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Zbrah
60 abonnés
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3,5
Publiée le 31 mai 2014
En 1962, accompagné de Howard Hawks, John Wayne quitte son domaine de prédilection. L’acteur mythique troque le grand ouest américain contre la brousse africaine. C’est un univers atypique et différent de ce qui est proposé à cette époque. L’action se situe dans une réserve naturelle. Les étendues sauvages sont magnifiques et donneraient presque envie de se faire un petit safari photo. Pouvant être qualifié à la fois de film d’aventures et de reportage, « Hatari » ne dispose pas d’un scénario très poussé. L’intérêt se situe plutôt dans la découverte de l’emploi de ces hommes chassant des animaux pour les conduire dans des zoos. Le propos se veut plein de tendresse pour les différentes races animales. Même si l’équipe de Sean (étrangement appelé John en VF...) ne fais que récupérer des animaux pour les livrer à des zoos, ces captures font mal au cœur. Je ne peux m’empêcher de penser au malheur de ces bêtes une fois mis en cage, loin de leurs familles et de leurs terres. La scène de capture des singes est particulièrement difficile (piégés sous un filet, attendant d’être pris et mis en cage). « Hatari » rend également nostalgique. Aujourd’hui, de nombreuses variétés d’animaux se font rares. Les rhinocéros et éléphants sont sauvagement abattus pour leurs cornes. On regrette ce temps pas si éloigné où ils pouvaient vivre en plus grande tranquillité. Pour en revenir au film, la VF est évidemment atroce, mais les plans de très grande qualité. Malgré ses défauts, « Hatari » reste un Howard Hawks que j’aimais beaucoup plus jeune et qui conserve pour moi une grande valeur sentimentale.
Ce film est assez maladroit. Il fait dans l'angélisme jusqu'à la niaiserie. Pourtant, il est plein de charme. Est-ce son apparente spontanéïté ou la nostalgie du paradis perdu? Il est en tout cas certain qu'il montre un monde qui a disparu. Aujourd'hui les éléphants sont plus nombreux sous forme de pièces de mah jong qu'à courir dans la savane, les girafes sont devenues rares, quant aux rhinocéros noirs ou blancs, leur nombre n'est plus suffisant pour assurer la pérénité de l'éspèce.spoiler: les apothicaires chinois découvriront trop tard les vertus du viagra Ce film est à conserver précieusement comme le témoignage de ce qu'était l'Afrique.
Howard Hawks développe devant sa caméra quelques grands thèmes qu'on retrouve souvent dans son oeuvre : affirmation de la virilité, solidarité masculine, rapports amoureux et rapports humains... tout ça est montré à travers des personnages attachants, courageux et déterminés, pratiquant une activité dangereuse symbolisée par le mot "hatari" qui signifie danger en swahili. C'est de l'aventure exotique vraiment réjouissante, pleine et entière, véritable carte postale africaine qui tire son charme d'un style décontracté, comme en témoignent ses scènes de loisir et de détente sur un ton de comédie légère ; à ce titre, la séquence de poursuite des éléphanteaux sur l'amusante musique de Henry Mancini, est la plus réussie. Hymne à la nature, le spectacle affiche donc beaucoup d'humour, bien rendu par une interprétation internationale très à la hauteur, et vaut aussi pour ses scènes de captures d'animaux filmées sur le vif par des effets de caméra embarquées saisissants et en même temps documentaires. Le tournage au Tanganyika, les performances des acteurs et la part d'improvisation laissée par Hawks sont pour beaucoup dans l'authenticité de ces scènes d'action. Un film d'aventure magnifique.
Le chef d'oeuvre absolu d'Howard Hawks, avec une distribution du tonnerre, des paysages fabuleux, un John Wayn inédie et un scénario d'une incroyable originalité. Un éxellent film d'aventure!!!!
Hatari est un film auquel on pourra faire bien de reproches, mais qui reste néanmoins un film d'aventures très divertissant, et il est vrai, un brin nostalgique. Les reproches sont nombreux. On nous sert une vision de l'Afrique très démodée et plutôt discutable. Le rythme qui alterne scènes d'action (captures d'animaux) et scènes comiques est plutôt maladroit et ça traine en longueur. Certes le film à beaucoup vieilli et il faut le regarder en le replaçant dans son contexte. Le jeu des acteurs n'est pas toujours à la hauteur, parfois à la limite de la caricature et c'est dommage. En revanche, la beauté des paysages, la musique de Mancini et quelques scènes comiques tout de même bien sympathiques donnent un peu d'intérêt à Hatari. Hatari reste un film tout à fait regardable, mais qui a tout de même pris quelques rides. Il ravira les amateurs de John Wayne et de films d'aventures exotiques teintés d'humour ... les autres il est vrai devront faire preuve d'un peu d'indulgence !
Certes, il y a de jolis décors mais s'il suffisait d'avoir cela pour faire un bon film, ça se saurait ! À côté de ça, on se trouve devant un film assez ennuyeux, pauvre en action et très souvent ridicule. On se moque facilement de ce qu'il se passe et les quelques touches d'humour sont trop faiblardes, voire absolument nulles. Et puis, on ne sent pas d'enthousiasme de la part des comédiens. Non, vraiment, ce film est une déception !!
Un film d’aventures sympathique et assez old school, tourné dans les décors naturels sublimes de Tanzanie, mais plombé par un scénario qui ronronne beaucoup trop. Dommage !
Comme pour Rio Bravo son précedent film, Howard Hawks saisit un genre pré-établit et bien codifié pour le rendre plus humain. Avec Hatari ! c'est le film d'aventure. Il enlève à ses personnages principaux un quelconque but, une quelconque tâche à accomplir, habituellement semée d'obstacle - bref, le schéma classique - et ne fait que nous raconter leur vie en groupe dans un lieu restreint et une période délimitée (la saison de chasse). Il est donc vrai que les personnages deviennent très vite attachants et son plus humains que nature. Néanmoins, un humour parfois trop enfantin gâche le tout, et le film commence sérieusement à se répeter sur la fin.
Revu sur Arte . Belles images. Contexte très daté (machisme, esprit colonial, sans compter la "protection des espèces"). Humour cucul la praline. Situation devenue un classique ( l'aventurier bourru qui se laisse peu à peu attendrir par la nunuche de service). John Wayne qui se contente de faire du John Wayne, présence physique, charisme et leadership. Pas de VO sur Arte, et un doublage abominable ! Sûrement un grand film... à l'époque !
Après avoir réalisé l'un des plus beaux westerns du cinéma avec "Rio Bravo", Howard Hawks, signe ce grandiose film d'aventures. Du grand et du beau spectacle en perspective.
Après avoir réalisé l'un des plus beaux westerns du cinéma avec "Rio Bravo", Howard Hawks, signe ce grandiose film d'aventures. Du grand et du beau spectacle en perspective.
Excellent film d’aventure, tonique, joyeux et plein d’humour. C’est parfaitement construit par un grand – Howard Hawks – et, ce qui est réjouissant, sans truquages ni effets spéciaux ; peu de scènes furent, dit-on, doublées. Tout est bon enfant mais pas (trop) gnangnan cependant. On ne voit pas le temps passer - 2h30 - mais il est certain que le film sent tout de même le poids des ans et l’évolution des mentalités. Aujourd’hui les écologistes mettraient sûrement ce film au pilori pour maltraitance animale… et ils n’auraient pas tort mais ne boudons pas pour autant notre plaisir de voir un monument du cinéma, même écorné !
Ce film de safari est un peu ma "madeleine de Proust" du cinéma américain. Les paysages africains en Technicolor, les scènes de chasse de toute beauté, et l'équipe attachante que l'on regrette presque de quitter à la fin (malgré la longueur du film) y sont pour beaucoup. En filmant avec complaisance ses animaux sauvages, Howard Hawks a juste oublié une chose : l'intrigue ! En effet, rien ne vient vraiment troubler le quotidien de ses chasseurs. Face à la caméra paresseuse du réalisateur, "Hatari !" navigue entre comédie gentillette (le personnage de "Pockets", le final avec spoiler: les éléphanteaux dans la ville , etc.) et film sentimental d'une grande naïveté (John Wayne jouant spoiler: les vierges effarouchées lors de son premier baiser avec Elsa Martinelli... ). Mais curieusement, je pardonne (presque) tout à ce film.
Drôle et chaleureux Hatari déroule un sympathique esprit de famille loin des rivalités des usines et des bureaux au contact d’une faune animalière dangereuse ou coopérative selon les approches.
Chapoté par un Duke en pleine forme les composants cosmopolites de cette petite sédentarité domestique applique en douceur prestations de brousse et rivalités amoureuses dans une générosité ne mettant jamais en péril l’union d’un groupe de travail en constante découvertes d’affinités.
Hatari est une pépite, un esprit d’équipe magistral aux basques d’un animal capturé mais non chassé. Les petits sketchs avec les éléphanteaux et les autruches sont délicieux et soutirent presque des larmes devant de tels jeux innocents et spontanés.
L’espace offert délivre une superficie ou l’homme et l’animal trouve enfin de quoi s’ébattre sans s’entretuer. Tous les personnages après les méfiances d’usages s’apprécient pour leurs valeurs sur le terrain principale sélection d’une amitié virile potentiellement reconduite dans de futures aventures.
L’intrigue sentimentale est simpliste presque un peu déplacée par l’obstination d’une jeune fille à séduire un vétéran (ce concept sera d’ailleurs reconduit dans Charade avec Audrey Hepburn et Cary Grant) mais peu importe cette "anomalie" se dissipe rapidement devant l’accumulation de scènes désopilantes garnissant ce film plein de tendresse.