pour un 1er, c'est une belle réussite. L'histoire de 2 amis et d'un chien qui se retrouve régulièrement dans la rue pour parler et rien faire de la journée, une chute profonde qui donne a réfléchir
Une histoire d'amitié touchante et drôle avec des personnages aux caractères loin des clichés habituels et dans un environnement (un petit village rural) plutôt rare dans ce genre de film, ce qui fait déjà des points positifs. Le scénario est plutôt banal et simple, mais c'est là une des forces du film, qui n'a pas besoin d'artifices mais simplement d'une certaine grâce et de bons acteurs pour nous émouvoir, nous faire sourire et passer les sentiments de l'autre côté de l'écran.
Il s'agit d'une belle découverte pour ma part. Le film se distingue par son originalité et son impact émotionnel. Raphaël Quenard incarne son personnage avec brio, et ses paroles sont justes. Par ailleurs, ses citations m'ont marqué et m'ont fait réfléchir. Les personnages, bien développés, sont attachants. La direction artistique est soignée et pertinente. Sur le plan technique, le film présente des qualités globalement solides. Un drame profond.
Ouais...l'amitié de deux potes, potentiellement menacée par l'amour porté par l'un d'eux à une donzelle de passage, une passante du clair de Lune, pour la faire à la Pagnol. Théoriquement, voilà une histoire aussi intéressante qu'un concert de musique de chambre diffusé sur Arte. Mais, ce coup-là, y a un truc de taille qui change : on y croit. On y croit vraiment, je veux dire ! On croit à la vie de ce village du Sud de la France. On y croit parce que le peu qui y grouille est dépeint dans son jus. Il n'est jamais rendu plus (ou moins, comme vous voulez, ça revient au même) ennuyeux qu'il ne l'est. Pas de misérabilisme, pas d'angélisme. Une bonne case de cochée. On croit à ce groupes de jeunes puisqu'ils se comportent de manière naturelle. Tout nous semble logique dans leurs façons de faire, leur langage et tout ce qui va avec. Ils ne sont jamais montrés ni plus intelligents, ni plus bêtes qu'ils ne le sont. Tout semble tomber juste à chaque coup. Et, bien évidemment, il y a le fameux tandem. Dog, le taiseux, le timide, presque effacé, presque blasé de tout. Miralès, le mec ultra loyal, le mec qui bombe le torse, le fort en gueule, le (en apparence) dominant et qui balance sa pédanterie au visage de qui veut bien la recevoir, en se rendant plus d'une fois ridicule. Au début, leur amitié nous est présentée de manière extrêmement classique. Mais, plus le film avance, plus leur relation apparaît ambigüe. La jalousie de Miralès ne donne pas l'impression d'être du seul ressort d'une amitié menacée par une fille. Cela semble aller plus loin que ça. On peut se poser la question d'une homosexualité refoulée. Si tel est le cas, Durand a l'intelligence d'amener ça si subtilement qu'on est en droit de douter. Là où d'autres nous aurait lancé le bébé à la tronche à grands coups de grolles dans les portes. On pourrait discourir un long moment également sur la tension entre Miralès et Elsa. Dès leur première rencontre, on la ressent alors qu'ils échangent des banalités. Et là aussi, il y a un truc sous-jacent. Officiellement, elle ne peut pas le voir en peinture mais, au fond, n'est-ce pas là le genre de mec qu'elle préfère (avec tout ce que ça implique), plutôt qu'un mec, certes sympathique mais qui ne bronche pratiquement pas quand on lui marche sur les pompes ? Si l'interprétation de certains seconds rôles laisse vraiment à désirer, celle de la doublette Bajon/Quenard est sans failles. Les mecs ne font tellement qu'un avec leur personnage qu'on ne croirait pas que ce sont des acteurs.
Enfin un film qui sort de l'ordinaire (du moins pour un citadin). Un bon scénario une bonne mise en scène et des acteurs extraordinaires Raphaël Quenard en tête. Pour un premier film c'est un coup de maître. Bravo.
Super film !! Belle surprise, on pourrait penser que le sujet ne va pas mener très loin et finalement tout est juste et presque poétique, les acteurs.rices sont excellent.es c'est une très belle surprise.
J’aime ce genre de film qui reposent principalement sur la performance de l’acteur principal. Raphaël Quenard détruit l’écran, il instaure une tension monstre quand il le décide mais sait aussi développer une intimité saisissante. J’apprécie aussi la représentation de cette jeunesse des communautés rurales dont l’absence de perspective et l’ennui les poussent dans la dépression ou dans la consommation de drogues.
Quand tu regardes ce film, la performance ne te laisse pas indifférente. Par exemple, tu peux avoir envie de développer une force de caractère comme lui, t’imaginer ta réaction s’il te prenait pour cible ou tout simplement penser à une conversation que t’aurais avec lui. Mais tout ca ne repose malheureusement que sur les épaules d’un seul acteur. Le reste du film est d’une platitude atroce. Donc je comprends que ce soit voulu pour mettre la lumière sur Quenard, et c’est très réussi car on ne voit littéralement que lui. Les autres acteurs ne peuvent pas se montrer car prisonniers dans des personnages inintéressants, et le scénario en plus d’être prévisible est mal conclu.
On imagine bien que les méchants arabes de cité (très légèrement cliché btw) vont apporter des péripéties, mais je suis désolé la fin est trop mid. spoiler: Quand ils sautent Dog, aucun réalisme, il lui met une ou deux patates et le gars a des cicatrices de guerre. Quenard arrive, on ressent ce sentiment d'adrénaline et de noblesse dans le sacrifice fraternel, mais la bagarre se finit juste mal, avec un “moment de respect” quand le chien meurt. Je trouve ca trop simple que la mort d'un chien règle tous les problèmes si vous voulez mon avis (personne m'a demandé)(ah si Samoht il m’a demandé c pour ca j’ai regardé).
Voila donc un peu déçu des personnages, spoiler: on aurait aimé voir Dog se lacher à un moment, peut-être avec sa copine après la rupture. La seule fois ou sa langue se délie c’est à la toute fin quand il est parti à l’armée, mais je trouve ca encore une fois un peu simple de le faire partir et hop il parle.
Ce film n’en reste pas moins marquant, et ce majoritairement grâce à la performance de Quenard. Bon j’hésite entre 3 et demi et 4, et un grand negativity enjoyer a un jour dit: when in doubt go for the lower rating.
Excellent film sur l'amitié masculine. Une amitié marquée par deux personnalités complètement différentes mais dont les liens sont très solides dû fait de l'anciennetés et des moments vécus.
C'étais marrant, Quenard joue très bien son rôle il y a rien à dire, des fois il est drôle et des fois il est un peu détestable. Le scénario est basique en soit mais bon c'est efficace donc ça passe bien. Un bon film qui passe vite.
Deux trimards que tout sépare. Ne rien dire ou tout dire sauf ce qui compte ce sont les deux façons de communiquer des personnages qui dépeignent les amitiés masculines à merveille. L’histoire commence la ou elle finit et finit la ou elle commence dans la douleur mais elle rapproche. Des lenteurs dans le film mais elles donnent une ambiance réel au film. On aimerait un peu plus de profondeur dans le passé de Dog et une séquence émotion plus appuyée.
Dans un village d'Occitanie aux ruelles étroites et filmées comme un dédale, le réalisateur Jean-Baptiste Durand relate une amitié singulière, fraternelle, entre deux copains de longue date aussi différents que possible. L'arrivée au village d'une fille, Elsa, pourrait modifier l'harmonie entre les deux jeunes hommes, entre Mirales, le dealer cultivé et cabotin volubile, inséparable de son chien, et Dog -le bien (sur)nommé?- taciturne et acceptant docilement et inexplicablement l'ascendance de Mirales. La présence d'Elsa est un des enjeux dramatiques du film en ce qu'elle pourrait démontrer ce que l'amitié entre Mirales et Dog a d'ambivalent et peut-être de fragile. Ce personnage somme toute secondaire qu'est Elsa place au centre du récit Mirales (Raphaël Quenard) parce qu'il en modifie le comportement et dévoile une autre part de sa personnalité. Le cinéaste raconte une amitié d'apparence irrationnelle mais qui définit probablement une complémentarité, un besoin mutuel. Il ne s'embarrasse guère de considérations sociales ou familiales, ce qui, au début du film, peut sembler une lacune. Toutefois, le contexte finit par s'imposer insensiblement. Pour ma part, j'ai trouvé, quoiqu'il en soit, le sujet un peu étriqué et, en dépit que les portraits sont justes, je ne me suis pas complètement attaché aux personnages, peut-être parce qu'ils ne sont pas précisément sympathiques ou séduisants. Il est vrai que ce n'est pas leur raison d'être. Après ce film et après "Yannick" de Quentin Dupieux, souhaitons à Quenard de ne pas s'enfermer dans les rôles de grandes gueules.
Depuis que je l'ai vu, je n'ai qu'une chose en têt : "la balle à Babar / la baballe à Malabar". Le pittbull est juste magnifique dans ce film, il passe tellement bien à l'écran, accompagné d'un Raphaël Quénard qui lui aussi le crève (l'écran). Pour compléter le trio, Bellugi et Bajon (déja vu dans Au nom de la terre) répondent présents, même si on sent que sans Quénard le film perd sa saveur.
Décevant. Du cinéma d'auteur, mais trop lent, qui s'abîme dans quelques longueurs. De la sobriété et un dépouillement qui se transforment rapidement en un peu d'ennui. Même si le réalisateur a réussi dès les premières images à introduire un malaise et une angoisse qui nous poursuivent tout au long du film. L'interprétation de Raphaël quenard est excellente. Cela ne sauve pas un film moyen peu enthousiasmant dont on ne comprend pas trop ses multiples nominations. Bref c'est le genre de film qu'aime l'Académie des Césars, mais auquel le public peut rester imperméable. Un grand classique....
Excellent casting, excellent Raphaël Quenard, excellent premier film, une histoire prenante a laquelle chacun peut s'identifier dans son rapport aux amitiés toxiques