C’est un bon téléfilm et non un mélodrame flamboyant à la Douglas Sirk (1897-1987) auquel le titre fait allusion, à l’un de ses films, « Le temps d’aimer et le temps de mourir » (1958), avec ses personnages névrosés auxquels il est difficile de s’attacher, malgré le talent des acteurs (Anaïs DEMOUSTIER, dans le rôle de Madeleine, fille mère de 19 ans à la Libération, serveuse dans un restaurant breton et Vincent LACOSTE, dans le rôle de François Delambre, étudiant en histoire à la Sorbonne). Le rapport au temps qui passe n’est pas assez marqué : le film se déroulant sur une vingtaine d’années, les acteurs vieillissent peu physiquement et il y a peu ou pas de marqueurs temporels précis. Le film a, néanmoins, le mérite d’évoquer le devenir des enfants nés de père allemand pendant l’Occupation (ce qui aurait pu donner un film à lui tout seul, d’autant qu’il est d’inspiration autobiographique et concerne Simone, la grand-mère bretonne de la réalisatrice, enceinte à 17 ans d’un soldat allemand) ainsi que la pénalisation de l’homosexualité, abrogée seulement en 1982 et qui a été supprimée de la liste des maladies mentales par l’O.M.S. en 1990. On peut y rajouter le portrait, sans complaisance, des troupes américaines stationnées à Châteauroux (Indre) dans le cadre de l’O.T.A.N. entre 1951 et 1967.
Un film bien pensé et réalisé qui se laisse regarder sans déplaisir, pour autant rien ne m'a totalement transcendé pour que je sois passionné, même si la fin ne peut qu'émouvoir. Une œuvre très travaillée et superbement filmée.
Les acteurs principaux sont excellents . Le scénario très bien écrit autour de la thématique du secret de famille, il aborde de nombreux aspects de l'amour et des mœurs sociaux de l'époqueb En revanche, certaines sont vraiment trop lourdes, trop voyeuristes et la vision des base américaine de Châteauroux est décadente
Film très bien joué et personnel, avec de bonnes idées, une bonne réalisation, mais avec un petit problème d'écriture, on dirait du Lelouch : un petit côté papier glacé qui fait qu'on reste un peu en dehors de l'histoire.
Encore un téléfilm sur grand écran. Enfin, quand je dis "grand écran" c'est vite dit, dans cette salle minuscule et mal ventilée du MK2 Bastille. Encore un film mal foutu, mal écrit (les dialogues sont d'une indigence !...) pas toujours bien joué (le gamin de 5 ans). Lacoste a toujours autant de mal à ouvrir la bouche et les yeux, avec son articulation pâteuse, on le croirait bourré ou défoncé en permanence et près de s'endormir à tout moment. Articule, bon sang ! Fais ton boulot correctement ! Le comportement du soldat américain après le plan à trois est complètement illogique, ça ne fonctionne pas. Une plantade scénaristique. Pourquoi autant de scènes "érotiques", quand on a si peu de sensualité et de talent pour les filmer ? Franchement, on s'y ennuie comme des rats morts, et ça devient gênant. Et, dans la même logique, pourquoi réaliser un mélo quand on n'est pas capable de donner des émotions ? Seule bonne surprise, Paul Beaurepaire, qui en un seul plan arrive à nous faire monter les larmes. C'est à la fin du film. Il était temps !
Le sujet est fort ..... Les secrets de chacun sont difficiles à porter et dans ces années d'après guerres Il lui manque ce petit quelque chose qui aurait pu en faire un immanquable...
Katell Quillévéré signe ici un bon film sur fond d'un passé qui vous rattrape ou encore" chassez le naturel et il revient au galop".L'histoire est bien monté et c'est là l'essentiel.Il manque encore un banc titre au début du film, défaut lié à la mode d'une époque.Les êtres humains ne sont jamais parfaits complétement , ni jamais entièrement horribles, mais il est difficile de trouver dans ce film un personnage franchement sympathique de bout en bout et c'est parfois gênant.Cela reste néanmoins du bon cinéma très bien interprété par Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste.
J'ai bien aimé ce film. Bien réalisé, bien joué. Les différentes problématiques amenées dans le films sont intéressantes, bien amenées tout au long du film.
Avis partagé sur "Le temps d'aimer" de la réalisatrice Katell Quillevere ! Le film commence maladroitement sur la rencontre entre le personnage incarné par Anais Demoustier et celui de Vincent Lacoste, la première étant maman d'un enfant turbulent qui ne connaît pas l'identité de son père et le deuxième ayant un handicap mais cultivé d'intelligence, une histoire d'amour née, le mariage aussi. Anais Demoustier s'en sort pas trop mal mais par contre Vincent Lacoste m'a plus donner l'impression un long moment de se parodier, l'acteur a fait dans le passé beaucoup de comédies que ,là , j'ai eu du mal à le trouver crédible. Le couple connaîtra des relations on peux dire de libertinages ou bisexualité. La dernière partie relève le niveau émotionnelle pour sauver le tout avec des personnages qui vieillissent à l'écran et des événements. Résultat mitigé pour ce long métrage de Katell Quillevere qui aurait pu être mieux.
La thématique est intéressante et peu traitée, mais en voulant faire exister trop de personnages le propos se perd, et on ne s'attache à aucun. L'impression que les acteurs jouent mal, mais peut-être est-ce lié au fait que je n'ai pas vraiment accroché aux personnages. Les scènes de sexe sont très crues. La liaison du personnage masculin avec un jeune homme bien plus jeune n'est pas vraiment questionnée. Beaucoup de pistes qui auraient été bonnes mais il aurait mieux valu se concentrer sur un personnage.
Une histoire émouvante de deux êtres êtres meurtris dans leurs vie intime et qui vont tenter de se réparer tant bien que mal. Dans le contexte historique du lendemain de la deuxième guerre mondiale, Elle, a eu un fils illégitime avec l'occupant allemand et a fui sa famille et, Lui, voudrait sans doute refouler ses désirs homosexuels. Ce couple un peu bancal au départ s'étoffe peu à peu et parvient à construire une vie de famille...Un film qui fait réfléchir sur les difficultés à être soi lorsqu'on se heurte aux normes de la société qui nous modélise, à aimer l'autre comme il est. Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste interprètent avec justesse ces deux personnages qui se cherchent et finissent par se trouver.