Avis : Interdit aux chiens et aux Italiens - Page 3
Interdit aux chiens et aux Italiens
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CrackO DingO
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4,0
Publiée le 13 novembre 2023
Cette belle histoire retranscrite dans ce long métrage (qui reste court), casse totalement les codes. Si vous voulez savoir ce que signifie immigration utile, ne passez pas à côté. ----Octobre 2023----
Interdit aux chiens et aux Italiens - C’est tout simple dans l’histoire et la pâte à modeler. Cette grande famille a le charme de tous ces Italiens venus en France pour travailler et fuir le fachisme. Aucune fioriture. Je trouve juste regrettable le titre qui est un point négatif alors que cette famille est venue trouver le "paradis" et s’est plue en France. 3,2/5
Belle réussite de re modeller l'histoire familiale. Elle retrace le parcours de vje de montagnards italiens exilés et impactés par l'histoire mouvementée du début du 20eme siècle. La mise en scène est solide
Réalisé en animation en volume (stop motion) avec de temps à autre une présence humaine malicieuse, Interdit aux chiens et aux Italiens raconte l’histoire des grands-parents du réalisateur Alain Ughetto, qui quittèrent le Piémont à la fin du XIXe siècle en raison de l’extrême rudesse de leurs conditions de vie, pour émigrer en France où le besoin de main d’œuvre était fort. Malgré une écriture un peu foutraque qui nous perd parfois dans la galerie de ses personnages, ce film artisanal prend la forme d’un émouvant témoignage sur l’Italie rurale des siècles passés, sur le drame vécu par celles et ceux qui font le choix de quitter leur terre natale afin de pouvoir nourrir correctement leur famille et sur les conditions d’accueil parfois baroques du pays hôte – le titre du film est particulièrement explicite. Simple, beau et émouvant.
Excellente idée du réalisateur de survoler cette histoire quasi-autobiographique en confiant la narration à sa grand-mère subsistant au-delà des flashback. Le film se passe de barrière spatio-temporelle et assume totalement d’être un dialogue entre elle et le réalisateur que la stop-motion se charge de donner corps avec une humble touche artisanale qui épure l’image de détails sophistiqués. Beaucoup d’efforts ont dû être fournis pour créer une telle simplicité. Le sujet reste le grand-père mais c’est sur toute la famille que la focale est maintenue. L’évolution du cercle familiale est ponctuée de remous qui annihile toute espérance de la revoir telle qu’elle était après chaque départ. Un témoignage simple mais efficace de la dure réalité de la vie.
Le réalisateur raconte l’histoire de ses grands-parents italiens, originaires du village d’Ugheterra dans le Piémont [près du mont Viso (3841 m)], Luigi (20 ans à l’époque) et Cesira (voix d’Ariane ASCARIDE), avec qui il dialogue et dont sa main rentre dans le cadre. Comme d’autres Italiens, travailleurs nomades souvent invisibles, ils ont participé aux grands chantiers, en Italie [construction du tunnel ferroviaire du Simplon (19 km, qui monopolisa 10 000 ouvriers côté italien et fit 67 morts en tout), qui relie le Valais au Piémont et qui fut terminé en 1906] et en France (à défaut de pouvoir partir aux Etats-Unis) à Barcelonnette, en Ariège, en Haute-Savoie (barrage de Génissiat en 1937). Le tout alternant avec les grands événements historiques :spoiler: frères de Luigi tués en Lybie au cours de la 1ère guerre mondiale, grippe espagnole en 1918, période fasciste en Italie, Front Populaire en France, départ de Vincent, père d’Alain, rejoignant la Résistance pendant la 2e guerre mondiale, bombe italienne détruisant la maison familiale (qualifiée de Paradis), mort de Luigi à 62 ans le 6 septembre 1942 tandis que Cesira décède le 11 août 1962 à 76 ans . Un très beau film qui raconte l’histoire des migrants européens, où alternent morts et naissances, mais où l’animation, pleine d’inventivité (dans les décors et les objets à base de brocolis, châtaignes et charbon) et aussi d’humour, permet de prendre de la distance avec les événements tragiques.
C'est un film minuscule et grand qui m'a fait respirer. Ce film d'animation franco-italien d' Alain Ughetto raconte la vie d'une famille italienne, très pauvre et très digne, traversant les Alpes au début du XXème siècle pour travailler, s'installer et s'intégrer en France. Le réalisateur s'adresse à sa grand-mère Cesira, qui elle-même par la voix si douce et proche d'Ariane Ascaride, commente les petites et les grandes choses de sa vie malmenée. On traverse la guerre de 14, la grippe espagnole, le dur travail dans les chantiers, la construction d'un barrage, les naissances multiples et l'amour inouï et permanent de Cesira et de son homme, le formidable Luigi. Tout ceci pourrait paraître lourd et déprimant. C'est le contraire. Les petites marionnettes avec leurs gros yeux ronds sont vives et drôles. Un rien les transforme, une écharpe, un bonnet, un chapeau. Avec de très petits objets, du carton, des brocolis, des morceaux de sucre, une maison se construit, un jardin grandit, un barrage se dresse. C'est l'invention, la surprise de tous les instants. C'est surtout, sous la vivacité, la légèreté et la pudeur, la violence de la guerre, la misère et la ténacité incroyable de ces modestes personnages. Parfois une grande main bien en chair, celle du réalisateur vient donner un coup de main à sa minuscule famille. Tendresse et humour, un film plein d'espoir.
Le réalisateur Alain Ughetto interroge la mémoire familiale, celle de son grand-père Luigi, travailleur frontalier piémontais qui passait en France chaque année pour gagner de quoi faire vivre sa famille et finit par s’y installer définitivement pour fuir le fascisme. A travers cette histoire qui épouse les bouleversements de la première moitié du 20ème siècle, c’est la condition misérable de la paysannerie italienne qui est évoquée, le manque de ressources couplé au grand nombre d’enfants, la faim, la maladie qui pouvait frapper à tout moment, le racisme ordinaire dont étaient victimes ces migrants taillables et corvéables à merci…mais aussi les moments de bonheur simple et la solidarité familiale. Pour relater cette chronique très personnelle, Ughetto façonne des figurines qu’il anime selon un stop-motion irréprochable et les fait évoluer dans des décors construits en matériaux de récupération : maisons de carton, briques de sucre, vergers de brocolis,...lui-même n’hésitant pas à compulser ses propres souvenirs et à briser le mur qui le sépare de ses créations, pour un résultat tout à fait charmant.
Film d'amination oui la technique pour sclulpter les personnages donne des résultats très approximatifs, peu de nuances dans les expressions et tous sont assez semblables. Quant à l'histoire de ces émigrés italiens en France, si elle est sympathique, ne donne des évènements dans cette période qu'une vision approximative. peu d'émotion me semble t'il.
Touchant, émouvant, poignant, ce film d'animation est une petite merveille. Alors qu'habituellement les films de guerre sont centrés sur la violence et l'atrocité des combats, ici on y suit toute l'histoire d'une famille italienne tentant de vivre paisiblement, et fuyant l'Italie fasciste de Mussolini. Le récit est superbement bien contée par une voix-off, l'animation des personnages est géniale et les décors sont très beaux. Ça parle d'Amour, de morts, d'union, et de dissension. Des personnages avant tout humains, survivant du simple plaisir d'être libre, et dans lesquels on peut se reconnaître et repenser tout le chemin de notre propre vie.
Un film d'animation, qui débute péniblement avec une voix off de l'auteur, en narrateur, maladroite, qui ralentit le démarrage. Ensuite lorsque nous passons sur les personnages et leur migration, le film dramatique suscite l'intérêt et le film arrive à faire poindre par moment des bribes d'émotions. Alain Ughetto raconte l'histoire de sa famille italienne au début du XXe siècle, la pauvreté, l'immigration en France. À travers différents moments clé de l'histoire de cette famille, et de l'Histoire toute courte (montée du fascisme en Italie, seconde guerre mondiale, l'occupation des par les Allemands, la libération, le racisme). C'est la dimension la plus intéressante : le film d'animation montre la condition précaire des immigrés.
NOOOON GUISSEPPE TU ÉTAIT MON PERSONNAGE PRÉFÉRÉ NOOOOOOON C’était gé-nial c’était la première fois de mi vida que j’étais au tout premier rang pour voir un film au ciné (extra pour une myope mais j’étais trop près de l’écran oui oui) voilà j’avais pas grand chose d’autre à dire à part que c’est hyper triste qu’ils aient eu plein d’enfants pour qu’ils n’en reste littéralement qu’un. Les darons c’est Denis Brognard c’est super grave. Je commence à penser en italien ça devient préoccupant je fais des gestes de mains dans ma tête 奈奈 madre mia 奈奈
Un film magnifique, d'une grande beauté visuelle, émouvant et drôle ! Porté par les voix d'Ariane Ascaride et du réalisateur, le film retrace la vie de la grand mère de celui-ci dans une déclaration d'amour à la famille et à nos racines.
Un très bon film d'animation consacré à une famille italienne qui s'est installée en France et qui raisonne comme un hommage à l'immigration italienne en France qui s'est intégrée notamment par le travail. Une belle surprise à découvrir.