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Anne CC
14 abonnés
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4,0
Publiée le 27 mai 2024
Film-documentaire, drame. La réalisatrice met en scène une actrice pour rejouer sa mère disparue. Un passé déterré qui ressurgit à travers des audios, des vidéos, des photos et des reproductions. Violences subies par des hommes sur 3 générations de femmes, comme une malédiction, une répétition. Un règlement de comptes porté à l'écran, comme une délivrance ?, sur des sujets tristement encore et toujours très actuels. Film glaçant, émouvant et riche en archives familiales.
Cette histoire de famille complexe, est magnifiquement mise en scène et réalisée. Marion Cotillard y est fascinante. La photo léchée servie par une bande son parfaite vous emporte du début jusqu'à la fin du film dans une expérience rare. Bravo pour cette œuvre aussi originale que belle. A voir et revoir.
Si le procédé est intéressant, je ne vois pas en quoi je devrais me sentir subjugué par la performance d'acting pour mimer une personnalité que je ne connais pas, et pour suivre sa vie sur deux heures.
La forme m'a semblé au final très classique, et j'en ressors plutôt ennuyé et déçu.
Je suis passé à côté, peut-être ce film plaira pour le côté tranche de vie et nostalgie des années 70/80 avec quelques images d'archive de l'époque.
Un film que j'irai revoir une 2ème fois au cinéma! La performance de marion cotillard est bluffante, l'image est magnifique mais l'image dans ce 4ème mur qui se brise est magnifique. Un film dans sa réalisation comme je n'en ai jamais vu, je le conseil à tout le monde!
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3,5
Publiée le 4 avril 2024
Un héritage lourd et obsédant... Alors que sa mère avait écrit sur sa mère qui avait elle-même écrit sur sa mère, Mona Achache a décidé de perpétuer cette "tradition", mais en restant dans son univers à elle à savoir celui de la réalisation. À travers ce docufiction constitué de journaux intimes, d'écrits, d'images, d'audios de vidéos d'archives, la réalisatrice signe son film le plus personnel. "Little Girl Blue" est exactement ce que l'on voit, une démarche personnelle, un processus pour comprendre sa mère à travers un angle encore inexploré pour elle qui a tout passé au crible et qui décide de confier cette tâche à Marion Cotillard, qui incarne donc son propre rôle avant de peu à peu s'effacer sous les traits de Carole Achache. Une mise en abyme vertigineuse pour un film très intime qui parle de tout et de rien, des expériences personnelles, des doutes, du rapport avec les hommes, du malheur vécu par toutes les femmes de la famille comme une malédiction... Si tout n'est pas intéressant dans cette mise à nu très détaillée, c'est un film d'une grande intensité émotionnelle, mais aussi visuelle avec un énorme travail au niveau de la mise en scène. Bref, un film vraiment surprenant et original porté par une grande Marion Cotillard.
Dommage pour Marion Cotillard que j'adore mais ce film est soporifique au possible. Je pense que vouloir sophistiquer à tout prix complique l'idée de départ. J'attendrai le prochain film de cette réalisatrice...
Une sacrée performance d'actrice avec notamment un long plan séquence "confidences" époustouflant de sincérité. Le film commence avec un autre plan séquence troublant, qui met en scène la transmutation cinématographique. La mise en abyme est totale avec la fille qui dirige COTILLARD qui jouera sa mère, à travers les archives (films, photos, écrits, et enregistrements de la voix de Carole ACHACHE) découverts au décès. On découvrira le parcours cabossé de cette famille d'écrivaines, avec un portrait à charge de Jean GENET. L'intérêt ne sera pas dans l'émotion (inexistante à cause de l'absence d'empathie que suscite Mona, distante des scènes), mais dans la performance de COTILLARD.
Créer c'est guérir ! Quel exercice interloquant qu'est le visionnage de ce film . Monia Achache comme ses défuntes décide de mettre en objet la vie de sa mére . La Ou habituellement l'objet s'avérer être coucher sur papier , Monia achache décide elle de le porter a l'écran. On retrouve dans ce film une Marion Cotillard au mieux de sa forme comme d'habitude quant on lui donne de quoi faire vraiment son métier . Un film brillant de mise en scéne signifiante et extrapoler a telle point que l'on se demande comment le prix de la mise e scéne n'as put ne pas lui être attribuer . En effete monia achahe regorge d'idée pour exprimer ces idées et mettre devant nos yeux un ofni que personnelement je ne suis pas pret d'oublier et que je suis présser de redécouvrir .
Mona Achache met ici en scène son histoire familiale à travers le personnage de sa mère, suicidée en 2016. J'avoue être resté assez hermétique face à cette succession de drames dans la reconstitution de la vie de cette femme tourmentée incarnée avec brio par Marion Cotillard. Le problème majeur réside dans cette façon hybride, entre documentaire et fiction, le tout ponctué d'images d'archives, de suivre le destin de sa maman. Et pourtant, il faut reconnaître que la cinéaste rend un bel hommage à sa génitrice sans pour autant occulter sa part d'ombre et le rôle des hommes dans son malheur. A revoir peut-être...pour la prestation de Marion Cotillard.
Ce film est l’occasion d’un très bel exercice de style pour Marion COTILLARD et d’une belle thérapie pour Mona ACHACHE. Quant à moi, simple spectateur, j’ai déjà accès aux histoires de prostitution, viols et autres incestes dans mes journaux favoris, donc il ne m’apporte pas grand-chose de nouveau. En ce qui concerne l’équilibre psychologique des artistes dont il est question dans le film, nous pouvons constater là-aussi depuis bien longtemps sinon toujours, que les termes équilibre et artiste ne peuvent être associés au sujet d’une seule personne... Bref, tant mieux si son auteur est soulagée après la réalisation de cette œuvre mais je ne vois pas bien qui d'autre peut en être profondément bénéficiaire.
Un film surprenant et passionnant à la frontière du documentaire et de la fiction. Une plongée hyper documentée sur l’histoire d’une femme ou plutôt d’une lignée de femmes, toutes abusées. Le portrait de Carole Achache évoque celui de Vanessa Spigora dans l’évocation de l’impunité des écrivains et artistes , de la complaisance des mères. C’est absolument glaçant. Et la démarche de la réalisatrice Mona Achache pour raconter sa mère, lui rendre justice et pardonner est terriblement émouvante. Mais ce qui épate encore plus c’est la forme de ce faux documentaire qui introduit la nécessaire part d’artifice et de fiction pour trouve la distance nécessaire. C’est assez vertigineux, tous ces instants où l’on ne sait plus qui parle, de qui on parle, comme si cette souffrance féminine collective devenait un tout. Fascinant aussi les aller retour entre la mère réelle et celle que s’est choisie la réalisatrice : Marion Cotillard, vraiment exceptionnelle dans cet exercice. C’est aussi grâce à elle que le film possède cette force de révolte et d’abandon,, cette part de doute et d’abattement, et cette capacité à faire face a l’horreur. Un document unique sur la création artistique.
Découvrant sur le Télérama de fin décembre, le rappel des sorties du mois et le positionnement du film de Mona Achache « Little Girl Blue » considéré comme un chef d’œuvre !! j’ai fini par y aller avant qu’il ne disparaisse des écrans parisiens… (un seul cinéma à Paris intra-muros, 3 en proche banlieue) … Après le suicide de sa mère, Carole Achache en 2016, sa fille Mona, retrouve des milliers de lettre et de photos. Elle lui élève alors un mémorial d’images et de voix pour tenter de comprendre son geste ultime. Carole Achache avait elle-même enquêté et écrit sur sa propre mère dans son livre « Fille de ». Cette mère Monique Lange fut une proche de Jean Genêt, la compagne de Juan Goytisolo, un écrivain espagnol de langue espagnole appartenant à la Génération de 50 et l'un des écrivains les plus importants de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Deux hommes dont l’ombre portée a englouti ces trois générations de femmes…dans une névrose familiale autodestructrice, une sorte de malédiction transgénérationnelle de mère à fille. Cela donne un film fou, à la hauteur de la folie de la mère…une docu-fiction au montage totalement anarchique…Sans doute une thérapie pour l'autrice du film et un grand rôle pour Marion Cotillard qui est remarquable dans le rôle de Carole…mais cela reste une histoire compliquée et un film présomptueux …auquel ne n’ai pas du tout adhéré, ni à la forme, ni à l'esprit.
Triple portrait de mère en fille, qui bouleverse et nous grandit. Trois époques traversées sans manichéisme ni complaisance ni bien-pensance. Les fantômes exhumés pour pouvoir les enlacer de nos chagrins de nos joies de nos questions. Magnifique.