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Interdit aux chiens et aux Italiens
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Peter Franckson
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4,0
Publiée le 8 août 2023
Le réalisateur raconte l’histoire de ses grands-parents italiens, originaires du village d’Ugheterra dans le Piémont [près du mont Viso (3841 m)], Luigi (20 ans à l’époque) et Cesira (voix d’Ariane ASCARIDE), avec qui il dialogue et dont sa main rentre dans le cadre. Comme d’autres Italiens, travailleurs nomades souvent invisibles, ils ont participé aux grands chantiers, en Italie [construction du tunnel ferroviaire du Simplon (19 km, qui monopolisa 10 000 ouvriers côté italien et fit 67 morts en tout), qui relie le Valais au Piémont et qui fut terminé en 1906] et en France (à défaut de pouvoir partir aux Etats-Unis) à Barcelonnette, en Ariège, en Haute-Savoie (barrage de Génissiat en 1937). Le tout alternant avec les grands événements historiques :spoiler: frères de Luigi tués en Lybie au cours de la 1ère guerre mondiale, grippe espagnole en 1918, période fasciste en Italie, Front Populaire en France, départ de Vincent, père d’Alain, rejoignant la Résistance pendant la 2e guerre mondiale, bombe italienne détruisant la maison familiale (qualifiée de Paradis), mort de Luigi à 62 ans le 6 septembre 1942 tandis que Cesira décède le 11 août 1962 à 76 ans . Un très beau film qui raconte l’histoire des migrants européens, où alternent morts et naissances, mais où l’animation, pleine d’inventivité (dans les décors et les objets à base de brocolis, châtaignes et charbon) et aussi d’humour, permet de prendre de la distance avec les événements tragiques.
Réalisé en animation en volume (stop motion) avec de temps à autre une présence humaine malicieuse, Interdit aux chiens et aux Italiens raconte l’histoire des grands-parents du réalisateur Alain Ughetto, qui quittèrent le Piémont à la fin du XIXe siècle en raison de l’extrême rudesse de leurs conditions de vie, pour émigrer en France où le besoin de main d’œuvre était fort. Malgré une écriture un peu foutraque qui nous perd parfois dans la galerie de ses personnages, ce film artisanal prend la forme d’un émouvant témoignage sur l’Italie rurale des siècles passés, sur le drame vécu par celles et ceux qui font le choix de quitter leur terre natale afin de pouvoir nourrir correctement leur famille et sur les conditions d’accueil parfois baroques du pays hôte – le titre du film est particulièrement explicite. Simple, beau et émouvant.
Des hautes vallées piémontaises à Génissiat via l'histoire pauvre et migrante des guerres du Xxeme et les grands chantiers. Une pépite où l'animation modelée dialogue avec le narrateur demiurge.
Film plein de poésie et très intéressant sur l'histoire de ces italiens. Quel courage pour ces hommes qui ont construit tant de chefs-d'œuvre tel que les barrages et ces routes qui ns amènent cueillir les edelweiss.
NOOOON GUISSEPPE TU ÉTAIT MON PERSONNAGE PRÉFÉRÉ NOOOOOOON C’était gé-nial c’était la première fois de mi vida que j’étais au tout premier rang pour voir un film au ciné (extra pour une myope mais j’étais trop près de l’écran oui oui) voilà j’avais pas grand chose d’autre à dire à part que c’est hyper triste qu’ils aient eu plein d’enfants pour qu’ils n’en reste littéralement qu’un. Les darons c’est Denis Brognard c’est super grave. Je commence à penser en italien ça devient préoccupant je fais des gestes de mains dans ma tête 奈奈 madre mia 奈奈
Des voix rondes et chaleureuses nous font retracer l'histoire des Italiens immigrés en France au XIX eme siècle, ils auront connus trois guerres et auront vécu des vies plus rudes que les nôtres.
Ce film est un petit bijou d'animation! l'histoire est belle, émouvante et digne et l'animation est originale. les échanges entre les marionnettes et les mains de l'animateur sont très intelligentes. un vrai coup de coeur !
J'ai trouvé que le film manquait d'originalité, on a vite fait le tour des personnages en pâte à modeler, et l'histoire ne nous apprend pas grand chose sur l'immigration italienne??? Je n'ai guère ressenti d'osmose entre les images , les voix et la musique....Je n'ai pas on plus été ému par les personnages....Cela reste agréable sans plus visuellement, mais il aurait fallu s'ancrer sur une ou deux personnages principaux, que sur une myriades de personnages secondaires???( le film en fait n'est pas à la hauteur de son titre) Heureusement cela passe assez vite quand même et le format est court....A vous de voir.....
Plébiscité en festival, chaleureusement accueilli par la critique et le public, ce court (1h10) et beau film d'animation vaut le détour.
Le réalisateur Alain Ughetto y raconte la vie de ses grands-parents, originaire du Piémont et ayant émigré en France, du début au milieu du XXème siècle.
Réalisé en stop motion, à partir de figurines en pâte à modeler, Interdit aux chiens et aux Italiens présente deux grandes qualités : il donne à voir des aspects de l'histoire rarement abordés (par exemple la zone d'occupation italienne en France pendant la seconde guerre mondiale) et il fait preuve d'une ingéniosité attendrissante dans les idées d'animation (des broccolis font de superbes arbres, les mains d'Ughetto interviennent directement dans le cadre comme des personnages à part entière...).
L'histoire est intéressante et émouvante à la fois, et le succès de ce très joli film paraît amplement mérité.
Que d émotion, de douceur, de finesse et de poésie dans ce film qui m' a beaucoup touchée . On a l impression de faire partie de cette famille d Italiens ballotés par les circonstances de l ' Histoire. Bravo
Ce film, inspiré de faits réels, nous emmène auprès de Luigi Ughetto et sa famille soudée, indépendante et courageuse. L'histoire est remplie d'émotion et on ressent de l'empathie face aux conditions de vie difficiles de ces italiens à une époque ponctuée de guerres, de famine et de décès. Les personnages et les décors sont bien réalisés mais nous entraînent parfois dans un univers enfantin.
La classe de 301 du collège François Truffaut à Gonesse.
Excellente idée du réalisateur de survoler cette histoire quasi-autobiographique en confiant la narration à sa grand-mère subsistant au-delà des flashback. Le film se passe de barrière spatio-temporelle et assume totalement d’être un dialogue entre elle et le réalisateur que la stop-motion se charge de donner corps avec une humble touche artisanale qui épure l’image de détails sophistiqués. Beaucoup d’efforts ont dû être fournis pour créer une telle simplicité. Le sujet reste le grand-père mais c’est sur toute la famille que la focale est maintenue. L’évolution du cercle familiale est ponctuée de remous qui annihile toute espérance de la revoir telle qu’elle était après chaque départ. Un témoignage simple mais efficace de la dure réalité de la vie.