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Olivier K.
18 abonnés
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4,0
Publiée le 18 novembre 2023
Un documentaire magnifique, qui incarne littéralement le parcours intellectuel et la vie d'une femme et d'une lignée. Exigeant, juste, honnête, un film à part.
La forme du film est très surprenante et lui donne un charme particulier. L'histoire est, elle, un peu pathétique. Des femmes éblouies par elles mêmes et les pervers qu'elles fréquentent et qui abandonnent un peu leurs filles à leurs tristes sorts. A la fin, la mise en avant de l'absence totale des pères ne peut que surligner la complexité des relations mère-fille.
Un film ovni d'une force incommensurable. Mona achache rend sa voix à sa mère d'une façon sublime. Quelle idée incroyable de faire incarner sa mère tout au long du film par Marion Cotillard. J'avais peur de ce procédé! Cela rend le film stupefiant. J'avais le souffle coupé à la fin du générique. Qu'on espère que Mona achache puisse se guérir , qu'on est heureux d'avoir pu entendre sa mère, sa grand mère et l'on pressent au travers d'elle toute une chaîne de femmes "abobinées". Que la malédiction se brise mais qu'on n'oublie pas leur humanité sous leur monstruosité inconsciente.
Je suis allé à l’aveugle je l’avoue. J’avais juste l’idée d’un film personnel un ovni cinématographique toute en culture. Je n’ai pas compris justement l’idée ni la pensée. Évidemment c’est un hommage à une mère connue et reconnue qui pense avoir raté sa vie. En fait elle a juste réussi sa mort. Mention spéciale a Marion Cotillard qui se démène pour faire vivre ce ramassis de photos et de bribes…
Ce film.... pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Et puis ça ne parle que des parigots bobos. Film très loin du peuple. Donc vous pouvez passer votre chemin.
Mona Achache subit de plein fouet la pendaison de sa mère en 2016. Afin de comprendre cet acte de désespoir, elle plonge dans les milliers de photographies et d'archives qui résument la vie de sa mère, et celle de la mère de sa mère avant elle. Elle engage une comédienne pour interpréter cette femme mystérieuse et servir de support à sa voix. En salle le 15 novembre.
spoiler: Little girl blue est une proposition assez déroutante durant laquelle Marion Cotillard, telle une mise en abîme, interprète la mère de la réalisatrice en enfilant ses vêtements, ses cheveux, sa voix. J'ai été assez peu sensible à l'esthétique générale de l'oeuvre, qui m'a beaucoup ennuyé. Le récit s'intéresse de manière très précise et répétitive à la vie des femmes qu'il décrit, et je n'ai pas senti de plus-value si ce n'est l'éternel vide de sens d'un tel acte. Le style assez particulier peut séduire au démarrage mais finalement n'est pas si original que ça.
Un film qui m'a totalement bouleversé. La forme est déroutante au départ avant de se déployer dans un tourbillon d'émotions vers la fin. Et Marion Cotillard est spectaculaire
Entre documentaire et autofiction. Un film sensible intelligent, poignant, d'une profonde beauté. Dense. Courageux, cru mais pudique. De ceux dont, longtemps après la séance, surgissent à la mémoire certaines scènes en ayant l'impression de découvrir chaque fois quelque chose de nouveau. Un cri de douleur, de colère, d'indignation, de chagrin infini. Une quête de délivrance. Un cri d'amour.
Film novateur, authentique, puissant. Mi-documentaire mi-fiction, ce film apporte de la fraîcheur et de la nouveauté dans le cinéma français. Une réalisation surprenante qui fonctionne et touche le public. C'est un film à voir.
Marion Cotillard tient ici l'une de ses plus belles interprétations. On se prend avec plaisir à rencontrer la mère de la réalisatrice et découvrir ces moments de sa vie. Attention, des larmes peuvent tomber sans le vouloir lors de votre visionnage!
Dans cette famille, les filles écrivent sur la vie de leurs mères depuis deux générations. Mona Achache, elle, a choisi la voie du documentaire pour essayer de la comprendre, elle qui a laissé tant de carnets et d'enregistrementsspoiler: mais dont le mystère du suicide reste inexpliqué. Little Girl Blue est un objet hybride qui ressuscite Carole Achache à travers l'apparence transformée et la voix ajustée d'une Mario Cotillard, prodigieuse dans le rôle le plus difficile de la carrière. L'entourage, parfois toxique, de la mère de la cinéaste, lorsqu'elle était enfant ou adolescente, avec quelques célébrités, dont Jean Genet, est l'une des clés pour essayer de percer une personnalité tourmentée, marquée par la drogue et le sexe. Le dispositif mis en place par Mona Achache est sophistiqué et censé délivrer une émotion qui ne cède pas au glauque. A chacun de réagir en fonction de ses propres sentiments mais cette mise en scène et souvent en abyme pourrait bien rendre à certains ce portrait en fragments un peu trop "joué" et phagocyté par une actrice investie, c'est le moins que l'on puisse dire, mais dont le film enregistre aussi les doutes et les hésitations de cette incarnation tellement habitée. En fin de compte, si l'on saisit peu ou prou qui était Carole Achache et les innommables violences qu'elle a subies, le lien affectif avec sa fille passe en définitive au second plan et c'est un peu dommage puisque c'est aussi ce qui nous importait.
« Ma mère m’a laissé une énigme, l’histoire de notre relation », écrivait Carole Achache. Mona suit la même démarche : partant des boites de photos et lettres qui rassemblent la vie de sa mère, elle réalise Little Girl Blue, du nom d’un standard des années 30 notamment repris par Nina Simone et Janis Joplin. Ces documents et des extraits de radio, des lectures, etc. ressuscitent magnifiquement cette mère qui sera incarnée par la grande actrice qu’est Marion Cotillard. Sa transformation en Carole Achache est un des grands moments du film, lequel fourmille de surprises et d’idées, dans un rapport brûlant avec la mosaïque d’affects et de douleurs qu’il révèle peu à peu. Car ici aussi, être une femme est dangereux, à la merci des ogres. « On n’écrit pas sur le bonheur », dit Marguerite Duras. « Me dire la vérité, c’est déclarer ses failles », écrit Carole. Là est le programme du film, à la recherche de l’énigme de cette vie que les excès et les soumissions mèneront au désespoir. Car une fille se demande, comme sa mère avant elle, ce que celle-ci lui transmet, en dehors des agressions subies en cascades, de génération en génération. Il fallait pour cela un film et celui-ci est marquant.
Sous la forme d’un documentaire, la réalisatrice rassemble tous les souvenirs de sa mère et tente de reconstituer toute sa vie et ses secrets. Tout le long du film, on assiste ainsi à cette reconstitution minutieuse. La démarche est bien sur émouvante mais aussi déroutante et parfois même outrancière. Il faut noter dans ce film la performance d’actrice de Marion COTTILLARD dans le rôle de la fille qui donne un intérêt à ce film bien réalisé mais qui ne m’a pas personnellement emballé.