Si les critiques se divisent souvent sur le fait de savoir si ce film est un pastiche ou un hommage aux chefs d’œuvre d’Hitchcock, une chose est sûre, c’est que sa qualité n’a rien à envier à ses références. Les effets de mise en scène (une utilisation habiles des jeux de miroirs ou encore des espaces clos) ainsi que le jeu des deux actrices, Nancy Allen et Angie Dickinson, font naître une atmosphère terriblement angoissante. Le fait de faire débuter et terminer le scénario par des scènes de douches, l’une sensuelle, l’autre terrifiante, est une excellente idée pour mettre en avant les deux éléments essentiels du film que sont le sexe et la peur. Si la conclusion me semble facile et peut même être interprétée comme une assimilation entre transexualité et schizophrénie, Brian De Palma signe là un thriller parfaitement efficace auquel il a su injecter son style personnel incomparable, une photographie cotonneuse omniprésente dans l'ensemble de sa filmo.
14/20 Le film en sois est exellent, si ce n'est qu'on sais que le coupable au bout de 10 minutes ! mais alors c'est carrément pompé sur Psychose ! On s'arrete l'homage et ou commence le pompage ? je crois que De Palma passe la barrière du pompage un peu trop souvent !
Réservé à un public adulte en raison de la violence et du caractère sexuel de certaines scènes , ce film policier est un excellent De Palma. . L interprétation est excellente et le suspense est au rendez vous. La scène de la douche est sans aucun doute un hommage du réalisateur à Hitchcock dans l angoissant "Psychose". Si vous n avez jamais vu ce film je vous le conseille.
Le meilleur film sur la dualité du genre : se sentir femme, et être attirer par les femmes... envie de devenir transsexuelle, mais quand une femme nous fait de l'effet, on ne sait plus ou se mettre, on doute, que faire, elle a cassé mon trip... Voila en gros l'histoire du film. Le sujet du film traite de ce problème ; sorte de trouble psychologique lié au genre, il y a un peu de schizophrénie la dedans également, le tout sur fond de thriller, qui exploite ce thème la avec brio. A la fois malsain et flippant, la façon dont c'est tourné, ça donne de bonne sueur froide, les angles de caméra aussi joue beaucoup ains que les zones d'ombres : très malsain comme ambiance. Nancy Allen est de toute beauté dans ce film, et Michael Caine qui tient le rôle titre, toujours aussi excellent !
Avec Pulsions, Brian de Palma signe un thriller passionnant et passionné. Un psychiatre, brillamment interprété par Michael Caine, voit une de ses patientes violemment assassinée par l’un de ses anciens patients à l’aide d’un rasoir. spoiler: Après moult enquêtes et courses-poursuites, l'assassin s'avère être le médecin lui-même, schizophrène et pris d'une obsession qui n'est pas sans rappeler Psychose d'Alfred Hitchcock.
Ce tueur, transsexuel, ressemble fort à la détestable Fran Adamson dans Complot de famille d’Hitchcock ; car, il faut bien l’admettre, aimer de Palma, c’est avant tout aimer Hitchcock. Quelque soit son film, de Palma lui rend hommage avec déférence. Que ce soit Body Double, Carrie au bal du Diable ou même Mission : Impossible, le maître du suspens est toujours présent… Et bien évidemment, Pulsions ne fait pas exception à la règle. Il serait long de lister tous ces points-communs, allant de scènes de douche à la Psychose aux personnages tout-droit sortis du Cabinet du Dr Ewards. Malgré tout cela, de Palma nous livre un film incroyablement frais et régénérant, qui, bien que n’étant pas son plus plébiscité, a inspiré des générations de films par la suite ; ne serais-ce que Le silence des agneaux, pour n’en citer qu’un. Eh oui, Bran de Palma n’est pas seulement un cinéphile, il est également et incontestablement un génie du cinéma. Ceux qui croient que de Palma ne fait que des pastiches paresseux d’Hitchcock ont tord, en témoignent la beauté des plans, les jeux de miroirs, et la superbe direction d’acteurs. Ce film est donc un joyau à regarder encore et encore, et qui vous donnera des sueurs froides…
Un Hitchcock a la De Palmas, du suspense et du rebondissement. On demande pas mieux. Peut etre un peu long pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de suspense.
Difficile de ne pas être impressionné par la virtuosité du réalisateur. De Palma reprend des thèmes et des scènes cultes du cinéma en parvenant à surprendre, en jouant des effets de rupture entre fantasmes et réalité, aussi bien dans le désir érotique que dans l’angoisse. C’est typiquement un film exercice de style, qui au final devient trop systématique. On est admiratif, on peut rester en même temps un peu froid. Du fabriqué quand même…
L'histoire de ce film est absolument nulle ! Film inutile et inintéressant, je le déconseille vivement. On s'ennuie tout au long en espérant quelque chose de plus effrayant que des coups de rasoir, que maintenant on voit partout à la télé. Le début ne sert à rien et il aurait mieux valu passer directement au meurtre à la limite plutôt que tout le tralala qui nous ennuie plus qu'autre chose.
Un véritable classique de De Palma sur le dédoublement de personnalité. Un jeu d'images lentes et violentes comme le réalisateur sait le faire. Stressant à souhait sur une base sexy et dérangeante. Un classique vous dis!!!
Les films de De Palma sont pour tout cinéphile des fabuleux délices: ils sont d'une virtuosité sans pareille pour ce qui est de la mise en scène, ils sont intelligents, prenants, rythmés, bien ficelés... Et à cela s'ajoute dans le cas de "Pulsions" une ambiance érotique provocante et déroutante, tout à fait délectable et aussi très déstabilisante, ce qui n'est pas sans rajouter une atmosphère très originale à l'ensemble. Et quelque part, c'est un peu un "Psychose" des années 80, où la dimension perverse, le parcours freudien, la sexualité sont mille fois plus explicites. Mais justement, cette ambiance érotisante est parfois trop lourde, jusqu'à souvent faire sombrer des scènes-clé dans le grotesque. Et surtout, comme pour la majorité des films de De Palma que j'ai vus jusqu'ici, ça n'est pas vraiment mémorable. Est-ce du à l'impression de pastiche grossier? Est-ce du à sa rigueur formelle qui prendrait le pas sur l'émoi qu'il pourrait provoquer? Ou bien est-ce encore du au fait que De Palma est bien plus un metteur en scène doué pour les ambiances qu'un réalisateur qui fait naitre des sentiments profonds? Quoiqu'il en soit, malgré toutes ses qualités, "Pulsions" n'est pas plus qu'un bon film. Et ça c'est diablement frustrant.
Cette fois, De Palma se refait "Psychose" : tueur travesti à double personnalité, héroïne assassinée au bout de 30 mn, scènes de douche, etc... Il use et abuse des procédés du maître (le regard subjectif, l'étirement des scènes de meurtre...), à croire qu'il cherche à les épuiser (où à s'en délivrer, en vain ?). Mais il faut reconnaître que l'exercice à son efficacité : le cinéaste s'y montre souvent brillant (la scène du musée, le meurtre dans l'ascenseur...), quelque fois poussif (l'enquête en général...). De Palma parvient malgré tout à faire pousser ses obsessions (le voyeurisme, pas d'Éros sans Thanatos, la perte de l'innocence,...) sur ce lit maniériste. Le charme des comédiens finit de rendre l'ensemble attrayant, même si le cinéaste flirte parfois avec le mauvais goût.
Ça fait drôle de revoir aussi longtemps après l'un de ces polars baroques de la période post-hitchcockienne de la carrière de De Palma : on est immédiatement frappé par tout ce que "Dressed to Kill" a de déviant, de hors normes par rapport à la production hollywoodienne, d'alors comme d'aujourd'hui. Un scénario passant le relais entre les personnages, avec d'étonnantes digressions "gratuites" (la superbe visite du musée), une méchanceté assez dégueulasse, ou en tout cas peu politiquement correcte, envers la sexualité féminine, une direction d'acteurs tellement relâchée que personne - même les plus professionnels comme Michael Caine - n'est jamais crédible... "Dressed to Kill", jusque dans sa conclusion cauchemardesque des plus déjantées, a tout du foutoir, si ce n'était bien sûr ce qui intéresse vraiment De Palma (et là, on ne rigole plus...) une mise en scène parfaite, d'une inventivité constante, mais qui reste en permanence au service du travail théorique poursuivi par De Palma, en poussant des concepts hitchcockiens jusqu'à leur point de non retour, sur la vision et le pouvoir qu'elle confère à ceux qui la contrôle. Sous cet angle-là, "Dressed to Kill" devient un film vraiment réussi. Et tout-à-fait impressionnant.
Pulsions respire les années 80 où on savait encore faire de bons films. Ici on retrouve la version fantasmée de Psychose, dont De Palma est un véritable amoureux. La réalisation est superbement maîtrisée, le suspense quasi omniprésent, les rebondissements efficaces. On retrouve l'excellent Pino Donnagio à la bande son qui donne un côté enchanteur au film. Une réussite.